Pleyber-Christ

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Pleyber-Christ
La rue principale (axe routier Quimper-Morlaix)
La rue principale (axe routier Quimper-Morlaix)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Saint-Thégonnec
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Morlaix
Maire
Mandat
Thierry Piriou
2014-2020
Code postal 29410
Code commune 29163
Démographie
Gentilé Pleybériens
Population
municipale
3 083 hab. (2012)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ N 3° 52′ O / 48.5, -3.8748° 30′ Nord 3° 52′ Ouest / 48.5, -3.87  
Superficie 45,47 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Pleyber-Christ [plɛbɛʁ kʁist] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France, à la limite nord du parc naturel régional d'Armorique.

Toponymie et origine[modifier | modifier le code]

Le nom de Pleyber-Christ proviendrait de l'ancien breton ploe ou plou (paroisse), et de saint Yben (ou Ibe ou Etbin), saint breton peu connu, à l'origine aussi du nom de Pleyben. Ce serait plutôt un moine ou un grand propriétaire répondant au nom de Iber. Christ viendrait peut-être des seigneurs de Kergrist, nom d'un édifice religieux suggérant une ancienne fondation des Templiers. Les templiers n'ont laissé aucune trace dans cette paroisse primitive. La seigneurie de Kergrist date au plus tôt du XIV° siècle. Le nouveau bourg s'est implanté après 1180 au carrefour de la voie romaine Carhaix-Morlaix et la voie Lannéanou-Plouvorn. Pleiber Christi est le chef lieu d'une paroisse bâtie au croisement de deux voies importantes à l'époque. (Lucien Rohou) Une des paroisses primitives de l'Armorique au VIe siècle était nommée Ploe-Iber, elle regroupait alors les communes actuelles de Saint-Thégonnec, Saint-Martin-des-Champs, Sainte-Sève, Pleyber-Christ et tout le Morlaix Ouest de la rive gauche du Queffleuth. Son centre religieux aurait été le lieu-dit Coz-Ilis (Vieille église) situé au voisinage du Treuscoat, de Kernévez ou de Runduic, à environ 4 kilomètres du bourg actuel et alors situé en bordure d'un chemin gaulois réutilisant le tracé commun aux voies romaines Carhaix - Morlaix et Quimper - Morlaix[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le passage à niveau sur la voie ferrée Paris-Brest

Située à 10 kilomètres au sud-ouest de Morlaix, la commune de Pleyber-Christ entre la mer (la Manche) et les monts d'Arrée fait partie du plateau granitique du Léon, reste de la pénéplaine post-hercynienne[2], non loin du pied du versant nord des monts d'Arrée, formant des paysages agricoles sur les lambeaux du plateau séparés par des vallées encaissées aux versants pentus et boisés.

La commune est bien desservie par les transports: l'axe Lorient-Roscoff (commun avec l'axe Quimper-Morlaix D 785 à cet endroit) traverse de la commune et le bourg (Pleyber-Christ est même le seul bourg encore traversé par cet itinéraire, n'ayant pas encore fait l'objet d'une déviation routière); la nationale 12 (voie expresse) Paris-Brest passe à proximité et la commune est desservie par l'échangeur de Sainte-Sève, la voie ferrée Paris-Brest passe en plein bourg, ce qui permet à la commune d'être desservie par une gare. Même les relations avec l'Angleterre sont aisées en raison de la proximité du port de Roscoff (ligne de ferries Roscoff-Plymouth). La commune est proche de la limite nord du parc naturel régional d'Armorique.

Elle est limitrophe à l'ouest de Saint-Thégonnec, au nord de Sainte-Sève, au nord-est de Plourin-lès-Morlaix, à l'est de Le Cloître-Saint-Thégonnec et au sud de Plounéour-Ménez. Le finage communal est limité à l'est par le Queffleuth et à l'ouest par le Coat Toulzac'h, affluent de rive droite de la Penzé, fleuves côtiers coulant sud-nord et qui se jettent dans la Manche proche. La vallée du Queffleuth a permis la construction de nombreux moulins, les uns établis sur la rive droite et dépendant donc de la commune de Le Cloître-Saint-Thégonnec, les autres sur la rive gauche et dépendant donc de Pleyber-Christ : d'amont vers l'aval, la carte IGN au 1/25 000e actuelle recense encore 12 toponymes de moulins dans cette vallée sur approximativement six kilomètres, soit environ 1 tous les 500 mètres : le Moulin Quéneuf, le vieux Moulin, le Moulin Joanet, le Moulin du Clos, le Moulin Drézed, le Moulin de Penlan, le Moulin Rouge, Moulin Blanc, le Moulin de la Lande, le Moulin de Roz ar Vern, le Moulin des Prés, ar Vilin Ven (Vilin signifie moulin en langue bretonne)[3].

Même la vallée du Coat Toulzac'h, cours d'eau au débit beaucoup plus modeste, abritait plusieurs moulins, situés soit sur la commune de Pleyber-Christ (ceux de rive droite), soit sur celle de Saint-Thégonnec (ceux de rive gauche) : d'amont vers l'aval, le Moulin Neuf, le Moulin Bailléguen, le moulin de Keranot, un ancien moulin sans nom indiqué se succèdent à la limite communale entre les deux communes précitées et quatre autres sont établis plus en aval le long du même cours d'eau sur son tronçon servant de limite communale entre Saint-Thégonnec et Sainte-Sève. Même un très modeste affluent de rive droite du Coat Toulzac'h abrite deux sites de moulins: ceux de Moulin Pont ar Bloc'h et Canhir Moulin et un affluent de rive gauche du Queffleuth en abrite un, celui de Milin-ar-Prat ("Moulin-du-Pré"), proche d'ailleurs du bourg[3].

