Jean-Michel Caradec

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Jean-Michel Caradec
Naissance
Morlaix, Finistère
Décès (à 34 ans)
Rambouillet, Yvelines
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Genre musical Variété française
Années actives 1969 - 1981
Labels Disques Decca (1977)
Site officiel www.jeanmichelcaradec.com

Jean-Michel Caradec est un auteur-compositeur-interprète français, né le à Morlaix (Finistère) et mort le à Rambouillet (Yvelines), dans un accident de la route lors de la tournée France Inter. Il est notamment l'auteur des chansons Ma petite fille de rêve, La Colline aux coralines, Ile ou encore Ma Bretagne quand elle pleut.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Caradec nait le à Morlaix (Finistère), d'un père marin et d'une mère institutrice.

C'est à l'âge de 16 ans qu'il commence a vraiment s'intéresser à la musique avec sa première guitare que sa sœur lui a offerte.

Elève du Lycée de Saint Marc à Brest (Lycée de l'Iroise actuellement), du lycée Chaptal et du lycée Henri-IV, à Paris, il obtient le baccalauréat et prépare le concours d'entrée à Normale Sup, mais il échoue.

Il obtient un premier prix au Conservatoire de Brest.

En 1968, lors du tournage du film Goto, l'île d'amour, il rencontre à Brest le comédien Pierre Brasseur dans un restaurant où il jouait de la guitare en chantant des chansons (quartier de Recouvrance). Très touché par le talent de Jean-Michel Caradec et son répertoire original, Pierre Brasseur décide de l'amener avec lui à Paris, pour être plus ou moins le parrain de sa carrière. Jean-Michel Caradec est ainsi présenté à Lucien Morisse et Bruno Coquatrix. En 1968, il fait la connaissance de Maxime Le Forestier et de Catherine Sauvage. La même année, il rencontre les chanteuses Dominique Grange et Mannick, qui lui font découvrir l'univers de la salle de spectacle Bobino et l'aident à approfondir son travail de scène et d'auteur-compositeur.

Il rencontre l'écrivain Jean-Pierre Chabrol, qui produisait une émission TV importante de l'ORTF où il recevait des chanteurs, des acteurs, et diverses personnalités du monde du spectacle et de la culture. Par Jean-Pierre Chabrol, il fait la connaissance de Georges Brassens.

Brassens va encourager les débuts de la carrière de Jean-Michel Caradec, de telle sorte, qu'en 1973, Jean-Michel Caradec assure, alternativement avec Maxime le Forestier et Yves Simon, les premières parties des concerts de Brassens à Bobino. Brassens était sensible au fait que Jean-Michel Caradec était un auteur-compositeur, jouant de la guitare tout comme lui. Ce qui était rare à cette époque où de nombreux chanteurs n'étaient qu'interprètes ou chantaient des adaptations de chansons américaines.

En 1969, il signe son premier contrat chez Polydor et enregistre quelques 45 tours. Son premier 33 tours sort en 1972. Mais ce n'est que deux ans plus tard qu'il rencontre le succès avec le tube Ma petite fille de rêve.

En 1973-1974, il compose la musique du générique de la série de personnages animés Ysengrin de Richard Rein, diffusée à l'ORTF. Il y chantera également des chansons. Maxime Le Forestier s'investit aussi dans le projet en chantant la chanson du générique.

Jouant à l’Olympia en 1976, il assure la première partie de Georges Brassens, de Serge Lama et de son ami Maxime Le Forestier, qui chantera Mai 68 sur scène en 1973.

En 1973, sa maison de disque Polydor l'associe avec Jean-Hervé Limeretz, pour travailler au clavier, au piano, et surtout, pour lui faire travailler sa voix et l'orienter vers d'autres gammes, autant dans la voix, que vers les instruments musicaux.

En 1976, Jean-Michel Caradec enregistre un disque 33 tours entièrement consacré à des chansons pour enfants. Jean-Hervé Limeretz participera aux claviers, et aux chœurs. La chanteuse Mannick, qui chantait elle-même des chansons pour les enfants l'avait encouragé, depuis des années, à composer des chansons, ou comptines pour enfants, ce qui ressemblait parfaitement à son univers. À sa sortie, l'album est salué par la critique musicale. Au départ, ce disque devait être réalisé avec le parolier Etienne Roda-Gil, mais Caradec écrira lui-même les textes de ses chansons, et en voyant les textes, Roda-Gil encouragea celui-ci à les conserver, et à les enregistrer. Très embarrassé, Jean-Michel Caradec trouvera un accord avec Etienne Roda-Gil : il travaillera avec son ami René Joly, qui recherchait un parolier pour les chansons d'un album dont le thème serait également l'enfance. Le disque sortira en 1976, presque en même temps que celui de Jean-Michel Caradec.

