Saint-Martin-des-Champs (Finistère)

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Saint-Martin-des-Champs
Saint-Martin-des-Champs (Finistère)
La mairie.
Blason de Saint-Martin-des-Champs
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Morlaix
Intercommunalité Morlaix Communauté
Maire
Mandat
François Hamon
2014-2020
Code postal 29600
Code commune 29254
Démographie
Gentilé Saint-Martinois
Population
municipale
4 606 hab. (2016 en diminution de 2,29 % par rapport à 2011en diminution de 2,29 % par rapport à 2011)
Densité 293 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 34″ nord, 3° 50′ 37″ ouest
Superficie 15,70 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-st-martin29.fr

Saint-Martin-des-Champs [sɛ̃ maʁtɛ̃ dɛ ʃɑ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rivière de Morlaix à marée basse.

Située juste à l'ouest de la ville de Morlaix et enserrée dans son agglomération, Saint-Martin-des-Champs, dont le finage est limité à l'est par le Queffleuth et la Rivière de Morlaix et à l'ouest par la Pennélé, qui se jette dans la Rivière de Morlaix. La commune possède une partie rurale importante au nord, à l'ouest et au sud du territoire communal, mais son finage est de plus en plus grignoté par l'urbanisation morlaisienne : lotissements d'habitat pavillonnaire, zone commerciale du Launay, zone industrielle de Kerivin. La commune a toujours refusé les projets de fusion avec la ville de Morlaix, mais fait toutefois partie de Morlaix Communauté, nom de la communauté d'agglomération de Morlaix qui regroupe en tout 28 communes.

Le territoire communal est zébré par deux axes de transport importants : la voie ferrée Paris-Brest et la voie express RN 12 ainsi que par leurs embranchements respectifs en direction de Saint-Pol-de-Léon et Roscoff (ligne Morlaix - Roscoff, voie express Morlaix-Roscoff), caractéristique commune à de nombreuses communes périurbaines.

Le territoire communal est assez accidenté, les altitudes allant du niveau de la mer (rive gauche de la Rivière de Morlaix) à 112 mètres (à la limite sud de son finage avec Pleyber-Christ près du hameau de Keravel), la mairie se situant à 83 mètres d'altitude. Saint-Martin-des-Champs est pour l'essentiel un morceau du plateau du Léon, morceau de l'ancienne pénéplaine post-hercynienne, limité à l'est et à l'ouest par deux vallées très encaissées, proches du niveau de la mer, en raison de la reprise ultérieure de l'érosion.

Des « schistes carburés »[1], datés probablement du Dévonien, affleurent du côté du manoir de Pennélé[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes :

Communes limitrophes de Saint-Martin-des-Champs
Taulé Taulé Morlaix, Rivière de Morlaix
Sainte-Sève Saint-Martin-des-Champs Morlaix
Sainte-Sève Pleyber-Christ Plourin-lès-Morlaix

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon le « scriptorium de Tréguier »[3], qui date du XIe siècle, Saint-Martin, qui englobait alors Sainte-Sève, faisait partie de l'ancien Pagus Daudour qui, au sein de l'évêché de Léon, dépendait du royaume de Domnonée. Saint-Martin-des-Champs était à l'origine un prieuré dépendant de l'abbaye de Marmoutier, consacré à saint Martin, fondé par le vicomte de Léon Hervé Ier de Léon (vicomte de Léon) en 1128 qui fit don du bourg alors dénommé « Bourret »[4] aux moines de cette abbaye. Le nom initial alors attribué est Ecclesia Sancti Martini de Monte Relaxo[5].

En 1790, Saint-Martin devient une commune indépendante dénommée d'abord « Saint-Martin-Campagne », distincte de Morlaix, et se voit attribuer une surface rurale importante. Elle change plusieurs fois de nom pendant la Révolution française (devenant « Saint-Martin-des-Champs », puis « Unité-des-Champs », puis « Martin-des-Champs » avant de reprendre définitivement le nom de « Saint-Martin-des-Champs »[6]. Mais le bourg initial, auquel la commune doit son nom, continue à faire partie de la commune de Morlaix.