Ces vallées encaissées ont aussi longtemps contribué à gêner les transports : ce n'est par exemple qu'en 1872 qu'est décidée la construction d'un pont sur le Queffleuth pour relier Pleyber-Christ à Plourin-les-Morlaix[4].

Étendue (4 547 hectares), la commune a une altitude moyenne de 130 mètres. Ce morceau du plateau du Léon forme un pan légèrement incliné vers le nord, sa partie méridionale, plus proche des monts d'Arrée, culmine à 220 mètres au sud-ouest du finage communal et s'abaisse à une centaine de mètres dans la partie nord-est du territoire communal pour le plateau et nettement moins pour les fonds de vallée nettement encaissés : à leur sortie de la commune, le Queffleuth n'est plus qu'à 24 mètres d'altitude près de Pont-Pol et le Coat Toulzac'h vers 45 mètres à Pont-Toulzac'h.

L'habitat rural est très dispersé en une quarantaine de hameaux répartis sur l'ensemble du territoire communal, presque totalement défriché. Les bois n'occupent guère que les versants pentus des vallées précitées, sauf dans la partie orientale de la commune où des bois implantés sur des lambeaux de plateau subsistent aux alentours du château de Lesquiffiou et du manoir de Treuscoat, le hameaude Run-Ar-Vrac'h apparaissant comme un « village-clairière ».

Plusieurs lotissements ont été construits ces dernières décennies, particulièrement le long de D 785 en direction principalement de Morlaix et aux alentours du centre commercial, mais aussi à l'ouest, au-delà de la voie ferrée en direction de Saint-Thégonnec.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des maisons de l'époque romaine ont été construites dès les premiers siècles après Jésus-Christ sur la garenne nommée Goarem-Ven, près de Lanmarc'h-Izella. Cette occupation se reconnait à la présence de fragments de tuile. Le site a marqué de son nom une vaste région. La tour de Lanmarc'h contrôlait la voie antique Quimper-Morlaix.

Le premier démembrement de la paroisse primitive de Ploe-Iber a eu lieu en 1128 (le comte du Léon, Hervé, fait don à l'abbaye de Marmoutier du territoire correspondant en gros aux actuelles communes de Saint-Martin-des-Champs et Sainte-Sève) et un second vers 1180 (Saint-Thégonnec, Morlaix rive gauche et une partie de Sainte-Sève deviennent propriété du seigneur de Penhoat), ce qui reste de Ploe-Iber appartenant au vicomte du Léon. Un premier lieu de culte fut construit, vraisemblablement vers l’an 1200, au bourg actuel de Pleyber-Christ qui échut à un certain Rivault ou Rival et fut dénommé alors Ploeyber-Rivault. En 1458 le vicomte du Léon Allain de Rohan cède des terres à cet endroit à Jehan de Kergrist : il est probable que le suffixe "Christ" du nom porté par la suite par la paroisse provienne de ce nom.

En 1445, on dénombrait à "Pleybert-Rivault" les nobles suivants : Kerguenneuc (Jehan) possède Lesquifiout. Cosquer (Jehan). Cazré (alias). an Roch (Yvon). Trenengan (Derrien). an Henneuc (Guillaume). Keroust (Maître Yvon). Roche (Guillaume de la). an Henneuc (Raoul). Kerguenneuc (Hervé). Simon (Hervé). Roche (Yvon de la)[5]. Lors de la Montre de l'évêché de Léon en 1534, à la convocation du ban et arrière-ban de la châtellenie de "Morlaix-Leanmeur", la paroisse de "Pleybert-Rivault" est représentée par François Kerguennec, sieur de Lesquiffiou, homme d'armes; François Kerchrist, sieur de Treuscoat, archer; Maistre Yves Keraudy, sieur de Lohennec, archer à deux chevaux; Charles de la Roche, sieur de Kergrach, en brigandine; François Fenegan. Allain Coatangars, sieur du Cosquer, en brigandine[5].

Le château de la Roche-Héron, qui était situé à l'ouest de la paroisse en direction de Saint-Thégonnec, fut détruit pendant les guerres de la Ligue, donc dans la seconde moitié du XVIe siècle.

La paroisse de Pleyber-Christ faisait partie de l'archidiaconé de Léon relevant de l'évêché de Léon et était sous les vocables de saint Pierre et de la Sainte Croix.

Au XVIIe siècle, la seigneurie de Penhoët, sise en Saint-Thégonnec, s'étendait alors sur huit paroisses : Saint-Thégonnec, Taulé, Plouvorn, Plougar, Guiclan, Pleyber-Christ, Plounéour-Ménez et Commana[6].

