Quimperlé

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Quimperlé
Le quai Brizeux et la Laïta(confluent des deux rivières : Isole et Elle).
Le quai Brizeux et la Laïta
(confluent des deux rivières : Isole et Elle).
Blason de Quimperlé
Blason
Quimperlé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Quimperlé (chef-lieu)
Intercommunalité Quimperlé Communauté
Maire
Mandat
Michaël Quernez
2014-2020
Code postal 29300
Code commune 29233
Démographie
Gentilé Quimperlois
Population
municipale
12 025 hab. (2014)
Densité 379 hab./km2
Population
aire urbaine
19 377 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 52′ nord, 3° 33′ ouest
Altitude Min. 2 m – Max. 83 m
Superficie 31,73 km2
Localisation

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Liens
Site web www.quimperle.com

Quimperlé [kɛ̃pɛʁle] est une commune française du département du Finistère, en région Bretagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la ville est Kemperle. Le nom de Kemperle vient du mot breton kember qui veut dire confluent et de la rivière Ellé. Effectivement l'Ellé et l'Isole convergent à la hauteur de Quimperlé pour donner naissance à la Laïta, une ria longue d'une quinzaine de km soumise à la marée, qui fut navigable et permit à Quimperlé d'être un port de mer.

Quimperlé est mentionné pour la première fois en 1038 sous le nom de Kemperlensem (puis en 1050 de Villa Kemperelegium, 1082 Kemperele, XIe siècle Anauroth Kemper, 1135 Camperelegio, 1154 Kimberlik, 1160 Kimper (cf. Al Idrissi), 1220 Kemperele). De nos jours, le nom en breton s’écrit Kemperle[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et site[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Quimperlé
Localisation de Quimperlé dans le sud-est du Finistère.

Quimperlé est situé dans le sud-est du Finistère, à 19,7 km au nord-ouest de Lorient et à 44 km à l'est de Quimper. Le territoire communal s'étend sur 3 173 hectares et englobe en plus de la ville des zones non urbanisées qui appartenaient, avant leur rattachement à Quimperlé en 1791, à la paroisse de Lothéa et à la trève de Trélivalaire. Cet espace est occupé en partie par la forêt domaniale de Carnoët qui s'étend sur 750 ha, dont 565 ha sont situés sur le territoire de Quimperlé. Cette belle futaie de chênes et de hêtres a été partiellement dévastée lors de l'ouragan de 1987. Un programme de reboisement fut alors entrepris. Le célèbre Pardon des Oiseaux s'y déroula depuis bien avant 1843 (date du premier témoignage) jusqu'en 1991.

D'un point de vue historique, la ville appartient à la Cornouaille. Cependant une petite partie de son territoire, correspondant à l'ancienne trève[3] de Saint-David, qui dépendait de la paroisse de Rédené, se rattache au Vannetais.

Communes limitrophes de Quimperlé
Mellac Tréméven Rédené
Baye Quimperlé Rédené
Moëlan-sur-Mer Clohars-Carnoët Guidel

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée décrivaient ainsi Quimperlé en 1845 :

« Quimperlé, jolie petite ville située au confluent de l'Isole et de l'Ellé (...). Cette ville est resserrée de l'est à l'ouest entre les deux rivières, qui coulent du nord au midi, en faisant une presqu'île de la partie qu'elles embrassent. Au sud-ouest s'élève une colline dite la montagne Saint-Michel, couverte d'un autre quartier, ou haute ville. [Outre] ces deux parties distinctes, il y a encore le quartier de Lanvignon [Lovignon] à l'est, celui de Combout au nord-ouest ; enfin celui du Bourgneuf, fondé en 1271 par le duc Jean[4]. »

Un site inondable[modifier | modifier le code]

Quimperlé : la confluence Isole-Ellé qui forme, au premier plan, la Laïta

Quimperlé est située à la jonction des vallées de l'Ellé (la ville était à la limite de deux évêchés, celui de Cornouaille, dont elle faisait partie, et celui de Vannes, séparés par l'Ellé) et de l'Isole dont la confluence forme la ria de la Laïta. Le site est très encaissé, ce qui explique que la partie basse de la ville soit sujette à des inondations à répétition, qui s'expliquent aussi par la forte pluviosité sur le bassin versant de ces cours d'eau formé pour l'essentiel des Montagnes Noires, la nature peu perméable des roches granitiques et schisteuses de ce bassin versant ; l'Ellé par exemple a un débit moyen de 9,3 m³ par seconde, mais il peut atteindre des valeurs beaucoup plus fortes lors des crues : 119 m³ par seconde en 1974, 260 m³ par seconde en 2000 ; l'Isole a un débit moyen de 4 m³ par seconde, mais a atteint un débit de 167 m³ par seconde lors des inondations de décembre 2000.

Les inondations du vues de la confluence Isole-Ellé

Mais ces crues ont été aggravées par le passé par les aménagements survenus en amont ( le pic des eaux de l'Isole constaté à Scaër arrivait plus de 24 heures plus tard à Quimperlé par le passé, mais le délai n'est plus que de 6 heures de nos jours en raison de l'arasement des talus, du remblaiement de zones humides et de l'imperméabilisation croissante des sols du bassin versant) ainsi que par les aménagements urbains : « L'Isole a été rétrécie et endiguée aux XVIIIe et XIXe siècles par la construction d'immeubles en amont du Pont Salé et par la construction de la Rue de la Tour-d'Auvergne, qui a remplacé des jardins à l'arrière des anciennes maisons de la rue Savary. Sur les bords de l'Ellé, la zone marécageuse de Lovignon a été remblayée au XVIIe siècle. Quant au lit de la Laïta, il a été progressivement rétréci par des digues construites en contre-bas de la Retraite et par la construction du quai Surcouf à la fin du XVIIIe siècle »[5]. Le lit de l'Isole fut aussi rétréci, notamment vers 1900, lors de la construction d'une turbine au Moulin de la Ville en remplacement de la roue à aubes précédemment existante. La coïncidence des crues avec de forts coefficients de marées (l'influence de la marée se fait sentir jusqu'à la place Charles-de-Gaulle) joue un effet aggravant, mais de modeste importance.

L'histoire a retenu entre autres les inondations de 1642, 1699, 1724, 1726, 1744, de la nuit du 10 au (« les eaux qui ont crû dans moins de trois heures d'une hauteur extraordinaire, et ont coulé avec une rapidité surprenante, ont enlevé les arches de trois ponts de cette ville, qui sont ceux du Moulin, du Salé et du Gorrequer, et ébranlé beaucoup ceux de Terre de Vannes et du Bourgneuf »[6]), de 1776 (« (...) la perfide petite rivière Ysol (...) d'une rapidité affreuse, après avoir enlevé des parties de prairies considérables, culbuté des moulins et tous les petits gorets[7], enleva le Pont du Moulin, principal passage vers Nantes, Brest (...) »[8]), 1754, du , 1878, février 1883 (« La place de Lovignon ressemblait à un lac et l'on passait en bateau dans le rue du Goréquer, où les deux rivières, l'Ellé et l'Isole, se rejoignaient. (...) La Place au Lait était également couverte d'eau dans la partie basse et les maisons de la Rue au Salé ont également été envahies »[9]), 1925, 1974, fin janvier et début février 1995 où la Laïta déborda de 1,56 mètre au-dessus des quais (« Et l'on découvre aujourd'hui, à nos dépens, le rôle de rétention de l'eau que joue [que jouaient] les talus (...), les anciennes zones humides (...), souvent drainées, remblayées, bitumées et construites. Mais surtout, (...) il faut interdire les nouvelles constructions dans les zones inondables »[10]), décembre 2000 où la Laïta déborda de 2,49 mètres sur le quai Brizeux («  La Laïta a eu un débit de 35 millions de m³ en 24 heures. Elle ne peut en supporter [sans inonder] que 15 millions de m³ dans ce même temps »[11]), du , du (qui provoqua notamment l'effondrement d'une maison), du [12] et de début février 2014, celles-ci ayant d'ailleurs tendance à devenir de plus en plus fréquentes. Depuis 2010, des mesures sont prises au niveau du bassin-versant par le syndicat mixte Ellé-Isole-Laïta, et un PAPI (Programme d'Actions de Prévention des Inondations)[13] progressivement mis en œuvre[14].

Les inondations à Quimperlé : l'exemple de janvier et février 2014
Le pont Lovignon franchissant la rivière Ellé (pont médiéval) et, au premier plan, les restes des enrochements de l'ancien gué
L'aménagement du cours de l'Isole après les inondations de l'an 2000 : l'installation du clapet mobile et le réaménagement des passerelles
L'Isole et ses passerelles en période de crue (3 janvier 2014)

Des travaux d'aménagement du cours de l'Isole ont été effectués après les inondations de l'an 2000 avec notamment l'approfondissement de plus de 2 mètres du lit de l'Isole et l'installation d'un clapet mobile juste en amont du pont du centre-ville, lequel clapet reste généralement en position verticale afin de maintenir sous l'eau les fondations en bois des maisons anciennes, mais est abaissé en période de crue afin de faciliter l'écoulement de l'eau. Les passerelles sur l'Isole, qui étaient aussi un obstacle à l'écoulement de l'eau, ont été refaites. Le cours de l'Ellé a aussi fait l'objet de travaux, notamment au niveau du pont Lovignon (la majeure partie des roches de l'ancien gué ont été arasées, le lit du cours d'eau creusé, et la sixième arche du pont médiéval dégagée, afin de faciliter l'écoulement de l'eau en période de crue.

Un autre cours d'eau de moindre importance traverse la cité, le Dourdu ("eau noire" en breton), affluent de rive droite qui se jette directement dans la Laïta en aval de la ville.

