Saint-Jean-du-Doigt

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Saint-Jean-du-Doigt
L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste et la fontaine.
L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste et la fontaine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Plouigneau
Intercommunalité Pays de Morlaix
Maire
Mandat
Maryse Tocquer
2014-2020
Code postal 29630
Code commune 29251
Démographie
Gentilé Saint-Jeannais
Population
municipale
627 hab. (2014)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ nord, 3° 46′ ouest
Altitude 15 m (min. : 0 m) (max. : 128 m)
Superficie 19,81 km2
Localisation

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Saint-Jean-du-Doigt [sɛ̃ ʒɑ̃ dy dwa] est une commune littorale de la Manche située dans le département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Le nom breton est Sant-Yann-ar-Biz. Il vient d'une relique supposée être l'index de saint Jean-Baptiste.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-du-Doigt se situe au nord de la partie aujourd'hui finistérienne du pays trégorrois, au bord de la Manche, à 17 km au nord de Morlaix. Le bourg se trouve à environ 15 mètres d'altitude, les altitudes au sein du finage communal allant du niveau de la mer à 128 mètres d'altitude pour une altitude moyenne de 64 mètres.

Communes limitrophes de Saint-Jean-du-Doigt
La Manche La Manche La Manche
Plougasnou Saint-Jean-du-Doigt Guimaëc
Plouezoc'h Garlan Lanmeur

Des catastrophes naturelles surviennent parfois à Saint-Jean-du-Doigt : des inondations et coulées de boues, le , le , entre le 17 et le et entre le 25 et le  ; le littoral a subi l'action de fortes tempêtes, en particulier dans la nuit du 15 au et le qui ont provoqué des arrêtés de reconnaissance « catastrophe naturelle »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie et origines[modifier | modifier le code]

Tirant son nom de la relique supposée de la phalange antérieure de l'index de la main droite[2] de saint Jean-Baptiste, la paroisse, appelée autrefois Traon-Meriadec (ou Meriadek), en l'honneur de saint Mériadec, supposé être un descendant du roi légendaire Conan Meriadec ; la chapelle dédiée à saint Meriadec se trouvait dans un vallon situé à l'est de l'église de Plougasnou[3]. Ce fut d'abord une simple succursale, même pas une trève, quoiqu'elle possédât dès le XVIe siècle des fonts baptismaux et un vicaire qui y exerçait les fonctions curiales, dépendant initialement de la paroisse de Plougasnou, paroisse primitive formée à l'époque de la christianisation de l'Armorique, avant d'être une paroisse dépendant de l'évêché de Tréguier[4].

La localité s'est appelée successivement « Sainct Jehan de Tnoumeryadec » (en 1533), « Saint Jean Traoun-Meriadec » (en 1636), « Saint Jean du Traon » (en 1639), « Sainct Jan du Doigt » (en 1656).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'arrivée légendaire du doigt de saint Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Selon la légende racontée par Albert Le Grand dans la Vie des Saints de la Bretagne Armorique, c'est un jeune homme de Plougasnou qui en 1437 aurait ramené de Normandie, de la région de Saint-Lô où elle serait parvenue à l'époque des Croisades, cette phalange qui fut par la suite « authentifiée » par le duc de Bretagne lui-même et plusieurs évêques[2].

« Albert Le Grand a composé son « Histoire de la translation miraculeuse du doigt de saint Jean-Baptiste de Normandie en Bretagne » comme tous ses autres récits : les données fournies par les documents ou les textes anciens ont été copieusement augmentées à l'aide de prétendues traditions locales, et comme ces traditions étaient bien singulières et difficilement acceptables, l'auteur a voulu donner à toute son histoire une apparence de vérité en semant au milieu de son récit quelques dates et quelques noms de personnages historiques[5]. »

La tradition rapporte que les Anglais, envoyés par Henri VII d'Angleterre au secours de la duchesse Anne, ayant pillé le bourg, en 1489, et enlevé le doigt du saint, pour le transporter dans leur île, ce doigt revint miraculeusement dans l'endroit où il avait été primitivement déposé[réf. nécessaire].

Le duc de Bretagne Jean V aurait fait déposer la relique dans un étui d'or et, la petite chapelle de Traon-Meriadec étant devenue trop petite pour recevoir tous les fidèles attirés par les miracles attribués à la relique qui y venaient en pèlerinage, il fit construire celle que l'on voit aujourd'hui dont la première pierre fut posée le , mais qui ne fut achevée qu'en 1513, sa construction ayant été interrompue à plusieurs reprises[6] (elle est dédiée à saint Jean-Baptiste par Antoine du Grignaux, évêque de Tréguier, le ). L'église possédait alors un riche mobilier (12 autels construits en haut de l'église sans compter ceux dédiés à saint Divy et saint Fiacre en bas de la nef, des retables, des croix et de nombreux chandeliers de cuivre, des fonts baptismaux surmontés d'un dôme de menuiserie, des orgues (remplacées en 1585, puis en 1652, dues à Robert Dallam, et maintes fois restaurées par la suite), etc.[7]

