Corseul

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Corseul
Mairie de Corseul.
Mairie de Corseul.
Blason de Corseul
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Plancoët
Intercommunalité Communauté de communes Plancoët-Plélan
Maire
Mandat
Alain Jan
2014-2020
Code postal 22130
Code commune 22048
Démographie
Gentilé Curiosolite ou Corsiolite
Population
municipale
2 109 hab. (2013)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 57″ Nord 2° 10′ 08″ Ouest / 48.4825, -2.16888888889
Altitude 120 m (min. : 13 m) (max. : 126 m)
Superficie 41,74 km2
Localisation

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Corseul [kɔʁsœl] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en Région Bretagne. Elle fait partie de la Communauté de communes Plancoët-Plélan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Corseul, qui couvrait plus de 110 hectares à l'époque gallo-romaine, est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis, outre son propre territoire actuel, ceux de Quévert, Aucaleuc, Vildé-Guingalan (leur moitié nord), Saint-Maudez, Saint-Michel-de-Plélan, Saint-Méloir-des-Bois, Bourseul (leur moitié nord également), Nazareth (aujourd'hui un quartier à l'est de Plancoët) et Languenan (sa moitié sud).

Toponymie[modifier | modifier le code]

En gallo le nom de la commune est Corseû. Corseul vient des Coriosolites, un peuple gaulois dont le nom signifiait "les troupes qui veillent".

C'est sous le nom de Civitas Coriosolitum (C. Cor.) que la ville de Corseul est désignée sur une borne milliaire, gravée vers 269-270, trouvée à Saint-Méloir-des-Bois. C'est sous le nom de Fanum Martis (temple de Mars) qu'elle apparaît dans la Table de Peutinger, itinéraire routier rédigé au IIIe siècle.

Dès le XIIe, la paroisse de Corseul est gratifiée de l’adjectif ethnique Corsoltensis (Anc. év. IV, 395), à l’instar des autres chefs-lieux de cité gallo-romaine ou de diocèse (Briocensis, Trecorensis, Corisopitensis, Venetensis, Macloviensis, Dolensis, etc..).

Pour résumer, on rencontre pour Corseul, au cours des siècles, les appellations suivantes : Fanum Martis (au IIIe siècle), Civitas Coriosolitum (au IVe siècle), Eccl. Corsult (vers 869), Corsolt (en 1084), villa Corsolt, Sancti Petri Corsoltensis ecclesia (en 1123), Corsot (en 1129, en 1163, en 1184), Corseut (à la fin du XIIe siècle), Corsout (en 1226, en 1259), Corseut (vers 1330), Corsout (en 1358), Coursout (vers 1400), Corseult (en 1443), Corsoult (en 1498, en 1509), Coursault (en 1557).

Histoire[modifier | modifier le code]

Occupée depuis la Préhistoire, Corseul devient à l'époque gallo-romaine, la capitale des Coriosolites (ou Curiosolites), peuple qui frappait monnaie. C'était alors la plus grande ville du grand ouest, dont il reste aujourd'hui de nombreux vestiges étonnants.

À l'issue de la conquête des Gaules par les légions romaines de César, Auguste, son successeur, organise la Gaule en plusieurs provinces, elles-mêmes divisées en circonscriptions administratives les civitates, reprenant généralement le tracé territorial des peuples gaulois. Chaque civitas s'organise autour d'une capitale. Mentionnés par Jules César dans ses commentaires sur la guerre des Gaules (57 av J.-C.), les Coriosolites sont amenés à bâtir ex nihilo, sous la pression de l'empereur Auguste, leur capitale administrative et religieuse. Celle-ci, construite sur le territoire correspondant à la cité gauloise des Coriosolites, fut nommée Fanum Martis (« temple de Mars ») en latin. Les premiers éléments sont datables de 10 av. J.-C., mais c'est sous le règne de Tibère (14-37) que la ville se structure véritablement. Le carroyage dessiné par les rues s'étend sur une centaine d'hectares au moment de l'expansion maximale de la ville. La population de cette cité de taille moyenne a pu atteindre entre 5000 et 8000 habitants. La ville, qui n'a jamais été ceinte de remparts, décline peu à peu au moment des invasions germaniques qui marquent la fin de l'empire romain d'Occident. Au IVe siècle, vers 340, l'administration de la ville se déplace à Aleth (aujourd'hui Saint-Servan, quartier de Saint-Malo en Ille-et-Vilaine), lieu plus facilement défendable. La ville de Corseul, supplantée, se dépeuple alors progressivement.