Le Port[modifier | modifier le code]

Le site de l'ancien port de la Véchène en pleine forêt de Carnoët

Quimperlé est typiquement une « ville-pont », née à l'endroit où se trouvait traditionnellement le premier pont sur l'estuaire, à la limite entre la partie maritime et la partie fluviale de la vallée. Ce fut aussi un port, dont l'existence est attestée dès l'Antiquité ; détruit par les Vikings en 878, l'activité reprit par la suite, notamment après la création de l'abbaye Sainte-Croix au XIIe siècle et resta relativement prospère jusqu'au XIXe siècle, exportant des grains, et important vins, sel, épices et calcaire de construction; de belles maisons de négociants, datant du XVIe siècle au début du XIXe siècle témoignent de cette activité ; Quimperlé commerce alors avec les Flandres, l'Angleterre et les ports de la côte atlantique jusqu'à Madère ; sur le "quay" (actuel quai Brizeux), le rez-de-chaussée des maisons était occupé par les entrepôts accueillant grains, sels et vins, les locaux d'habitation étant situés aux étages. L'envasement progressif de la Laïta accentua les difficultés de navigation : Jacques Cambry les évoquait déjà en 1794-1795 :

« (...) Une barre qui n'existait pas il y a quarante ans s'est formée au Pouldu, à l'embouchure de la Laïta. Des bancs de sable changeant de position à chaque marée, et des arbres tombés dans son lit rendent très difficile l'entrée du port de Quimperlé (..). Jadis les barques de cent tonneaux se rendoient jusqu'au quai de cette ville ; celles de cinquante y parviennent présentement avec peine ; la mer s'élève au quai de sept à huit pieds dans les hautes marées[15]. »

La construction de ports situés plus en aval sur la rive droite de la ria, en pleine forêt de Carnoët, fut décidée dans le courant du XIXe siècle à la Véchène, au Passage et au Pré Mathurin (ce dernier situé dans la commune de Clohars-Carnoët), servant principalement à l'exportation du bois de la forêt de Carnoët. L'arrivée du chemin de fer en 1863 porta un coup fatal au port de Quimperlé, désormais fréquenté uniquement par quelques bateaux de plaisance.

L'Ellé fut une rivière à saumons très appréciée des pêcheurs ; jusqu'au XVIIIe siècle, cette pêche lucrative dépendait de l'abbaye Sainte-Croix et était pratiquée en plaçant des barrages (gored en breton) percés de trous munis de filets (on y capturait alors jusqu'à 8 000 saumons par an) ; les bords de l'Ellé sont restés non construits en raison de la fréquence des inondations (d'où l'actuel parc des Gorets, un jardin public qui doit son nom à ces anciennes pêcheries).

Ville haute et ville basse[modifier | modifier le code]

On distingue traditionnellement une ville haute et une ville basse. La Basse Ville (centre aristocratique et religieux) s'est développée autour de l'église Saint-Colomban dont il ne subsiste plus qu'une façade et de l'abbaye bénédictine Sainte-Croix de Quimperlé tandis que la Haute ville s'est développée autour de l'église Saint-Michel et de sa place (centre d'origine commerçant).

Albert Robida, Les Bords de l'Ellé à Quimperlé (vers 1900), lithographie.
Albert Robida, Les Bords de l'Isole à Quimperlé (vers 1900), lithographie.

La ville basse occupe la zone de terrain de la presqu'île de confluence enserrée entre les cours de l'Ellé et de l'Isole, transformée en île artificielle par la création de douves joignant les deux cours d'eau peu avant leur confluence, ainsi que les rives de la Laïta. L'ancienne abbaye bénédictine Sainte-Croix est à l'origine du noyau urbain initial en raison des fortifications entourant et protégeant l'abbaye à partir du XIIIe siècle, et de l'attrait du minihi (sauveté de Clos Gurthiern). L'essor démographique nécessite d'autres extensions urbaines extra-muros : le faubourg du Gorrequer (route de Carhaix), celui de Lovignon (route de Vannes). Pour contrebalancer la puissance de Sainte-Croix, le duc Jean Ier de Bretagne fonda en 1264 sur la rive gauche, donc dans l'évêché de Vannes, le monastère des Dominicains (« abbaye blanche », surnom probablement donné à cette abbaye en hommage à Blanche de Navarre, épouse du duc fondateur Jean Ier de Bretagne, à moins que ce ne soit une allusion à la couleur de la robe des moines), à l'origine du développement du faubourg du Bourg Neuf, longtemps mal relié à la ville jusqu'à la construction tardive (car refusée jusqu'alors par l'abbaye Sainte-Croix) du pont des Jacobins (puis du Bourgneuf) enjambant l'Ellé en 1643. La diminution des troubles favorise l'essor de l'artisanat et du commerce, facilités par l'existence d'un port d'importance notable : la Laïta est alors remontée, à marée haute, par des bateaux de mer de 10 à 60 tonneaux, pourvus d'équipages pouvant aller jusqu'à 15 hommes, obtenant le droit de franche foire pour Saint-Michel, qui devient paroisse dès le XIe siècle, et le Bourg Neuf en 1434.

La cité dépendait entièrement de l'abbé de Sainte-Croix, véritable seigneur féodal, à la fois administrateur, juge et représentant de la force publique. Sous l'autorité de l'abbé, un chambrier assurait la gestion financière, un avoué aux décisions sans appel assurait la justice, y compris le droit de haute justice (peine de mort), un voyer assurait la perception des impôts. D'autre part l'abbé disposait du droit épiscopal sur toutes les églises possédées par l'abbaye dans le diocèse.

Une bonne partie de la Basse Ville est inondable. D'ailleurs les quais Brizeux et Surcouf sont régulièrement noyés sous les eaux de la Laïta. L'hôtel Brizeux est un indicateur visuel très pratique pour mesurer la hauteur d'eau lors d'une crue.

Une agglomération de moindre importance s'est également développée autour de l'Abbaye blanche, sur la rive gauche de la Laïta, face à la montagne Saint-Michel. Celle-ci a pris le nom de Bourgneuf.

La zone urbanisée s'est par la suite étendue notamment en direction de l'ouest à la suite de la construction de la gare ferroviaire en 1862-1863. Aujourd'hui, cette zone urbanisée déborde en direction du nord sur la commune voisine de Mellac, Stang Veil et la cité de Ty Lann constituant des faubourgs de l'agglomération quimperloise.

La Haute Ville occupe au contraire les parties hautes avec la montagne Saint-Michel.

Transports[modifier | modifier le code]

La voie rapide RN 165 traverse la commune d'est en ouest. Elle franchit la vallée de la Laïta par un viaduc à environ 1 km au sud de la ville et Quimperlé est desservie par deux échangeurs, celui de Kervidanou à l'ouest, celui de Kerfleury à l'est, qui ont suscité tous les deux l'essor de zones industrielles, artisanales et commerciales. Un demi-échangeur dessert également le centre-ville, uniquement dans le sens vers ou depuis Lorient.

Quimperlé dispose d'une gare sur la ligne ferroviaire allant de Paris-Montparnasse à Quimper, dénommée initialement ligne de Savenay à Landerneau, et qui est désormais desservie par le prolongement de la LGV Bretagne-Pays de la Loire ; ce fut par le passé un carrefour ferroviaire, avec la ligne allant de Quimperlé à Concarneau, via Pont-Aven, ouverte à partir de 1903 et fermée en 1936.

Article détaillé : Gare de Quimperlé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Quimperlé

D'argent semé de mouchetures d'hermine de sable, au coq de gueules, membré et crêté d'or.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Au Paléolithique, l'homme de Néandertal a selon toute vraisemblance fréquenté les abords de Quimperlé comme en atteste un lieu de taille de l'époque Moustérienne situé à la limite même de la commune de Clohars-Carnoët, dans la forêt, avec une très belle roche locale, entre calcédoine et jaspe. En des temps plus proches de nous, correspondant à la période allant du Néolithique à l'époque gallo-romaine, des traces d'un habitat épars existent dans la région mais aucune trace d'une quelconque agglomération n'a été trouvée sur le site actuel de Quimperlé. À Quimperlé même se trouvent le dolmen (un dolmen, non-quimperlois, déplacé par La Villemarqué) de Keransquer, rue de Lorient et dans le voisinage des menhirs et des allées couvertes. En forêt de Lothéa, on peut voir un dolmen et plusieurs tumulus dont l'un livra, en 1843, des pointes en silex, des armes en bronze et trois chaînes de cou, l'une en bronze, l'autre en argent et la troisième en or. Des tuiles trouvées près du cimetière de la chapelle Saint-David attestent d'une présence gallo-romaine, avérée aussi en forêt de Carnoët.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une première agglomération vit le jour sur le site actuel de la basse ville. Elle s'appelait villa Anaurot du nom d'un prince originaire de Grande-Bretagne ayant vécu au Ve siècle. D'autres historiens estiment que le nom ancien de la ville de Quimperlé ne provient pas d'un anthroponyme, mais signifierait "les deux gués" ou le "gué d'or". Un prince breton, Saint Gurthiern, y aurait fondé un ermitage, mais celui-ci aurait été détruit par les Normands, en même temps que la ville, trois siècles plus tard, en 868. La ville fut reconstruite et elle prit le nom que lui nous connaissons aujourd'hui.