Les seigneuries[modifier | modifier le code]

La famille de Trogoff[8] habitait le manoir de Kerprigent[9], pillé par le brigand Guy Éder de La Fontenelle en 1595.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La visite d'Anne de Bretagne[modifier | modifier le code]

Le pèlerinage devint rapidement si célèbre qu'en 1505 la duchesse Anne de Bretagne, alors épouse du roi de France Louis XII, et qui avait les yeux malades, vint de Morlaix implorer la relique, faisant à pied les 5 ou 6 derniers kilomètres. Elle assista aux vêpres, puis le lendemain matin aux mâtines, puis à la messe, en l'église de Saint-Jean-du-Doigt. L'évêque de Nantes lui appliqua la relique sur les yeux et elle fut guérie ; en reconnaissance de ce miracle, Anne de Bretagne fit don à l'église de plusieurs pièces d'orfèvrerie dont un calice et une croix processionnelle en vermeil, et donna aussi de l'argent pour achever la construction de l'église paroissiale[2].

En fait la visite d'Anne de Bretagne à Saint-Jean-du-Doigt n'est pas prouvée historiquement : le chroniqueur Alain Bouchart, qui raconte dans son livre Grandes Chroniques de Bretaigne la seule visite faite par la reine Anne en Basse-Bretagne, ne mentionne pas la visite à Saint-Jean-du-Doigt. Il est toutefois prouvé qu'elle vint au Folgoët et séjourna à Morlaix qui ne sont pas très distants. Mais le récit fait par Albert le Grand 130 ans plus tard reste toutefois incertain compte tenu du manque de fiabilité de son récit évoqué précédemment.

Vers 1543, la paroisse de Plougasnou compte 16 frairies dont Mériadec, Kervron, Donnant, Quenquizou, Tréhenvel[2].

Les comptes de la chapellenie de Saint-Jean et le pèlerinage[modifier | modifier le code]

Le calvaire de Saint-Jean-du-Doigt (dessin de 1844).

D'après un arrêt du Parlement de Bretagne du , le tiers des offrandes de la chapellenie de Saint-Jean était, suivant l'usage, perçu par le recteur de Plougasnou (dont la cure était pour cette raison l'une des plus lucratives de Bretagne et était très convoitée), les recettes provenant de l'opulente chapelle profitant donc à la paroisse de Plougasnou ; les deux autres tiers étaient consacrés à l'entretien de l'église sous la direction d'un prêtre et d'un gentilhomme élus par les habitants. Les revenus liés au pèlerinage étaient tels que les deux voies menant à la chapelle provenant de Morlaix et de Lameur étaient pavées « aux frais de la fabrique de Saint-Jean pour l'utilité des paroissiens et commodité des pèlerins » dit l'ancien chartrier de Saint-Jean pour l'année 1573, ce qui était très rare en Basse-Bretagne à l'époque[10].

Vers le milieu du XVIe siècle, Saint-Jean-du-Doigt était l'un des sanctuaires les plus visités de Bretagne : la relique du doigt de Saint-Jean-Baptiste « attirait au grand pardon de juin des multitudes de fidèles animés d'une ardente dévotion (...). Aussi les offrandes (...) pleuvaient-elles dans les troncs bardés de fer placés aux deux bouts des balustres du maître-autel. (...) Une fois le tiers du recteur perçu, il restait encore, à la disposition de la fabrique, une somme rondelette dont elle usait judicieusement pour (...) le plus grand bien de la paroisse. On ne marchandait au Précurseur ni merveilles d'orfèvreries, ni retables sculptés, ni orgues, ni vitraux peints, ni oratoire, ni fontaine ; on faisait de son église la plus belle "maison de prière" qui fût à vingt lieues à la ronde. (...) Mais les gens ne croyaient pas mal agir en puisant dans les coffres pour bâtir le clocher de la paroisse, entretenir les grands chemins, payer les maîtres d'écoles, soulager les pauvres, aider au budget des autres chapelles (...) Il était inévitable qu'un sanctuaire auquel la faveur populaire assurait d'aussi beaux revenus éveillât d'âpres convoitises ». Deux personnes, Jean Eudes, abbé commendataire de Saint-Maurice de Carnoët et doyen du Folgoët, et Pierre Chouart, chanoine de Tréguier, prétendirent chacune entre 1552 et 1555 obtenir l'érection d'une chapellenie en leur faveur, ce qui irrita fort les paroissiens de Saint-Jean-du-Doigt. Le sénéchal de Carhaix, Regnault de Botloy, se déplaça en personne, montant une véritable expédition guerrière, pour s'emparer du contenu des coffres, ce qui provoqua des troubles le jour du pardon de 1555 entraînant la mort de l'un des serviteurs du sénéchal et l'arrestation de « plusieurs mariniers et aultres ». Les paroissiens parvinrent à mettre fin aux prétentions des personnages précités grâce à l'intervention en leur faveur de Charles de Bourbon, prince de La Roche-sur-Yon, dont la femme, Philipette de Montespédon, possédait de nombreux fiefs à Guizcasnou [Plougasnou] et à Bodister[11].

Aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, les paroissiens élisaient deux marguilliers et ceux-ci, au bout d'un an, à l'époque de Pâques, présentaient leurs comptes à deux prêtres, deux gentilshommes et deux roturiers, désignés au prône de la messe paroissiale. Les comptes étaient ensuite soumis, suivant la règle ordinaire, au général de la paroisse, puis à l'évêque[12].

Les conséquences des guerres de religion[modifier | modifier le code]

Les guerres de religion provoquèrent un déclin temporaire du pèlerinage : les recettes annuelles perçues par la fabrique, qui étaient de 1016 livres en 1585, tombèrent à 585 livres en 1592 et à 206 livres en 1595 et même à 196 livres en 1598 ; il fallut mettre en sûreté les reliques et les vases sacrés, une partie étant expédiée au château du Taureau et une autre partie cachée en divers endroits. Cette précaution ne fut pas inutile car Saint-Jean-du-Doigt fut visité par des gens de guerre, en particulier par les soudards du royaliste Goesbriand en 1591, puis par le capitaine-ligueur Anne de Sanzay de la Magnane, probablement en 1594[13]. À partir de 1599, grâce au retour de la paix, le duc de Mercœur, chef des Ligueurs en Bretagne ayant conclu la paix avec Henri IV, les recettes remontent (741 livres en 1600) et dépassent presque chaque année les 1 000 livres aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, par exemple 1 119 livres pour le dernier exercice se terminant au printemps 1792 avant la tourmente révolutionnaire[14].

Parmi les autres faits notables survenus à l'époque et évoqués dans les comptes de la chapellenie de Saint-Jean, la création en 1586 ou 1587 de deux foires et un marché à Saint-Jean ; des épidémies de peste sont évoquées en 1567 et 1599 ; l'insécurité liée aux actes de piraterie des Barbaresques[15] commis même aux abords de la Bretagne explique des aumônes faites en 1567 pour le rachat d'un jeune homme et en 1587 à quatre femmes de la paroisse « pour les aider à payer la rançon et rachat de leurs maris estant pris et détenus en captivité par les Turcs infidèles ». En 1599 et les années suivantes, des taxes de 20 sols par loup abattu sont payées au veneur du seigneur de Coetnisan, ce qui illustre la prolifération des loups à la suite des guerres de religion dans la région[16].

On trouve trace aussi dans les comptes de la chapellenie de Saint-Jean des frais de « nourriture » des enfants trouvés : des enfants étaient en effet souvent abandonnés à Saint-Jean par leurs mères, non pas que la moralité fut plus relâchée qu'ailleurs, mais parce que les mères abandonnant leur enfant préféraient le faire dans une paroisse non dénuée de ressources[17].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'à partir de 1780 que des velléités séparatistes se font jour, mais la paroisse ne devint indépendante de Plougasnou que lors de la création des communes en 1793, se dénommant d'abord "Saint-Jean" avant de prendre en 1801 la dénomination de "Saint-Jean-du-Doigt".

Pendant la Révolution française, les richesses architecturales et le trésor (caché par les marguilliers) de Saint-Jean-du-Doigt furent épargnés par les destructions, seuls les écussons du marquis de Locmaria et de l'évêque de Tréguier Antoine du Grignaux furent martelés, l'église ne subissant par ailleurs aucun dommage.

Jacques Cambry décrit ainsi Saint-Jean-du-Doigt à la fin du XVIIIe siècle : « On cultive dans ce petit pays beaucoup d'orge et de froment, du lin, peu de chanvre, peu d'avoines ; on y trouve quelques moutons[18] ».

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La fontaine-vasque de Saint-Jean-du-Doigt (dessin de Dominique Grenet, 1863).
Le tantad, la fontaine et la croix de Pen ar C'hra, le jour du grand pardon de Saint-Jean-du-Doigt, le 24 juin 2012.

Le pardon de Saint-Jean-du-Doigt est resté renommé tout au long du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle: « Le pardon de Saint-Jean est renommé dans toute la Basse-Bretagne. plus de dix mille pèlerins y viennent tous les ans demander à l'eau de la fontaine la guérison de leurs ophtalmies; la cure se complète par l'application du doigt de saint Jean sur la partie malade. toute la journée un prêtre reste à l'autel et accomplit cette fonction[19] ». Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le nombre des pèlerins qui y viennent chaque année est estimé à 15 000 à 20 000 personnes[20].

