Locquénolé

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Locquénolé
Lokenole
Locquénolé
L'Arbre de la Liberté et le clocher de l'église Saint-Guénolé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Intercommunalité Morlaix Communauté
Maire
Mandat
Francis Lebrault
2020-2026
Code postal 29670
Code commune 29132
Démographie
Gentilé Locquénolésiens
Population
municipale
795 hab. (2019 en diminution de 2,33 % par rapport à 2013en diminution de 2,33 % par rapport à 2013)
Densité 935 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 31″ nord, 3° 51′ 34″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 81 m
Superficie 0,85 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Morlaix
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Morlaix
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Lokenole

Locquénolé ([lɔkenɔle] (en breton : Lokenole) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Après Île-de-Sein et Île-Molène, c’est la troisième plus petite commune du département.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Locquénolé, en bordure de la rivière de Morlaix (Dossen).

Locquénolé fait partie traditionnellement du Pays Pouched, qui se situe entre la Penzé et la Rivière de Morlaix et comprend les communes de Carantec, Henvic, Taulé et Locquénolé. On parle aussi du pays chikolodenn, initialement le nom de la coiffe portée par les femmes de la région de Saint-Pol-de-Léon[1].

Locquénolé est située sur la rive gauche de la Rivière de Morlaix, à environ 7 km de Morlaix, face à l'embouchure du Dourduff et est toute proche de la Manche. Locquénolé est bordée au nord, à l’ouest et au sud par Taulé et à l’est, par la rivière de Morlaix. La superficie de la commune n'est que de 0,85 km2. Le finage communal, de taille réduite, est pentu (versant ouest de la Rivière de Morlaix), avec un fort dénivelé, allant de 81 mètres d'altitude au niveau de la mer (le bourg est vers 15 mètres d'altitude).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 9,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 889 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 15,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Morlaix », sur la commune de Morlaix, mise en service en 1977[8] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,4 °C et la hauteur de précipitations de 976,3 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Landivisiau », sur la commune de Saint-Servais, mise en service en 1966 et à 25 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[12], à 11,2 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[14].

Un paradis terrestre ?[modifier | modifier le code]

Locquénolé vue depuis Le Dourduff-en-Mer ; au premier plan, la Rivière de Morlaix.

Henri Clouard a décrit Locquénolé en 1919 comme un véritable paradis terrestre :

« Locquénolé est le paradis terrestre : toutes les essences d'arbres, des chemins fleuris, un bijou de clocher, et cela posé comme une corbeille au bord d'une riante haie. Les barques semblent prêtes à entrer dans les terres, celles-ci prêtes à glisser heureusement dans leurs propres reflets. Mais non, ce n'est pas tant de grâce que je me rappelle. Imaginez le cimetière tout contre les sables, insouciant sous les arbres, offert aux claires voiles gonflées. Un glas sonne : des jeunes filles portent en terre leur amie. Étrange village ! Nulle part la vie et la mort ne sont à ce point mêlées ; nulle part, deux univers ne se trouvent, sous les apparences d'un si doux mariage, plus tragiquement confrontés[15]. »

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Locquénolé est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Morlaix, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[21]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[22],[23].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (64,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (64,7 %), zones agricoles hétérogènes (19,1 %), forêts (14,5 %), zones humides côtières (1,5 %), eaux maritimes (0,3 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[25].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lancolvett au XIe siècle, ecclesia Guingaloci en 1163 et Locus Guennolay vers 1330.

Son nom vient du breton lok, du latin locus (« lieu consacré ») et de Gwenole (saint breton fondateur de l'abbaye de Landévennec).

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Saint Guénolé (d'après le buste en argent du reliquaire de Locquénolé).

Des restes d'ancien camp retranché romain sont encore visibles à 1 000 mètres à l'ouest du bourg, au lieu-dit Douvezou Sant Mélar, lieu supposé de la décapitation de saint Mélar.