La prospérité grâce au lin et au chanvre (XVIe-XVIIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Le temps est déjà loin où toute la campagne du Haut Léon, surtout “ la montagne ” (région des monts d'Arrée, mais aussi à Pleyber-Christ résonnait du bruit des métiers à tisser les toiles de lin, les fameuses “ Crées du Léon ”, mondialement connues aux XVIe, XVIIe, et XVIIIe siècles : ce fut pour nos ancêtres une période de grande prospérité : en témoignent encore les pierres en ruine des anciennes buanderies ("kanndi")[7], les pierres de taille des maisons de “ fabricants ” toiliers, les pierres prestigieuses des calvaires, ossuaires et églises des enclos paroissiaux. Dans cette région riche en cours d’eau et en sources, les paysans tisserands, dénommés les "Juloded", bâtissent des maisons qui étonnent par leur qualité, par une certaine magnificence et les noms gravés, comme dans les villages de Kervern, le Barric, et Trévalan. Chaque village de la zone toilière avait sa buanderie (kanndi), dans laquelle se blanchissait les fils de lin. Actuellement en ruines pour la plupart, ces anciennes constructions font l’objet de travaux de remise en état (sites de Traon-Kéromnès et de Kerioual)[8].

Article détaillé : Julod.

Les maisons des Juloded, les paysans-marchands toiliers, sont des constructions à l'appareillage soigné, parfois en pierre de taille. Un escalier extérieur, également en pierre, reliait les deux étages et était protégé par une avancée du toit. La façade principale présente un pignon en avancée, un apotheiz, qui a donné à ce genre de construction le nom de « maison à apotheiz », maison à avancée, encore appelée, mais à tort, « maison de tisserand » ou « maison anglaise », ty-saoz en breton car des négociants britanniques venaient à Morlaix acheter des toiles de lin, . Parmi les plus caractéristiques sur le territoire communal, l'on trouve celles de Kervern (deux maisons de 1647 et 1662), de Lanmarc'h-Izella, du Barric[9].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Les deux députés représentant la paroisse de Pleyber-Christ lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le 1er avril 1789 étaient Guillaume Criminec et Jacques Mazé[10].

Les prêtres de la paroisse, le recteur Grall et son vicaire Léveyer refusent de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé et sont suspendus. En avril 1791, un recteur et un curé constitutionnel sont élus : Jean François Le Febvre et Yves Clastrou[11].

En 1790, le procureur-syndic de la commune Hervé Kerauffret écrit à Jacques Mazé, qui vient d'être élu maire de la commune : « la misère étant devenue si grande, il n'est guère possible que les pauvres de cette paroisse puissent subsister, qu'ils ont même besoins d'un prompt secours, ce qui est à la Connaissance publique, qu'en conséquence il requiert à ce qu'il leur soit apporté incessamment les secours dont ils ont besoins, autant que les familles le permettront, par leur sacrifice d'une somme d'argent pris des coffres de la commune et déposée au main de Sébastien Martin et Guillaume le Traon fabriques pour être par eux employée en achat d'une certaine quantité de grain chaque semaine et dont le nombre de quartiers leur sera fixé, ainsi que la forme de leur distribution »[5]. La municipalité qui vient d'être mise en place accède à cette demande:'"L'assemblée délibérant sur la remontrance du procureur de la Commune et reconnoissant l'état affligeant ou se trouvent dans le moment les pauvres de cette paroisse a décidé et ordonne qu'il fera adressé par les dits fabriques pour être employé au soulagement des dits pauvres, quatre quarties de bleds d'orges, par semaine, qu'il distriburont en farine aussi chaque semaine"[5].

En 1794, Marie-Julienne G.., en religion sœur Pauline, née à Pleyber-Christ, religieuse à Tréguier, puis retirée à Taulé, fut arrêtée en 1791 et condamnée à mort par le Tribunal révolutionnaire de Brest le 9 juillet 1794[12].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'agriculture vers 1840[modifier | modifier le code]

Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, la population agricole en 1836 est de 3132 personnes, soit la totalité de la population communale. La répartition de l'occupation des terres est alors la suivante : 1823 ha de terres arables, 1663 ha de landes et bruyères, 529 ha de bois, taillis et plantations, 337 ha de prairies naturelles, 2 ha de marais et étangs ; la commune possédait alors 26 moulins en activité. Les paysans de Pleyber-Christ cultivaient à l'époque 365 ha d'avoine, 365 ha de froment, 273 ha d'orge, 83 ha de seigle, 146 ha de sarrasin, 36 ha de lin, 6 ha de chanvre, 55 ha de navets, betteraves, carottes et choux (dont 36 ha de navets et 6 ha de choux), 273 ha de trèfle, 105 ha de pommes de terre, 1579 ha d'ajoncs d'Europe, 128 ha restant en jachère, et élevaient 530 chevaux (350 mâles, 100 juments, 80 poulains), 800 bovins (dont 550 vaches), 515 porcs, 63 ovins (12 béliers, 24 moutons, 17 brebis, 10 agneaux), 8 chèvres, 160 poules et 45 coqs, 22 canards, 10 oies, et possédaient 300 ruches à miel[13].

L'essor de l'industrie papetière[modifier | modifier le code]

À partir du XVe siècle et surtout au XIXe siècle, l'industrie papetière fit la prospérité de la commune: une vingtaine de moulins à papier sont alors en activité dans la commune. Alimentés en chiffons par les pilhaouers des monts d'Arrée, les nombreux moulins de la vallée du Queffleuth bénéficiaient d’une bonne qualité et d’un fort débit des eaux : « Le papier, c'est d'abord le ramassage, la collecte de la matière première qui est collectée par les chiffonniers (pilhaouers) qui viennent des monts d'Arrée, la montagne pauvre. Donc ils descendant par des chemins qui sont aujourd'hui des chemins de randonnées tout au long de la vallée. Ils descendant jusqu'à la zone côtière où est cultivé le lin et où ils trouvent les résidus d'étoupes et des chiffons qui seront utilisés pour fabriquer le papier. (…) Les chiffonniers ont amené la matière première. Là, les papetiers vont fabriquer différents qualités de papier : du papier d'emballage, du papier d'imprimerie, qui partira pour Morlaix (…) où il sera utilisé soit pour l'emballage des toiles de lin, soit pour la fabrication de cartes à jouer ou d'imagerie d'Épinal qui seront exportés par le port »[14].