Le pardon perdure de nos jours : la population célèbre la relique du doigt lors du grand pardon de Saint Jean-Baptiste. Le dernier dimanche de juin (par exemple le ), une fois la messe terminée, la procession arborant les costumes traditionnels, se rend à la fontaine du Doigt où brûle une haute pyramide de lande séchée, le Tantad. Après ce feu de joie, et uniquement ce jour-là, les fidèles peuvent admirer le trésor et surtout la relique miraculeuse[21].

À Plougasnou et Saint-Jean-du-Doigt, la coupe du goémon vif [vivant] se pratiquait traditionnellement entre le 5 et le 31 mai[22].

En 1899, Saint-Jean-du-Doigt fait partie des dix-huit seules communes du département du Finistère à déjà posséder une société d'assurance mutuelle, forte de 63 adhérents, contre la mortalité des animaux de ferme, qui assure les chevaux et les bêtes à cornes[23].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le pardon de Saint-Jean-du-Doigt vers 1904[modifier | modifier le code]

Charles Géniaux a longuement décrit le pardon de Saint-Jean-du-Doigt dans un texte publié en 1904 accompagné de nombreuses illustrations et photographies. Il évoque les nombreux mendiants, les pèlerins, la procession montant jusqu'au feu de joie, les reliques portées par les diacres, la fête profane, l'ivresse des hommes, etc[24].

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Selon la revue La paix sociale, en 1910, environ 7 000 pèlerins assistaient au pardon de Saint-Jean-du-Doigt[25].

Les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Jean-du-Doigt porte les noms de 64 personnes mortes pour la France dont 55 pendant la Première Guerre mondiale et 9 pendant la Seconde Guerre mondiale[26].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Un rapport publié en 1923 décrit les insuffisances du système d'adduction et de distribution de l'eau potable et l'absence d'un système d'égout à Saint-Jean-du-Doigt :« Saint-Jean-du-Doigt est alimenté depuis une époque très reculée par une source située sur le territoire de la commune de Plougasnou, sur le versant ouest de la vallée, à une altitude de 40 à 50 mètres environ. L'eau vient sourdre au niveau d'une cuvette de captation de 1 mètre de profondeur en partie maçonnerie et protégée par une niche en granit. (...) Une conduite en plomb de 4 cm de diamètre part du bassin de captation et (...) après un trajet total d'environ 400 mètres aboutit enfin à la vasque de la fontaine monumentale située dans le cimetière. C'est dans cette vasque souillée par toutes les poussières atmosphériques que les habitants ne possédant pas de puits particuliers (il en existe 4 dans la localité) venaient puiser l'eau potable. Des améliorations toutes récentes (décembre 1921, janvier 1922)ont été heureusement apportées à ce système primitif. Deux autres sources situées au voisinage de la première ont été captées par des tuyaux en grès de 6 cm de diamètre aboutissant à la cuvette ci-dessus décrite. La niche en pierre a été complètement fermée par une porte cadenassée. On a refait en partie l'ancienne conduite en plomb. (...) Un branchement en plomb de 3 cm de diamètre a été greffé sur la conduite principale avant son entrée dans le cimetière : ce branchement alimente deux bornes-fontaines avec robinet situées en pleine agglomération, l'une contre le mur du cimetière, l'autre contre le mur de l'école communale. (...) Ajoutons qu'un deuxième branchement aliment[e] l'hôtel le plus important de la localité. (...) Bien que nous n'ayons pu mesurer exactement le débit de la conduite principale, il est notoirement insuffisant pour le chiffre de la population actuelle. (...) Il n'existe pas d'égouts, mais des caniveaux curés régulièrement ; quelques-uns ont une circulation d'eau »[27].

Un artiste-peintre originaire de Saint-Jean-du-Doigt, Édouard Bizi Ferré (1891-1972), peint entre les deux guerres mondiales des tableaux de la région de Locquirec et expose à Paris, faisant l'objet d'articles élogieux[28]. Le journal Ouest-Éclair par exemple en parle en ces termes, à l'occasion d'une exposition que le peintre a organisé à Paris : « Voici Locquirec, dans une très belle toile qui montre toute la presqu'île, où les maisons s'évrillent comme un vol de mouette, les anses et leurs sables, et au loin les côtes de Saint-Michel, si grandioses dans leur nudité. Voici encore l'église de Locquirec, son port à marée basse, Saint-Jean-du-Doigt, Guimaëc et sa chapelle du Christ, etc. »[29].

En février 1925, un orage détruisit la flèche du clocher et fit choir en les fêlant les cloches de l'église de Saint-Jean-du-Doigt[30].