Selon la tradition, le 14 septembre 1029 fut fondée l'abbaye bénédictine Sainte-Croix de Quimperlé par le comte de Cornouaille Alain Canhiart. Les historiens penchent plutôt pour une fondation vers 1050. L'abbaye s'enrichit rapidement grâce à la protection des comtes de Cornouaille puis des ducs de Bretagne, et grâce à de nombreuses donations. Cette richesse ne tarda pas à susciter la convoitise des ducs de Bretagne qui réclamèrent qu'une partie des revenus leur soient reversés. Le géographe arabe Al Idrissi mentionne en 1154 « une ville bien située, petite et animée, qui possède des marchés actifs et beaucoup d'industries » du nom de Kimberlik qu'on peut identifier à Kemperlé.[réf. nécessaire]

Au XIIIe siècle, le duc Jean Ier le Roux (duc de 1237 à 1286) fit édifier des remparts autour de la basse ville pour la protéger. Une douve reliant l'Ellé et l'Isole fut creusée pour la ceinturer d'eau. Il fonda aussi, par l'intermédiaire de sa femme Blanche de Navarre, une abbaye de frères prêcheurs (dominicains), appelée plus tard "Abbaye Blanche" (probablement en souvenir de Blanche de Navarre, à moins que ce ne soit en référence à la couleur du costume des moines), destinée à limiter la puissance de l'abbaye de Sainte-Croix et établie à l'est de la ville sur des terres dépendant de l'évêché de Vannes et autour de laquelle s'établit le nouveau quartier du Bourgneuf.

Pendant la guerre de Succession de Bretagne, Quimperlé soutint le prétendant Jean de Montfort. Celui-ci mourut vers 1345, des suites de ses blessures lors du siège de Quimper. Il fut inhumé dans l'église abbatiale des dominicains (Abbaye Blanche) de Quimperlé, où on lui éleva un tombeau.

En 1347, durant la guerre de Succession de Bretagne, le roi Édouard III d'Angleterre afferma plusieurs places fortes bretonnes à ses capitaines. Il donna Quimperlé et la région de l'Ellé à Roger Davidson, plus connu sous le nom de Davy. Celui-ci mis en coupe réglée Quimperlé et sa région jusqu'à sa mort en 1364 à la bataille d'Auray. En 1373, Du Guesclin vint assiéger en personne la place forte qui était aux mains des Anglais. Il fit passer au fil de l'épée la garnison. La ville subit un nouveau siège en 1375. C'est à cette époque que fut aussi détruit le château de Carnoët, situé en forêt de Toulfoën. Quimperlé fut à nouveau pillée en 1590.

Le pont Lovignon, dit aussi "Pont Fleuri", fut construit probablement au XVe siècle juste en amont du gué qui permettait à la voie antique Quimper-Nantes de franchir l'Ellé. Ce pont donnait accès à l'une des trois portes fortifiées permettant d'entrer dans la ville close (ceinte de remparts), celle qui lui donnait accès à partir de l'évêché de Vannes. En 1746, une violente crue de l'Ellé emporta les quatre arches centrales du pont, lesquelles furent remplacées lors de sa reconstruction par deux grandes arches en anse de panier. de nombreux peintres furent séduits par la suite par l'aspect pittoresque de ce pont.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1505, la duchesse Anne de Bretagne se rend à Quimperlé.

En 1590, durant la Guerre de la Ligue, la ville était aux mains des Ligueurs, hostiles au protestantisme. Pour le compte du roi de France Henri IV (devenu récemment roi en abandonnant le protestantisme), le prince de Dombes s'empara de Quimperlé par surprise en avril 1590 au détriment de François Duchastel, marquis de Mesle et seigneur de Châteaugal en Landeleau, qui commandait la place de Quimperlé, comme le raconte le chanoine Moreau : « Arrivés donc entre minuit et le point du jour, pour faire leurs approches plus secrètement […] jusques à la porte de la ville du côté de Vannes, appliquèrent les pétards.[…]. On le fit jouer avec un tel effet qu'il emporte la porte de la ville et donne l'entrée libre à l'ennemi qui entre en foule où, trouvant l'habitant, capitaine, soldat qui dormaient à la française, en eurent bon marché, car ils ne rendirent aucun combat, et ceux qui résistèrent furent tous tués. Plusieurs cependant se sauvèrent, tant hommes que femmes et filles par la rivière du côté de Cornouaille. […] Les habitants de Quimperlé avaient, dès le début de la guerre fortifié l'abbaye noire dite de Sainte-Croix,où ils avaient resserré tout ce qu'ils avaient de plus cher tant il y avait un grand butin. […] Ils se rendirent vie sauve, et tout le butin demeura aux soldats, encore y eut-il quelques-uns qui furent retenus prisonniers et payèrent rançon. La ville était bien riche en ce temps-là, si bien que la perte de ce ravage fut très grande. Voilà comment la négligence d'un capitaine guère expérimenté et habitué à prendre ses aises, comme était celui-ci, a porté de ruine où il commandait. […] Le sieur de Mesle, capitaine, […] ayant reçu cette honteuse escorne, se retira tout honteux au Châteaugal, près Landeleau »[16]. En 1553, l'abbaye bénédictine passa sous le régime de la commende (son abbé n'était plus désigné par les moines, mais par le roi).

Article détaillé : Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé.

En août 1594, la ville abrita une garnison espagnole conduite par Juan d'Aguila qui peu de temps après s'en alla incendier Rosporden.

La deuxième moitié du XVIIe siècle vit l'installation de nouveaux religieux, en haute ville : en 1652, les Ursulines, venues de Tréguier, arrivent à Quimperlé, installant leur monastère en haut de la montagne Saint-Michel, au Bel-Air, à l'initiative de Claude de Kerouartz[17], qui en fut la fondatrice et la première Mère supérieure sous le nom de Claude des Anges ; la chapelle, de style jésuite (caractéristique de la Contre-Réforme), et le cloître sont construits à partir de 1667 et les bâtiments conventuels furent achevés en 1674 ; les Ursulines commencèrent à y enseigner aux filles de bonne famille et du peuple. En 1653, les Capucins s'installèrent sur les pentes de la montagne Saint-Michel. Plus tard, en 1760, les Filles de la Sagesse s'occupèrent des pauvres et des malades à l'hôpital Frémeur.

Maison à pans de bois à Quimperlé, gravure ancienne.

François-Nicolas Baudot, sieur du Buisson et d'Aubenay a décrit dans Itinéraire de Bretagne en 1636 la pêche au saumon à Quimperlé (l'orthographe a été respectée) :

« Dans la […] rivière, se peschent les saulmons et bécarts ou béqués […] et à filés [filets] traversants, comme j'ay veu en pescher et en prendre, le 10e d'octobre, 20 d'une seule traînée de filé, et à nasses, anses ou tonnelles, qu'ils appellent guideaus, parce que cela guide les saulmons en capture ou prison. […] Ils ont à cet effet une chaucée, digue ou môle de pierre de taille, traversant toute la rivière, une mousquetade au-dessus du dit fauxbourg[18], où elle a 10 ou 12 toises de largeur et est assez profonde. Ceste chaucée a 10 ouvertures d'une toise environ, chacune ballustrée ou fermée à treillis de bois de travers, en sorte que le poisson ne puisse passer. […] Le saumon qui monte, trouvant les guideaus tendus, prend aux dents sa queue et se jette au-dessus des dits guideaus, pensant passer ; mais il trouve le treillis de bois ou rasteau qui l'arreste, et est contraint par le courant de l'eau […] de retourner en arrière et se laisser aller […] droit dans la bouche de la nasse qui le guide et conduit au fond de la poche où il demeure pris[19]. »

En 1680, la plus grande partie des murailles fut abattue et les matériaux ainsi récupérés servirent à l'édification d'un quai (le futur quai Brizeux).

En août 1746, une crue catastrophique endommage sérieusement les ponts de la ville et plusieurs d'entre eux doivent être entièrement reconstruits.

Quimperlé est à l'époque un important lieu de marchés (le vendredi) et de foires, notamment en haute ville (la "Foire des vieilles", du nom du poisson ainsi dénommé, qui se tenait chaque Lundi de Pâques, remonterait au XIVe siècle).

De nombreux moulins à eau y sont actifs, pour le grain et le tan. La ville compte de nombreuses tanneries (13 tanneurs en 1670), dont la manufacture du Suisse Engler, sur le Dourdu, fondée en 1764 (et rachetée plus tard par Vincent Samuel Billette). En 1785, le papetier Georget installe un moulin à papier fabricant notamment du papier timbré. Il y avait aussi une pêcherie aux Gorrets. On y pêchait des saumons en grande quantité car ce poisson venait frayer en grand nombre dans l'Ellé et ses affluents (en 1750 le nombre de prise était de 8000/an contre 20 en 1979). À la fin de l'Ancien Régime, la création d'une entreprise de céramique, et une autre de couvertures en laine, échouèrent. À la même époque, Quimperlé construit des bateaux. Par contre, l'activité portuaire reste réduite à cause de l'ensablement de la Laïta limitant le tonnage des navires. Le port exporte essentiellement du blé en direction de Nantes et de Bordeaux. Des billes de bois abattues dans la forêt de Carnoët sont acheminées via la Laïta à Lorient. Le port importe du vin et du sel. En matière de justice, la sénéchaussée royale ne cesse pas, aux XVIIe et XVIIIe siècles, de rogner sur les pouvoirs judiciaires de l'abbaye Sainte-Croix. Dans le dernier quart du XVIIIe siècle, la ville connaît d'importantes modifications : en application des idées du Duc d'Aiguillon, gouverneur de la Bretagne, il est décidé d'améliorer la traversée de la ville d'est en ouest : l'accès au Bourgneuf en venant de Lorient est élargi, le pont du Moulin de la Ville est construit sur l'Isole, une rue nouvelle est ouverte (la rue Neuve, aujourd'hui rue La Tour-d'Auvergne), le moulin passe de la rive droite à la rive gauche de l'Isole, des hôtels sont détruits et une nouvelle route est construite en direction de Pont-Aven, Concarneau…

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

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Les halles devant l'abbatiale Sainte-Croix (ville basse).

Quimperlé est érigée en commune en 1790. Le territoire communal nouvellement constitué englobe en 1791 les paroisses de Saint-Michel, de Saint-Colomban, de Lothéa (et sa trève[3] de Trélivalaire) qui dépendaient de l'évêché de Quimper, ainsi qu'une partie de la paroisse de Rédené (la trève de Saint-David), qui dépendait de l'évêché de Vannes.