En 1831, François-Marie Andrieux crée, sur le site de la Lande, la papeterie de Glaslan, équipée de machines à papier en continu, de fabrication anglaise. Cette usine papetière cessa son activité à la fin du XIXe siècle, bien après l'arrêt successif des moulins artisanaux.

En août 1878, le conseil général du Finistère approuve le transfert de Plounéour-Ménez à Pleyber-Christ de la caserne de gendarmerie[15] qui est décidée finalement par le ministère de la guerre en septembre 1879. Le transfert a effectivement lieu en 1882.

L'élevage des chevaux fut longtemps une activité importante. À la fin du XIXe siècle, Pleyber-Christ comptait 13 maréchaux-ferrants. En 1899, Pleyber-Christ fait partie des dix-huit seules communes du département du Finistère à déjà posséder une société d'assurance mutuelle, forte de 53 adhérents, contre la mortalité des animaux de ferme, qui assure les chevaux et les bêtes à cornes[16].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le bourg de Pleyber-Christ a été électrifié peu après la Première Guerre mondiale « grâce à l’habileté des frères Quéré qui avaient fait une installation artisanale au moulin Jouanet, à la limite de la commune, sur la route du Cloître-Saint-Thégonnec ». Plus tard la compagnie Lebon devait racheter l’installation. L’époque des compagnies d’électricité était venue[17].

La querelle des inventaires[modifier | modifier le code]

Le journal Ouest-Éclair relate ainsi la querelle des inventaires à Pleyber-Christ[18] :

« Mercredi, M. Fougerole, sous-inspecteur de l'enregistrement à Morlaix, s'est présenté à l'église paroissiale de Pleyber-Christ pour procéder à l'inventaire. Dès la première heure, presque toute la population du bourg s'était rendue à la basilique. À neuf heures et demie, M. Fougerole a été reçu par le recteur, entouré du Conseil de fabrique. Après lecture d'une courte et énergique protestation, M. le Recteur a déclaré que lui et les membres du Conseil de fabrique ne serviraient pas de témoins et, qu'en outre, la sacristie serait fermée. M. Fougerole est alors allé chercher les deux cantonniers qui devaient lui servir de témoins. Un quart d'heure après, il revient et procède immédiatement à l'inventaire de l'église, qui est absolument comble. Au bout d'une demi-heure, il se retire sans essayer de pénétrer dans la sacristie. Pendant toute la durée de la présence de l'agent du gouvernement, les fidèles n'ont cessé de prier, puis M. le recteur a donné sa bénédiction. Ajoutons que la grande majorité des fidèles était absolument décidée à fermer les portes, mais le recteur a désiré se conformer à ce qui s'est passé à Morlaix, Saint-Thégonnec, Guimiliau et Plourin. Les fidèles ont écouté les conseils du recteur. »

Les guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative des résistants fusillés et déportés

L'histoire de la Seconde Guerre mondiale à Pleyber-Christ a fait l'objet d'un numéro spécial de la revue d'histoire locale "L'écho du Porz-Ruz"[19]. Parmi les déportés, Jean Gourvest est né le 20 janvier 1913 à Pleyber Christ. Arrêté sur le territoire du Troisième Reich (hors Alsace-Moselle) et interné au KL Buchenwald le 3 mars 1945 (matricule : 133211), fut aussi déporté à Erfurt, mais revint vivant des camps de concentration.

Le 12 novembre 1943 un train de marchandises se dirigeant vers Brest est mitraillé en gare de Pleyber-Christ par un avion allié. Le 5 décembre 1943, seize bombes tombent sur Pleyber-Christ (dont 12 près du hameau de Coatizelec, une jeune fille est tuée), une à Sainte-Sève et trois à Guiclan, causant des dégâts importants[20].

Les établissements Guével, créés par Jean-François Guével en 1899, grossistes en boissons, devinrent un important centre régional du commerce du vin. Ils ont longtemps marqué la commune, y compris dans sa physionomie avec la série des camions parfaitement alignés en dehors des heures de livraison. Absorbés un temps par France-boissons, l'entreprise a fermé aux alentours de l'an 2000. Le site est désormais occupé par la société TWD (Trans West Distribution) qui exploite une plate-forme logistique (transport, distribution, stockage, affrètement), passée de 8 salariés en 2003 à 38 en 2007.

Des courses hippiques furent organisées sur l'hippodrome du Croas-Tor jusqu'en 1962[21].