Le pardon de Saint-Jean-du-Doigt en 1931[modifier | modifier le code]

Francis Gourvil a longuement décrit Saint-Jean-du-Doigt et son pardon en 1931 dans deux articles du journal Ouest-Éclair :

« (...) Dans le matin calme, un murmure de ruisseaux dissimulés sous d'envahissantes verdures m'escorte tout au long de la descente raboteuse qui conduit à Saint-Jean. Quelques pèlerins échelonnés et un char-à-bancs aux freins grinçants suivent aussi la route encaissée. Celle-ci élargit soudan son horizon et débouche au creux d'un vallon entouré de collines et dont la perspective est limitée par la nappe pleine de la mer. Un fouillis de toits d'ardoises, de façades et de pignons recouverts d'un badigeon immaculé, et que surmonte une tour grise élancée, couronnée par une galerie ajourée de quadrilobes, occupe le centre du tableau, l'un des plus frais, des plus admirablement composés qu'il soit donné de contempler en notre pays. »

« (...) Cependant que hâtivement se montent les boutiques foraines et que les crêpières en plein vent délaient leur pâte ou allument leur feu sous la grande « pillig » noire, je franchis l'arc de triomphe gothique à double baie qui donne accès au cimetière. La célèbre fontaine à vasques superposées jette une note quelque peu italienne dans le campo santo (...). Sur la droite, face au porche, s'érige le charmant oratoire funéraire, dont le grand toit supporté par des pilastres en gaines abritait autrefois l'office des morts que les fidèles pouvaient suivre agenouillés sur les tombes de leurs parents défunts. Deux mendiants taciturnes ont déjà pris place sous le porche de l'église (...). Les appels de la messe n'ont pas encore tinté, et la nef est à peu près vide de fidèles. (...) Des touristes matinaux se font présenter l'admirable trésor d'orfèvrerie, le calice d'argent ciselé et doré, la patène de vermeil garnie d'émaux (...) [dues à] un Cellini morlaisien du nom de François Lapous. »

« (...) Comme j'achève le tour des bas-côtés et m'apprête à gagner la sortie, la porte grince et donne le passage à une foule de dévots. Ce sont les pèlerins amenés par le « petit train ». Parmi eux est un groupe de robustes cornouaillaises de Plouyé qui, me confiera l'une d'elles tout à l'heure, viennent à Saint-Jean pour la première fois et n'ont encore jamais vu la mer... Le pèlerinage se doublera pour ces « terriennes » d'une promenade mémorable ; et la grand'messe ouïe, en attendant vêpres, c'est vers la grève qu'elles se dirigeront. Je les y retrouverai, la jupe troussée, laissant voir la cotte [jupon] rouge ou bleue, occupées à inspecter les pierres et les rochers pour y découvrir (...) quelque coquillage comestible[31]. »

« La procession qui suit l'office sort par le porche Ouest (...) Si elle a quelque peu perdu de bannières de toutes les paroisses du canton, si elle a quelque peu perdu de son caractère, avec l'invasion des plâtres sulspiciens et la banalisation progressive des costumes, surtout chez les fillettes, elle ne laisse pas, malgré tout, d'être encore imposante. (...) Aux transparentes bannières enfantines suivent d'autres plus grandes, plus étoffées, maintenues par des jeunes filles en cornette ajourée, auxquelles leur châle à franges donne l'allure de vestales romaines. Ce sont ensuite les croix processionnelles et les lourdes bannières (...) ; les reliques des thaumaturges bretons saints Maudez et Mériadec, portées par de jeunes prêtres en surplis blanc ; l'agneau bénit, paré comme pour un sacrifice, tenu en laisse par des jeunes filles à l'aide de rubans multicolores, et conduit par un bambin frisé, vêtu d'une peau blanche de mouton ; la précieuse relique du Précurseur, sur son coussin de velours, portée par des prêtres âgés, vêtus de riches ornements. Une foule pressée, où dominent les vieilles gens du pays, mais où l'on identifie cependant maintes coiffes du Léon et de la Cornouaille, suit l'officiant en clamant un cantique et s'apprête à gravir les flancs de la colline au sommet de laquelle se dresse le gigantesque, le monstrueux tas d'ajoncs promis aux flammes du feu sacré. (...) Un prêtre asperge d'eau bénite la grossière pyramide à l'édification de laquelle chaque foyer de la commune a contribué en fournissant aux « quêteurs » du « tantad », (« feu de joie* »), un ou plusieurs fagots de lande. Il craque ensuite une allumette, et les chants liturgiques reprennent, pendant que, dans un grésillement sec, la flamme monte (...). »