Jean-Michel Caradec a participé à la comédie musicale Le Rêve de Mai, album conceptuel sorti à l'occasion du 10e anniversaire des évènements de Mai 1968, auprès de Nicole Rieu, Nicolas Peyrac et Didier Marouani notamment. De cette comédie musicale, il aura de longs débats et de longues discussions avec Maxime le Forestier à propos des chansons dites «  engagées » . Jean-Michel Caradec se voyait comme un troubadour, ou plutôt un artisan de la chanson. Il pensait qu'une chanson ne devait pas s'inscrire dans un contexte, par exemple historique, car les nouvelles générations risquaient de ne pas comprendre de telles chansons, ou plutôt s'en détourner. Cependant, Jean-Michel Caradec ne négligeait pas lui-même de composer des chansons dites «  engagées » . Si c'était le cas, il attendait des occasions pour le faire, trouver un sujet qu'il avait à cœur de traiter, mais pour lui, c'était l'envie qui restait la plus importante. Mais le plus important pour lui était qu'une chanson soit intemporelle, pour traverser le temps, et s'adapter aux nouvelles générations.

Jean-Michel Caradec a fondé sa maison d'édition Madeline Songs[1].

Disparition[modifier | modifier le code]

Le , il roule sur l'autoroute A10 quand, vers 16 heures, sa Citroën CX s'encastre sous l'arrière d'un poids lourd. Grièvement blessé, atteint d'une hémorragie abdominale, il est transporté à l'hôpital de Rambouillet où il meurt dans la soirée[2]. Son dernier album, Dernier avis, sort ; il est inhumé au cimetière de Recouvrance de Brest.

Famille[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Caradec était marié avec Patricia avec laquelle il a eu deux enfants : Florian (né en 1971) et Madeline (née en 1975) [3]

Collaborations et hommages[modifier | modifier le code]

En plus de sa collaboration avec Maxime Le Forestier, avec qui il partage le poète parolier Jean-Pierre Kernoa, Jean-Michel Caradec aidera le chanteur auteur compositeur Didier Barbelivien à ses débuts. Ce dernier écrira une chanson en son honneur, simplement intitulée Caradec, et enregistrera Au château des alouettes sur le même album en 1982. Marie Laforêt, Jack Treese, Roger Mason et Francesca Solleville sont également à compter au rang des collaborations.

Jean-Michel Caradec chante Ballade pour ailleurs et Cours camarade sur le double album collectif Le rêve de mai (1978).

Parmi les hommages à Caradec, Michèle Torr reprend Île sur son album Midnight blue en Irlande (1983). Dix de ses chansons sont interprétées par Louis Capart, Yvon Étienne, Anne Vanderlove, Jean Luc Roudaut, Claude Besson, sur le CD en public Jean-Michel Caradec chanté en 2005. En 2010, la chanteuse Nolwenn Leroy reprend, dans son album Bretonne, la chanson Ma Bretagne quand elle pleut.

Un concert hommage a été organisé par l'association des amis de Jean Michel Caradec le 20 septembre 2014, jour de son anniversaire à Gouesnou (Finistère ).

Compositions musicales[modifier | modifier le code]

L'hymne du Stade Lavallois Allez Laval a été écrit par Jean Foucher, Producteur musical des disques Pluriel[4] à Passais la Conception, sur une composition[5] musicale de Jean-Michel Caradec[6],[7]. Il date de 1976 et correspond à la montée de l'équipe en Division 1. Elle est interprétée par Les enfants de la balle : Il y a dans les chanteurs Yvon Etienne et les Shouters[8]. Un 45 tours enregistré en 1976 au Studio d'Angers est édité : face A, avec les paroles, face B, version instrumentale, pochette dépliable avec un poster de l'équipe[9].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix SACEM en 1977.
  • Prix de la Jeune chanson francophone en 1978.

Discographie[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

Les titres en gras n'ont jamais figuré sur un album ni sur une compilation

  • 1969 : Qui ? - Aquarelle
  • 1969 : Le bateau - Les deux hémisphères
  • 1971 : Complainte pour un enfant - Toucher ta main
  • 1971 : La course au soleil - Mille sarabandes
  • 1972 : Un petit soleil - Dodo dans tes draps
  • 1974 : Monde d'amour - Ma petite fille de rêve
  • 1978 : Bande originale du film Le pion : Si ma vie est belle - Minuetto de la 7e sonate de Beethoven - Si ma vie est belle (instr.)

Albums[modifier | modifier le code]

Seuls les cinq derniers albums ont été réédités en CD

Nombreuses compilations, sur 1 seul CD.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Renaud Marhic, Jean-Michel Caradec « La ballade d'Arlequin », jeanmichelcaradec.com, n.d.
  2. Jean-Michel Caradec, un des artisans de la nouvelle chanson française, La Liberté de l'Est, date inconnue (probablement daté du 30 ou 31 juillet 1981)
  3. Journal L'Action républicaine du 3 juin 1977, article consacré à Jean-Michel Caradec.
  4. [1]
  5. [2]
  6. [3]
  7. Ce dernier refuse d'interpréter le morceau : Les milieux un peu intellectuels n'aimaient pas trop se frotter à ce genre de chansons... C'était surtout les orchestres de bal qui jouaient ces morceaux.
  8. Un groupe de rock célèbre à Laval dans les années 1970 avec Norbert Gobin, Jean-Pierre Tribondeau, Paul Faure, Jean-Pierre Leguay, Jean-Pierre Chéron. [4] [5]
  9. [6]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]