Le nom en breton de la commune est Sant-Martin-war-ar-Maez.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des fouilles réalisées en 1871 dans le parc du château de Bagatelle à l'occasion de travaux d'agrandissement ont permis de trouver plusieurs urnes funéraires[7] (de 32 à 34) contenant des ossements calcinés et enterrés peu profondément (à 20 ou 25 cm de la surface du sol). Ces urnes rappelaient par leur forme et leur ornementation (ronds et carrés concentriques, combinaison de lignes et d'étoiles, etc.) une origine gauloise ; des fibules et fragments de bracelets en bronze ont été trouvés également, permettant de dater ces découvertes de l'âge du bronze. Ces objets sont datés probablement de la transition civilisation de Hallstatt final - début de La Tène. Quelques monnaies et objets de l'époque romaine ont aussi été trouvés dans le même endroit (le chemin creux longeant le bois de Bagatelle est une ancienne voie romaine[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Martin a été fondée en 1128 par Hervé II de Léon, qui la donna à l'abbaye de Marmoutier « pour y construire un monastère, un cimetière et un bourg ». Cette donation, ratifiée au concile de Dol par les deux évêques de Léon[9] et de Tréguier [Raoul Ier], qui donnèrent à Marmoutier tout ce que leur église de Saint-Martin possédait ou pourrait acquérir, offre cela de particulier que le comte de Léon stipule « donner depuis le bourg d'un certain Rehalard, et son propre bourg, avec les vassaux ». (...). L'un de ces bourgs se nommait "Bourret" et (...) le faubourg de Morlaix, où est sise l'église Saint-Martin, ainsi que la porte qui y conduit, ont retenu ce nom[10].

Le monastère de Saint-François de Cuburien a été le centre principal d'activité de la paroisse pendant tout le Moyen Âge.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À la Montre de Lesneven en 1481, 21 nobles sont recensés venant de la paroisse de Saint-Martin (alors de Morlaix), y compris ceux de Sainte-Sève, alors simple trève de la paroisse de Saint-Martin.

Depuis le XIIe siècle, Saint-Martin-des-Champs était l'une des trois paroisses de Morlaix, l'église paroissiale étant édifiée en 1485 et fut endommagée par la foudre en 1751 ; on en rebâtit une dans le style moderne, aux frais des paroissiens ; M. Resnard, ingénieur de la province, fut chargé de ce travail ; pendant cette construction, qui dura plusieurs années, les cloches furent installées dans les arbres du cimetière, et le culte fut célébré dans la chapelle Notre-Dame-des-Vertus[10]. L'église nouvellement construite fut à nouveau frappée par la foudre en 1771[4]. Le recteur de la paroisse n'avait que le titre de vicaire perpétuel du prieur ; ce dernier jouissait de la dîme du prieuré de Saint-Martin et payait au curé la portion congrue.

Le bourg initial, le quartier de l'église Saint-Martin, dépend désormais de la ville de Morlaix dont elle était traditionnellement un quartier.

Au XVIIe siècle, la châtellenie de Daoudour est subdivisée en deux juridictions : celle de "Daoudour-Landivisiau", dite aussi "Daoudour-Coëtmeur", qui avait son siège à Landivisiau et comprenait Plouvorn et ses trèves de Mespaul et Sainte-Catherine, Plougourvest et sa trève de Landivisiau, Guiclan, Saint-Thégonnec, Guimiliau, Lampaul-Bodénès, Pleyber-Christ, Commana et sa trève de Saint-Sauveur, Plounéour-Ménez et pour partie Plouénan ; et celle de "Daoudour-Penzé", qui avait son siège à Penzé et comprenait Taulé et ses trèves de Callot, Carantec, Henvic et Penzé, Locquénolé, Saint-Martin-des-Champs et sa trève de Sainte-Sève[11].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Saint-Martin (qui dépendait alors de Morlaix) de fournir 27 hommes et de payer 177 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[12].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