« L'unique rue [du bourg] est à présent livrée à une invraisemblable cohue. Les boutiques et un manège à l'orgue poussif ayant accaparé la chaussée, on risque l'écrasement vingt fois répété (...). Dans ce va-et-vient (...) les costumes de ville qui, il y a vingt ans, eussent été l'exception, tendent à mettre une note banale (...). [D]es odieuses rengaines parisiennes, débitées sous un parapluie rouge à franges avec un lamentable accompagnement (...), c'est vers ces rengaines que semble aller la préférence de la jeunesse. La note bretonnante n'est cependant pas complètement éteinte (...). Un groupe prête l'oreille à une gwerz psalmodiée sur l'air bien connu de Petra'zonevez en Ker Is. Je reconnaît dans le chanteur Émile Gallic, de Plougonven (...) qui interprète sa dernière création : Gwerz en memor d'an dud beuzet war ar lestr Saint-Philibert, d'ar 14 a viz Even 1931 ("Complainte à la mémoire des personnes noyées à bord du Saint-Philibert, le 14 juin 1931")[30]. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie (et agence postale).
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1868 1871 Gilles Loyer    
1871 mars 1874 Jean-Marie Tallégas    
mars 1874 octobre 1876 Nicolas Primot    
octobre 1876 octobre 1876 Louis Auguste de Kergrist    
octobre 1876 janvier 1878 Jean-Marie Tallégas    
janvier 1878 janvier 1907 Hervé Masson    
mars 1907 mai 1935 Jean-Marie Masson    
mai 1935 juin 1940[32] François Tanguy-Prigent SFIO Résistant, député, ministre de l'Agriculture
Révoqué le 23 janvier 1943 [33]
juin 1940 août 1944 Thomas Charles   Délégation spéciale nommée et non maire élu
août 1944 juin 1980 René Prigent    
août 1980 mars 1983 Jeanne Clech    
mars 1983 mars 2001 François Jegaden    
mars 2001 mars 2014 Hervé Quéméner    
mars 2014 en cours Maryse Tocquer DVG Retraitée de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.
Source : MairesGenWeb

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 550 1 251 1 375 1 309 1 402 1 487 1 454 1 417 1 500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 525 1 487 1 458 1 408 1 398 1 323 1 374 1 278 1 172
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 167 1 131 1 116 1 031 1 031 971 905 885 907
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
865 818 688 656 661 628 628 617 627
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006 [35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments[modifier | modifier le code]

Selon le chanoine Abgrall, « Saint-Jean[-du-Doigt] nous offre l'ensemble le plus complet et le plus parfait de ce qu'était autrefois une église paroissiale avec toutes ses annexes : église monumentale entourée du cimetière, porte de style ou arc de triomphe pour pénétrer dans cette enceinte, fontaine sacrée, calvaire, ossuaire, oratoire ouvert ou abri pour célébrer la messe les jours de pèlerinage, riche trésor toujours conservé : aucune autre paroisse n'a la même bonne chance de posséder pareilles richesses »[36].

    • L'église Saint-Jean-Baptiste, du XVIe siècle, de style flamboyant, restaurée : vestiges du XVe siècle (nef), tour-clocher avec galeries à jour superposées (la flèche actuelle a été construite entre 1566 et 1571 par Fiacre Hamon, maître pintier (plombier) à Morlaix), porche voûté sur croisées d'ogives orné de bénitiers sculptés du XVe siècle, fonts du XVe siècle, cloche du XVIIe siècle ; à la base du clocher, deux ossuaires d'attache (XVe siècle et XVIIe siècle). L'église a été sinistrée trois fois : au XVIIe siècle (destruction de la flèche de l'église), en 1925 (destruction de la flèche à nouveau) et en 1955 (la nuit du 5 au ) à la suite d'un incendie (destruction du riche mobilier qui ornait l'église antérieurement).
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Le trésor de l'église, sauvé lors de l'incendie, comprend l'étui du doigt de Saint-Jean-Baptiste, la croix processionnelle en vermeil, deux calices, dont l'un, dû à Guillaume Floch, un orfèvre de Morlaix, est enrichi de huit médaillons en émail et date du XVIIe siècle, les reliques du chef de saint Meriadec et du bras de saint Maudet, toutes deux enchâssées d'argent et un crucifix d'ivoire.

Les vitraux modernes de Louis René Petit[37] ont été inaugurés le et représentent la Transfiguration du Christ, l'Arbre de Jessé et l'Apocalypse.

