Cyril de La Patellière

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Cyril de La Patellière
Portrait Cyril de La Patellière.jpg
Cyril de La Patellière en 2014.
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Cyril Durant de La Pastellière, dit Cyril de La Patellière, né le à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), est un sculpteur et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le sculpteur Cyril de La Patellière est né à Saint-Nazaire, dans une ville en pleine reconstruction après les bombardements alliés de la poche de Saint-Nazaire. C'est un membre de la famille Durant de La Pastellière. Il descend de Charles Durant de La Pastellière, premier maire de Bressuire en 1704[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Cyril de La Patellière est un ancien élève de l'école Saint-Joseph de Saint-Nazaire et du lycée Carnot de Cannes, il est issu d'une famille d'artistes : son grand-père fabriquait des maquettes de bateaux pour le musée des beaux-arts de Nantes, deux de ses frères sont devenus graphistes à Paris. La rencontre, dans la ville du Cannet en 1961 (à la Villa Domergue), d'Odette Domergue, femme de Jean-Gabriel Domergue, et de ce peintre lui-même, à qui il montre ses dessins, l'orientera vers une carrière artistique.

Cyril de La Patellière est pensionnaire de l'École Nationale des Arts Décoratifs de Nice de 1967 à 1972. Il y rencontre Jules Henri Lengrand, son professeur de peinture grand prix de Rome, Maurice Gambier d'Hurigny, son professeur de sculpture, prix de Rome, Georges Arnulf, aussi prix de Rome, son professeur de dessin ; également Edmond Vernassa, avec lequel il s'essaye à l'art cinétique en compagnie de Raymond Cornillon (Knoll International), puis encore Pablo Picasso, Raymond Moretti, César Baldaccini, le peintre Gérard Eppelé. Cette dernière année 1972 de l'ENAD se déroula à la Villa Arson qui venait d'être inaugurée par André Malraux.

En 1969, il participe à la restauration des peintures sur panneaux de bois (du XIIIe siècle) du plafond du cloître de la cathédrale Saint-Léonce de Fréjus sous la direction de l'Architecte des bâtiments de France, Pierre Aujard. En 1970, à la galerie Alphonse Chave à Vence, il croise Zao Wou-Ki et Max Ernst avec lesquels il fait de la lithographie sous la direction de Pierre Chave, ainsi qu'avec le peintre vietnamien Vũ Cao Đàm. En juin 1970, il expose une série de lithographies à la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence dans le cadre de l'exposition Une école, une fondation (dont il crée l'affiche). En 1971, Cyril de La Patellière, encore étudiant aux Arts décoratifs, collabore avec le designer suisse Georges Frydman, élève de Le Corbusier. De ce travail naîtra la Table œuf commercialisée par la société Meubles EFA.

Il ouvre ensuite son cabinet de graphisme et commence sa carrière dans la publicité en créant des logotypes (laboratoires Arkopharma, société Imprimix, Opéra de Nice, etc.) et des affiches (carnaval de Nice, ville de Nice). Affiches aussi pour certains spectacles du Théâtre national de Nice pour lequel il travailla avec ses directeurs d'alors : Jean-Pierre Bisson et Jacques Weber (entre autre "Monte Cristo"). Il est l'auteur d'un alphabet typographique en collaboration avec l'atelier d'art graphique TypoGabor. Alphabet présenté aux Rencontres internationales de Lure.

En 1982, il peut se consacrer à sa véritable vocation, la sculpture[2], après sa rencontre décisive à Villefranche-sur-Mer avec Antoniucci Volti. Il ouvre son atelier la même année. Il collabore un temps avec le céramiste Roger Capron. Sa première commande lui est alors confiée par le maire de Nice de l'époque, Jacques Médecin : le bronze Hommage à la Méditerranée (fonderie Susse), érigé au palais des congrès de Nice (Acropolis), un " tiré à part " de la tête de cette œuvre est au musée de Bressuire. Ce même Jacques Médecin lui commande une autre pièce de bronze ("Asahi ou le soleil levant ") qu'il fera placer au Japon dans un magasin Mitsukoshi. Suit alors une série de commandes pour différentes villes du monde : Grasse, Marseille, Gap[3], Amboise (Léonard de Vinci au Clos Lucé), Villefranche-sur-Mer (Buste de Jean Cocteau), Menton (musée Cocteau), Cogolin, Paris (Buste de l'Amiral de Grasse au musée de la Marine), Tokyo, Washington (Amiral de Grasse), Bruxelles (Jacques Brel), Monaco (La Femme au Miroir), Toronto (marbre), Zurich, Rome, etc. Le prince Rainier III de Monaco lui commande le Monument à sainte Dévote[4]. De cette sculpture, un tiré à part de la tête et la colombe rentrent dans la collection princière. Parallèlement, il expose à Rome, Utrecht, New York, Bruxelles, Londres, Monaco, en Andorre, au Salon d'automne de Paris, etc.