Depuis 2007, Pleyber-Christ n'a plus de curé résidant. Les deux derniers curés ont été Jean Feutren, recteur de 1977 à 1987 (son nom a été donné à une place du bourg) et Yvon Le Grand, jusqu'en 2007.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 806 3 023 2 891 3 017 3 087 3 062 3 133 3 166 3 292
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 430 3 221 3 393 3 468 3 454 3 412 3 319 3 351 3 238
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 028 2 968 2 894 2 797 2 613 2 384 2 298 2 191 2 093
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 157 2 187 2 525 2 812 2 828 2 790 2 882 3 061 3 044
2012 - - - - - - - -
3 083 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : tout au long du XIXe siècle, la population de Pleyber-Christ évolue en dents de scie, oscillant entre 2 806 habitants en 1793 et 3 238 habitants en 1896 (gagnant donc quand même 432 personnes en 103 ans), mais en oscillant entre des maxima en 1856 (3 430 habitants) et surtout en 1872 (3 468 habitants, record absolu) et des minima relatifs en 1806 (2 891 habitants) et en 1836 (3 062 habitants), les évolutions sont toutefois modestes tout au long de ce siècle. Le déclin démographique, qui commence en fait dès 1872 mais reste faible pendant le dernier quart du XIXe siècle, s'amplifie et devient constant pendant la première moitié du XXe siècle, la commune perdant 1 145 habitants en 58 ans entre 1896 et 1954 soit - 35,3 % en raison d'un exode rural important. Un retournement démographique s'opère à partir de 1954, Pleyber-Christ connaissant un essor démographique constant pendant la seconde moitié du XXe siècle, regagnant 789 habitants entre 1954 et 2004 (+ 37,7 % en 50 ans) en raison de la périurbanisation liée à sa proximité de Morlaix et à sa bonne desserte en transports. En 2006, Pleyber-Christ dépasse de peu (de 76 personnes) sa population de 1793, faisant preuve, par delà les variations survenues au cours de ces deux siècles, d'une remarquable stabilité démographique sur le long terme. Les premières années du XXIe siècle connaissent toutefois un regain de dynamisme puisque le dernier recensement effectué en 2007 traduit un gain de plus de 300 habitants en trois ans. La densité de population est de 70 habitants au km².

Entre 1999 et 2007, en 9 ans donc, les naissances ont été de 328 et les décès de 322, témoignant d'un remarquable équilibre naturel puisque les nombres sont quasi-identiques.

Économie[modifier | modifier le code]

La culture des pommes de terre fut longtemps une activité agricole importante dans la commune. Un insecte ravageur, le taupin, dont les larves surnommées « vers fil de fer » creusaient des galeries dans les tubercules, leur faisant perdre beaucoup de valeur marchande, proliféra après la Seconde Guerre mondiale. Dès 1947, un laboratoire de l'INRA (Institut national de la recherche agronomique), dirigé par Jacques d'Aguilar, s'installa dans la commune et travailla en collaboration avec la Fédération nationale des producteurs de plants de pommes de terre (FNPPPT). Un menhir commémoratif érigé à Kergalein, inauguré le 6 septembre 1951, rappelle cette aventure scientifique[24].

Le 24 janvier 1984 une violente manifestation agricole eut lieu à Pleyber-Christ, marquée par un discours musclé d'Alexis Gourvennec, le chef du syndicat agricole FNSEA[25].

Un parc éolien, formé de neuf éoliennes, d'une puissance installée totale de 5,4 MW et d'une production annuelle estimée moyenne de 13 GW.H, a été mis en service en 2007 à Coat Conval[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Plaque commémorative en l'honneur de François Coat
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1796 Jacques Mazé    
vers 1840   Guillou    
avant 1853   Quéinec   Nommé par le gouvernement impérial
avant 1867   Joncourt   Nommé par le gouvernement impérial
1939 1964 François Coat   Conseiller général (1949-1964)
         
mars 1977 mars 1983 Jean Coulon   Pharmacien
mars 1983 mars 1989 Henri Quillec   Entrepreneur de Bâtiment
mars 1989 janvier 2010 Jean-Claude Kerdilès Union de la gauche Agriculteur
janvier 2010 en cours Thierry Piriou Divers Gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 46 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 12,5 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [27].

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre
La chapelle reliquaire (ossuaire)
  • L'église paroissiale Saint-Pierre est classée au titre des monuments historiques depuis 1914[28], en même temps que l'ossuaire.
  • La chapelle reliquaire (ossuaire), classée au titre des monuments historiques avec l’église Saint-Pierre en 1914[28], date de 1737. Sa charpente et sa toiture ont été rénovées en 1995. Elle abrite une poutre d'un édifice précédent datant de 1573.

Ces deux sites se trouvent sur le chemin historique du Tro Breizh.

  • La chapelle du Christ fut construite en 1747 à la suite d'un événement jugé miraculeux qui eut lieu en 1735 : une flamme éblouissante brûla pendant plusieurs jours au-dessus d'une fontaine de dévotion qui existait en ce lieu[29] et qui était une étape pour les pèlerins du Tro Breizh. La raison en est probablement que cette fontaine, nommée Feunteun Krist, se trouvait dans un lieu marécageux et que les émanations gazeuses s'enflammèrent spontanément (feux follets). Détruite en 1829, la chapelle a été reconstruite les années suivantes. Le calvaire de la chapelle du Christ a probablement été édifié en 1823 à partir de morceaux de calvaires antérieurs abattus pendant la Révolution française, certaines parties du calvaire portent des inscriptions datant de 1536 et 1574. En 2002, la fontaine-oratoire a été reconstruite grâce à l'association "les Amis de la chapelle".