    • Le cimetière entourant l'église avec le mur d'enceinte, escaliers et porte double dite aussi "arc de triomphe" (la grande baie de style gothique semble remonter au XVe siècle ou au début du XVIe siècle ; elle est accompagnée à droite d'une petite porte cintrée destinée aux piétons, qui date sans doute de 1584-1585. La croix du cimetière est une croix de mission datant de 1877.
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    • La fontaine monumentale, en pierre de kersanton, aurait été construite grâce aux libéralités de la reine Anne, ce qui semble très peu probable car elle date sans doute de 1691 et est due au maître sculpteur morlaisien Jacques Lespaignol (mais une autre fontaine existait antérieurement, attestée en 1520[38]). Au milieu d'un large bassin circulaire en granite s'élève un pilier qui supporte trois vasques superposées d'où l'eau s'écoule par la bouche d'angelots. Au sommet, Dieu le Père bénit son fils, que saint Jean-Baptiste baptise dans une vasque inférieure.
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    • L’Oratoire du Sacre dans le cimetière (XVIe siècle) : modèle d'architecture de la Renaissance bretonne, il s'agit en fait d'un reposoir de la confrérie du Saint-Sacrement, servant aussi les jours de pèlerinage à la célébration de la messe, et aussi d'un lieu abritant le corps des défunts lors des veillées funèbres. Cet édifice a été construit en 1577 par l'architecte Michel Le Borgne, le granite ayant servi à sa construction venant de l'Île-Grande. Cet édifice à baies ouvertes séparées par des balustres carrés, contenant un autel et des consoles qui supportaient autrefois des statues, conserve des poutres, des clefs pendantes et sablières sculptées par un menuisier local et qui représentent des scènes mythologiques (Hercule étranglant le Lion de Némée, Lucrèce[39] étendue, un couteau dans la poitrine, etc..), des végétaux, des masques et même des personnages dans une position lascive. On y célébrait aussi probablement la messe les jours de grande fête, les fidèles n'ayant pu entrer dans l'église s'entassant alors dans le cimetière[40]. Cet oratoire fut reproduit au "Village breton" lors de l'Exposition universelle de 1900.
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  • La "Maison du Gouvernement" (ou "Grande Maison de Saint-Jean"), qui date de 1562-1572 (agrandie au XVIIe siècle), était la résidence du gouverneur ecclésiastique de la chapelle saint-Jean-Baptiste. On a parfois attribué là encore sa construction aux libéralités de la reine Anne, mais c'est très douteux. La porte principale est de style gothique ; des traces d'armoiries (sans doute s'agit-il de l'écusson de la famille de Montfort, alors régnante en Bretagne) martelées lors de la Révolution française, sont encore visibles au-dessus d'une petite fenêtre à meneau située sur le pignon sud. Cette demeure recevait les pèlerins et visiteurs de marque aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, qui étaient les hôtes du gouverneur. Devenue bien national pendant la Révolution française, elle fut vendue le 21 vendémiaire an IV () à François Pezron, négociant à Morlaix, pour 54 200 livres assignats. C'est désormais une propriété privée[41].
  • Le Calvaire de Pen-ar-C’hra (1757) et la Fontaine Pen-ar-C'hra, dite miraculeuse (XVIe siècle), (elle servait à l'alimentation en eau potable du bourg jusque dans les années 1950). Vasques en granit de Kersanton, figurines en plomb.
  • Le manoir de Kergadiou.

Vallée des moulins[modifier | modifier le code]

La vallée du Donnant Rau compte une douzaine de moulins sur la commune. Seuls trois d'entre eux ne sont pas en ruine, mais aucun n'a conservé sa roue. Le chemin de randonnée permet encore d'admirer les ruines et les biefs de ce complexe réseau hydraulique qui a cessé son activité dans les années 1940 à 1960.

Événements[modifier | modifier le code]

Fête du violon 2010.
  • Le Pardon de la Saint-Jean. Le dernier dimanche de juin, où, après un défilé de personnes costumées de façon typiquement bretonne (coiffe, châle, etc.) et une messe, une procession rejoint ensuite le feu de joie de la Saint-Jean (Tantad en breton).
  • La Fête du violon est le rendez-vous annuel des violonistes amateurs et professionnels de la région (rassemblement de violonistes en plein air, concerts de musiques classique, traditionnelle, latino-américaine ou encore celte).

