Lannion

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Lannion
Vue de Lannion et de l'église de Brélévénez.
Vue de Lannion et de l'église de Brélévénez.
Blason de Lannion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor (sous-préfecture)
Arrondissement Lannion (chef-lieu)
Canton Canton de Lannion (chef-lieu)
Intercommunalité Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Paul Le Bihan (PS)
2014-2020
Code postal 22300 22303
Code commune 22113
Démographie
Population
municipale
19 627 hab. (2013)
Densité 447 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 00″ N 3° 27′ 15″ O / 48.733333333, -3.45416666748° 44′ 00″ Nord 3° 27′ 15″ Ouest / 48.733333333, -3.454166667
Altitude Min. 0 m – Max. 107 m
Superficie 43,91 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-lannion.fr

Lannion [lanjɔ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. Ses habitants sont appelés les Lannionnais et Lannionnaises.

La commune actuelle est formée de la fusion des communes de Lannion, Brélévenez, Buhulien, Loguivy-lès-Lannion et Servel en 1961.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lannion est une ville pont sur le Léguer. La proximité de l'embouchure du Léguer fait que le niveau de la rivière au centre ville varie de plusieurs mètres en fonction des marées. Cette caractéristique a permis l'établissement d'un gué dans les temps les plus reculés au niveau du pont de Kermaria, point où s'arrête l'influence des marées (preuve existante à proximité de la rue Saint-Christophe-le-Passeur). Cette particularité sera mise à profit pour la construction en 1992 d'un stade d'eau vive marémoteur. Un barrage permet de retenir l'eau amenée par la marée montante et de la relâcher dans un parcours artificiel à marée descendante.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lannion
Trébeurden Pleumeur-Bodou
Perros-Guirec (par un quadripoint)
Saint-Quay-Perros
Louannec
Manche
Ploulec'h
Lannion Rospez
Ploulec'h Tonquédec
Ploubezre
Ploulec'h
Caouënnec-Lanvézéac

Transports[modifier | modifier le code]

L'aéroport.

La ville de Lannion est desservie par une quatre voies la reliant à Guingamp sur la RN 12 (Paris-Brest). Elle est en outre dotée :

  • d'un aéroport, Lannion-Côte de Granit, qui affiche un trafic annuel moyen de 50 000 passagers par an (Ouest-France). La liaison est opérée par Airlinair à raison de trois rotations par jour pour coller au mieux aux besoins des entreprises de la Zone Industrielle Anticipa.
  • d'une gare TGV depuis juillet 2000, à la suite de l'électrification de la voie entre Plouaret et Lannion. En basse saison, le TGV assure une liaison le vendredi soir depuis Paris avec un retour sur la capitale le dimanche soir. En haute saison, une rotation par jour est assurée en plus de la desserte des weekends. La gare est desservie quotidiennement par des TER Bretagne.
Minibus Naveo sur la place du Général-Leclerc.

Les transports sur la ville de Lannion et sa communauté d'agglomération sont quant à eux assurés par les TILT (Transports Intercommunaux de Lannion-Trégor), qui comportent 6 lignes :

  • ligne A : Hôpital/Aéroport via Quai d'Aiguillon (principal pôle de correspondance du réseau)
  • ligne B : Kerbabu/Coppens via Quai d'Aiguillon
  • ligne C : Alcatel/Kérilis
  • ligne Navéo : navette centre ville
  • ligne F : lignes du marché (jeudi matin).

Lannion est situé à :

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Lannion vient de « lann », qui désigne un établissement religieux créé par les Bretons du haut Moyen Âge et, selon une hypothèse, un anthroponyme Yuzon. Ce nom de *Lannyuzon a évolué en Lannuon, forme moderne en Langue bretonne et en « Lannion », variante évoluée puis administrativement cristallisée de la forme ancienne bretonne, devenue l'appellation officielle et administrative du duché de Bretagne, avant et après 1532, probablement aux alentours des XIIIe-XIVe siècles : Carte de l'Atelier cartographique Troadec du Conquet-Konk-Leon pour l’Histoire de la Bretagne de Bertrand d'Argentré de 1582 et 1588 : Lanion ; Carte de Nolin,1695 : Lanien ou Lanion ; puis de l'Administration française royale et républicaine et de la société francophone nobiliaire et marchande, du XVIIe siècle jusqu'à nos jours ; en résumé la forme « Lannyon » et ses variantes sont attestées de 1199 à 1516, où la forme « Lannion » apparaît (Erwann Vallerie, Traité de toponymie historique de la Bretagne, 1995), l'appellation de Lannuon étant usitée majoritairement par le peuple bretonnant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Quelques auteurs[Lesquels ?] attribuent l'origine de Lannion à la destruction de Lexobie (l'actuel Yaudet ?) par les Danois en 836.