La commune possède de nombreux calvaires :

  • Le calvaire de Roz-ar-c’ha date de 1531. Il est le plus ancien de la commune. Il porte une inscription latine: « Fit fera ceta cros. O. K/IELL ' lan 1531 » (« Fit faire cette croix. Olivier Kerriel l'an 1531 ».
  • Le calvaire de Kervern, endommagé, date de 1647. Saint François, la Vierge Marie, Sainte Marguerite et Saint Jean y sont représentés.
  • Le calvaire de Sant Alar (nom breton de Saint Éloi) borde un chemin antique (le grand chemin de Morlaix au Faou) jadis très fréquenté. Le calvaire porte un Christ en croix, Saint François, Saint Pierre, la Sainte Vierge, Marie-Madeleine portant un vase de parfums[30].
  • Le calvaire de Saint Donat, souvenir de la mission de 1911. Une chapelle existait au XIXe siècle, désaffectée en 1876.

Châteaux, manoirs, maisons remarquables[modifier | modifier le code]

Le château de Lesquiffiou et son jardin à la française
  • Le château de Lesquiffiou : construit au XVIIe siècle (le bâtiment principal central date de 1698), probablement à l'emplacement d'un manoir plus ancien dont il subsiste le pigeonnier qui date du XVIe siècle. Le château est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1992[31],[32]. Ce château possède une bibliothèque remarquable : c'est dans ses rayons qu'a été retrouvé au début du XXe siècle le récit de la vie de Jean Conan[33].
  • Le manoir de Treuscoat date des XVe et XVIe siècles. Il fut vendu le 14 septembre 1458 par Allain de Rohan, vicomte du Léon à Jehan de Kergrist. Il a conservé fière allure avec sa tourelle en dépit des modifications survenues et possède une chapelle dédiée à saint Goulven[34].
  • Le manoir de Lohennec date du XVIe siècle, peut-être même partiellement du XVe siècle et dispose aussi d'une chapelle consacrée à Saint Vennec.
  • Le manoir de Coat-Conval et sa chapelle.
  • Des maisons de tisserand dont l'une date de 1647.
  • La maison des Andrieux date du XIXe siècle et fut construite par l'industriel papetier.
  • Le site du Télégraphe[35], à la limite entre Pleyber-Christ et Saint-Thégonnec a été redécouvert récemment et conserve la base de la tour du relais du télégraphe Chappe.
  • Plusieurs sentiers pédestres ont été aménagés : le circuit des Trois Bois, Riboul Potic, la boucle du bourg à la vallée[36] et un sentier VTTestre[37]. Une association locale « Au fil du Queffleuth et de la Penzé » propose des sorties organisées[38].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François-Yves de la Roche-Kerandraon, du manoir de Keroual en Pleyber-Christ, page du comte d'Artois en 1772, garde marine en 1776, participa, âgé alors de 17 ans, au célèbre combat de la Belle Poule contre la frégate anglaise HMS Arethusa (l' Aréthuse) le 17 juin 1778 au large de Plouescat ; il eût le bras cassé après deux heures de combat, mais repris son poste et fut promu pour ce fait d'armes enseigne de vaisseau, devenant le plus jeune officier de marine de son temps, fut fait chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et fut admis à l'Assemblée des États de Bretagne en octobre 1778 âgé de seulement 19 ans[39].
  • Jean-Marie Tourmen, meunier au moulin Queneuth au Cloître-Saint-Thégonnec, fut cuirassier dans la Grande Armée pendant le Premier Empire. Il écrivit de Varsovie une lettre à son père et tint un carnet de route pendant les 1 000 km de son retour entre Mayence et son moulin, au rythme de 25 km par jour. Par le hasard d'un héritage, il finit son activité professionnelle au moulin de Canhir en Pleyber-Christ[40].
  • Jean-Marie Le Jeune (1855-1930), né à Pleyber-Christ, suit des études au Petit séminaire de Quimper, puis choisit de faire son noviciat à Nancy dans la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée. Devenu prêtre en la cathédrale d'Autun en 1879, il devient missionnaire en Colombie-Britannique, province de l'Ouest du Canada. Il devient alors ethnologue, étudiant de nombreux idiomes indiens (une douzaine dont le chinook) et perçoit l'importance que les Indiens accordent au langage des signes. Il invente une écriture (selon la méthode de sténographie inventé par Émile Duployé) pour la langue chinook, l'enseigne aux Indiens et publie des ouvrages dans cette langue ainsi qu'une revue Kamloops Wava. Il bénéficia aussi auprès des Indiens d'une réputation de médecin et de pharmacien sans oublier son apostolat, organisant des pèlerinages auxquels participent de nombreuses tribus indiennes. Il meurt le 21 novembre 1930 et est enterré dans le cimetière de Mission-City près de New Westminster[41].