Une exposition rétrospective de son travail a lieu du 22 mai au 4 juin 1986 au centre de congrès Nice-Acropolis sur proposition de Jacques Médecin. À la demande de Hugues de La Touche, conservateur à cette époque du musée Cocteau, et de Jean-Claude Guibal, maire de Menton, il expose régulièrement au " Palais de l'Europe " à Menton. Il figure dans de prestigieuses collections privées : celles de la reine Élisabeth II, du prince Albert II de Monaco, de Michel Pastor, de Jacques Ginepro[5], de Jeanne Augier[6], de Hansjörg Huber, de Gonzague Saint Bris, du galeriste Jean Ferrero, ainsi que des collectionneurs de Monaco.

Dans l'année 1988, le maire de Grasse de l'époque, maître Hervé de Fontmichel lui commande une statue en bronze de l'Amiral de Grasse (dont un deuxième exemplaire est dans la ville du Bar-sur-Loup). Toujours en 1988, sur une idée de Jean-Claude Brialy et à sa demande, il crée le buste de Jean Cocteau, bronze qui est inauguré en juillet 1989 (centième anniversaire de la naissance) à Villefranche-sur-Mer. En 1990, le prince Rainier fait installer la pièce de bronze de Cyril de La Patellière " Maryse au miroir ou le temps inaltérable " dans les jardins Saint-Martin sur le rocher de Monaco. En 1993, il sculpte dans le marbre un grand cygne commandé par un particulier à destination de la Nécropole de Nice. En 1994, l'architecte Guy Lambelin fait appel à lui pour la décoration intérieure de l'église Saint-Marc à Nice. Il y réalise deux tapisseries de cinq mètres, les fonts baptismaux, une grande huile sur toile (Ecce Homo, classée par le ministère de la Culture) et le mobilier. Suivent alors quelques œuvres à caractère religieux pour l'église Notre-Dame-de-la-Mer à Cagnes-sur-Mer ou la chapelle de la Visitation Sainte-Claire du Vieux-Nice. L'année 1999 lui voit faire la taille d'un buste en marbre de la princesse Grace, visible au Palais de Monaco.. En 2000, Alain Griotteray lui demande une statue en hommage à Pasteur pour la ville de Charenton-le-Pont et dont Jacques Peyrat achète un autre exemplaire pour l'école primaire Pasteur de Nice. En 2005 il rencontre Daniel Goeudevert, ancien PDG de Volkswagen Allemagne, qui lui commande quelques pièces de bronze. Cette même année le prince Albert II lui commande une petite réduction du monument à sainte Dévote afin de l'offrir à Sa Sainteté Benoît XVI à l'occasion de la visite protocolaire d'investiture du prince. En 2006, Pierre Bernard-Reymond, ancien ministre de Raymond Barre, lui commande une statue de bronze pour la ville de Gap : la Liseuse. Egalement en 2006, Isabelle Nohain-Raimu, petite-fille de Raimu et de Jean Nohain, fait appel à lui pour la création du Trophée Raimu. En 2007, c'est au tour de Patrick Cesari, maire de Roquebrune-Cap-Martin, de demander à Cyril de La Patellière un buste en bronze de Jacques Brel afin de commémorer sa présence régulière dans cette ville (au Golfe de Cabbé) de 1961 à 1970. En 2008, Jeanne Augier désirant une sculpture animalière pour le hall du Negresco, il crée, de bronze et de marbre, la sculpture " le Chat endormi ". En 2010, Christian Estrosi, maire de Nice, lui confie la réalisation de la Marianne de Nice pour la salle des mariages de cette ville (Nice-Matin du 19 novembre 2010). En 2015, Gonzague Saint Bris voulant célébrer les vingt ans de la manifestation littéraire la Forêt des livres, demande à Cyril de La Patellière une sculpture, qui est de fer et de granit. Au mois de juillet 2017, la princesse Charlène de Monaco lui demande une effigie de sainte Dévote pour le navire océanographique, le Yersin dont elle est la marraine. En 2019 il sculpte une médaille à l'effigie de la princesse Grace d'après un profil photographié par Howell Conant pour le " Gala International de Gymnastique " de Monaco ainsi que le trophée.

