Plérin

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Plérin
Plérin
Le port du Légué.
Blason de Plérin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Saint-Brieuc Armor Agglomération
Maire
Mandat
Ronan Kerdraon
2020-2026
Code postal 22190
Code commune 22187
Démographie
Gentilé Plérinais
Population
municipale
14 309 hab. (2019 en diminution de 0,59 % par rapport à 2013)
Densité 516 hab./km2
Population
agglomération
170 779 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 07″ nord, 2° 46′ 10″ ouest
Altitude 116 m
Min. 0 m
Max. 143 m
Superficie 27,72 km2
Unité urbaine Saint-Brieuc
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Brieuc
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Plérin
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de la ville

Plérin [pleʁɛ̃], également nommée Plérin-sur-Mer localement, est une commune française située près de Saint-Brieuc dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le centre de Plérin est situé sur un plateau d'une centaine de mètres d'altitude. La côte est constituée de falaises (pointe du Roselier, altitude 68 m), de plages (Les Rosaires, Tournemine, Les Nouelles) ou de zones portuaires (Le Légué, Sous-la-Tour).

Au sud, la commune est séparée de Saint-Brieuc par la vallée du Gouët et le port du Légué.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Plérin
Pordic La Manche La Manche
Pordic Plérin La Manche
Trémuson Saint-Brieuc Saint-Brieuc

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 732 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Brieuc », sur la commune de Saint-Brieuc, mise en service en 1997[7] et qui se trouve à 2 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12 °C et la hauteur de précipitations de 730,8 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985 et à 6 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Plérin est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Brieuc, une agglomération intra-départementale regroupant 9 communes[17] et 95 528 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Brieuc, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 51 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 21,7 % 601
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 6,7 % 185
Zones portuaires 1,2 % 34
Équipements sportifs et de loisirs 1,3 % 35
Terres arables hors périmètres d'irrigation 31,4 % 870
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 19,7 % 546
Forêts de feuillus 8,9 % 246
Forêts mélangées 1,0 % 27
Landes et broussailles 6,6 % 182
Forêts et végétation arbustive en mutation 1,0 % 28
Plages, dunes et sable 0,2 % 6
Zones intertidales 0,5 % 14
Source : Corine Land Cover[25]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur dix kilomètres d'est en ouest, de la pointe du Roselier aux abords de l'aéroport de Saint-Brieuc et sur cinq kilomètres du nord au sud, de Tournemine au port du Légué.

Carte de la commune

Plérin a pour particularité de comprendre plusieurs zones urbanisées disjointes, les plus importantes pouvant être considérées comme des quartiers à part entière.

On trouve ainsi :

  • Le centre-ville dans la partie centrale sud de la commune, il est bordé par la route nationale 12 et comprend plusieurs zones commerciales et zones d'activités en bordure de cette même route.
  • Saint-Laurent est le quartier situé à l'est, et fait face à la mer.
  • Le Légué, est le quartier portuaire, au sud de la ville. Partagé avec Saint-Brieuc, il se situe à l'embouchure du Gouët.
  • Le reste de la commune est ponctué de nombreux lieux-dits, parmi les plus importants : Le Sépulcre, Les Rosaires, Saint-Eloy, Tournemine etc.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Plerin en 1225, Parrochia de Plerin en 1254, Ecclesia de Plerin vers 1330[26], Ploerin en 1636[27].

Le nom Plérin est d’origine bretonne et est composé de deux éléments. Le premier Ple- est une forme évoluée du vieux-breton Plou (paroisse), initialement d'origine latine Plebs. Le second élément correspond au nom d'homme Erin ou Eren[26], que l'on retrouve également dans le nom des communes de Plourin et Plourin-lès-Morlaix, dans le Finistère.

Pour des raisons touristiques, la mairie utilise souvent aujourd'hui le nom de Plérin-sur-Mer, non reconnu administrativement.

Il existe une commune limitrophe de Vannes, dont le nom se prononce de la même manière en français (Ploeren).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site est fréquenté depuis le Néolithique, un bâtiment gallo-romain fut exhumé près du centre Hélio-marin, il y eut une forte présence romaine dans le secteur de Saint-Brieuc, en effet, dès 1852, des archéologues découvrent une villa romaine sous deux maisons édifiées près de la plage[28]. La ville était reliée à une voie romaine qui allait jusqu'à Gouarec. Les élites gauloises, puis citoyens romains, de la ville ont construit des lieux de villégiatures dotées d'un espace balnéaire privé, ils étaient près de la capitale qui était Corseul. Sous le mur du centre Helio-Marin, les ruines sont celles d'un bâtiment annexe à une villa; une grange, ou une écurie, un lieu de stockage des ressources maritimes. Ce bâtiment fut construit entre le Ier et le IIIe siècle.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 238 soldats morts pour la Patrie[29] :

  • 188 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 48 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 2 sont morts durant la Guerre d'Indochine.


Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands construisent, quelque temps après leur arrivée dans la commune au début de , des ouvrages militaires sur la côte qu'ils nomment sur quatre positions :

  • Wn Po 06 (entrée du port du Légué) : les allemands ont construis au bout de la rue du Phare, un tunnel dans la roche. Cette partie était probablement sécurisée avec des mitrailleuses de type MG 34 ou MG 42[30].
Bunker type R 667 de la position Wn Po 07.
  • Wn Po 07 (pointe de Châtel Renault) : ce secteur disposait de cinq blockhaus ainsi que d'un tunnel. Le premier bunker, de type Regelbau 667, est situé sur la plage des Nouëlles au bord de la falaise et est toujours présent. Il était équipé d'un canon 5-cm KwK 38 ou 5-cm KwK 39. Avec un angle de tir de 60°, il dominait les plages des Nouëlles et de Saint-Laurent jusqu'aux falaises de la pointe du Roselier[31].
    Le tunnel, creusé dans la falaise près de ce blockhaus, remontait jusqu'à la rue des 3 Plages dans le jardin d'une maison ou ce situe d'autres blockhaus, de type Regelbau 501, permettant de loger dix soldats chacun. Le tunnel permettait d'acheminé hommes et munitions à l'abris mais dispose également de deux positions de mitrailleuses dans les falaises (vers la plage des Nouëlles et vers l'anse aux Moines). Il est toujours présent mais fermé au public[31].
    Un troisième bunker est situé sous la maison au bout de la rue du Mont Houvet. Étrangement, il pointe sont angle de tir vers le sud-ouest, dos à la plage, probablement pour protéger ce secteur en cas d'attaque terrestre tel qu'avec des chars ou véhicules léger[Note 8].
    Les plages était recouvert de nussknackers et d'autres éléments anti-débarquement tels que des pieux en bois, des hérissons tchèques, des fil de fer barbelé et probablement des emplacements avec mitrailleuses (modèles MG 34 ou MG 42). Le bois provenait de la forêt de Lorge qui était ensuite acheminé par l'entreprise Laminoir et Trefileries de Paris (LTP) qui était chargé de par l'Organisation Todt d'effectuer ces travaux de défense. L'entreprise réquisitionna l'hôtel Printania, situé 3 rue du Phare a Plérin, aujourd'hui transformé en appartements. L'Unteroffizier Heintz s'installa en mai 1941 dans une villa juste au dessus du bunker de la plage des Nouëlles, aujourd'hui détruite et remplacé par une autre maison[32].
  • Wn Po 08 (pointe du Roselier) :
  • Wn Po 09 (plage des Rosaires) :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Révolution[33],[34]
Période Identité Étiquette Qualité
13 mai 1945 mai 1953 Albert Bécherel   Retraité SNCF
mai 1953 mars 1977 Louis Guéna DVD Comptable
Réélu en 1959, 1965 et 1971
mars 1977 septembre 1985[36]
(démission)
Roger Ollivier[37],[38]
(1928-2009)
PCF Instituteur puis directeur de CEG, maire honoraire (2008)
Réélu en 1983
novembre 1985 mars 1989 Jean-Paul Gicquel PCF Enseignant, ancien directeur d'école
mars 1989 mars 2008 Yves Le Faucheur[39] UDF puis UMP Cadre d'entreprise, directeur de CFA
Réélu en 1995 et 2001
mars 2008 En cours Ronan Kerdraon PS Enseignant
Sénateur des Côtes-d'Armor (2010 → 2014)
Président de Saint-Brieuc Armor Agglomération (2020 → )
Réélu en 2014 et 2020

Jumelages[modifier | modifier le code]

Échanges scolaires, sportifs, culturels et économiques.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2019, 46 élèves étaient scolarisés en filière bilingue publique.

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le .

Langue chinoise[modifier | modifier le code]

Depuis la rentrée 2017, le collège Jules Lequier propose aux 5e l'apprentissage de la langue chinoise. Ce nouvel apprentissage a été rendu possible par la coopération du collège avec les professeurs de chinois du collège Anatole Le Braz et du lycée Ernest Renan de Saint-Brieuc[40]. Les élèves qui continuent d'apprendre cette langue au lycée peuvent alors avoir la chance d'aller en voyage scolaire en Chine.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Plérinais et les Plérinaises.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[41],[Note 9]

En 2019, la commune comptait 14 309 habitants[Note 10], en diminution de 0,59 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 8183 2283 6093 8844 8964 8754 8874 9395 661
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 8175 9626 1786 1605 6645 8095 4665 3465 086
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 1865 3045 3974 9775 2065 2385 2886 3706 779
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
7 6238 7809 75710 55912 10812 51213 40214 02013 824
2019 - - - - - - - -
14 309--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Le Marché du Porc Breton, qui se situe à Plérin, définit le cours du porc et sert de référence nationale[44],[45].

Le centre d'affaires « Eleusis » constitué de 3 immeubles de bureaux et d'un restaurant situé en bordure de la RN 12 (4 voies) regroupe 43 entreprises. Début 2016, le centre d'affaire s'est vu agrandi avec l'arrivée d'une clinique privée de l'autre côté de la D786[46].