  • Louis-Marie Le Jeune (1857-1935), frère du précédent, entré chez les oblats à Nancy en 1877 et ordonné prêtre en 1883, est nommé au Canada en 1896 et occupe la chaire de littérature française à l'université d'Ottawa de 1898 à 1913. Il fonda en 1900 la Revue littéraire de l'université d'Ottawa, publia en quatre volumes Tableaux synoptiques de l'histoire du Canada entre 1916 et 1918, puis se consacra à son Dictionnaire général du Canada, œuvre de longue haleine qui parut en 1931.
  • Jean Bourlès, coureur cycliste professionnel, est né à Pleyber-Christ. Il remporta entre autres l'étape Barcelone-Ax-les-Thermes du Tour de France cycliste le 14 juillet 1957.
  • Yves Kerdilès, docteur-vétérinaire, décédé en 1951, créa dès 1920 le centre vétérinaire de Pleyber-Christ. À une époque où la production chevaline était l'activité principale des éleveurs pleybériens, il a laissé le souvenir d'un praticien remarquable. Son nom a longtemps été attaché à l'étude d'une maladie des jeunes bovins.
  • Joseph Guével (1911-2000), Maître-Verrier. Né à Pleyber-Christ, il est le second enfant d'une famille de sept garçons (dont le père était le fondateur des établissements Vins Guével). De nombreuses églises de France doivent à Joseph leurs vitraux : Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec, Concarneau et Guipavas… Il vivait à Noisy-le-Sec et avait un atelier à Pont-Aven.
  • Henri [Herry] Caouissin, né à Pleyber-Christ le 7 mai 1913 fut écrivain, éditeur, réalisateur de films, illustrateur. Secrétaire de l'abbé Perrot et membre du Parti national breton, il est journaliste pour le compte de plusieurs publications catholiques (comme Cœurs vaillants, Lisette…) dans la décennie 1930 et secrétaire du Bleun-Brug de 1934 à 1948. Soupçonné de collaboration, il est emprisonné quelque temps à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il fut conseiller de Jean Delannoy pour le film Dieu a besoin des hommes. Il lance une éphémère société de production cinématographique en langue bretonne, Brittia Films, et s'occupe dans les décennies 1950-60 d'une organisation de scouts bretons Bleimor. Il est décédé le 12 avril 2003 à Hennebont.
  • Ronan Caoussin, frère du précédent, né le 22 juillet 1914 à Pleyber-Christ, fonda en 1935 à Landerneau les éditions Ronan, contribuant au démarrage de la bande dessinée bretonne. En 1938, membre du Parti national breton, il est pendant quelques mois secrétaire général adjoint de Breiz Atao; arrêté et condamné à deux mois de prison pour inscriptions nationalistes antifrançaises. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se compromet dans des publications favorables à l'Occupant et son imprimerie est mise sous séquestre à la Libération. Il fonde les Éditions Brittia en 1946 (son frère fondant Brittia Films) et écrit des ouvrages controversés sur le nationalisme breton. À la fin de sa vie, il se consacra à son atelier de céramiste d'art celtique au Drennec tout en se considérant comme le dépositaire de l'histoire authentique du nationalisme breton[42].
  • Henri Meudec (1879-1933), issu d'une famille de papetiers de Pleyber-Christ, inventa à la fin du XIXe siècle des rouleaux d'imprimerie dits « à pâte fixe » résistants à l'échauffement, procédé permettant l'accélération des rotatives et ouvrant la voie à l'imprimerie moderne à grande vitesse.
  • Jean-Marie Madec, né le 21 avril 1892 à Pleyber-Christ (Finistère), quartier-maître Armurier est décédé à Athènes le 1er décembre 1916 âgé de 24 ans. À bord du cuirassé République, il fit partie d'un détachement à terre destiné à intimider le gouvernement grec dont la neutralité pendant la Première Guerre mondiale semblait malveillante pour la France. L'armée grecque ouvrit le feu et fit 54 morts dans les rangs des marins français débarqués[43].
  • Marie Aristide Andrieux, né à Morlaix le 23 juillet 1809 et décédé le 17 septembre 1886 au Moulin Blanc en Plourin-lès-Morlaix, développa l'industrie papetière à Glaslan en Pleyber-Christ, créée par son père François-Marie Andrieux en 1831 mais décédé le 30 août 1832 à Morlaix lors de l'épidémie de choléra[44]. Il montra des préoccupations paternalistes, créant dans la décennie 1860 une "Société de secours mutuels" en faveur de ses ouvriers. Il présida à de multiples reprises la Chambre de commerce de Morlaix et fut élu en 1871 conseiller général du Finistère (canton de Sizun), le restant jusqu'à sa mort[45].
  • Jean Feutren, avant-dernier recteur de Pleyber, onomaste et historien du Léon.
  • Erril Laugier, Maître-Pastelliste [46], né à Crosne en 1952, installé à Pleyber-Christ depuis le 4 octobre 1986 [47].