C'est le 13 juin 2019 qu'est inaugurée sa sculpture " Nikaïa " sur la Promenade du Paillon à Nice par Christian Estrosi, qui est un hommage à la statuaire grecque.

Cyril de La Patellière est également créateur de timbres-poste. En 1989, son projet de timbre Marianne (gravé en taille-douce par Claude Durrens) est parmi les sept projets finalistes soumis au choix du président François Mitterrand[7] qui choisit cependant celui de Louis Briat, la Marianne du Bicentenaire[8]. Après avoir réalisé la statue de sainte Dévote installée à Monaco, l'Office des émissions de timbres-poste de la Principauté (O.E.T.P) lui propose de dessiner son premier timbre-poste en 2002 sur ce sujet[7]. En 2009, est émis son premier timbre français sur l'imprimeur Étienne Dolet[7]. En création de timbres-poste, il travaille également pour la Polynésie française et les Terres australes et antarctiques françaises.

En 2016, une exposition rétrospective de ses créations de timbres est organisée par la ville de Bressuire en tant qu'invité d'honneur (" la Nouvelle République " du 10 novembre 2016).

Il est membre de la Fondation Taylor et Art du timbre gravé (ATG)[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

Cyril de La Patellière a réalisé des sculptures pour des municipalités ou des institutions, qui les ont installées sur des espaces publics.

Auteur également de plusieurs bustes de personnalités, dont :

Art funéraire[modifier | modifier le code]

Timbre-poste et vignette de France[modifier | modifier le code]

Timbre de Polynésie française[modifier | modifier le code]

Timbres des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises)[modifier | modifier le code]

Timbre de Monaco[modifier | modifier le code]

(Les maquettes originales de ces timbres-poste sont dans les collections du Palais de Monaco).

Sculpture de médaille[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bressuire. Créateur de timbres, il a un ancêtre qui fut maire de Bressuire », Courrier de l'Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le 24 janvier 2017)
  2. gazette-drouot.com, « Ventes aux enchères Cyril de La Patellière, Né en 1950 », sur catalogue.gazette-drouot.com (consulté le 24 janvier 2017)
  3. « Gap : "La liseuse" - », sur www.animagap.fr (consulté le 24 janvier 2017)
  4. « Sainte Dévote | Provence 7 », sur www.provence7.com (consulté le 25 janvier 2017)
  5. Collectionneur et expert qui lui confie la restauration de quelques-unes des œuvres de sa collection : Jean-Baptiste Carpeaux, Jules Dalou, etc.
  6. Créatrice de l'hôtel Negresco de Nice.
  7. a b c et d « Artiste Cyril de La Patellière - Tout sur le timbre - La Poste », sur La Poste (consulté le 24 janvier 2017)
  8. Dominique Stéphan, « Marianne non émises », article paru sur le site du Cercle des amis de Marianne, juillet 2004 (page consultée le 12 décembre 2006). Le projet de La Patellière de 1989 est reproduit en bas, le premier en partant de la droite.
  9. « http://www.oetp-monaco.com/index.php?route=information/information/loadInfo&information_id=98 »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, 4e édition, volume 8, 1999.
  • « Dis, l'artiste, dessine-moi le timbre de tes rêves… », entretien et dessin publiés dans L'Écho de la timbrologie no 1792, janvier 2006, p. 12–13, [pour cet entretien, l'artiste a crayonné un portrait de Claude Nougaro].
  • « Peintre et sculpteur… fasciné par le timbre », entretien publié dans Timbres magazine no 66, mars 2006, [l'entretien, illustré de maquettes des timbres de l'artiste, aborde sa façon de travailler dans les différents arts].
  • "Nice-Matin", 19 novembre 2010
  • "Le Courrier de l'Ouest", jeudi 10 novembre 2016

Article connexe[modifier | modifier le code]

  • Cyril Durant de La Pastellière a choisi d'adopter le pseudonyme Cyril de La Patellière, comme nom d'artiste (à ne pas confondre avec la famille Dubois de La Patellière).