Aux IIIe et IVe siècles, comme beaucoup de métropoles régionales, Fanum Martis, la capitale gallo-romaine des Coriosolites créée vers 10 av. J.-C., change son nom et prend celui du peuple dont elle est la capitale pour devenir Corseul. Ces mutations toponymiques sont intervenues à une époque où la solidité de l'Empire romain s'effondrait. On observe alors, entre autres éléments significatifs, une renaissance des antiques divinités gauloises locales dans les sculptures religieuses et les inscriptions dédicatoires. Le changement de noms de cité relève sans doute un phénomène du même ordre, lié à une résurgence des vieux sentiments d'appartenance ethnique des peuples gaulois.

Selon sa Vie latine, écrite vers 869, saint Malo aurait réalisé dans l'église de Corseul un triple miracle (ressuscité un mort, changé de l'eau en vin et une pierre en calice).

Dès 1084, Corsolt ou Corsoltum apparaît dans la charte de fondation du prieuré de L'Abbaye-sous-Dol (Archives du Maine-et-Loire). Alors que Corseul dépend de l'évêché de Saint-Malo, son église, ecclesia Sancti Petri Corsoltensis, est citée en 1123 (Anc. év. IV, 395), lorsque l'évêque d'Aleth fait, à la demande d'un clerc qui les tient de ses parents, don à l'abbaye de Marmoutier (Touraine) de la moitié des revenus, des dîmes et autres droits de l'église Saint-Pierre de Corseul : "À la demande d’un laïque, Jean, fils de Gaultier, qui possédait la moitié de l’église de Corseul, Donoald, évêque d’Aleth, donna cette moitié à Marmoutier (1120-1144). Elle devint ensuite prieuré cure de Beaulieu. En 1163, les moines de Saint-Jacut y possédaient des droits " (R. Couffon).

Dès 1123, on assiste à un conflit entre l'abbaye de Marmoutier et celle de Saint-Jacut, à propos des droits sur l'église Saint-Pierre de Corseul. En 1121, est cité, comme témoin d'un acte, un certain Hugo de Corsolt. Corseul (Corsot) est une paroisse titulaire d'un doyen dès 1184 (Anc. év. IV, 360). Par un acte de 1253, on apprend que les moines de l'abbaye de Beaulieu jouissaient autrefois, moyennant le paiement d'une redevance annuelle de 20 livres aux moines de Marmoutier, des revenus des églises de Corseul et de Saint-Maudez. Un prieuré dont la valeur est estimé à 1000 livres en 1665 dépendait jadis de l'abbaye de Beaulieu. L'abbaye de Saint-Jacut semble détenir aussi de nombreuses dîmes (Mettescieu, Mettrie, Lisoreu, Fauerais, Tremeur, Mallerieux, Montafilant,....) dans la paroisse de Corseul.

La paroisse de Corseul appartenait, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Corseul dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. La cure était présentée par l'abbé de Beaulieu. Durant la Révolution, la paroisse de Corseul (comme Nazareth) dépendait du doyenné de Plancoët.

Toujours sous l'Ancien Régime, Corseul faisait partie de la sénéchaussée de Dinan. En 1790, il devient l'un des cantons du district de Dinan et cinq ans plus tard, cette localité qui compte plus de 4 000 habitants devient le siège d'une municipalité cantonale.