Tableaux représentant la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Tanguy-Prigent, résistant et homme politique français né le 11 octobre 1909 à Saint-Jean-du-Doigt. Décédé en 1970, il repose à Saint-Jean-du-Doigt.
  • Robert Antoine Pinchon (1886-1943) vint peindre à Saint-Jean-du-Doigt en 1918[43].
  • Thomas Fersen, qui consacre à la commune la chanson Saint-Jean-du-Doigt, extraite de l'album Pièce montée des grands jours : cette chanson, se voulant légèrement grivoise, raconte les tribulations amoureuses de Blaise, jeune habitant de Saint-Jean-du-Doigt.
  • Ricardo Cavallo, peintre né à Buenos Aires en 1954. Ricardo Cavallo est arrivé à Paris en 1976. Élève des Beaux-Arts, il peint durant plus de vingt ans dans la capitale. Depuis 2003, il vit et travaille à Saint-Jean-du-Doigt. Il réalise des œuvres monumentales (assemblage de multiples plaquettes) et a créé l'école de peinture Bleimor. Ricardo Cavallo peint les falaises dressées au bord de la mer, les amoncellements rocheux découverts à marée basse.
  • Léopold Pascal (1900-1958), peintre.
  • Yves de Kermabon, (né en 1948 à Marvejols), général de corps d'armée, commandeur de la Légion d'honneur, descendant de la famille de Kermabon, originaire au XIVe siècle de la paroisse de Plougasnou, rattachée à la commune de Saint-Jean-du-Doigt.
  • Gérard Caramaro, né à Quimper en 1953, écrivain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.mairie.biz/mairie-saint-jean-du-doigt-29630.html
  2. a, b, c et d http://www.infobretagne.com/saintjeandudoigt-relique.htm
  3. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f379
  4. http://www.infobretagne.com/saint-jean-du-doigt.htm
  5. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f380
  6. "Le Magasin pittoresque", 1863, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k314467/f398.image.r=Plougasnou.langFR
  7. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f402
  8. Vicomte Urvoy de Portzamparc, Origines et généalogie de la maison de Trogoff, "Revue historique de l'Ouest", 1898, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67174q/f192.image.r=Plougasnou.langFR
  9. http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-finistere-chateau-a-st-jean-doigt-chateau-de-kerprigent.html
  10. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f401
  11. Louis Le Guennec, Conflits et troubles au sanctuaire de Saint-Jean-du-Doigt en 1555, "Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie", Quimper, 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f176.image.r=plougasnou.langFR
  12. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f382
  13. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f386
  14. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f385
  15. Christian Bolzer, "Finistériens prisonniers des Barbaresques", Le Lien (revue du Centee généalogique du Finistère no 121, mars 2012
  16. Cité par Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f388
  17. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f388
  18. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795, Tome premier, page 178, librairie du Cercle social, Paris, 1798.
  19. Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, réédition par A. Marteville et P. Varin, Molliex, Nantes, 1843
  20. "Le magasin pittoresque", décembre 1863
  21. http://www.tourisme.morlaix.fr/Saint-Jean-du-Doigt-entre-legende.html
  22. J.-M. P.-A. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", 1852, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f378.image.r=Plougasnou.langFR
  23. Compte-rendu et procès-verbaux, " Association bretonne, Classe d'agriculture", Saint-Brieuc, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f68.image.r=Ploudaniel.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f91.image.r=Ploudaniel.langFR
  24. Charles Géniaux, Le pardon de Saint-Jean-du-Doigt, "Le Tour de France. Guide du touriste", juin 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57031496/f27.image.r=Plougasnou.langFR
  25. "La paix sociale", 3 juillet 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566358z/f3.image.r=Plougasnou.langFR
  26. Memorialgenweb.org - Saint-Jean-du-Doigt : monument aux morts
  27. "Procès-verbaux et rapports du conseil départemental d'hygiène et des commissions sanitaires du Finistère : lois des 15 février 1907 et 7 avril 1903 relatives à la protection de la santé publique 1922", 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6505561c/f40.image.r=Plougasnou.langFR
  28. Journal Ouest-Éclair no 9880 du 14 novembre 1928, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k657636h/f2.image.r=Locquirec.langFR
  29. Journal Ouest-Éclair no 9226 du 26 janvier 1927, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6569789/f2.image.r=Locquirec.langFR
  30. a et b Journal Ouest-Éclair no 12654 du 30 juin 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658594s/f5.image.r=Plougasnou.langFR
  31. Journal Ouest-Éclair n° 12651 du 27 juin 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658591n/f4.image.r=Plougasnou.langFR
  32. Suspendu entre juin 1940 et août 1944
  33. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9729795r/f6.item.r=canton%20Corse.zoom
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  36. chanoine Abgrall, cité par Charles Géniaux, Le pardon de Saint-Jean-du-Doigt, "http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57031496/f30.image.r=Plougasnou.langFR", juin 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57031496/f30.image.r=Plougasnou.langFR
  37. http://www.louis-rene-petit.org/spip.php?article9
  38. Les comptes de la chapellenie citent une transaction du concernant des travaux de plombe concernant la dite fontaine
  39. Il s'agit probablement de Lucrèce de Mérida, vierge et martyre à Mérida en Espagne au temps de la persécution de l'empereur Dioclétien, décédée en 304, voir http://nominis.cef.fr/contenus/saint/194/Sainte-Lucrece.html
  40. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f392
  41. D'après un panneau d'information touristique situé sur place
  42. Tableau reproduit dans le livre du musée départemental breton, "Peintres Russes en Bretagne", éditions Palantines, 2006, [ISBN 2-911434-56-0]
  43. François Lespinasse, L'École de Rouen, Fernandez Frères éditeurs d'arts, 1980, page 124.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • AUZAS (P.-M.). Le Trésor de Saint-Jean-du-Doigt, Mémoire de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, no 59, 1982.
  • CASTEL (Y.-P.), HUON (M.), MILLET (C.). Saint-Jean-du-Doigt, église Saint-Jean-Baptiste : deux inscriptions inédites, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, no 124, 1995.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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