Plusieurs communes appartenant historiquement au Vannetais (Arzano, Rédené, Guilligomarc'h) sont rattachées au département du Finistère, nouvellement créé, pour fournir un hinterland à l'est à la ville, qui est promue au rang de chef-lieu de district.

La ville est peuplée de bourgeois acquise aux idées révolutionnaires comme dans les autres villes de l'Ouest, alors que les paysans de la campagne environnante, limitrophe du Morbihan, deviennent hostiles aux nouvelles réformes, surtout lorsque la convention impose le serment aux prêtres et décide la conscription militaire générale.

En avril 1789, Vincent Samuel Billette, changeur du roi, maître de la plus importante tannerie de la ville, est élu député aux États généraux de Versailles, qui devinrent Assemblée nationale constituante. Le capitaine Duboisdaniel est le premier maire élu de Quimperlé (au suffrage censitaire masculin), en février 1790. À son retour de Paris, Billette est élu maire de la ville, jusqu'à sa suspension en septembre 1792 ; sa réhabilitation intervient trop tardivement pour qu'il puisse se représenter. En septembre 1792, les Ursulines sont expulsées car elles n'ont pas voulu prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. En décembre 1792, c'est Pierre Daveau, ex-moine de l'abbaye Sainte-Croix et prêtre constitutionnel, qui est élu maire (au suffrage universel masculin). En janvier 1793, Jacques Tanguy Marie Guermeur, ancien procureur du roi de la sénéchaussée et membre de la Convention, vote la mort de Louis XVI, alignant son vote sur une demande des autorités et du club des Jacobins quimperlois. À la fin de 1793, Jacques Cambry (1749-1807) est désigné président du district de Quimperlé, à son corps défendant, par les délégués du représentant en mission Jeanbon Saint-André. Au printemps 1794, Daveau est encore maire de la ville pendant la Terreur (il n'était pas courant qu'un prêtre, même constitutionnel, soit maire à cette époque) : les mêmes délégués exigent qu'il remette ses lettres de prêtrise (ce qu'il fait, et ce qui lui permet une promotion au District). En juin 1794, Cambry et les Quimperlois ne peuvent empêcher la condamnation à mort, par le tribunal révolutionnaire de Brest, et l'exécution d'Antoine Cuny, administrateur du Finistère originaire de Quimperlé, et de deux autres administrateurs originaires du district (mais ils réussissent à en sauver deux).

C'est de Quimperlé que Cambry part pour effectuer, à la demande du département du Finistère, son enquête sur les « objets échappés au vandalisme » dans le département : en 1799, il publie à Paris son Voyage dans le Finistère ou état de ce Département en 1793 et 1794, qu'il rédige, dans le district, à Moëlan chez de Mauduit. Il est encore président du district lorsque, dans le cadre de l'affaire de Quiberon, la ville de Quimperlé est menacée en juillet 1795, par une troupe de Chouans débarquée à Névez, Moëlan et Riec sur les côtes du district. Au cours et à la fin de l'année 1795, la menace chouanne augmente sur la ville et ses patriotes. Un juge et des prêtres constitutionnels sont tués dans le district : deux jeunes chefs chouans sont capturés et fusillés à Quimperlé, après jugement militaire, sur la place au Soleil (sud de la place Saint-Michel) en novembre et décembre 1795 : Augustin Dupays du Guilly (en Moëlan), et Alexandre de Poulpiquet (originaire de Gouézec).

Pratiquement toute la période révolutionnaire est marquée par des difficultés économiques et sociales : le départ des nobles pour leurs manoirs de campagne (puis leur émigration à l'étranger en 1792-1793) et la fermeture des monastères en 1790 entraînent la fin des aumônes et un considérable manque-à-gagner pour les artisans et les journaliers de Quimperlé. La très importante dépréciation de l'assignat (puis de son successeur, le mandat territorial), la mauvaise conjoncture climatique et économique, l'économie dirigée (le « maximum » des prix et des salaires, les nombreuses réquisitions de grains ou de main-d'œuvre) et la guerre entraînent la mauvaise volonté paysanne (ils refusent d'alimenter les marchés) et l'accroissement de la misère.

Les questions religieuses, comme ailleurs, ont des répercussions à Quimperlé : en juin 1793, deux femmes sont inquiétées pour avoir caché un prêtre réfractaire ; elles s'en tirent à bon compte en raison de la non-rétroactivité des lois. Des prêtres insermentés de Quimperlé et du district, et les religieuses ursulines connaissent expulsions, emprisonnements, exils forcés. En 1795, Guermeur, toujours conventionnel, avec d'autres représentants en mission, met en œuvre la nouvelle politique de (relative) pacification religieuse de la Convention, libérant prêtres et religieuses ; cette politique est brutalement stoppée par le débarquement anglo-émigré de Quiberon en juin 1795. L'Abbaye Blanche (le couvent est fermé en 1790) est vendue comme bien national et sert de carrière de pierres, mais les bâtiments du XVIe siècle sont quand même partiellement conservés, ainsi que le portail du XVe siècle ; le couvent des Ursulines est lui aussi vendu comme bien national en 1793.

La loi de mars 1793 donne une grande liberté aux parents pour prénommer leurs enfants. Plusieurs habitants de Quimperlé choisissent de donner comme deuxième ou troisième prénom à leur enfant Montagne, constituant ainsi une double référence au quartier de la Montagne et à la Montagne[20].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La première moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Quimperlé devient le siège d'une sous-préfecture en 1800. Le premier sous-préfet de Quimperlé, Joseph Morellet (1748-1816) est un Lorientais qui, comme Cambry et d'autres, s'est réfugié à Quimperlé pendant la Révolution. Il était originaire de l'Île Bourbon (La Réunion, actuellement). Deux sous-préfets sont à distinguer au XIXe siècle à Quimperlé : Auguste Romieu, célèbre pour ses bons mots peu favorables aux Bretons, et Anatole de Bremond d'Ars (1823-1911) ; ce dernier est lié au développement de l'ostréiculture dans l'arrondissement, et s'est impliqué dans les sociétés savantes de l'époque : la rue principale de la basse ville (ancienne rue du Château sous l'Ancien Régime, et rue de l'Égalité pendant la Révolution) porte son nom. En janvier 1871, Émile Zola, que la Guerre franco-prussienne et la débâcle ont laissé sans emploi, sollicite une charge de préfet ou de sous-préfet du gouvernement provisoire qui vient de s'installer à Bordeaux. On lui offre Quimperlé, qu'il refuse car, écrit-il, « c'est trop loin et trop laid »[21]. La sous-préfecture fut supprimée en 1926.

Les religieuses de La Retraite s'installent en 1803 dans l'Abbaye Blanche et y installent une maison de convalescence dans les bâtiments du XVIe siècle. Elles ont été remplacées en 1960 par les Filles de Jésus de Kermaria. Les Ursulines récupérèrent leur couvent dès 1803, et y tinrent un établissement scolaire réputé tout au long du XIXe siècle.

Une résurgence de la Chouannerie se produisit en 1815 : connue sous le nom d'Insurrection de Quimperlé et dirigée par Michel-Armand de Cornouaille, c'est un épisode de la Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815[22]. Une description de Quimperlé en 1815, rédigée par A. Brillet, est consultable[23].

Le pardon des Oiseaux[modifier | modifier le code]

Le pardon des Oiseaux en forêt de Toulfoën vers 1900 (carte postale Villard)

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée décrivent ainsi en 1845 Lothéa, la forêt de Toulfoën et le Pardon des oiseaux qui s'y déroulait :

« Sur la lisière de la forêt de Clohars-Carnoët, à une lieue environ de Quimperlé, au milieu d'une enceinte de grands et beaux arbres, une assez vaste chapelle, dédiée à saint Théa et à la Trinité ; elle s'appelle Lothéa, du nom de son patron primitif. (...) À peu de distance de cette chapelle, à l'entrée de la forêt, se tient annuellement un pardon, célèbre dans le pays, sous le nom de pardon des Oiseaux, ou pardon de Toulfoën. Il a lieu le dimanche de la Pentecôte, près d'un endroit appelé Toulfoën, et l'on y vend, de mémoire d'homme, une grande quantité d'oiseaux de toute espèce. Ce pardon attire un nombre considérable d'étrangers ; les Lorientais surtout sont dans l'habitude de s'y rendre. Rien n'est varié, rien n'est frais et animé comme le tableau de ce pardon. Quelques riches équipages se voient à l'entrée de cette forêt. Une foule de toilettes somptueuses ou élégantes, depuis les toilettes parisiennes jusqu'aux costumes traditionnels et pittoresques des paysans d'un grand nombre de communes se mêlent, se croisent en tous sens sous les vastes colonnades de la forêt (...). Des danses se forment de tous côtés ; la musique d’Auber et de Rossini répond aux vieux lais bretons. Il est souvent assez tard quand on songe de part et d'autre à mettre un terme à ces plaisirs et à s'acheminer vers la ville. »

[24]

Article détaillé : Pardon de Toulfoën.

La seconde moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Décoration de la place Royale de Quimperlé lors de la visite du couple impérial en août 1858, gravure publiée dans Le Monde illustré du 28 août 1858.
Devant Quimperlé, Eau-forte couleur, Malo-Renault (1870-1938)
Devant Quimperlé, Eau-forte couleur, Malo-Renault (1870-1938).

La ville connut au XIXe siècle un important essor industriel avec notamment des tanneries, des minoteries, une scierie mécanique qui compta jusqu'à 80 ouvriers, les usines Savary et Rivière. De nombreuses conserveries virent le jour au début du XXe siècle ainsi qu'une fonderie. En 1855, Joseph de Mauduit, dans l'ancien moulin à foulon de Kerisole, se lance dans la fabrication de papier à cigarette. En 1875, son fils Henri crée une usine de pâte à papier à Combout. L'entreprise, devenue Papeteries du Mauduit, fut rachetée en 1920 par l'American Tobacco Company et reprise par la suite en 1974 par la Kimberley Clark Corporation ; elle est désormais la propriété de Schweitzer Mauduit International, leader mondial de la production de papier à cigarettes[25].