Depuis 1984, la Circonscription des Antiquités de Bretagne a effectué des fouilles en plusieurs endroits du site antique de Corseul. Elles ont permis de mettre au jour des niveaux d'occupation précoces, souvent bien conservés, s'étageant des années 50/20 av. J.-C. au début du règne de Néron. Si durant cette période, les aires étudiées s'individualisent bien chacune de par l'architecture de leurs édifices, et bien entendu de par leur évolution (transformations locales au sein du même espace urbain), on a pu aussi constater que des mutations identiques et plus ou moins contemporaines tendaient à les unir. Ainsi, la maçonnerie apparaît au même moment dans deux quartiers séparés de plus de 200 mètres. De même, l'introduction ou la disparition de productions en céramiques est constatée dans des couches sensiblement contemporaines mais appartenant à des secteurs différents de la ville. Des données se complètent d'un quartier à un autre, permettant ainsi de restituer l'extension progressive de la surface urbaine.

La création de la trame viaire est à peu près datée et on suit sa lente mise en place. Les données acquises, complétées par celles recueillies antérieurement au Clos Mulon, au Clos Julio et au Pont-Brûlé, permettent ainsi de proposer, au sujet des origines de la ville antique et de ses premières phases d'expansion, un shéma d'évolution beaucoup plus satisfaisant que celui avancé jusqu'alors.

En 2005, des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour la villa antique des Alleux à Taden, située à proximité de l’ancien vicus[1] routier et portuaire de Taden. Cette agglomération était, durant la domination romaine, l’un des ports du chef-lieu de la cité des Coriosolites, Fanum Martis, devenue Corseul[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Corseul élit sa première municipalité au début de 1790. Elle devient chef-lieu de canton de 1790 jusqu'à l'an X. Le territoire de la commune de Corseul est diminué à plusieurs reprises :