La partie rurale de la paroisse Saint-Martin de Morlaix est érigée en commune indépendante en 1790 (et provisoirement renommée "Marat-aux-Champs" en 1793), mais l'église Saint-Martin est restée sur le territoire de la commune de Morlaix.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La création de la commune[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi la création de la commune :

« Saint-Martin-des-Champs, paroisse formée d'une des trois anciennes paroisses de Morlaix, Saint-Mathieu, Saint-Melaine et Saint-Martin. Les deux premières étaient, avant 1790, dans l'évêché de Tréguier ; la troisième dans celui du Léon. Elles furent réunies en 1790 et n'en formèrent plus qu'une ; mais lors du Concordat de 1801, on sépara de nouveau la paroisse Saint-Martin, qui est devenue commune , et qui porte dans le pays breton le nom de Sant-Martin-ar-Maez, dont le nom officiel n'est qu'une traduction littérale[10]. »

Saint-Martin-des-Champs en 1845[modifier | modifier le code]

Les mêmes auteurs décrivent en ces termes la commune en 1845 :

« Principaux villages : Rosarc'hoat, le Troholan, Penquer, Grand et Petit-Kevin, le Cosquer, Launay, Rothalan, Bihan, Brévennec, le Bigodou, Kerolzévec. Superficie totale : 1562 hectares, dont (...) terres labourables 674 ha, prés et pâtures 136 ha, bois 100 ha, canaux et étangs 20 ha, landes et incultes 468 ha (...). Moulins : 5 (de Kervaen, de Pennelé, à eau). Cette commune (...) faisait jadis partie de Morlaix ; aussi a-telle entraîné avec elle, mais pour le culte seulement, la partie de la ville dont elle était jadis paroisse. (...). Le territoire de Saint-Martin renferme les châteaux de Kerburien, de Kerjourdren et une partie de la Manufacture des tabacs de Morlaix ; on y voit aussi l'ancien couvent des Récollets, dits de Saint-François de Cuburien (...), [les] chapelles Saint-Augustin et Sainte-Madeleine. L'acte de fondation de Saint-Martin mentionne ces deux chapelles comme ajoutées au prieuré. La première existait encore en 1790, sur le coteau de la rive gauche du Queffleut ; elle n'avait rien de remarquable. L'autre existait, dit-on, sur l'emplacement où est aujourd'hui une petite chapelle, à 600 m de Morlaix, sur la route de Saint-Pol-de-Léon (...). La chapelle de Notre-Dame-des-Vertus , fondée en 1445, existait dans la partie nord du cimetière de Saint-Martin, près de l'entrée du perron qui donne sur la place. Sous cette chapelle était une crypte où l'on voyait un saint sépulcre entouré de personnages un peu moins grands que nature. C'était un objet de dévotion publique. Elle a été détruite. On parle le breton et le français[10] »

Saint-Martin-des-Champs à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La Grande Encyclopédie de 1885 indique à Saint-Martin-des-Champs comme activités industrielles une fonderie de fer et la fabrication de savons et de bougies[13]. Le Dictionnaire géographique d'Adolphe Joanne y ajoute en 1890 des tanneries et des tonnelleries[14].

Benjamin Girard décrit ainsi Saint-Martin-des-Champs en 1889 :

« Saint-Martin-des-Champs (...) offre le singulier exemple d'une commune sans chef-lieu. Cette commune dépend, tout entière, de la paroisse Saint-Martin de Morlaix qui, avant 1789, était un prieuré de l'abbaye de Marmoutier ; elle comprenait tout le territoire de Saint-Martin, avec Sainte-Sève, sa trève, et la partie du territoire de Morlaix située à l'ouest du Queffleut. (...) Située sur la rive gauche de la Rivière de Morlaix, la commune de Saint-Martin-des-Champs possède un certain nombre de châteaux, dont les principaux sont ceux de Lannigou, Lannuguy, Pennelé et Portzantrès[15]. »

L'arrivée du chemin de fer bouleverse son paysage dans la seconde moitié du XIXe siècle, le relief imposant que la voie ferrée de Paris à Brest traverse en tranchée profonde (à l'est, près de la gare de Morlaix), ou au contraire en remblai (dans la partie sud) le territoire communal en conséquence coupé en deux avec quelques rares points de franchissement. L'embranchement ferroviaire vers Roscoff est également situé dans la partie sud du territoire communal. L'ancienne usine à gaz qui desservait Morlaix était également située sur le territoire de Saint-Martin-des-Champs.