Au haut Moyen Âge, les moines de Landévennec établissent un monastère au lieu-dit Lancolvett (nom qui provient du vieux breton lann et de l'altération du nom de la rivière du Queffleut) :

« Selon la tradition, saint Guénolé en quittant le Tréguier pour passer dans le Léon aurait abordé sur la rive gauche de la rivière de Morlaix à l'endroit qui, de son nom, s'est appelé Loc-Guénolé. Un monastère y aurait été construit (il est indiqué au XIe siècle dans le Cartulaire de Landévennec) et donné à saint Guénolé lui-même pour le remercier d'un miracle accompli en ce lieu. Locquénolé dut être d'abord un prieuré de l'abbaye de Lanmeur, fondée au cours du VIe siècle par saint Samson, évêque de Dol et, pour cette raison, dépendit jusqu'à la Révolution de ce diocèse, bien qu'enclavée totalement dans celui de Léon[26]. »

La paroisse est dénommée Locus Guennolay dans le pouillé de la « Province de Tours »[27].

Locquénolé aurait été pillé à plusieurs reprises par les Normands, en particulier l'église dont il n'a dû rester après leurs passages que les murs et les piliers[28]. Depuis Albert Le Grand, la recherche a fait des progrès. Nous pouvons comprendre : le monastère est détruit au IXe siècle, puis une nouvelle église romane est construite au Xe siècle.

L'église Saint-Guénolé et le calvaire.

Du XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la châtellenie de Daoudour est subdivisée en deux juridictions : celle de « Daoudour-Landivisiau », dite aussi « Daoudour-Coëtmeur », qui avait son siège à Landivisiau et comprenait Plouvorn et ses trèves de Mespaul et Sainte-Catherine, Plougourvest et sa trève de Landivisiau, Guiclan, Saint-Thégonnec, Guimiliau, Lampaul-Bodénès, Pleyber-Christ, Commana et sa trève de Saint-Sauveur, Plounéour-Ménez et pour partie Plouénan ; et celle de « Daoudour-Penzé », qui avait son siège à Penzé et comprenait Taulé et ses trèves de Callot, Carantec, Henvic et Penzé, Locquénolé, Saint-Martin-des-Champs et sa trève de Sainte-Sève[29].

En 1676, le prédicateur Julien Maunoir vint prêcher à Locquénolé.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Locquénolé de fournir deux hommes et de payer 13 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[30].

À partir de 1764, il fut interdit de procéder à des inhumations dans l'église. René-Marie Gourcun, seigneur de Keromnès, gouverneur de Carhaix et ex-colonel de cavalerie, décédé le et Pierre le Gac de Lansalut, seigneur de Coatilès, ancien sénéchal et gouverneur de Guingamp, décédé le furent les derniers à l'être. Lors du redallage de l'église en , de nombreux squelettes furent découverts[31] (75 environ).

Jusqu'en 1803, lors du pardon, fixé le jour de l'Ascension était organisé une troménie : « il était d'usage de porter processionnellement autour de la paroisse les reliques du saint patron. À cette procession se réunissaient celles de Taulé, d'Henvic et de Carantec. (...) Ces processions se faisaient jusqu'à l'année dernière avec la plus grande pompe et avec un très grand concours du peuple qui y assistait avec la plus grande piété »[32]. Des cérémonies analogues avaient lieu le dimanche suivant à Henvic et le dimanche de la Trinité à Taulé.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Les deux députés représentant la paroisse de Locquénolé lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le étaient François Le Roux et Hervé Geffroy[33]. Dans ce cahier de doléances, « Locquénolé, qui a une grève très resserrée sur laquelle il ne croît pas de goémon, demande à pouvoir s'étendre pour la coupe du goémon dans les districts voisins »[34]. C'est le seul vœu particulier émis par la paroisse.