Dicton[modifier | modifier le code]

  • Voici la traduction française d'un dicton traditionnel en langue bretonne concernant Pleyber-Christ :

À Lampaul les cornes
À Saint-Thégonnec les bombances
À Guimiliau les mauvaises langues
Plounéour la pauvre
Commana la misérable
À Pleyber-Christ est la sagesse[48].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • L'histoire de Pleyber-Christ voir L'Écho du Pors-Ruz, revue trimestrielle de l'association Pleyber Patrimoine[49] (Cette association s'est fixé un double projet ambitieux :
    • offrir aux Pleybériens ce goût de mieux connaître leur histoire ;
    • contribuer à enrichir un patrimoine construit par l'effort des générations passées.

Pleyber Patrimoine se réunit le premier mardi de chaque mois à la médiathèque du Pors-Ruz).

  • Abbé F-M. Calvez, Monographie de Pleyber-Christ, Lorisse-Le livre d'histoire [ISBN 2-84373-442-8] (réédition d'un ouvrage paru au début du XXe siècle)
  • Le conte pour enfants La mort invitée à un repas évoque Laou ar Braz « le plus grand propriétaire paysan qui fut à Pleyber-Christ »[50].
  • LE GUEN Nathalie ; CLOATRE Olivier Inventaire des archives de Lesquiffiou (Pleyber-Christ) concernant le chartrier du château de Kerjean, 1994, 2 volumes (disponible au CRBC Centre de Recherche de Breton et de Celtique à Brest)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://fr.topic-topos.com/pleyber-christ
  2. R. Musset, "Le relief de la Bretagne occidentale", Annales de géographie, année 1928, volume 37, numéro 207, pages209-223
  3. a et b Carte topographique de l'IGN (Institut géographique National) au 1/25 000e 0616 ouest Morlaix
  4. Rapports et délibérations - Finistère, conseil général Finistère. Conseil général 1872/08, Archives départementales du Finistère
  5. a, b, c et d http://stmartinanimation.free.fr/Pleyber-Christ.htm
  6. Arthur de La Borderie, "La vicomté ou principauté du Léon", Revue de Bretagne et de Vendée, 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207871k/f114.image.r=Roche.langFR
  7. http://www.saint-thegonnec.fr/fr/les-kanndi.php
  8. http://www.pleyber-christ.fr/fr/patrimoine.php
  9. Yves-Pascal Castel, "Le "cahier journalier" de Jean Guillou, paysan marchand toilier de Kervern à Pleyber-Christ", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXXXI, 2002
  10. J. Madival et E. Laurent, "Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises" , imprimé par ordre du Corps législatif. 1re série, 1787-1799, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k480097g/f495.image.r=Locquenole.langFR
  11. Diocèse de Quimper, " Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie", 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109993p/f167.pagination
  12. René Kerliver, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne", tome 16, J. Plihon et L. Hervé (Rennes), 1886-1908
  13. Jean-Marie Éléouet, Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix, imprimerie de J.-B. Lefournier aîné (Brest), 1849, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1257176/f2.image.r=bovins.langFR
  14. François Bouget, président de l'Association "Au fil du Queffleuth et de la Penzé", cité dans http://www.zevisit.com/ZEVISIT/FR/Theme/14/042/0/Script-Circuit-de-Morlaix-sur-la-route-des-enclos-paroissiaux.html
  15. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562132s.r=Pleyber-Christ.f205.langFR.hl
  16. Compte-rendu et procès-verbaux, " Association bretonne, Classe d'agriculture", Saint-Brieuc, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f68.image.r=Ploudaniel.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f91.image.r=Ploudaniel.langFR
  17. http://seaus.free.fr/spip.php?article572
  18. Journal Ouest-Éclair no 3288 du 9 mars 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6410026/f4.image.r=Guimiliau.langFR
  19. Pleyber 39-45, L'Écho du Porz-Ruz no 43
  20. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  21. http://pierretiburce.perso.sfr.fr/pors_ruz/couvtr/couv52.jpg
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012
  24. http://www.inra.fr/archorales/t7-2Martouret.pdf
  25. http://www.ina.fr/fresques/ouest-en-memoire/Html/PrincipaleAccueil.php?Id=Region00126
  26. http://www.thewindpower.net/champ-eolien-591.php
  27. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  28. a et b « Notice no PA00090168 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. Chanoine Paul Peyron, "Antiquités de Morlaix (suite)", Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1917, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207722x/f272.r=Taul%C3%A9.langFR
  30. http://fr.topic-topos.com/calvaire-de-sant-alar-pleyber-christ
  31. « Notice no PA00090167 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Pleyber-Christ_:_Histoire.2C_Patrimoine.2C_Noblesse.
  33. Revue d'histoire moderne et contemporaine, juillet-septembre 1992, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5446894r.image.hl.r=Pleyber-Christ.f3.langFR et http://www.insolithome.com/fiche_1.asp?ID=0614-29
  34. http://www.lacabaneenlair.com/cabanes-3538.html
  35. http://lesitedutelegraphe.blogs.letelegramme.com/archive/2006/11/08/le-site-du-telegraphe.html un site remarquable à Pleyber-christ:le télégraphe
  36. http://www.pleyber-christ.fr/fr/sentiers-de-randonnee.php
  37. http://www.pleyber-christ.fr/medias/documents/www/contenu/circuit%20VTT.pdf
  38. http://www.pleyber-christ.fr//medias/images/www/contenu/sorties%20printemps%20ete%202010(1).pdf
  39. Journal Ouest-Éclair no 12699 du 14 août 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658639x/f5.image.r=Recouvrance.langFR
  40. L'Écho de Porz-Ruz no 33 - 4e trimestre 2001 et no 35 - 2e trimestre 2002 (revue d'histoire locale de Pleyber-Christ)
  41. L'Écho de Porz-Ruz no 30 – 1er trimestre 2001
  42. Jean Marie Mayeur, Yves Marie Hilaire, Michel Lagrée, Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, volume 3, 1990 [ ISBN 978-2-7010-1202-5]
  43. http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/republique-cuirasse-sujet_478_1.htm
  44. Les noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, Coop Breizh et Institut culturel de Bretagne, 1997
  45. Revue de la papeterie française et étrangère, 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k121277m.image.hl.r=Pleyber-Christ.f317.langFR
  46. le Télégramme 28 avril 2003 (portrait Page Bretagne)
  47. l'Echo du Pors ruz no 60 publication de Pleyber-Patrimoine, et le livre Dans le journal c'était vous de François Simon, Éditions Ouest-France Edilarge 2003 [ISBN 2-7373-3208-7]
  48. Recueilli et traduit par F.L. Sauvé, Lavarou Koz a Vreiz Izel, Revue celtique, 1876-1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6205534r/f239.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  49. l'Echo du Pors-Ruz
  50. http://www.contes.biz/conte-812-La_mort_invitee_a_un_repas.html

Articles connexes[modifier | modifier le code]