Lannion est un passage obligatoire pour franchir le Léguer au plus près de la côte, surtout à marée haute. Du temps des Romains, pour aller du Yaudet par la terre vers l'est, les routes passaient inévitablement par Lannion. Le Léguer, comme les autres cours d'eau, était une voie de pénétration facile pour les envahisseurs, aussi Lannion est-elle dotée d'un château attesté dès le Moyen-Âge.

Le premier barrage servant de piège à poisson construit à Servel, long de 190 mètres, formé de pieux reliés par des claies en bois, avec des plates-formes triangulaires ancrant la structure dans le sable et servant aussi de brise-lames, a été construit entre 613 et 615 (ces dates ont été retrouvées grâce à la datation du bois des chênes ayant servi à sa construction) dans l’estuaire du Léguer. À marée descendante, les poissons étaient piégés dans le bassin de retenue[1].

Lannion fait partie de l'évêché de Tréguier avant la Révolution et le roi y contrebalance la puissance de l'évêque en faisant de Lannion le siège de sa juridiction. Le port de Lannion contribue fortement à son essor avant la guerre 1939-45.

Cette commune est connue pour des faits liés à la guerre de Succession de Bretagne (rue Geoffroy de Pontblanc, tué en 1346), aux Guerres de La Ligue en 1588-1598, à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675. Un de ses habitants fut exclu de l'amnistie royale de février 1676[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Lannion est le chef-lieu de l'arrondissement de Lannion et fait partie de la cinquième circonscription des Côtes-d'Armor.

Elle est le chef-lieu du canton de Lannion depuis la Révolution. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton voit sa composition modifiée, et Lannion en est le bureau centralisateur.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Lannion est à l'origine de la communauté d'Agglomération de Lannion-Trégor, créée en 2003 et renommée en 2008 Lannion-Trégor Communauté.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de maires d'Ancien Régime successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1734 1734 Henri-Hyacinthe Couppé du Port-Blanc    
1755 1760 Hyacinthe-François Couppé de Kervennou    
1762 1762 Thomas Couppé de Lestimbert    
1762 1766 Saint Hugeon Le Bourva    
1766 1768 de Troguirec Le Poncin    
1768 1769 de Kerprigent Riou    
1769 1770 de Troguirec Le Poncin    
1770 1772 Saint Hugeon Le Bourva    
1772 1774 de Meshir Le Bricquir    
1774 1776 Jouet    
1776 1787 Pierre-Jean Le Bricquir du Meshir    
1787 1790 Pierre-Marie-Daniel de Kerinou    
Liste des maires de la Révolution à nos jours[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Gabriel-Hyacinthe Couppé de Kervennou    
1791 1792 Jean-Marie Baudoin    
1792 1795 Pierre-Marie Daniel    
1795 1800 Simon-François Bobony    
1800 1800 Jean-François Le Coaziou    
1800 1807 Armand-Marie Deminiac    
1807 1808 Joseph Le Feyer    
1808 1808 Daniel-Epihane Brichet    
1808 1809 François-Marie Chauvin    
1809 1813 Jean-François Le Coaziou    
1813 1815 Pierre-Marie Daniel    
1815 1815 Jean-Marie Robiou de Troguindy    
1815 1815 Louis Grégoire-Guermarquer    
1815 1815 René Stéphan    
1815 1822 Jean-Marie Robiou de Troguindy    
1822 1830 Pierre-Marie Huon    
1830 1834 Jean-Marie Raoult    
1834 1834 M. Roussel    
1834 1834 François Xavier Le Roux    
1834 1838 Jean-Marie Raoult    
1838 1839 François Xavier Le Roux    
1839 1849 Émile Depasse    
1849 1849 Adolphe Toussaint    
1849 1849 Théodore Turquet    
1849 1850 Marc Darnal    
1850 1852 Le Roux    
1852 1855 Pierre Huon    
1855 1870 Émile Depasse    
1870 1871 Émile Le Taillander    
1871 1876 Émile Depasse    
1876 1888 Émile Le Taillander    
1888 1892 Charles Huon de Penanster    
1892 1903 Henri Derrien    
1903 1904 Émile Derrien    
1929 1943 Edgar de Kergariou Rad. ind. Sénateur
Les données manquantes sont à compléter.
1961 1971 Henri Blandin[4]   Avocat
1971 1977 Pierre Marzin[5],[6] GD Ingénieur, haut fonctionnaire
Sénateur des Côtes-du-Nord (1971 → 1980)
1977 1983 Pierre Jagoret[7] PS Chef de service à la sécurité sociale
Député des Côtes d'Armor (5e circ.) (1978 → 1986)
Conseiller général de Lannion (1964 → 1967 et 1976 → 1982)
1983[8] 1989 Yves Nedelec RPR Conseiller régional (1986 → 1998)
1989 2008 Alain Gouriou[9] PS Professeur d'histoire-géographie
Député des Côtes d'Armor (5e circ.) (1987 → 2007)
Conseiller général de Lannion (1982 → 2001)
Conseiller régional (1992 → 1997)
2008 octobre 2014[10] Christian Marquet PS cadre d'EDF
Conseiller régional (2010 → 2015)
Démissionnaire
octobre 2014[11] en cours Paul Le Bihan PS Ingénieur chez Alcatel