Le recteur [curé] de Locquénolé, Couffon[35], refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé et, devenu prêtre réfractaire, se cacha, avec l'accord de la châtelaine Marie-Anne Le Gac de Lansalut, dans le château de Kerriou, puis émigra à Jersey jusqu'en 1803, date à laquelle grâce au Concordat, il retrouva sa charge de curé de Locquénolé.

Locquénolé a conservé son Arbre de la Liberté, le seul encore en vie dans le Finistère, planté le 30 nivôse an II () :

« Vive la Montagne. An nom de la loi ce trente nivôse, l'an II de la République française, à deux heures de l'après-midi, le conseil général de la commune de Locquénolé, présidé par le citoyen Claude Geffroy, Maire, assisté des citoyens officiers municipaux du conseil général, présent le citoyen Christophe Jourdren, agent national provisoire, nous sommes rendus, suivis des bons citoyens de la commune, au milieu de la place principale du bourg, où une fosse étant faite aux fins d'y planter l'Arbre de la Liberté, les sonneurs ayant été mandés et un grand concours de citoyens s'y étant rendus, l'arbre a été planté aux acclamations du peuple, pénétré de joie de voir planter un monument qui attestera à la postérité l'attachement que ladite commune a toujours eu pour la liberté, l'amour des lois et le soutien de la République. Les citoyens et citoyennes ont dansé autour de l'Arbre de la Liberté jusqu'à la nuit. À Locquénolé, le même jour, mois et an que devant et signé[36]. »

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La vie agricole traditionnelle[modifier | modifier le code]

Le curé de Locquénolé, Couffon, écrit vers 1805 : « Mes paroissiens ne sont pas riches. Il n'y a que deux propriétaires[37] sur la paroisse. Les autres sont tous fermiers ou pêcheurs ».

Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, la répartition de l'occupation des terres est alors la suivante : pour une superficie totale de 85 ha seulement, la commune possédait 56 ha de terres arables, 16 ha de landes et bruyères, 8 ha de bois, taillis et plantations, 4 ha de prairies naturelles, pas de marais ni d'étangs ; la commune ne possédait alors aucun moulin en activité. Les paysans de Locquénolé cultivaient à l'époque 11 ha d'avoine, 11 ha de froment, 8 ha d'orge, 1 ha de seigle, 4 ha de sarrasin, 15 ha d'ajoncs d'Europe, 1 ha de lin,aucun ha de chanvre, 2 ha de navets, betteraves, carottes et choux (dont 1 ha de navets), 8 ha de trèfle, 3 ha de pommes de terre, 4 ha restant en jachère, et élevaient 18 chevaux (2 mâles, 14 juments, 2 poulains), 152 bovins (dont 81 vaches), 43 porcs, aucun ovin ni caprin, 30 poules et 10 coqs, 30 canards, aucune oie, et possédaient 20 ruches à miel. En 1836, la population agricole est de 374 personnes, soit 82,4 % de la population communale totale qui était alors de 454 habitants[38].

Le don de Marie Anne Le Gac de Lansalut[modifier | modifier le code]

Le , par un codicille à son testament,Marie-Anne Le Gac de Lansalut, qui habitait le château de Kerriou, lègue six cents francs aux familles pauvres de Locquénolé, trois cents francs pour l'entretien intérieur de l'église paroissiale et « six cents francs de rente pour l'entretien de deux religieuses, à charge de donner l'instruction aux petites filles et de prodiguer leurs soins aux malades »[39].