La commune est le point d'arrivée du segment Segment FLAG Atlantic 1 (FA-1) du câble sous-marin Fiber-Optic Link Around the Globe. À ce titre, le site est considéré comme d'importance stratégique et vital pour les États-Unis selon un document secret émanant des révélations de télégrammes de la diplomatie américaine par WikiLeaks[47].

Transports[modifier | modifier le code]

Plérin est relié au reste de l'agglomération du lundi au samedi grâce aux lignes C, D, 10, 40 et la ligne estivale R qui est, elle, disponible le dimanche. En soirée la commune est desservie par la ligne N3 uniquement (équivalente à la ligne C). Toutes ces lignes sont gérées par la société des Transports urbains briochins (TUB).

Les ProxiTub, un service de transport pour les zones non desservies par les bus, et les MobiTub, transports majoritairement adaptés pour les personnes à mobilité réduite sont également présent dans la commune.

Plérin est aussi desservie par la ligne 1 du réseau BreizhGo qui permet un transport dans toute la région Bretagne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Four à boulets
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Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul : remaniée plusieurs fois, comprend un clocher de 1651, muni d'une cloche datant de 1670. Elle renferme trois tableaux du peintre briochin Raphaël Donguy fait en 1860 : La Vierge en Majesté et l'Enfant sur ses genoux, avec un moine et une moniale à genoux ; Le Bon Pasteur et Le Baptême du Christ.
  • L'église Saint-Laurent de Saint-Laurent-de-La-Mer.
  • L'église Notre-Dame-du-Bon-Secours du Légué.
  • Le port à écluses du Légué : l'aménagement a fait l'objet d'améliorations récentes, comprend deux activités, la plaisance et la pêche. Le port de commerce du Légué est situé sur la rive opposée du fleuve côtier Gouët, sur la commune de Saint-Brieuc.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Alyte accoucheur

Plérin a fait l'objet en 2012 d'un inventaire de son patrimoine naturel dans le cadre du programme national des atlas de la biodiversité dans les communes. Ceci a conduit d'identifier 900 espèces animales, dont les espèces intéressantes suivantes[48] :

La commune est située en bord de mer, ce qui lui vaut l'appellation Plérin-sur-Mer (13 km de côte et 2,5 km de plage).

Le site balnéaire des Rosaires est situé au nord de la commune, entre la Roche des Tablettes et la pointe de Pordic. Il comprend une grande plage de sable fin et une plage de galets (Tournemine).

La pointe du Roselier, qui surplombe Martin-Plage et son rocher ainsi que la plage de Saint-Laurent, offre un point de vue sur la baie de Saint-Brieuc. On y trouve également un éperon barré qui témoigne d'une occupation à l'âge de fer, un four à boulets (de canon) datant de 1794 et un monument aux péris en mer érigé à la fin du XXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Leuduger, né le à Plérin, après avoir voyagé en Italie, fut ordonné prêtre à 25 ans. Il exerça une grande influence comme prédicateur ; nommé curé de Plouguenast, il poursuivit une activité missionnaire dans le diocèse de Saint-Brieuc, s'occupa de la formation des prêtres et rédigea plusieurs livres, notamment "Cathéchisme du diocèse de Saint-Brieuc. Il meurt le .
  • Jean-Olivier Briand (1715-1794), ecclésiastique français, évêque de Québec, né à Plérin
  • Claude Charles Rouxel (1771-1885), homme politique français, né à Plérin
  • Louis Denis (1799-1878), homme politique français, député-maire de Plérin
  • Jules Lequier (1814-1862), philosophe français, mort à Plérin (par une noyade volontaire ayant voulu prouver par le fait de nager en direction du large au-delà de toute possibilité de retour que la liberté de le vouloir était plus forte que l'instinct de conservation).
  • Charles de Lorgeril (1849-1897), homme politique français, né à Plérin
  • Yves-Marie Thomas (1854-1935), homme politique français, conseiller municipal de Plérin, adjoint au maire
  • Marcel Brindejonc des Moulinais (1892-1916), aviateur français, né au Légué à Plérin
  • Marcel Gouédard (1921-1946), footballeur français évoluant au poste de défenseur, né à Plérin
  • Michel Le Denmat (1950-), coureur cycliste français, né à Plérin
  • Paul Dirmeikis (1954-), poète, chanteur, compositeur et peintre américain, résidant à Plérin depuis 2010
  • Pascal Quintin (1960-), navigateur français, né à Plérin
  • Ronan Kerdraon (1962-), homme politique français, membre du Parti socialiste, sénateur-maire de Plérin
  • Yelle, groupe d'électro-pop composé de la chanteuse Julie Budet et de son compagnon Jean-François Perrier, alias Grand Marnier

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or aux sept macles d'azur, posées 3, 1, 3.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Images aérienne de 1951 du site remonterletemps.ign.fr
  9. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Saint-Brieuc - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Plérin et Saint-Brieuc », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Saint-Brieuc - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Plérin et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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