Finances locales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Finances de la commune de Lannion.

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Lannion[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Lannion s'établit à 33 239 000 € en dépenses et 35 150 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 23 529 000 € de charges (1 121 € par habitant) pour 25 834 000 € de produits (1 231 € par habitant), soit un solde de 2 305 000 € (110 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une valeur de 13 204 000 € (56 %), soit 629 € par habitant, ratio inférieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (733 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio augmente de façon continue de 565 € à 629 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour une valeur de 9 196 000 € (36 %), soit 438 € par habitant, ratio inférieur de 21 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (556 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio augmente de façon continue de 399 € à 438 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Lannion[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur de 8 510 000 € (88 %), soit 406 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 294 € par habitant en 2011 et un maximum de 406 € par habitant en 2013 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une somme de 1 178 000 € (12 %), soit 56 € par habitant, ratio inférieur de 42 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (96 € par habitant).

Les ressources en investissement de Lannion se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour une valeur de 2 200 000 € (24 %), soit 105 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur les 5 dernières années, ce ratio augmente de façon continue de 0 € à 105 € par habitant ;
  • subventions reçues pour une valeur de 1 096 000 € (12 %), soit 52 € par habitant, ratio inférieur de 29 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (73 € par habitant).

L'endettement de Lannion au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour 9 634 000 €, soit 459 € par habitant, ratio inférieur de 58 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 092 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 391 € par habitant en 2010 et un maximum de 459 € par habitant en 2013[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur totale de 1 452 000 €, soit 69 € par habitant, ratio inférieur de 48 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (133 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 60 € par habitant en 2012 et un maximum de 80 € par habitant en 2009[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une valeur totale de 3 518 000 €, soit 168 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur la période 2009 - 2013, ce ratio diminue de façon continue de 231 € à 168 € par habitant[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 2 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Lannion qui participe depuis plusieurs années au concours des villes fleuries, possède quatre fleurs.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 19 627 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 11],[Note 12].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 706 3 132 3 426 3 597 5 371 5 461 5 650 5 849 6 075
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 642 6 598 6 882 6 223 6 294 5 998 6 205 6 002 6 126
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 010 5 856 6 174 6 047 6 274 6 430 6 584 7 220 6 734
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
9 479 12 535 16 867 16 641 16 958 18 368 19 459 19 733 19 920
2013 - - - - - - - -
19 627 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Éducation[modifier | modifier le code]

La charte de la langue bretonne Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 23 octobre 2006. Le label de niveau 1 de la charte a été accordé à Lannion le 16 novembre 2006. À la rentrée 2013, 449 élèves étaient scolarisés dans des écoles Diwan et dans les classes bilingues (soit 15,2 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[14].

