Cyril de La Patellière

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Cyril de La Patellière.
Portrait Cyril de La Patellière.jpg

Cyril de La Patellière en 2014.

Naissance
Nationalité
Activité
signature de Cyril de La Patellière.

signature

Cyril de La Patellière[1], né le à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), est un sculpteur et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cyril de La Patellière est le descendant direct de Charles Mathias Durant de La Pastellière[2],[3],[4], officier vendéen mort en duel à Paris en 1814[5]. Cyril de La Patellière est un ancien élève du lycée Carnot de Cannes, il est issu d'une famille d'artistes : son grand-père fabriquait des maquettes de bateaux pour le musée des beaux-arts de Nantes, deux de ses frères sont devenus graphistes à Paris. La rencontre, dans la ville du Cannet en 1961, d'Odette Domergue, femme de Jean-Gabriel Domergue, et de ce peintre lui-même, à qui il montre ses dessins, l'orientera vers une carrière artistique.

Cyril de La Patellière est pensionnaire de l'École nationale des arts décoratifs de Nice de 1967 à 1972. Il y rencontre Jules Henri Lengrand, son professeur de peinture grand prix de Rome, Maurice Gambier d'Hurigny, son professeur de sculpture prix de Rome, également Edmond Vernassa avec lequel il s'essaye à l'art cinétique en compagnie de Raymond Cornillon (Knoll International), puis encore Pablo Picasso, Raymond Moretti, César Baldaccini, le peintre Gérard Eppelé.

En 1969, il participe à la restauration des peintures sur panneaux de bois (du XIIIe siècle) du plafond du cloître de la cathédrale Saint-Léonce de Fréjus sous la direction de l'Architecte des bâtiments de France, Pierre Aujard. En 1970, à la galerie Alphonse Chave à Vence, il croise Zao Wou-Ki avec lequel il fait de la lithographie sous la direction de Pierre Chave, ainsi qu'avec le peintre vietnamien Vù Cao Dàm. En juin 1970, il expose une série de lithographies à la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence dans le cadre de l'exposition Une école, une fondation (dont il crée l'affiche). En 1971, Cyril de La Patellière, encore étudiant aux Arts décoratifs, collabore avec le designer suisse Georges Frydman, élève de Le Corbusier. De ce travail naîtra la Table œuf commercialisée par la Société Meubles EFA.

Il ouvre ensuite son cabinet de graphisme et commence sa carrière dans la publicité en créant des logotypes (laboratoires Arkopharma, société Imprimix, Opéra de Nice, etc...) et des affiches (carnaval de Nice). Il est l'auteur d'un alphabet typographique en collaboration avec l'atelier d'art graphique TypoGabor. Alphabet présenté aux Rencontres internationales de Lure.

En 1982, il peut se consacrer à sa véritable vocation, la sculpture[6], après sa rencontre décisive à Villefranche-sur-Mer avec Antoniucci Volti, il ouvre son atelier la même année. Il collabore un temps avec le céramiste Roger Capron. Sa première commande lui est alors confiée par le maire de Nice de l'époque, Jacques Médecin, pour le bronze Hommage à la Méditerranée, érigé au palais des congrès de Nice (Acropolis), un "tiré à part" de la tête de cette oeuvre est au Musée de Bressuire. Suit une série de commandes pour différentes villes du monde : Grasse, Marseille, Gap[7], Amboise (Léonard de Vinci au Clos Lucé), Villefranche-sur-Mer (Buste de Jean Cocteau), Menton (musée Cocteau), Cogolin (musée du Coq), Paris (Buste de l'Amiral de Grasse au musée de la Marine), Tokyo, Washington (Amiral de Grasse), Bruxelles (Jacques Brel), Monaco (La Femme au Miroir), Toronto (marbre), Zurich, Rome, etc. Le prince Rainier III de Monaco lui commande le Monument à sainte Dévote[8]. Parallèlement, il expose à Rome, Utrecht, New York, Bruxelles, Londres, Monaco, au Salon d'automne de Paris, etc.

Une exposition rétrospective de son travail a lieu du 22 mai au 4 juin 1986 au centre de congrès Nice-Acropolis sur proposition de Jacques Médecin. Il figure dans de prestigieuses collections privées : celles de la reine Élisabeth II, du prince Albert II de Monaco, de Michel Pastor, de Jacques Ginepro[9], de Jeanne Augier[10], de Hansjörg Huber, de Gonzague Saint Bris, du galeriste Jean Ferrero, ainsi que des collectionneurs de Monaco. Christian Estrosi lui confie la réalisation de la première Marianne de Nice pour la salle des mariages de cette ville en 2010 (Nice-Matin 19 novembre 2010).

