Cyril de La Patellière

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Cyril de La Patellière
Cyril de La Patellière en 2014.
Biographie
Naissance
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Cyril Durant de La PastellièreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Sculpteur, dessinateur de timbres, illustrateurVoir et modifier les données sur Wikidata
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Signature

Cyril de La Patellière, nom d'artiste de Cyril Durant de La Pastellière, né le à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), est un sculpteur et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Cyril de La Patellière est né à Saint-Nazaire en 1950, dans une ville en pleine reconstruction après les bombardements alliés de la poche de Saint-Nazaire. C'est un membre de la famille Durant de La Pastellière[1]. Il descend de Charles Durant de La Pastellière, premier maire de Bressuire en 1704[2].

Cyril de La Patellière est élève à l'école Saint-Joseph de Saint-Nazaire et au lycée Carnot de Cannes. Issu d'une famille d'artistes, son grand-père fabriquait des maquettes de bateaux pour le musée des Beaux-Arts de Nantes, deux de ses frères sont devenus graphistes à Paris[réf. nécessaire]. La rencontre, dans la ville du Cannet en 1961 (à la Villa Domergue), d'Odette Domergue, épouse de Jean-Gabriel Domergue, et du peintre lui-même, à qui il montre ses dessins, l'orientera vers une carrière artistique.

Cyril de La Patellière est pensionnaire de l'École nationale des Arts décoratifs de Nice de 1967 à 1972. Il y rencontre Jules Henri Lengrand, son professeur de peinture grand prix de Rome, Maurice Gambier d'Hurigny, son professeur de sculpture, prix de Rome, Georges Arnulf, aussi prix de Rome, son professeur de dessin ; également Edmond Vernassa, avec lequel il s'essaye à l'art cinétique en compagnie de Raymond Cornillon (Knoll International), puis encore Pablo Picasso, Raymond Moretti, César Baldaccini, le peintre Gérard Eppelé. Cette dernière année 1972 de l'ENAD se déroula à la villa Arson qui venait d'être inaugurée par André Malraux.

En 1969, il participe à la restauration des peintures sur panneaux de bois du XIIIe siècle du plafond du cloître de la cathédrale Saint-Léonce de Fréjus sous la direction de l'architecte des bâtiments de France, Pierre Aujard. En 1970, à la galerie Alphonse Chave à Vence, il croise Zao Wou-Ki et Max Ernst avec lesquels il fait de la lithographie sous la direction de Pierre Chave, ainsi qu'avec le peintre vietnamien Vũ Cao Đàm. En , il expose une série de lithographies à la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence dans le cadre de l'exposition « Une école, une fondation », dont il dessine l'affiche. En 1971, Cyril de La Patellière, encore étudiant aux Arts décoratifs, collabore avec le designer suisse Georges Frydman (Prix René-Gabriel 1966), élève de Le Corbusier. De ce travail naîtra la Table œuf commercialisée par la Société des meubles EFA.

Graphiste[modifier | modifier le code]

Il ouvre ensuite son cabinet de graphisme et commence sa carrière dans la publicité en créant des logotypes (Laboratoires Arkopharma, Société Imprimix, Opéra de Niceetc.) et des affiches (carnaval de Nice, Ville de Nice), ainsi que les affiches pour des spectacles du théâtre national de Nice — entre autres Monte Cristo — pour lequel il travaille avec ses directeurs d'alors : Jean-Pierre Bisson et Jacques Weber. Il est l'auteur d'un alphabet typographique en collaboration avec l'atelier d'art graphique TypoGabor, alphabet présenté aux Rencontres internationales de Lure. En 1982, il rencontre le maître-graveur Albert Decaris qui l'initie à la gravure au burin dans son atelier du 3, Quai Malaquais, Paris[3][réf. incomplète].

Toujours en tant que graphiste, le directeur de la maison Yvert et Tellier, Benoît Gervais, lui confie la création de la couverture du catalogue de 2014.

Sculpteur[modifier | modifier le code]

En 1982, il peut se consacrer à sa véritable vocation, la sculpture[4], après sa rencontre à Villefranche-sur-Mer avec Antoniucci Volti. Il ouvre son atelier la même année et collabore un temps avec le céramiste Roger Capron.

En 1983, sa première commande lui est alors confiée par le maire de Nice Jacques Médecin[source secondaire souhaitée] : un bronze, Hommage à la Méditerranée (fonderie Susse), érigé au palais des congrès de Nice (Acropolis). Un exemplaire de la tête de cette œuvre est conservé au musée de Bressuire.