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade d'eau vive

La ville de Lannion a de nombreux équipements sportifs dont un stade d'eau vive pour la pratique du canoë-kayak.

Le club de canoë-kayak est un des meilleurs nationaux en slalom. Il est régulièrement dans les 3 meilleurs clubs lors des Championnats de France des clubs de Slalom. Plusieurs athlètes se sont illustrés sur la scène internationale : Sébastien Combot (médaille d'or aux championnats du monde 2007), Philippe Quemerais - Yann Le Pennec (5e aux Jeux Olympiques 2004).

Le 3 mars 2008, la ville de Lannion dispose d'un espace aquatique ludique baptisé « Ti Dour », remplaçant l'ancienne piscine municipale (qui a définitivement fermé ses portes le 15 février 2008) à la place de l'ancien stade. Elle se trouve à quelques centaines de mètres de l'ancienne piscine. Elle dispose d'un toboggan, d'un espace sportif et d'un espace ludique.

La ville dispose aussi d'un club d'handibasket, le CTH Lannion, évoluant en première division du championnat de France et participant à la Coupe d'Europe. L'équipe première compte dans ces rangs plusieurs internationaux français, dont Franck Etavard (en sélection masculine) et Agniès Etavard (en sélection féminine).

La ville a été sacrée en juin 2014 « ville la plus sportive de France » dans sa catégorie des villes de moins de 20 000 habitants. Le challenge est organisé chaque année par le journal L'Équipe[15].

Économie[modifier | modifier le code]

En 1960, l'implantation du Centre national d'étude des télécommunications (CNET, devenu France Télécom R&D, maintenant Orange Labs), imprime une forte orientation à l'industrie de la ville. D'autres entreprises de hautes technologies emboîtent le pas : Alcatel, Sagem

Cette affluence d'entreprises a aussi été propice à l'installation d'un IUT, l'IUT de Lannion, et d'une école d'ingénieurs en 1986 : l'ENSSAT (École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie). Lannion regroupe désormais une partie importante des activités de recherche en télécommunication en France, au sein de la technopole Anticipa, qui comporte plus d'une centaine de PME et PMI. Le siège du pôle de compétitivité à vocation mondiale, « Images et Réseaux » se trouve à Lannion[16]. La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor. La synergie de ces organismes et associations permet au bassin de Lannion et du Trégor-Goëlo[17] d'être une référence en matière d'innovation dans différents secteurs :

  • TIC (95 entreprises) ;
  • optique/photonique (20 entreprises) ;
  • industrie agro-alimentaire ;
  • industrie marine (31 entreprises).

Lannion est également la commune d'où le câble sous-marin « APOLLO undersea south cable » américain aboutit en France. Le site est considéré comme d'importance stratégique et vital pour les États-Unis selon un document secret émanant des révélations de télégrammes de la diplomatie américaine par WikiLeaks[18]. Le câble sous-marin WASACE Nord (en) reliant la France aux États-Unis, mis en service en 2014, part également de Lannion[19].

Lannion se trouve dans une zone géographique stratégique pour son économie. À mi-chemin entre Brest et Rennes, ces deux pôles économiques sont très fortement liés à Lannion pour le développement des technologies. Lannion est à une heure de vol de Paris grâce à l'aéroport de Lannion-côte de granit[20] (code IATA : LAI[21]) doté d'une piste de 1 600 mètres[22].


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Centre-ville de Lannion, maisons à colombages.
Pont de Lannion, Leguer.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cette ancienne résidence de la famille de Lannion fut transformée en ferme dès le XVIIe siècle. Au XIXe siècle le château passa par le mariage de la dernière des Lannion à la famille de Mac-Mahon, qui l'a transmis à la fin du XIXe siècle au comte de Lur-Saluces dont la fille épousa le Baron Hainguerlot, ancien maire de Brélevenez. Il est depuis dans cette famille.