  • par l’ordonnance du 21 décembre 1827, il cède à Bourseul une fraction, près du village de la Ville-Ory ;
  • par la loi du 19 mars 1841, il cède à Plancoët vingt villages, dont ceux de Nazareth et de Caunelaye ;
  • par la loi du 21 juin 1901, il cède à Saint-Michel-de-Plélan : les villages de la Mare, l'Hôtel-Rieux, le Bézier, la Ville-Buzard, les Ruettes et le Biez, de Peignehel, la Hautière et le Bois-Morin ;
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Alain Jan PS retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 967 4 756 3 950 4 006 4 180 4 251 4 236 3 332 3 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 234 3 174 3 266 3 225 3 247 3 295 3 294 3 259 3 165
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 922 2 846 2 845 2 445 2 529 2 445 2 323 2 188 2 060
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
2 020 1 925 1 955 2 022 1 987 1 977 1 891 1 975 2 012
2013 - - - - - - - -
2 109 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre de Corseul dans les Côtes d'Armor.
L'arrière de église Saint-Pierre de Corseul vue de la rue de Lessard.
Sanctuaire des Coriosolites dit "temple de Mars".
  • Église Saint-Pierre. L'église a été reconstruite en 1836 au centre du bourg de Corseul, et consacrée en 1839. Elle contient un bénitiers du XVe siècle et une cuve baptismale du XIIe siècle. Cette vasque, d'une hauteur de 85 cm, est portée alternativement par quatre cariatides : deux sur le ventre avec la tête brisée, et deux sur le dos. Elle possède deux poissons, symbole du Christ, sculptés à l'intérieur. Sur un pilier de l'église, on peut voir également la stèle funéraire de Silicia, mère d'un officier romain, morte à Corseul.
Vestiges gallo-romains.
  • Vestiges gallo-romains, dont :
- le sanctuaire des Coriosolites dit "temple de Mars", au Haut-Bécherel. C'est le vestige gallo-romain le plus haut de Bretagne.
- le quartier commercial de Monterfil, appelé aussi le jardin des Antiques.
- la domus du Champ-Mulon.
Château de Montafilan.
  • Château de Montafilan du XIIe siècle. Ce château médiéval, construit par les vicomtes de Dinan, est en partie détruit. Cependant, une partie reste visitable librement. Le site du château, un promontoire au milieu d'une vallée encaissée, a peut-être été utilisé comme oppidum à l'époque pré-romaine. L'édifice, en forme de triangle flanqué de sept tours, a été remanié au XIVe siècle. À la fin du XVe siècle, il a été abandonné et a servi de carrière de pierre. On y a découvert une statue de sainte Agathe avec, à ses côtés, un chevalier et une dame du XIIIe siècle.
  • Château de Monterfil : cette bâtisse fut construite à partir d'un temple gallo-romain par la famille du Breil de Pontbriand en 1864. Le château de Monterfil est composé d'un avant-corps très saillant cantonné de deux tours circulaires couvertes en poivrière. Le corps arrière est plus allongé. Le perron a une balustrade et un balcon polylobés.
  • Manoir de La Bage de Trégouèt : c'est une ancienne abbaye, située rue de l'Hôtellerie, qui a été transformée en manoir et qui a été remaniée au XIXe siècle. Le manoir fut la propriété successive des familles Labbé (du XIIIe siècle au XVIIe siècle), Trégouèt (XVIIe siècle-XVIIIe siècle) et L'Estang du Rusquec, et enfin la propriété de Jehan Labbé en 1480.
  • Manoir de La Tandourie : ce manoir, avec chapelle et courtil clos de douves, est le centre de la juridiction de Corseul.
  • Manoir de La Vildé-Bouétard : ancienne dépendance de la commanderie de La Guerche à Yvignac, templière jusqu'en 1308. Le manoir est ensuite passé aux mains des hospitaliers.
  • Manoir du Plessix-Madeuc : cette noble demeure, avec sa tour carrée et son imposant escalier à vis en bois, fut celle de la famille Madeuc, un des plus anciens noms de la région, qui signifie "bienfaisant" en breton. La porte principale est couronnée d’un fronton triangulaire aux armoiries de la famille Gaudemont de la Monforière, propriétaires au XVIIIe siècle.
  • Fontaine Saint-Uriac (Saint-Thuriau) : cette fontaine se compose d'un bassin de 16 m² toujours rempli d'eau, même par temps de sécheresse. L'encaissement est constitué de grandes dalles rangées verticalement. On rapporte que Saint Uriac renversa une stèle que le peuple allait adorer au milieu du temple païen dit " de Mars ".
  • Croix mérovingienne (XIe siècle), située rue de Montafilan : cette croix en granit à l'aspect brut mesure 2,30 mètres hors sol. Elle a été déplacée au XXe siècle pour des raisons de sécurité car elle empiétait sur la rue. Un Christ, peut-être martelé à la Révolution, reste encore visible sur le fût avec un éclairage rasant. Ce monument est peut-être, à l'origine, un monolithe préhistorique, christianisé à l'époque mérovingienne. En effet, nous retrouvons un réemploi similaire au griffon de la source de la fontaine Saint-Uriac à Corseul, mais ce réemploi date de la fin de l'occupation romaine, à l'arrivée des moines britons d'Irlande en Armorique.
  • Four à pain de la Hestrinais : ce n'est pas un outil exceptionnel, même à Corseul où, comme ailleurs, chaque ferme possédait et utilisait son four à cuire le pain. Parfois adossé au mur de l'exploitation, le plus souvent constructions isolées, les fours à pain avaient deux usages principaux : la cuisson du pain, mais aussi la récupération des cendres de chauffe, servant de lessive lors du lavage périodique des draps de la maison. Rajoutons éventuellement, dans une période encore plus ou moins récente, la cuisson de marmites de pommes de terre pour la nourriture des cochons. Le four de la Hestrinais est formé d'une base ou assise, supportant une sole en briques ou en glaise, le tout surmonté d'un dôme à base de sable et mortier permettant de résister à des températures de 300 degrés. L'ensemble de la structure est habillé de moellons de pierres diverses encadrant l'ouverture en demi cercle. Le combustible de chauffe était du fagot, en excluant les bois résineux en raison de leurs odeurs résiduelles. Abandonnés la plupart du temps en raison de l'industrialisation du pain, les fours sont parfois remis à neuf pour quelques fêtes du pain ou rassemblements festifs des périodes estivales. À l'époque féodale, existaient des "fours banaux", privilège seigneurial, obligeant les sujets à utiliser les fours de leur seigneur, moyennant une redevance, la banalité.


