Louis-Alexandre Expilly de La Poipe

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Louis-Alexandre Expilly de La Poipe
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Louis-Alexandre Expilly de La Poipe, né le 24 février 1743 et mort guillotiné le 22 mai 1794 à Brest, est un ecclésiastique français, évêque constitutionnel du Finistère en 1790, le premier évêque français choisi selon la procédure prévue par la Constitution civile du clergé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un capitaine d'une compagnie franche de la marine. Sa sœur est l'épouse de Michel Behic, maire de Morlaix et l'une de ses petites-nièces la belle-sœur du général Jean Victor Marie Moreau.

Prêtre et député[modifier | modifier le code]

Ordonné prêtre, il est nommé recteur de la paroisse Saint-Martin de Morlaix dans le Léon.

Auteur d'analyses de la société[1], il est l'un des deux députés élus par l'assemblée du clergé du Léon en 1788 pour la représenter aux États généraux de 1789.

À l'Assemblée constituante, il préside la commission des travaux relatifs à la constitution civile du clergé, promulguée le 12 juillet 1790, réorganisant l'Église de France, notamment en créant un diocèse par département.

Évêque du Finistère[modifier | modifier le code]

Le 30 septembre 1790, l'évêque de Cornouaille, Mgr Conen de Saint-Luc, décède.

Alors, pour la première fois, la nouvelle législation est appliquée. Le corps électoral du Finistère, établi en 1790, est convoqué à la cathédrale de Quimper pour le 1er novembre, malgré la fronde du chapitre, qui, conformément au droit canonique, supplée l'évêque pendant la vacance du siège. Au troisième tour, Louis-Alexandre Expilly de La Poipe obtient 233 voix sur 380 votants (alors que Mgr Jean-François de La Marche, évêque de Léon, réfractaire réfugié à Londres et non-candidat, obtient 125 voix). D'après René Kerviler, ce fut une élection préparée d'avance. Il est le premier à être élu évêque constitutionnel. Il est sacré évêque en mars 1791 à Paris par Talleyrand, ancien évêque d'Autun. Avant même l'Assemblée, le Finistère, à l'instigation d'Expilly, décréta le bannissement des prêtres réfractaires entassées dans la prison de Brest. Malgré tout, le Finistère s'éleva contre les excès de la Montagne en décembre 1792 et ordonnait une levée de 4400 hommes afin de lui faire barrage.

Arrêté en 1793, impliqué dans l'affaire des Girondins, il est l'un des 26 administrateurs du Finistère guillotinés le 22 mai 1794 à Brest. Le siège épiscopal reste ensuite vacant jusqu'à l'élection d'un autre évêque, en 1797.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pilven (J.-M.), Le premier évêque constitutionnel français  : Expilly, évêque du Finistère (1790-1794), Quimper, A. de Kerangal, 1912.
  • Sillons et sillages en Finistère, publié en 2000 par Minihi Levenez
  • Kerviler, René (1842-1907). Recherches et notices sur les députés de la Bretagne aux Etats-généraux et à l'Assemblée nationale constituante de 1789, p277, T1
  • « Louis-Alexandre Expilly de La Poipe », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Furet et Denis Richet, La Révolution Française, Pluriel, p. 34