Description de Locquénolé vers le milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le romancier populaire Pierre Zaccone décrit ainsi Locquénolé vers 1867 :

« À une lieue de la ville de Morlaix (...) s'élève un modeste petit bourg que l'on appelle Locquénolé. Une quarantaine de cabanes construites en amphithéâtre, sur le versant d'un coteau boisé dont les pieds baignent dans la mer, composent tout le village ; mais si l'aspect des maisons est généralement triste, si les habitants portent sur leurs traits hâlés l'empreinte des rudes fatigues du métier de gabarier qu'ils exercent, vu de la rade ou des coteaux voisins, le groupe d'habitations de cette commune revêt tout à coup des couleurs inattendues, et il se dégage du pittoresque tableau qu'il présente un charme qui séduit et attire[40]. »

L'importance du maërl au milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À une date non précisée, mais vers le premier tiers du XIXe siècle,un jeune homme de Locquénolé aurait eu l'intuition que le maërl, en amendant le sol, améliorerait les récoltes ; il suggéra à son père d'en répandre sur ses champs ; son père refusa, mais le garçon profita d'une absence de son père pour en enfoui dans un coin de champ la récolte fut à cet endroit bien meilleure et, le fils ayant avoué sa supercherie, le père en répandit dans ses champs, puis ses voisins l'imitèrent. C'est ainsi que l'usage du maërl se développa dans la région morlaisienne et que les agronomes commencèrent à s'y intéresser[41].

Un texte de 1852 décrit la récolte du maërl par les pêcheurs de Locquénolé :

« Le maërl que les pêcheurs de Locquénolé vont pêcher au large à une lieue du château du Taureau : on le drague en toute saison depuis un temps immémorial ; on voit souvent jusqu'à 150 charrettes chargées de maërl acheté à l'embouchure de la rivière à raison de 5 à 6 francs la batelée prise sur le rivage, 8 à 9 francs sur le quai de Morlaix. Une batelée équivaut à sept charretées ordinaires[42]. »

La mairie-école (1874).

L'épidémie de choléra de 1849-1850 fait 9 morts à Locquénolé[43].

En 1874 est décidée la construction d'« un édifice à destination de mairie et d'école des garçons »[44].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Événements divers[modifier | modifier le code]

En 1901, une jeune fille de la commune, Marceline Jourdren, 15 ans, reçut le prix Tourville pour avoir sauvé une fillette engluée dans la vase sur la plage de Locquénolé[45]. En 1905, Jeanne Ravalec, de Locquénolé, obtint un "prix de vertu" décerné par l'Académie française car, orpheline à 16 ans, elle éleva ses cinq frères et sœurs, et paya même les dettes de son père[46].

L'église et le cimetière de Locquénolé vers 1910 (carte postale LL).

Les sœurs de la Congrégation du Saint-Esprit, installées à Locquénolé depuis 1842 grâce à un legs de Mademoiselle de Lansalut[47] en furent chassées en 1905[48]. En 1906, au plus fort de la querelle des inventaires, les paroissiens de Locquénolé empêchent l'inventaire prévu dans leur paroisse[49].

L'église Saint-Guénolé en 1934, entourée de son cimetière à l'époque.

Le "pardon du Bas de la Rivière" était alors fréquenté si l'on en croit le journal Ouest-Éclair : « Jamais plus beau temps ne favorisa une fête : aussi la foule s'achemina-t-elle en voiture, à bicyclette et à pied vers le Bas de la Rivière. Les restaurants annonçaient des menus exquis. Les jeux de toute sorte promettaient du plaisir à la jeunesse. Bref, on s'écrase partout : aussi, bien des amateurs de grand air empruntent-ils canots et embarcations pour faire de réconfortantes excursions à travers la rade. Le Dourduff en bénéficie et même les îles pittoresques qui avoisinent le château du Taureau. Malgré ces touristes occasionnels, la procession est accompagnée d'une belle affluence, comme d'habitude »[50].

Le fut volé dans l'église paroissiale le Saint-Ciboire avec les hosties qu'il contenait, qui furent jetées à l'eau par le voleur, un pauvre hère sans domicile fixe, qui avait aussi commis d'autres vols. Le voleur fut condamné à 5 ans de prison par le tribunal de Morlaix[51].

Le service du téléphone ouvre à Locquénolé le [52].