En 1985, Jacques Médecin lui commande une autre pièce en bronze[source secondaire souhaitée], Asahi ou le soleil levant, qu'il fait installer au Japon dans un des grands magasins Mitsukoshi. Suit alors une série de commandes pour différentes villes du monde : Grasse, Marseille, Gap[5], Amboise (Léonard de Vinci au Clos Lucé), Villefranche-sur-Mer (Buste de Jean Cocteau), Menton (musée Cocteau), Cogolin, Paris (Buste de l'Amiral de Grasse au musée de la Marine), Tokyo, Washington (Amiral de Grasse), Bruxelles (Jacques Brel), Monaco (La Femme au miroir), Toronto (marbre), Zurich, Romeetc.[source secondaire souhaitée]

En 1996, le prince Rainier III de Monaco lui commande le Monument à sainte Dévote[6]. De cette sculpture, un exemplaire de la tête et de la colombe sont acquis par la collection princière.

Parallèlement, il expose à Rome, Utrecht, New York, Bruxelles, Londres, Monaco, en Andorre, au Salon d'automne de Paris, etc.[source secondaire souhaitée]

Une exposition rétrospective de son travail a lieu du au au centre de congrès Nice-Acropolis sur proposition de Jacques Médecin[source secondaire souhaitée]. À la demande de Hugues de La Touche, conservateur du musée Cocteau, et de Jean-Claude Guibal, maire de Menton, il expose régulièrement au palais de l'Europe de cette ville[source secondaire souhaitée]. En 1988, le maire de Grasse Hervé de Fontmichel lui commande une statue en bronze de l'Amiral de Grasse, dont un autre exemplaire est installé au Bar-sur-Loup[source secondaire souhaitée]. La même année, sur une idée de Jean-Claude Brialy et à sa demande[source secondaire souhaitée], il crée le buste de Jean Cocteau, inauguré en à Villefranche-sur-Mer lors du centième anniversaire de la naissance du poète.

En 1990, le prince Rainier fait installer la statue en bronze de Cyril de La Patellière Maryse au miroir ou le temps inaltérable dans les jardins Saint-Martin sur le rocher de Monaco.

En 1999, il taille un buste en marbre de la princesse Grace, conservé au palais de Monaco[source secondaire souhaitée].

En 2000, Alain Griotteray lui demande une statue en hommage à Pasteur[source secondaire souhaitée] pour la ville de Charenton-le-Pont, dont Jacques Peyrat achète un autre exemplaire pour l'école primaire Pasteur de Nice[source secondaire souhaitée].

En 2005 le prince Albert II lui commande une réduction du Monument à sainte Dévote pour l'offrir à Benoît XVI à l'occasion de la visite protocolaire d'investiture du prince[source secondaire souhaitée].

En 2006, Pierre Bernard-Reymond, ancien ministre de Raymond Barre, lui commande une statue en bronze pour la ville de Gap[source secondaire souhaitée] : la Liseuse[source secondaire souhaitée].

En 2007, Patrick Cesari, maire de Roquebrune-Cap-Martin, lui commande un buste en bronze[source secondaire souhaitée] de Jacques Brel pour commémorer sa présence régulière dans cette ville — au Golfe de Cabbé — de 1961 à 1970.

En 2008, Jeanne Augier désirant une sculpture animalière pour le hall du Negresco, il sculpte le Chat endormi en bronze et marbre[source secondaire souhaitée].

En 2010, Christian Estrosi, maire de Nice, lui confie la réalisation de la Marianne de Nice pour la salle des mariages de cette ville[7][réf. incomplète] et dont l'exemplaire de tête se trouve dans la collection de Marianne du Sénat.

En 2015, Gonzague Saint Bris, voulant célébrer les vingt ans de la manifestation littéraire la Forêt des livres, demande à Cyril de La Patellière une sculpture en fer et granit[source secondaire souhaitée].

Le Christian Estrosi inaugure la sculpture de Cyril de La Patellière Nikaïa sur la promenade du Paillon à Nice[source secondaire souhaitée]. Bronze qui est un hommage à la statuaire grecque.

Le est inauguré à Roquebrune (Alpes-Maritimes) le buste en bronze de Romain Gary, par le prince Albert II de Monaco, commandé à La Patellière par Patrick Cesari, maire de Roquebrune-Cap-Martin[8][réf. incomplète].

Peintre[modifier | modifier le code]

En 1994, l'architecte Guy Lambelin (qui avait déjà travaillé en 1957 avec le céramiste Roger Capron pour la gare maritime de Cannes) fait appel à Cyril de La Patellière pour la décoration intérieure de l'église Saint-Marc à Nice. Il y réalise une grande huile sur toile (2,10 × 1,30 m) Ecce Homo (classée par le Ministère de la Culture), deux tapisseries de cinq mètres et certaines pièces de mobilier (dont les fonts baptismaux)[source secondaire souhaitée]. Suivent alors d'autres œuvres à caractère religieux pour l'église Notre-Dame de la Mer à Cagnes-sur-Mer, la chapelle de la Visitation Sainte-Claire dans le Vieux-Nice ou l'église Sainte-Dévote en Principauté de Monaco[source secondaire souhaitée].

En juillet 2017, la princesse Charlène de Monaco lui demande un portrait de sainte Dévote destiné au navire océanographique le Yersin (navire océanographique)[source secondaire souhaitée] dont elle est la marraine.