En 1862, la chute du clocher de l'église abbatiale Sainte-Croix détruisit une bonne partie de l'édifice. L'église fut reconstruite en style néo-roman par l'architecte diocésain Joseph Bigot. La même année voit l'ouverture de la gare de Quimperlé, sur la ligne de Paris à Quimper de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans.

Les halles de Quimperlé, à l'architecture en fer forgé et brique, avec des ornements en fonte et acier, sont construites en 1886. Elles ont été rénovées en 2002.

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Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

La loi sur les congrégations aboutit à la confiscation du couvent et à l'expulsion des Ursulines en 1907, qui se réfugient en Angleterre. Elles revinrent après la Première Guerre mondiale et créèrent alors l'établissement scolaire Notre-Dame de Kerbertrand, de nos jours à la fois école primaire, collège et lycée. L'ancien couvent fut après 1907 transformé en École supérieure des filles, avant de devenir après la Seconde Guerre mondiale le collège Jules Ferry.

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La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Quimperlé porte les noms de 342 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, à titre d'exemples, les deux frères Augustin et Henri Bréart de Boisanger, Guy Guyot d'Asnières de Salins, François Hersart de la Villemarqué, Maurice Le Moaligou, Dominique Pasqualaggi, décorés de la Légion d'honneur et de la Croix de Guerre ; Édouard L'Helgoualch, Jean Le Bars, Alphonse Masson-Morinière, décorés de la Légion d'honneur ; Yves Gargam, Mathurin Guégant, Jacques Guellec, Jean Guéroué, Corentin Guillemine, Yves Guillemot, Alain Guillou, les deux frères François et Gabriel Guillou, Jean Guillou et de nombreux autres, décorés de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre, etc.. ; 14 marins au moins sont des marins disparus en mer ; 18 soldats au moins sont morts sur le front belge, Georges Duboure, matelot fusilier, a été tué à Athènes le  ; Alexis Le Corre est décédé des suites d'une maladie contractée en Hongrie après la fin de la guerre le , François Péron en Italie le et Pierre Primal à Sébastopol en Russie le dans les mêmes circonstances ; la plupart des autres sont des soldats décédés sur le sol français[26].

Par ailleurs le même monument aux morts porte les noms de 57 personnes mortes pour la France sans aucune indication concernant le conflit pendant lequel elles sont décédées[26].

Quinze soldats non originaires de Quimperlé sont décédés des suites de leurs blessures ou de maladies contactées en service alors qu'ils étaient hospitalisés à l'hôpital de Quimperlé et inhumés dans une tombe collective du cimetière communal[27].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

L'arrondissement de Quimperlé fut supprimé le .

Le journal L'Ouest-Éclair écrit en 1936 :

« Dans la région quimperloise comprise entre Guilligomarc'h et Mellac de l'est à l'ouest, Nizon et Clohars-Carnoët du nord au sud, la culture du pommier est poussée très activement. Les crus de Clohars et de Riec surtout sont reconnus unanimement pour être les meilleurs, avec ceux du secteur voisin de Fouesnant. Cette année, contrairement à 1935, la récolte s'annonce magnifique. […] Une délégation s'est rendue à Paris dans le but de faire revaloriser la pomme à cidre et pour obtenir du gouvernement que les mêmes ressources soient prises dans les années d'abondance comme pour le vin[28]. »

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Quimperlé porte les noms de 51 personnes au moins mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[26]. Parmi elles de nombreux résistants morts en déportation, par exemple Auguste Génot[29], mort en déportation ainsi que quatre membres de sa famille, son épouse Jeanne (gazée en février 1945 à Ravensbruck) , ses filles Annie (morte des suites de sa déportation en avril 1945 à Bergen-Belsen) et Marie (gazée en février 1945 à Ravensbruck) et son fils Eugène Genot (mort le à Neuengamme)[30] ; d'autres encore sont morts en déportation comme Eugène Le Grand (mort le à Bergen-Belsen), Pierre Lemée (mort le à Nordhausen), et Mathurin Tibulle (mort en mer en baie de Lubeck alors qu'il venait d'être libéré du camp de concentration de Neuengamme), eux aussi, comme la famille Genot, membres du groupe Turma-Vengeance ou encore Hervé L'Helgouach (mort le à Schandelah). Julien Mauduit[31], dont le nom ne se trouve pas sur le monument aux morts de Quimperlé, fut aussi un résistant, arrêté à Moëlan-sur-Mer et décédé le à Buchenwald[32]. Des soldats sont mort en captivité en Allemagne comme Yvon Huiban, Pierre Jaffro et Mathurin Postec. D'autres sont disparus en mer comme le matelot Jean Louis Stéphan, alors qu'il était à bord du cuirassé Bretagne et Louis Leymarie, qui était à bord du croiseur Dunkerque morts tous les deux Mers el-Kébirle et le second maître Georges Vary, membre de l'aéronautique navale, disparu au large de Dakar le . L'aviateur Yves Even a été tué lors d'une mission de bombardement en Allemagne le .

Entre 1940 et 1944, les Allemands torturèrent des résistants dans l'ancien couvent des Ursulines.

Le , un train composé d'une grue et de deux wagons est mitraillé par un avion anglais à l'entrée de la gare de Quimperlé. Le , deux avions anglais mitraillent des trains se dirigeant vers Lorient à la sortie de Quimperlé ; quelques maisons sont touchées[33]. La ville sera libérée le par les Forces françaises de l'intérieur (FFI) et les Allemands seront ensuite tenus en respect à bonne distance de Quimperlé dans ce qui deviendra la poche de Lorient. Le "front de la Laïta" (qui s'étendit de Quimperlé au Pouldu) fut, après la libération de Quimperlé, une ligne de résistance contre les Allemands (une vingtaine de résistants furent tués pendant ces combats, qui firent aussi une vingtaine de victimes civiles) qui dura jusqu'à la capitulation du général Fahrmbacher le qui marqua la fin des combats de la poche de Lorient[34].

La ville fut épargnée par les bombardements et les destructions durant la Seconde Guerre mondiale sauf pendant la période de la Poche de Lorient, à la différence de ses voisines Lorient et Hennebont

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Six soldats au moins (Eugène Pellant, Jean Petit, Louis Queirard, Raymond Rivalain, Jean Trebern, Robert Ulloa) originaires de Quimperlé sont morts pendant la Guerre d'Indochine et cinq au moins (Corentin Le Berre, Louis Nicolas, Bernard Panaget, Denis Petit, Émile Poupon) pendant la Guerre d'Algérie[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1679 1683 Samuel Billette de Villeroche[35]   Procureur-syndic[36], sénéchal[37], député de Quimperlé aux États de Bretagne en 1681, afféagiste[38]
         
1748 1749 Le Coq de Maison-Meur    
1749 1755 Robert de Frogerays de Kergall[39]   Avocat en la Cour de Quimperlé
1755 1758 Desnos    
1763   Chatelinais du Chesnay    
1765   Jean René Ladau-Dezautté[40]   Avocat au Parlement de Bretagne, conseiller et procureur du Roi.
1765 1767 Delaly    
1768 1772 Vincent Billette de Villeroche   Député aux États généraux de 1789. Arrière-arrière-petit-fils de Samuel Billette de Villeroche
1772 1790 Joseph Frogerays[41]   Avocat à la Cour (avant la Révolution française). Fils de Robert de Frogerays de Kergall.
1790 1790 Bonaventure Le Capitaine de Boisdaniel[42]    
1790 1791 Samson Bienvenu[43]   Procureur près le tribunal de première instance de Quimperlé.
1791 1792 Pierre Buisson de Basseville[44]   Officier de la Compagnie des Indes.
mai 1792 décembre 1792 Vincent Billette de Villeroche   Déjà maire entre 1768 et 1772.
1792 1794 Pierre Daveau   Ancien moine bénédictin et prêtre constitutionnel
1794 1795 Louis Vincent Bosc[45]   Docteur en chirurgie. Député aux États généraux de 1789.
1795 1797 de Jordanis    
1797 1800 Louis Vincent Bosc   Déjà maire entre 1794 et 1795.
1800 1812 Paul Olivier Le Corre[46]   Avocat
1807 1812 Jean-François Mancel[47]   Notaire et procureur.
1812 1815 Joseph Cuny[48]    
1815 1830 Louis du Boisguéhenneuc[49]   Propriétaire. Ancien capitaine. Chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur.
1830 1834 Joseph Cuny   Déjà maire entre 1812 et 1815.
1834 1837 Hippolyte Poirier de Nasseville   Maire nommé par le Roi[50]
1837 1843 Joseph Chancellay[51]   Propriétaire. Seulement adjoint au maire, mais signe les actes d'état-civil (maire inconnu).
1843 1846 Louis de Langle-Beaumanoir[52]   Les actes d'état-civil sont signés par les adjoints
1846 1848 Jean Jan de La Gillardaie[53]    
1848 1852 Jean François Audran[54]   Notaire.
1852 1860 Paul Bréart de Boisanger[55]   Avocat. Conseiller général (canton d'Arzano). Membre de l'Association bretonne.
1860 1870 Louis du Couëdic de Kergoaler Royaliste Comte. Député du Finistère de 1857 à 1870.
1870 1874 Jean François Audran[56]   Notaire. Juge de paix. Fils de Jean François Audran, maire entre 1848 et 1852.
1874 1878 Paul Bréart de Boisanger   Déjà maire entre 1852 et 1860.
1878 1879 Jean François Audran   Déjà maire entre 1870 et 1874.
1879 1884 Félix Lorans[57]   Avoué près le tribunal civil de première instance de Quimperlé
1884 1886 Yves-Marie Tranvouez    
1886 1896 Alexis Savary[58]   Constructeur mécanicien.
1896 1904 Charles Richard    
1904 1908 Jules Le Louédec[59] Gauche démocratique Député, puis sénateur.
1912 1919 Arthur Courtier[60]   Professeur, puis négociant.
1919 1931 Jules Le Louédec   Déjà maire entre 1904 et 1908.
1931 1934 Charles Liot[61] Radical-socialiste Banquier et administrateur de biens
1934 1948 Alain-Paul Le Louédec Rép.GUDSR Conseiller général (1945-1958)
1953 1957 Joseph Le Roch Soc.ind  
1957 1959 Hélène Le Garrec    
1960 1969 Jean Charter DVG  
1976 1977 Vincent Héry    
1977 1989 Yves Guillou DVG Directeur des services techniques
1989 1995 Guy Savin PS  
1995 2001 Marcel Tusseau DVD Gérant de société
mars 2001 2008 Daniel Le Bras PS Médecin anesthésiste-réanimateur
mars 2008 avril 2014 Alain Pennec SE[62] Professeur agrégé de géographie
5 avril 2014 en cours Michaël Quernez[63] PS Conseiller général (depuis 2008)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2011, Quimperlé compte 12 156 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Quimperlé depuis 1793.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 549 5 617 4 263 4 724 5 275 5 541 5 261 5 791 6 114
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 375 6 240 6 863 6 253 6 533 6 821 7 156 8 049 8 306
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 036 9 176 9 188 8 995 8 969 9 062 9 335 10 679 10 030
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
10 272 10 698 10 907 11 067 10 748 10 850 10 725 12 156 12 025
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2006[65].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 21,6 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 29,1 %).
Pyramide des âges à Quimperlé en 2007 en pourcentage[66]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
2,0 
7,7 
75 à 89 ans
12,7 
13,3 
60 à 74 ans
14,4 
21,9 
45 à 59 ans
20,7 
20,2 
30 à 44 ans
17,3 
18,4 
15 à 29 ans
16,9 
18,0 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[67]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Langue et culture bretonne[modifier | modifier le code]