En 1890, Saint-Martin-des-Champs possède une école publique ainsi qu'une école privée tenue par les Sœurs de Saint-Augustin[14].

En 1899, Saint-Martin-des-Champs fait partie des dix-huit seules communes du département du Finistère à déjà posséder une société d'assurance mutuelle, forte de 48 adhérents, contre la mortalité des animaux de ferme, qui assure les chevaux et les bêtes à cornes[16].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La voie express RN 12 contourne par l'ouest et le nord la ville de Morlaix et traverse en son milieu et en diagonale le territoire communal avec là encore peu de points de franchissement :deux passages routiers inférieurs seulement dont celui de la route longeant la Rivière de Morlaix ainsi que deux échangeurs routiers importants, l'échangeur de Saint-Martin et l'échangeur de Bagatelle, à l'origine des zones industrielles et commerciales avoisinantes. Le viaduc routier de Morlaix, qui enjambe la Rivière de Morlaix, prend appui pour son extrémité ouest, sur le territoire communal de Saint-Martin-des-Champs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 3 500 et 4 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 27[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1807 1810 Jean-Jacques Bouestard de la Touche   Médecin. Député à l'Assemblée législative
1813 1814 Joseph de Penguern[18]    
1814 1815 Joseph-Marie-Hyacinthe Le Bihan de Pennélé[19]   Comte. Décédé du choléra en 1849.
1815   Jean Le Gac de Lansalut[20]   Avocat
1832 1845 Rideller    
1847 1868 Tanguy    
1869 1870 Jean-Marie Priser[21]    
1871 1888 Pierre Souetre[22]   Cultivateur
1888 1902 Charles Raillard[23]   Industriel
1902 1907 Yves Rohan    
1908 1924 Alphonse Delangle    
1925 1926 Louis Coateval[24]   Employé aux chemins de fer
1926 1929 Désiré Livinec   Président de la société hydro-électrique des monts d'Arrée[Note 1]
1929 1944 Alain Géréec Rad-soc  
1945 1959 Jean Floch SFIO  
1959 1965 Henri Prestic SFIO Cheminot
1965 1972 Pierre Clos App.Rad-soc  
1972 1981 Yves Cornily[25] Rad  
1981 2014 René Fily[26] PS  
mars 2014 En cours
(au 30 avril 2014)
François Hamon PS Retraité Fonction publique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[28].

En 2016, la commune comptait 4 606 habitants[Note 2], en diminution de 2,29 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8978463099449751 0531 3341 3051 289
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4461 3661 3961 4501 5641 5961 6971 7861 842
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0192 0682 0151 9052 0272 2762 5072 7162 534
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 6853 0864 6175 1704 9334 7094 7064 7144 606
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de la commune a été multipliée par 5,4 en 215 ans entre 1793 et 2008, ce qui est à la fois beaucoup et peu : beaucoup pour une commune rurale (nombre d'entre elles ont même vu leur population péricliter pendant cette période), peu pour une commune périurbaine (la population de ces communes ayant souvent été multipliée beaucoup plus fortement pendant la même période), ce qui s'explique par l'ambivalence de la commune, à la fois rurale et périurbaine, et aussi par le faible dynamisme démographique de la ville-centre de Morlaix. Si la commune a vu sa population la plupart du temps augmenter, des périodes de déclin démographique se remarquent, par exemple entre 1906 et 1921 (- 163 habitants en 15 ans), entre 1954 et 1962 (- 182 habitants en 8 ans) et surtout entre 1982 et 2006 (- 464 habitants en 24 ans), période pourtant caractérisée presque partout en France par l'essor de la périurbanisation. La commune a connu quand même des périodes d'essor démographique important, particulièrement entre 1921 et 1982 : elle a alors gagné 3 265 habitants en 61 ans (+ 171 %), soit un rythme moyen annuel légèrement supérieur à + 50 personnes/an.