Coriosolis, le Centre d’Interprétation du Patrimoine de la Communauté de Communes[modifier | modifier le code]

Coriosolis a ouvert dans la capitale gallo-romaine des Coriosolites en janvier 2014. Situé dans l’ancienne école publique de la commune (rue César Mulon), un bâtiment remarquable du XIXe siècle, Coriosolis est un espace muséographique ludique qui fait remonter le temps de l’époque contemporaine à la Préhistoire. Il a pour missions la médiation, la pédagogie, la conservation, la mise en valeur, la production culturelle et la diffusion des richesses historiques, culturelles, industrielles et naturelles du territoire de la Communauté de Communes, mais aussi des territoires voisins.

Circuit du Val de Gravel[modifier | modifier le code]

Le piste de moto-cross du Val de Gravel au sud du bourg de Corseul est un beau circuit à l'ancienne. Il se développe le long d'un coteau naturel avec une succession de montées et de descentes et un retour par un bois derrière les spectateurs. Au-dessus de la ligne de départ, le coteau est aménagé en gradins qui peuvent recevoir des milliers de spectateurs. Le départ des courses est primordial pour espérer s'imposer car il y a peu d'obstacles techniques pour faire la différence.

Le circuit de l’Amicale motocycliste Coriosolite est un site emblématique pour les amateurs de moto-cross. Il a connu sa première compétition en 1958. De 1960 à 1990, le moto-cross était une institution au Val de Gravel.

Trois épreuves du Championnat du monde de moto-cross ont eu lieu à Corseul durant cette période. Les 20 et 21 mai 1972, le Grand Prix de France 500 cm³, avec la victoire de l'Est-Allemand Paul Friedrichs, s'est tenu au Val de Gravel. Les 5 et 6 juin 1982, ce fut le tour du Grand Prix de France 250 cm³ avec ses 12 000 spectateurs et la victoire du Californien Danny Laporte au guidon de sa Yamaha d'usine n°92 (il remporta ce week-end là sa première victoire en Grand Prix et devint le premier américain à être sacré champion du monde à la fin de la saison). Enfin, en 1988, la piste coriosolite accueilla le Grand Prix de France du Championnat du monde de side-car-cross.

À la fin des années 1970, le club organisait également le Grand Prix du Million. Lors de ces courses, 7 000 à 8 000 spectateurs étaient rassemblés autour de la piste. Puis de 1990 à 2000, l’Amicale motocycliste Coriosolite a organisé des Supercross. À l'orée du XXIe siècle, l’enduro a pris le relais avant que le motocross ne fasse son retour en 2006. Hélas, les compétitions sont de plus en plus chères à organiser et les sponsors se font de plus en plus rares et moins généreux.

Depuis 2014, le circuit du Val de Gravel s'est diversifié avec l'organisation sur son site de la première compétition d'endurance de VTT, les 6 Heures VTT La Romaine. Le vendredi 3 octobre 2014, cette édition inaugurale a accueilli 63 équipes engagées (29 duos et 34 trios) qui ont couru devant une gloire du cyclisme français et breton, présente parmi les spectateurs : Bernard Hinault venu amicalement en voisin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vicus : nom latin donné à une petite agglomération, notamment en Gaule romaine. Il pouvait s’agir d’un village gaulois d’avant la conquête.
  2. [PDF]rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 80
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Loïc Langouet, « La voie romaine Corseul-Avranches et son insertion dans le paysage », dans Les dossiers du Centre Régional Archéologique d'Alet, vol. 22, 1994, p. 47-70
  • (fr) Tigris / Flohic Editions, œuvre collective.
  • (fr) Fichet de Clairfontaine et al., 1985.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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