Le bagad de Quimperlé (Bro Kemperle) en 2009.
Ya d'ar brezhoneg

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 18 décembre 2008. La charte a été signée le 14 janvier 2009, la mairie s’engageant sur le deuxième niveau de la charte. Le 4 mai 2012 a été remis à la commune le label Ya d'ar brezhoneg de niveau 2.

Deskadurezh

La première école bilingue breton-français est créée en 1989, il s'agit de l'école associative, sous contrat avec l'État : Diwan Kemperle. À la rentrée 2010, une filière bilingue publique voit le jour à l'école Bisson. Une association de parents d'élèves Div Yezh Skol Kemperle est créée en 2012. À la rentrée 2011, une filière bilingue publique est ouverte au collège de La Villemarqué. À la rentrée 2016, 163 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues publiques (soit 9,1 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[68].

Le bagad Bro Kemperle

Quimperlé est aussi réputée pour son bagad Bro Kemperle qui a obtenu notamment deux titres de champion de Bretagne des bagadoù.

Le cercle celtique Giz'Kalon

Quimperlé possède aussi le cercle celtique Giz'Kalon.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille.

Quimperlé est une ville de tourisme et d'industries florissantes encore aujourd'hui. Jadis port relativement important, les quais de Quimperlé ne reçoivent plus aujourd'hui que les petits bateaux de plaisance.

Aujourd'hui sont implantés sur la commune les papeteries de Mauduit et la ville est le siège du groupe agroalimentaire Bigard (abattoirs, viande hachée, produits élaborés traiteur), qui y a implanté son principal établissement et emploie plus de 1200 personnes, et une usine de fabrication d'aliments pour chiens et chats (Nestlé ayant racheté Friskies et Whiskas).

À noter que la ville dispose de nombreuses zones d'activités commerciales et/ou industrielles en périphérie des deux centre-ville (Kervidanou, Kergoaler, Kerisole, Kergostiou, La Villeneuve Braouic, etc.).

La ville, dont l'industrie est en souffrance depuis quelque temps, se tourne aujourd'hui vers une économie de plus en plus orientée vers les services, ainsi de nombreux investissements sont en cours pour créer/agrandir la zone commerciale de Kergoaler en direction de Mellac (Kervidanou). De nouveaux magasins y sont déjà ouverts : Gifi, Intersport, Picard, Gamm'Vert, La Halle, Distri-center, etc.).

Le poids économique de la ville lui permet de se situer au quatrième rang du département du Finistère.

La ville est également pourvu d'un centre hospitalier général. Cet établissement a subi au cours du second semestre 2007 une profonde restructuration. En effet, la fermeture de la maternité fut décidée ainsi que l'arrêt des interventions de chirurgie viscérale en juillet, puis en novembre le bloc opératoire fut définitivement fermé. À la suite de négociations menées par le directeur Étienne Morel, le centre hospitalier a obtenu le maintien d'une enveloppe budgétaire permettant l'ouverture de nouvelles activités pour maintenir un niveau de performances élevé pour ce secteur du territoire de santé. En février 2008, six lits d'unité d'hospitalisation de courte durée ont ouvert, suivis par un service de géronto-psychiatrie de vingt lits et cinq places. Au printemps 2009, une première partie de l'unité de soins de suite en pneumologique fut également ouverte.

Le secteur hébergement qui représente plus de la moitié de la capacité de l'établissement connaît également de profonds changements avec l'ouverture de la maison de retraite de Moëlan-sur-Mer en 2005, la signature de la convention tripartite en décembre 2007 et le démarrage des travaux de reconstruction de la résidence de Bois Joly (vaste chantier qui durera jusqu'en 2015).

Éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La gare de Paris-Montparnasse est à quatre heures de Quimperlé avec le TGV Atlantique.

Quimperlé est largement desservie au niveau des transports et équipée en voies de communication. La gare de Quimperlé est un arrêt du TGV Atlantique. Ce dernier met la ville de Quimperlé à seulement 3h20 de Paris avec trois allers-retours quotidiens. Les liaisons par TER sont en essor, vers Quimper et vers Lorient ainsi que Nantes et Rennes. En 2012 ont commencé des travaux destinés à aménager en un ensemble fonctionnel la gare ferroviaire et la gare routière. Deux échangeurs routiers (trois dans le sens Paris-Quimper) situés aux issues de la ville permettent de rejoindre rapidement la RN 165, un axe rapide à deux fois deux voies qui relie les grandes villes du littoral atlantique breton. La communauté d'agglomération Quimperlé communauté a créé en 2011 un réseau de transport de voyageurs par bus dénommé TBK.

Train[modifier | modifier le code]

Évolution du trafic passagers de la gare de Quimperlé depuis 2011
Année Passagers Variation annuelle
2011 244 519 en stagnation 0 %
2012 262 924 en augmentation +7 %

En 2012 les lignes Lorient-Quimperlé et Quimperlé-Quimper représentait 162 000 voyageurs.

Réseau TER Bretagne[modifier | modifier le code]

Ligne 18 Quimper ↔ Quimperlé ↔ Lorient
Ligne 3 Quimper ↔ Quimperlé ↔ Nantes

Bus[modifier | modifier le code]

Réseau TBK[modifier | modifier le code]

TBK enregistre en 2016 près de 800 000 Voyageurs sur l'année.

Ligne Urbaine[modifier | modifier le code]
Ligne A Mellac - Feunteun Don ↔ Quimperlé par gare SNCF ↔ Quimperlé - Quinquis
Ligne B Tréméven - Mimosa ↔ Quimperle par gare SNCF ↔ Quimperlé - Kerhor
Ligne C Quimperlé - Rue Hélène Boucher ↔ Quimperlé par gare SNCF ↔ Quimperlé - Bois-Joly
Ligne D Quimperlé - Jules Ferry ↔ Quimperlé - Coat-Kaer - par gare SNCF
Ligne Interurbaine[modifier | modifier le code]
Ligne 1 Quimperlé - Gare SNCF ↔ Guiscriff - Place de l'église
Ligne 2 Quimperlé - Gare SNCF ↔ Scaër - Centre Poste
Ligne 2bis Bannalec - Centre ↔ Saint-Thurien - Centre
Ligne 3 Quimperlé - Gare SNCF ↔ Le Trévoux — Centre Poste
Ligne 4 Quimperlé - Gare SNCF ↔ Moëlan-sur-Mer — Kerduel
Ligne 5 Quimperlé - Gare SNCF ↔ Clohars-Carnoët — Doelan Rive Droite
Ligne 6 Quimperlé - Gare SNCF ↔ Guidel — Place Jaffre
Ligne 7 Quimperlé - Gare SNCF ↔ Guilligomarc'h — Guiscaer
Ligne 8 Quimperlé - Gare SNCF ↔ Le Faouët — Place des halles
Ligne 9 Riec-sur-Bélon — Place Dr Y. Loudoux ↔ Guidel — Place Le Montagner
Ligne 47 Quimperlé - Gare SNCF ↔ Concarneau — Port

Sport[modifier | modifier le code]

La commune de Quimperlé comporte près de quarante sept associations sportives totalisant plus de trois mille cinq cent licenciés.