Évolution du rang démographique[modifier | modifier le code]

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[31] 1975[31] 1982[31] 1990[31] 1999[31] 2006[32] 2009[33] 2013[34]
Rang de la commune dans le département 52 33 31 31 32 37 37 38
Nombre de communes du département 286 283 283 283 283 283 283 283

En 2016, Saint-Martin-des-Champs était la 38e commune du département en population avec ses 4 606 habitants (territoire en vigueur au ), derrière Locmaria-Plouzané (37e avec 5 052 habitants) et devant Milizac-Guipronvel (39e avec 4 436 habitants).

En 2016, elle était également la 2 357e commune en population au niveau national, derrière Ludon-Médoc et devant Blénod-lès-Pont-à-Mousson.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche est le Centre Hospitalier des Pays de Morlaix, qui se trouve dans la commune voisine de Morlaix.

Sports[modifier | modifier le code]

  • ASSM Football, club de football basé à Saint-Martin-des-Champs dont l'équipe première joue en Régional 2 de la ligue de Bretagne de football pour la saison 2018-2019.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Le monastère de Saint-François de Cuburien a été fondé par Alain IX de Rohan le . Le couvent des Cordeliers est occupé par une communauté de sœurs augustines hospitalières, venue de Quimper en 1834 ; le Monastère Notre-Dame de la Victoire appartient à la Congrégation des Augustines de la Miséricorde de Jésus. Le site des sœurs Augustines.

Plusieurs chapelles existent : la chapelle Sainte-Anne, dépend du château de Kerivin ; la chapelle Saint-Joseph date de 1867 ; la chapelle de Bagatelle, dédiée à sainte Anne ; l'actuelle chapelle Notre-Dame des Vertus, située à Portzmeur, date de 1925 ; la chapelle Notre-Dame des Anges a été édifiée en 1954 en souvenir du bombardement du viaduc ferroviaire de Morlaix le , au cours duquel 32 enfants et une religieuse sont tués.

Plusieurs chapelles ont disparu : la chapelle Notre-Dame-des-Vertus était située dans l'ancien cimetière ; la chapelle de Pennelé ; la chapelle Saint-Germain ; la chapelle de la Salette à Cuburien[5].

Saint-Martin-des-Champs est l'une des deux seules communes de Bretagne qui ne possèdent pas d'église. Cela est dû à la division, en 1790, de la paroisse Saint-Martin-des-Champs en deux quand la partie rurale est devenue en 1790 la nouvelle commune de Saint-Martin-des-Champs tandis que la partie urbaine, le quartier de l'église Saint-Martin, est resté à Morlaix[35].

Sites et monuments civils[modifier | modifier le code]

Saint Martin-des-Champs possède plusieurs châteaux :