  • Manoir de Langonaval, XVe siècle, visitable l'été
  • Manoir de Kerprigent, extérieur visitable sur rendez-vous

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à l'agneau pascal couché d'argent portant une croix haute d'or au guidon de gueules chargé de l'inscription LAUS DEO en lettres capitales aussi d'or.

Les armes de la ville reprennent la devise Laus deo soit « louange à Dieu ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative du Chevalier de Pontblanc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Lannion. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Lannion.
  11. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Guillou, Les pêcheries refont surface, revue ArMen n°201, juillet-août 2014
  2. Cette information est issue du document Liste des exceptés de l’amnistie de 1676 en Bretagne, disponible sur Wikisource.
  3. « Les maires de Lannion », sur www.francegenweb.org (consulté le 3 avril 2012)
  4. « Henri Blandin, premier maire. « Il fallait un souffle nouveau » », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  5. « Marzin Pierre, ancien sénateur des Côtes-du-Nord », Anciens sénateurs Ve République, sur Sénat (consulté le 10 mai 2016).
  6. Jean-Jacques Monnier, « Pierre Marzin et la révolution lannionnaise (1954/1974) : un exemple précoce d'aménagement volontariste du territoire », Norois, vol. 166, no 1,‎ , p. 419-426 (DOI 10.3406/noroi.1995.6640, lire en ligne).
  7. « Pierre Jagoret. L'ancien député-maire est décédé », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  8. « Ancien maire. Yves Nédélec oublié du site de la Ville », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  9. Jean-Luc Le Roux et Arnaud Morvan, « Alain Gouriou. «Sa ville, c'était ses tripes» : Nul n'incarnait mieux Lannion que lui. Enfant de la pâtisserie du centre devenu député-maire, Alain Gouriou aura marqué la vie lannionnaise pendant trois décennies. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une voix s'est tue. », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  10. « Lannion. Démission du maire Christian Marquet : Victime d'ennuis de santé, Christian Marquet, le maire PS de Lannion, a présenté sa démission. », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  11. « Conseil municipal. Paul Le Bihan élu, sans surprise, maire de Lannion : L'ex 1er adjoint au maire succède à Christian Marquet qui a dû démissionner pour raisons de santé. Christian Hunaut, jusque là, adjoint aux sports, devient 1er adjoint », Ouest France,‎ (lire en ligne).
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  14. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  15. « Trophée de la ville la plus sportive. Lannion sacrée championne », sur ouest-france.fr, Ouest France,‎ (consulté le 28 octobre 2015).
  16. [1]
  17. [2]
  18. (en) http://www.wikileaks.ch/cable/2009/02/09STATE15113.html REQUEST FOR INFORMATION:CRITICAL FOREIGN DEPENDENCIES (CRITICAL INFRASTRUCTURE AND KEY RESOURCES LOCATED ABROAD, Wikileaks décembre 2010
  19. (en) 2012 Submarine Cable Map
  20. Aéroport de Lannion
  21. Code des villes et aéroports du monde
  22. Aéroport de Lannion

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. André, Mémoire en images : Lannion, Éd. A. Sutton, Rennes, 1994, 128 p.
  • Y. Briand, La Haye (P. de), Histoire de Lannion des origines au XIXe siècle, Lannion, éditions Impram, 1974, 301 p. (réédité en 1987, 227 p.).
  • L-C. Duchene, Lannion, Ed. Ouest-France, Rennes, 1978, 32 p.
  • Jean-François Le Nepvou de Carfort, Notice Historique sur Lannion et ses environs, Lannion, imp Vve Le Goffic, 1874, 126 p.
  • André Person, Lannion un port sur le Léguer, Éditions de la Plomée, Guingamp, 2004.
  • Y. Rochard. Lannion et la Trégor Valley, ArMen, no 124, 2001.
  • J. Roignant, Le quartier maritime de Lannion : contribution à l'histoire des pêches en baie de Lannion, Nature et Bretagne, Spézet, 1992, 159 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]