Quelques clubs :

  • TC Quimperlé (tennis) ;
  • FC Quimperlé (football) ;
  • BC kemperle (badminton) ;
  • KBC (basket) ;
  • ROCK (rugby) ;
  • Nageurs des 3 Rivières (natation);
  • Les arraignées de l'Ouest (escalade);
  • US Quimperlé (football).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé est une abbaye bénédictine, fondée en 1029 ou 1050, par le comte de Cornouaille, Alain Canhiart. C'est, avec l'église de Lanleff, dans les Côtes-d'Armor, la seule église de Bretagne à avoir un plan circulaire, calqué sur celui de l'église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem. Ce plan a, de plus, la forme d'une croix grecque. Sainte-Croix est l'église romane à plan centré la plus haute de France. Le clocher s'est effondré sur le nord-ouest de l'église en mars 1862. La restauration est effectuée par l'architecte Joseph Bigot, voulant restituer un caractère résolument roman à l'édifice. Il ne rétablit pas, par exemple, la porte d'accès de style gothique construite, au nord, au XVIe siècle, et donnant sur la rue Brémond d'Ars actuelle ; c'est à lui que l'on doit aussi le chœur surélevé, qui n'existait pas à l'origine. Le chœur des moines et le chevet sont des chefs-d'œuvre de l'art roman (relativement rare en Bretagne). La crypte du XIe siècle, très bien conservée, contient deux gisants, dont celui de saint Gurloës ou saint Urlou, premier abbé bénédictin de l'abbaye. La Mise au tombeau, en calcaire de Saintonge, sculptée aux environs de 1500, est remarquable par son ancienneté, la taille et le nombre de ses personnages, même si, entreposée de manière précaire dans le jardin de l'abbaye pendant plusieurs décennies, elle a totalement perdu sa polychromie originale (la Mise au tombeau a été restaurée en 1995). Le retable monumental du XVIe siècle, également en pierre calcaire, a été restauré au début des années 2000. On y voit profusion de statues : évangélistes, apôtres, prophètes, Christ en majesté, vertus, sous des dais, des pinacles qui sont une vraie dentelle de pierre. Un rare christ habillé ou « en robe », en bois, du XVIIe siècle, fait face à une chaire du XVIIe siècle[69].
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L'église Notre-Dame de l'Assomption, place Saint-Michel (ville haute).
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption est l'ancienne chapelle de la communauté des bourgeois de la ville[70] : sa nef, datant du XIIIe siècle, et dans un style gothique primitif. L'édifice, connu aussi sous le vocable de Saint-Michel, est une construction des XIIIe et XVIe siècles, surmontée d'une tour carrée. L'église a probablement été ruinée en 1373, par Bertrand Du Guesclin, après la guerre de Succession de Bretagne (destruction de sa façade ?), mais reconstruite au XVIe siècle, grâce aux dons du duc de Bretagne, Jean V, en style gothique flamboyant (la tour, le chœur et les deux porches nord et sud datent de cette époque). La tour était surmontée d'une flèche en bois recouvert de plomb : cette flèche est détruite en pour en récupérer le métal, sur ordre des délégués du représentant en mission Bréard. Les sablières, sculptées vers 1430, sont parmi les plus anciennes de Bretagne[69]. L'église possède une statuaire intéressante : à l'extérieur, une Vierge allaitante (XVIe siècle), conservant des traces de polychromie, et, à l'intérieur, une Vierge à l'enfant, de la seconde moitié du XIVe siècle, et Notre-Dame de Bonne Nouvelle, du début XVIe siècle. L'église est classée par les Monuments historiques[71],[72].
Albert Robida, Le Porche de l'église Notre-Dame de l'Assomption (vers 1900), lithographie.
  • L'église Saint-Michel était l'ancienne église de la paroisse Saint-Michel) et était située sur la place du même nom. Elle a été détruite. En raison de son état, le culte est transféré dans l'église Notre-Dame, dans le dernier quart du XVIIIe siècle.
  • L'abbaye Blanche est l'ancien couvent des dominicains. Fondée en 1265, par le duc Jean Ier, elle ferme en 1790 et est achetée comme bien national. Elle subit des destructions pendant la Révolution française : église détruite et bâtiments conventuels défigurés. Des sœurs s'y installent au début du XIXe siècle et, depuis 1960, les lieux abritent l'ordre des Filles de Jésus de Kermaria. La chapelle Saint-Joseph y est construite de 1932 à 1935, et est décorée de vitraux d'A. Bouler.
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Façade en ruines (intérieur) de l'ancienne église paroissiale St-Colomban : porche roman et fenêtrage gothique.
Ruines de la façade - côté intérieur - de l'ancienne église paroissiale Saint-Colomban.
  • Les vestiges de l'ancienne église paroissiale Saint-Colomban (porche roman du IXe siècle surmonté d'une fenêtre gothique du XIIIe siècle) ; restes d'un pilier du chœur gothique, avec cul-de-lampe à visage humain. C'est peut-être à cet emplacement que saint Gurthiern aurait créé la première abbaye, suivant la règle de saint Colomban (moine d'origine irlandaise). Celle-ci aurait été détruite par les Vikings, en 878.
La chapelle Saint-David.
  • La chapelle Saint-David est l'ancienne église tréviale de Saint-David. Elle est, depuis l'origine, entourée de son cimetière, devenu communal par la suite. La nef est du XVIe siècle, le transept et le chœur sont reconstruits en 1846, par Joseph Bigot. L'édifice a peut-être comporté un ossuaire (si l'on en croit une gravure ancienne).
  • Les hôtels particuliers des rues Brémond d'Ars et du Gorrequer, notamment des maisons en pans de bois.
    • L'hôtel Brémond d'Ars.
    • L'hôtel Auffret du Cosquer.
    • L'hôtel Bréart de Boisanger.
    • La « Maison des Archers » (Ti ar Waregerien)[73] est une maison à pans de bois à façade sur rue, du XVIe siècle, restaurée dans les années 1970 et en 2011. Construite sur cinq niveaux, haute de trois étages, elle possède de remarquables poutres en bois et cheminées en granite. Elle fut longtemps la résidence de notables (plusieurs notaires s'y succédèrent, de père en fils, au XVIIe siècle). Elle est désormais propriété de la ville de Quimperlé qui y organise des expositions temporaires.
  • Le Présidial était un immeuble construit en 1653, sur le modèle de la maison voisine (à gauche) pour abriter, au rez-de-chaussée, la cohue (marché couvert) et, à l'étage, la communauté de ville et la sénéchaussée (tribunal royal). Du bâtiment, disparu, il ne reste qu'un bel escalier en pierre, à deux volées, qui donnait notamment accès à la prison (maison voisine, à droite). Notons qu'il n'y a jamais eu de présidial à Quimperlé. La salle située en arrière de l'escalier, de construction plus récente, est utilisée comme église provisoire, pendant la restauration de l'église abbatiale Sainte-Croix, et sert, actuellement, de lieu municipal d'expositions.
Maison à pans de bois dite maison des archers.
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  • Le quartier du Bel-Air : maisons de « maçons italiens », de l'entre-deux-guerres.
  • L'hôpital Frémeur[74] est le dernier hôpital de structure médiévale encore existant dans l'ouest de la France. Il est, depuis 2002, inscrit à l'Inventaire des Monuments historiques et classé depuis 2004. La restauration est décidée à la fin de 2012. Le bâtiment principal, en pierres de taille, est une longère construite sur plusieurs époques, au bord du Dourdu[Lequel ?]. La distribution des pièces a pu changer au cours des temps : à un moment, au sous-sol, se trouvaient les réserves et la cuisine, au rez-de-chaussée le dortoir des femmes, au premier étage celui des hommes et au deuxième étage les chambres du personnel et des malades contagieux. La chapelle de l'hôpital, dite « chapelle Saint-Eutrope », est une chapelle hospitalière médiévale caractéristique : petite mais très haute afin de permettre aux malades d'entendre les cérémonies religieuses depuis les tribunes ou de leur lit. Elle possède un mobilier datant, pour partie, d'avant la Révolution ; pour l'autre partie, le mobilier résulte des transformations apportées à la chapelle et à son décor, en 1874, par l'architecte Joseph Bigot[69].
  • Le pont Lovignon (XVIIe siècle), appelé aussi pont Fleuri, possédait six arches gothiques dont il n'en reste que deux, une à chaque extrémité ; les quatre arches, détruites lors des crues de 1746, sont remplacées par deux grandes arches marinières, avec des avant-becs importants. Le pont garde sa structure ancienne en dos d'âne.
  • Le pont Salé, ou Isole, détruit lors des crues de 1746, il est reconstruit en pierre, avec un arc en anse de panier, vers 1754-1755 puis disparaît en 2006, victime des crues de 2000-2001 et du manque d'intérêt d'une municipalité qui le remplace par une passerelle métallique. Des sentences de la justice de l'abbaye Sainte-Croix y étaient rendues, au Moyen Âge, sur la « pierre du poissonnier ».
  • Le viaduc ferroviaire qui franchit la Laïta date de 1862.
  • Le viaduc de la voie express N 165, au sud de Quimperlé.
  • La médiathèque, de la fin du XXe siècle, place Saint-Michel.

À travers la ville[modifier | modifier le code]

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Dans les environs[modifier | modifier le code]

  • la chapelle de Lothéa à la lisière de la forêt de Carnoët : en ruines dans les années 1950-1960, elle fait l'objet d'une reconstruction depuis les années 1990 ;
  • La forêt domaniale de Carnoët, où se tint pendant longtemps, à la Pentecôte, le pardon des Oiseaux ;
  • Les Roches du Diable, sur l'Ellé, au nord de Quimperlé.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La chapelle des Ursulines, lieu municipal d'exposition. Le collège Jules-Ferry est à l'arrière-plan.
  • École Bisson (maternelle) ;
  • École Brizeux (élémentaire) ;
  • École du Lézardeau (maternelle et élémentaire) ;
  • École de Kersquine (maternelle et élémentaire) ;
  • École Thiers (élémentaire) ;
  • Sainte-Croix (maternelle, élémentaire, collège) ;
  • Notre-Dame de Kerbertrand (de la maternelle au lycée général et technologique) ;
  • École Diwan bilingue (maternelle et élémentaire) ;
  • Collège de La Villemarqué ;
  • Collège Jules-Ferry (ancien couvent des Ursulines) ;
  • Lycée polyvalent de Kerneuzec ;
  • Lycée professionnel Roz-Glas.