Château de Bagatelle.
  • Le château de Bagatelle et son parc (propriété privée fermée à la visite). Ce manoir de style Louis XV, s'appela d'abord « manoir de Carman » et fut édifié par le marquis de Moran, comte de Penzez (Penzé) mais la première trace écrite le concernant dont on dispose remonte à 1754 (le château est alors propriété de Pierre de Jollivet, seigneur des Isles). Antérieurement, c'était sans doute un rendez-vous de chasse des Princes du Léon[36]. La partie centrale présente un corps saillant de forme octogonale. Deux pavillons rectangulaires flanquent le bâtiment aux extrémités. Les fenêtres de la façade ainsi que les boiseries intérieures sont caractéristiques de l'époque Louis XV. Un jardin à la française, construit selon les plans de Le Nôtre, se trouve devant sa façade ouest. Les façades et toitures, le parc ainsi que la grille d'entrée sont classés (inscription par l'arrêté du )[37]. Ce château fut au début du XXe siècle la propriété d'Edmond Puyo, alors maire de Morlaix et président de la Société archéologique locale.
  • Le château de Porzantrez (Porz-an-Trez)[38] : l'actuel date de 1847, mais a remplacé une construction précédente construite en 1777 par Pierre Louis Mazurié de Pennaneac'h, qui fut maire de Morlaix entre 1782 et 1783.
  • Le château du Bonnou date du XVIIIe siècle et surplombe la Rivière de Morlaix, mais ce fut aussi initialement un rendez-vous de chasse. Le château appartint au début du XXe siècle à la famille Le Bihan de Pennélé jusque vers 1930[40].
  • Le château de Tréoudal - il date des XVIIIe – XXe siècles
  • Les Manoirs : Le manoir de Pennélé : cet ancien domaine seigneurial fut propriété des familles Le Bihan[41], puis Langle. Le bâtiment actuel date pour l'essentiel du XVIIIe siècle même s'il comprend des éléments antérieurs datant du XVe siècle[42]. Une tourelle est conservée à proximité ainsi que le colombier. Sa chapelle, de petite dimension, est consacrée à Notre-Dame de Pitié et a conservé son mobilier et ses statues[43]. Les manoirs de Tréoudal, Porsmeur et Kerlan.
  • Les anciens manoirs disparus de Bigodou (remplacé par l'actuelle gentilhommière de Saint-Germain construite à la fin du XIXe siècle par Charles de Kerever de Keromnès), Kervaon et Val-Kerret.
  • Cinq moulins, qui se trouvent le long de la Pennélé (ancien moulin de Pennélé par exemple) ou du Queffleuhh (Ar Vilin Van et le moulin de Kervaon par exemple).

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

L'espace culturel du Roudour.

L'espace du Roudour associe depuis 2014 la salle de spectacle construite en 2000 et une nouvelle médiathèque municipale (la première date de 1978) dans un pôle culturel[44]. Il accueille dans son hall des expositions temporaires.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 27 octobre 2005.

La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le 10 avril 2008.

À la rentrée 2016, 50 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 14,5 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[45].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La branche aînée de la Maison de Rohan, Princes de Léon, héritiers par mariage des Seigneurs de Léon, suzerains et premiers propriétaires des lieux, dont est issu le comte de Penzé.
  • Louise de Kergariou (1854-1915), la fondatrice d'un des premiers centres héliomarins, le sanatorium de Perharidy à Roscoff.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Description du blason
Blason ville fr Saint Martin des champs (Finistère).svg Blason D'argent à la roue d'engrenage de gueules de quatre rais assemblés en croix, au mantel de gueules chargé de cinq besants d'or ordonnés 3 et 2.

Ornements extérieurs : souligné par un listel portant la devise « Madelez ha Nerz » (bonté et force).