En 2022, à l'invitation d'Emmanuelle Ménard, maire de Bressuire, est organisée en juillet et août une importante exposition rétrospective de ses portraits, L'art du portrait, exercice de style, au château de cette ville[9][réf. incomplète].

Dessinateur de timbres[modifier | modifier le code]

Cyril de La Patellière est également créateur de timbres-poste. En 1989, son projet de timbre Marianne (gravé en taille-douce par Claude Durrens) est parmi les sept projets finalistes soumis au choix du président François Mitterrand[10], lequel lui préfère celui de Louis Briat, la Marianne du Bicentenaire[11].

Après avoir réalisé le Monument à sainte Dévote de Monaco, l'Office des émissions de timbres-poste de la Principauté (OETP) lui propose de dessiner son premier timbre-poste en 2002 sur ce sujet[10]. En 2009, est émis son premier timbre français sur l'imprimeur Étienne Dolet[10]. En création de timbres-poste, il travaille également pour la Polynésie française et les Terres australes et antarctiques françaises.

En 2016, une exposition rétrospective de ses créations de timbres est organisée par la ville de Bressuire en tant qu'invité d'honneur[12][réf. incomplète].

Il est membre de la Fondation Taylor et Art du timbre gravé (ATG)[10].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

Cyril de La Patellière a réalisé des sculptures pour des municipalités ou des institutions, qui les ont installées sur des espaces publics.

Il est l'auteur également de plusieurs bustes et portraits de personnalités, dont :

Art funéraire[modifier | modifier le code]

Médailles[modifier | modifier le code]

Timbres[modifier | modifier le code]

Timbres et vignette de France[modifier | modifier le code]

Timbres de Polynésie française[modifier | modifier le code]

Timbres des Terres Australes et Antarctiques Françaises[modifier | modifier le code]

Timbres de Monaco[modifier | modifier le code]

Les maquettes originales de ces timbres-poste sont conservées dans les collections du palais de Monaco, de plus certaines études sont dans des musées de France.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À ne pas confondre avec la famille Dubois de La Patellière.
  2. « Bressuire. Créateur de timbres, il a un ancêtre qui fut maire de Bressuire », Courrier de l'Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. Timbres magazine, septembre 2023, pp. 35, 36, 37.
  4. gazette-drouot.com, « Ventes aux enchères Cyril de La Patellière, Né en 1950 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur catalogue.gazette-drouot.com (consulté le ).
  5. « Gap : "La liseuse" - », sur animagap.fr (consulté le ).
  6. « Sainte Dévote | Provence 7 », sur provence7.com (consulté le ).
  7. Nice-Matin, .
  8. Monaco-Matin (Groupe Nice-Matin), .
  9. Ouest-France / Le Courrier de l'Ouest, 29 juin 2022.
  10. a b c et d « Artiste Cyril de La Patellière - Tout sur le timbre - La Poste »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur La Poste (consulté le )
  11. Dominique Stéphan, « Marianne non émises », article paru sur le site du Cercle des amis de Marianne, juillet 2004 (page consultée le 12 décembre 2006). Le projet de La Patellière de 1989 est reproduit en bas, le premier en partant de la droite.
  12. La Nouvelle République, .
  13. a et b Portail La Grange, Comédie Française, catalogue.
  14. Base Joconde, ministère de la Culture.
  15. "Le Telegramme", 5 mars 2011
  16. Base Joconde n° d'inv. P8531, ministère de la Culture.
  17. « http://www.oetp-monaco.com/index.php?route=information/information/loadInfo&information_id=98 »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, 4e édition, volume 8, 1999.
  • " Dis, l'artiste, dessine-moi le timbre de tes rêves... ", entretien et dessin publiés dans L'Écho de la timbrologie no 1792, , pp. 12 et 13. — Pour cet entretien, l'artiste a crayonné un portrait de Claude Nougaro.
  • " 'Peintre et sculpteur… fasciné par le timbre ", entretien publié dans Timbres magazine, no 66, . — L'entretien, illustré de maquettes des timbres de l'artiste, aborde sa façon de travailler dans les différents arts.
  • Del & Sculpt, (Art du timbre gravé), n° 12, , pages 5 à 7. " Rencontre remarquable avec Cyril de La Patellière ".
  • Ouest-France, , Cyril de La Patellière expose au château de Bressuire .
  • L'Écho de la timbrologie, n° 1981 de , pages 18, 19, 20, Cyril de La Patellière livre des anecdotes sur la création de certains de ses timbres-poste.
  • Relais, le semestriel de la société des Amis du Musée de la Poste, n° 152 /153 de , pages 32 à 46. Cyril de La Patellière signe un article sur la vie inconnue de Anatole Hulot.
  • Timbres magazine, n° 258 de , pages 35 à 37, La Patellière signe un texte sur sa " Rencontre avec Albert Decaris ".

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]