Quimperlé et sa région vus par les peintres[modifier | modifier le code]

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Personnalités notables liées à Quimperlé[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. KerOfis
  2. Marcel Kervran, D'Anaurot à Quimperlé : 1500 ans d'histoire, Société D'histoire Du Pays De Kemperlé, , 422 p.
  3. a et b Une trève est en Bretagne une subdivision paroissiale.
  4. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjg5OaEssHUAhVMnRoKHc8LBtMQ6wEIJzAA#v=onepage&q=Quimperl%C3%A9&f=false
  5. "Bulletin de la Société d'histoire de Kemperle", janvier 2001
  6. Délibération municipale du 12 août 1746, citée par "Bulletin de la Société d'histoire de Kemperle", janvier 2001
  7. Pièges à poissons
  8. Lettre du sénéchal M. Joly de Rosgrand, citée par "Bulletin de la Société d'histoire de Kemperle", janvier 2001
  9. "Le Publicateur" du 16 février 1883, citée par "Bulletin de la Société d'histoire de Kemperle", janvier 2001
  10. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest du 2 février 1995
  11. Déclaration du maire Marcel Tusseau, journal Ouest-France des 23, 24 et 25 décembre 2000
  12. http://www.la-croix.com/Actualite/France/Les-inondations-de-Quimperle-illustrent-l-insuffisance-de-la-prevention-2014-01-05-1084856
  13. https://www.smeil.fr/le-papi/
  14. https://uesr29.fr/comment-lutter-contre-les-inondations-lexemple-de-quimperle/
  15. Jacques Cambry : « Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795 », 1797-1798, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k43631f/f428.image.r=moelan
  16. Chanoine Moreau, Histoire de ce qui s'est passé durant les guerres de la Ligue en Bretagne (en ligne).
  17. Claude de Kerouartz, née le à Lannilis, décédée le à Quimperlé
  18. Il s'agit du faubourg du Gorréquer
  19. Dubuisson-Aubenay, François-Nicolas Baudot (1590-1652), Itinéraire de Bretagne en 1636, d'après le manuscrit original, 1898 (en ligne).
  20. Pierre-Henri Billy, « Des prénoms révolutionnaires en France », in Annales historiques de la Révolution française, 322 | octobre-décembre 2000, mis en ligne le 06 avril 2004, consulté le 09 avril 2014.
  21. Pierre Milza, « L'année terrible ». La Guerre franco-prussienne (septembre 1870-mars 1871), Perrin, 2009, p. 321.
  22. http://royaume-de-france.clicforum.com/t1847-La-petite-chouannerie.htm
  23. A. Brillet, Une petite ville bretonne, Quimperlé, en 1815, d'après les archives municipales, revue "Norois", année 1968, volume 60, no 1, http://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1968_num_60_1_7323
  24. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjg5OaEssHUAhVMnRoKHc8LBtMQ6wEIJzAA#v=onepage&q=Lanvignon&f=false
  25. Serge Duigou et Jean Failler, "La Cornouaille dans tous ses états", éditions Palantines, 2013 [ (ISBN 978-2-35678-086-7)]
  26. a, b, c et d http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29233&pays=France&dpt=29&idsource=61339&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  27. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=7523
  28. L'Ouest-Éclair no 14558 du 15 septembre 1936 (en ligne).
  29. Auguste Génot, né le à Quimperlé, épicier en gros, président du patronage L'Avant-garde quimperloise ; chef du réseau Turma-Vengeance de Quimperlé, il réceptionna de nombreux parachutages d'armes et cacha un aviateur américain et fut arrêté sur dénonciation le et déporté depuis Compiègne au camp de concentration de Neuengamme ; mort du typhus le à Sandbostel ; chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume
  30. http://www.likes.org/Portrait-Les-Genot-une-famille
  31. Julien Mauduit, né le à Quimperlé
  32. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-m.htm#deb
  33. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ (ISBN 9-782364-28007-6)]
  34. http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20050504&article=9918320&type=ar et http://museedelaresistanceenligne.org/media7815-Brassard-FFI-de-Clohars-CarnoA
  35. Samuel Billette de Villeroche, né le à Concarneau, décédé le à Quimperlé
  36. Aussi procureur fiscal de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé
  37. Sénéchal de la Sauldray en Guidel et de Carnoët en Quimperlé
  38. Afféagiste du Roi pour la moitié de tous les moulins de Quimperlé et des environs et fours banaux à partir de 1689
  39. Robert de Frogerays de Kergall, né en 1703 à Quimperlé, décédé le à Quimperlé
  40. Jean René Ladau-Dezautté, né en 1735 à Quimperlé, décédé le à Quimperlé
  41. Joseph Hyacinthe Frogerays, marié le à Quimper-Saint-Sauveur avec Anne de Kerguelen de Trémarec (mais alors domicilié dans la paroisse Saint-Colomban à Quimperlé)
  42. Bonaventure Le Capitaine de Boisdaniel, né en 1735 à Quimperlé ; il fut procureur général du département du Finistère
  43. Samson Bienvenu, né le en la paroisse Saint-Michel de Quimperlé, décédé le à Quimperlé
  44. Pierre Buisson de Basseville, baptisé le à Quimper (fils de Pierre Buisson, notaire et procureur au présidial de Quimper)
  45. Louis Vincent Bosc, né le à Quimperlé, décédé le à Quimperlé
  46. Paul Olivier Le Corre, né le à Plouay
  47. Jean François Mancel, baptisé le à Pouldergat
  48. Joseph Cuny, baptisé le dans la paroisse saint-Michel de Quimperlé
  49. Louis du Boisguéhenneuc, né le à Châteaulin, décédé le à Quimperlé
  50. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k204222j/f491.image
  51. Joseph Chancellay, né le à Querrien, décédé le à Quimperlé
  52. Probablement Louis Joseph Théophile de Langle-Beaumanoir (la famille de Langle possédait le château de Beaumanoir à Évran (Côtes-du-Nord), né le , décédé le
  53. Jean Jan de La Gillardaie, né vers 1797 (son père, avocat, fut maire de Pontivy), décédé le
  54. Jean François Audran, né le dans la paroisse Saint-Michel de Quimperlé, décédé le à Quimperlé
  55. Paul Bréart de Boisanger, né le à Quimperlé, décédé en 1895
  56. Jean François Audran, né le à Quimperlé, décédé le à Quimperlé
  57. Félix Laurans, né le à Quimperlé, décédé en 1907 à Quimperlé
  58. Alexis Savary, né le à Quimperlé, décédé le à Quimperlé
  59. Jules Le Louédec, né le à Rosporden, décédé le à Courbevoie
  60. Arthur Courtier, né le à Chantraines (Haute-Marne), décédé des suites d'une maladie contactée pendant la Première Guerre mondiale (il était alors lieutenant au 85e régiment d'infanterie territoriale) alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne le à Quimperlé
  61. Charles Liot, né en 1882, décédé en 1974, excommunié en 1905 pour avoir soutenu la loi de séparation des Églises et de l'État ; blessé par une balle allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, il perdit alors une jambe
  62. Le Télégramme, 17 mars 2008.
  63. Pierre Fontainier, « Une nouvelle responsabilité pour Michaël Quernez », Ouest-France, 6 avril 2014.
  64. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  65. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  66. « Évolution et structure de la population à Quimperlé en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  67. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
  68. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  69. a, b et c « Bienvenue à Quimperlé », sur quimperle.com
  70. « Église paroissiale Notre-Dame et Saint-Michel », sur patrimoine.region.fr
  71. « Quimperlé », sur infobretagne.com
  72. L'église fut restaurée de 2011 à 2013.
  73. Roland Godefroy, « Célèbre mais secrète : la maison des archers », in Ouest-France, édition de Quimperlé, 22 août 1979.
  74. Armelle Bellancourt, L'hôpital de Quimperlé des origines à la Révolution, 1993.
  75. http://www.artnet.fr/artistes/paul-de-lassence/le-pont-fleuri-%C3%A0-quimperl%C3%A9-eVAi97Ati8tPbEwhtVsOBQ2

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le pays de Quimperlé dans l'Antiquité de EVEILLARD Jean-Yves ; GALLIOU Patrick, Centre de Recherche Bretonne et Celtique.Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999 [ (ISBN 2-901737-41-2)].
  • La ville de Quimperlé du XIIe au début du XIVe siècle de LEGUAY Jean-Pierre, Centre de Recherche Bretonne et Celtique.Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999 [ (ISBN 2-901737-41-2)].
  • La communauté de ville de Quimperlé au XVIIe siècle de SAUPIN Guy, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999 [ (ISBN 2-901737-41-2)].
  • Marcel Kervran, D'Anaurot à Quimperlé, 1500 ans d'histoire, Société d'histoire du pays de Kemperlé, , 422 p. (OCLC 10931407, LCCN 84157453)
  • La passionnante histoire d'un lycée de Bretagne : Quimperlé 1681-2001 de LE GREVELLEC Agathe ; LE LEANNEC Marie-Line ; LE BECHENNEC Sonia ; COCOUAL Chantal ; MIOSSEC Sébastien ; PENNEC Alain ; OFFRET Laure ; PENNEC Tangui, ÉDITEUR: C.D.D.P. Finistère [ (ISBN 2-86634-363-8)].
  • Le p'tit train de Quimperlé à Concarneau, fantastique épopée sociale et économique de PICOL Daniel, Arhemus, 2000 [ (ISBN 2-913511-08-2)].
  • La Bretagne aimée des peintres. Quimperlé, Pont-Aven, Concarneau 1880-1920 de THERSIQUEL Michel ; YONNET Daniel, Éditions Le Télégramme, 2001 [ (ISBN 2914552262)].
  • Revue l'Illustration de Paris, Une fête agricole de Bretagne, 9 février 1856, page 88.
  • La Laïta. Par Marcel Gozzi et Isabelle Thieblemont. Liv'Éditions 2014. Pages 208 à 236.

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