Statut Déposé en préfecture le 5 avril 1978.
Concept. J.E.Benoiston ; dessin original de Yann Nicolas.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. LA société hydro-électrique des monts d'Arrée est à l'origine de la création des barrages de Saint-Herbot et de Brennilis et de l'usine hydro-électrique de Saint-Herbot.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit de schistes noirs pyritisés, riches en matière charbonneuse et fortement tectonisés, ainsi dénommés désormais
  2. Arlette Moreau-Benoit, "Datation palynologique des schistes carburés de la région de Morlaix", Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences. Série D, Sciences naturelles, tome 278, 7 janvier 1974
  3. https://www.scribd.com/doc/2348390/le-scriptorium-de-Treguier-au-11e-siecle
  4. a et b http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-martin-morlaix
  5. a et b http://www.infobretagne.com/saint-martin-des-champs.htm
  6. « http://www.ville-st-martin29.fr/Fiche-signaletique/ »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  7. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=TOUT&VALUE_98=Saint-Martin-des-Champs&NUMBER=89&GRP=0&REQ=%28%28Saint-Martin-des-Champs%29%20%3aTOUT%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=5&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=100&DOM=All
  8. Puyo, "Fouilles de Bagatelle, en Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1876, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207555g/f17.image
  9. Pierre de Gualon, ou Galo, voir Louis Moreri, "Le grand dictionnaire historique ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane", tome 2, 1732, https://books.google.fr/books?id=-0dKmBsVwp4C&pg=PA319&lpg=PA319&dq=Concile+de+Dol&source=bl&ots=XTBEQ9LTXb&sig=qAgfaiVjakPWMqU22rCksUHkU0A&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwih_q7V68TXAhXFMBoKHZrnA5kQ6AEISzAF#v=onepage&q=Concile%20de%20Dol&f=false
  10. a b c et d A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiC2pWx4cTXAhWHtRoKHUUuCBMQ6AEIJjAA#v=onepage&q=Saint-Martin-des-Champs&f=false
  11. Arthur de La Borderie, Les grandes seigneuries de Bretagne. La vicomté ou principauté de Léon, "Revue de Bretagne et de Vendée", 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207871k/f108.image.r=Daoudour?rk=21459;2
  12. >"Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan
  13. La Grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, tome 29, par une société de savants et de gens de lettres, 1885, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k246647/f228.image.r=Pennel%C3%A9.langFR
  14. a et b Adolphe Joanne, Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, tome 6, Q-SD, année 1890, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k733944/f485.image.r=Pennel%C3%A9.langFR
  15. Benjamin Girard, La Bretagne maritime, 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f213.image.r=Dourduff.langFR
  16. Compte-rendu et procès-verbaux, " Association bretonne, Classe d'agriculture", Saint-Brieuc, 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f68.image.r=Ploudaniel.langFR et https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f91.image.r=Ploudaniel.langFR
  17. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  18. Probablement Joseph de Penguern, né le au Faou (Finistère), marié le à Plougonven avec Thérèse de Penhoadic
  19. Joseph-Marie-Hyacinthe Le Bihan de Pennélé, né en 1779, décédé en 1849
  20. Jean Louis Pierre Marie Le Gac de Lansalut, né le à Morlaix, décédé le à Morlaix
  21. Jean-Marie Priser, né le à Morlaix, décédé le à Saint-Martin-des-Champs
  22. Pierre Nicolas Souetre, né le à Saint-Martin-des-Champs, décédé le à Saint-Martin-des-Champs
  23. Charles Raillard, né le à Brest, décédé en 1902 à Saint-Martin-des-Champs
  24. Louis Marie Coateval, né le à Saint-Martin-des-Champs, décédé le à Louviers (Eure)
  25. Yves Cornily, décédé âgé de 85 ans en avril 2017 à Saint-Martin-des-Champs
  26. René Fily, un parcours militant depuis l'adolescence [1]
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  31. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  32. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  33. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  34. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  35. https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/leglise-de-saint-martin-privee-de-ses-cloches-1134881
  36. http://fr.topic-topos.com/chateau-de-bagatelle-saint-martin-des-champs-pays-de-morlaix
  37. http://www.annuaire-mairie.fr/monument-historique-saint-martin-des-champs-29.html
  38. http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29002829
  39. http://fr.topic-topos.com/chateau-de-lannuguy-saint-martin-des-champs-pays-de-morlaix
  40. http://fr.topic-topos.com/chateau-du-bonnou-saint-martin-des-champs-pays-de-morlaix
  41. Bernard Le Bihan, décédé en 1594, fils de Jean Le Bihan et Marguerite de Tréouret, fut sénéchal de Morlaix
  42. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-pennele-saint-martin-des-champs-pays-de-morlaix
  43. http://fr.topic-topos.com/chapelle-notre-dame-de-la-pitie-saint-martin-des-champs-pays-de-morlaix
  44. « Roudour. Le Pôle culturel inauguré », sur Le Telegramme, (consulté le 19 février 2016)
  45. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]