En 1994, l'architecte Guy Lambelin fait appel à lui pour la décoration intérieure de l'église Saint-Marc à Nice. Il y réalise deux tapisseries de cinq mètres, les fonts baptismaux, une grande peinture et le mobilier. Suivent alors quelques œuvres à caractère religieux pour l'église Notre-Dame-de-la-Mer à Cagnes-sur-Mer ou la chapelle de la Visitation Sainte-Claire du Vieux-Nice.

Créateur de timbres-poste, en 1989, son projet de timbre Marianne (gravé en taille-douce par Claude Durrens) est parmi les sept projets finalistes soumis au choix du président François Mitterrand[11] qui choisit cependant celui de Louis Briat, la Marianne du Bicentenaire[12].

Après avoir réalisé la statue de sainte Dévote installée à Monaco, l'Office des émissions de timbres-poste de la Principauté (O.E.T.P) lui propose de dessiner son premier timbre-poste en 2002 sur ce sujet[11]. En 2009, est émis son premier timbre français sur l'imprimeur Étienne Dolet[11]. En création de timbres-poste, il travaille également pour la Polynésie française et les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF)[3].

Il est membre de la Fondation Taylor et Art du timbre gravé (ATG)[11].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

Cyril de La Patellière a réalisé des sculptures pour des municipalités qui les ont installées sur des espaces publics.

etc...

Auteur également de plusieurs bustes de personnalités, dont :

Art funéraire[modifier | modifier le code]

  • "Le cygne" (marbre), nécropole de Nice.
  • "Femme à la coquille" (marbre de Carrare), cimetière de Cagnes-sur-mer.

Timbre-poste et vignette de France[modifier | modifier le code]

Timbre de Polynésie française[modifier | modifier le code]

Timbre de Monaco[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son patronyme complet est Durant de La Pastellière, vieille famille d'origine vendéenne
  2. « Bressuire. Le sculpteur Cyril de La Patellière sur les traces de ses ancêtres », La nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  3. a et b « Bressuire. Créateur de timbres, il a un ancêtre qui fut maire de Bressuire », Courrier de l'Ouest,‎ (lire en ligne)
  4. « Mathias Durant de La Pastellière - "pierfit" - Geneanet », sur gw.geneanet.org (consulté le 24 janvier 2017)
  5. « DURANT DE LA PASTELLIERE Charles Mathias (D. en 1814) », sur www.appl-lachaise.net (consulté le 5 avril 2017)
  6. gazette-drouot.com, « Ventes aux enchères Cyril de La Patellière, Né en 1950 », sur catalogue.gazette-drouot.com (consulté le 24 janvier 2017)
  7. « Gap : "La liseuse" - », sur www.animagap.fr (consulté le 24 janvier 2017)
  8. « Sainte Dévote | Provence 7 », sur www.provence7.com (consulté le 25 janvier 2017)
  9. Collectionneur et expert qui lui confie la restauration de quelques-unes des œuvres de sa collection : Jean-Baptiste Carpeaux, Jules Dalou, etc.
  10. Propriétaire de l'hôtel Negresco de Nice.
  11. a, b, c et d « Artiste Cyril de La Patellière - Tout sur le timbre - La Poste », sur La Poste (consulté le 24 janvier 2017)
  12. Dominique Stéphan, « Marianne non émises », article paru sur le site du Cercle des amis de Marianne, juillet 2004 (page consultée le 12 décembre 2006). Le projet de La Patellière de 1989 est reproduit en bas, le premier en partant de la droite.
  13. « http://www.oetp-monaco.com/index.php?route=information/information/loadInfo&information_id=98 »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Bibliothèque nationale de France (données)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, 4e édition, 1999.
  • « Dis, l'artiste, dessine-moi le timbre de tes rêves… », entretien et dessin publiés dans L'Écho de la timbrologie no 1792, janvier 2006, pp. 12–13, [pour cet entretien, l'artiste a crayonné un portrait de Claude Nougaro].
  • « Peintre et sculpteur… fasciné par le timbre », entretien publié dans Timbres magazine no 66, mars 2006, [l'entretien, illustré de maquettes des timbres de l'artiste, aborde sa façon de travailler dans les différents arts].
  • "Nice-Matin", 19 novembre 2010
  • "Le Courrier de l'Ouest", jeudi 10 novembre 2016