Locquénolé fut indirectement desservi par le rail, pendant les années d'existence de la voie ferrée des Chemins de fer armoricains allant de Morlaix à Plestin-les-Grèves, passant sur la rive droite de la "rivière de Morlaix" desservant par exemple Le Dourduff-en-Mer en Plouezoc'h ; la gare "Bas de la Rivière-Locquénolé" était certes sur la rive droite, mais grâce au "passeur du Dourduff", le père Alanik[53], qui assurait depuis le hameau du Brûly le service d'un bac permettant la traversée de la ria, Locquénolé était relié indirectement à cette voie ferrée qui, déclarée d'utilité publique en 1910, n'ouvrit qu'après la Première Guerre mondiale et ne servit que 4 ans entre 1921 et 1925.

Le est inaugurée la "route de la Corniche" : « Les bords de la rivière de Morlaix sont réputés à l'égal de ceux de l'Odet ou de la Rance. Désormais, la magnifique promenade, qui s'arrêtait aux abords du bourg de Locquénolé, se prolongera jusqu'aux falaises granitiques et aux futaies verdoyantes de Carantec. Pendant 13 km défileront, sous les yeux du promeneur, châteaux, bois, parcs et coquettes villas, tandis que la route nouvelle suivra tous les méandres capricieux de la rivière de Morlaix, de son large estuaire et de sa rade, vaste et bien abritée. (...). La construction de la route fut votée en 1912. La première partie fut achevée, jusqu'au hameau de Saint-Julien, en 1915 par des prisonniers de guerre allemands. Leur affectation à d'autres travaux arrêta la construction jusqu'en 1920, date à laquelle elle fut reprise »[54].

Les activités maritimes[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, un garde maritime était en poste à Locquénolé. Les difficultés de navigation dans la rivière de Morlaix provoquaient parfois des échouements : par exemple le vapeur Ouistreham, avec un chargement de 900 tonnes de rails, s'échoua face à Locquénolé en septembre 1910, mais s'en tira finalement sans dommages[55] ou le sloop Jean-Joseph, qui coula le en face du corps de garde de Locquénolé[56].

En 1907, le second maître Jean Coat[57], de Locquénolé, fit partie des victimes de l'explosion du cuirassé Iéna le , qui explosa dans le port de guerre de Toulon et qui fit 118 morts. Cette explosion est liée au « scandale des poudres », qui opposa violemment Léopold Maissin et Albert Louppe, deux directeurs de poudreries situées dans le Finistère.

Locquénolé disposait d'une flottille de pêche. En 1923, 68 bateaux de pêche étaient recensés pour l'ensemble Carantec-Locquénolé[58], souvent associée à celle du Dourduff-en-Mer, port situé en face sur l'autre rive de la « rivière de Morlaix » et pêchant maquereaux, lieus, congres, crustacés, coquillages (huîtres, palourdes, coquilles Saint-Jacques, ormeaux, etc.), araignées de mer, homards, langoustes, etc. Les femmes aussi pêchaient comme en témoigne par exemple cet article du journal Ouest-Éclair en 1930 : « Les pêcheuses de Locquénolé et Saint-Julien ont fait une belle cueillette de praires, palourdes et coques, vite enlevées au marché de Morlaix où les marchandes apportent leurs envois quotidiens en vieilles, grondins, tacauds, vendus souvent à la descente du train, place Cornic »[59]. Le même journal avait aussi, par exemple, écrit en 1928 : « Les femmes de Saint-Julien et Locquénolé ont pris des coques et des palourdes en grande quantité »[60]. Cette pêche à pied, quotidienne, faite à marée basse, ou en bateau, était alors importante et concernait aussi berniques, crevettes, etc. Un fait divers survenu en 1910 évoque « trois pêcheuses de crevettes » dont une enlisée dans la vase[61].

En 1899 et à nouveau en 1921 - 1922, des invasions de pieuvres provoquèrent une ruine temporaire des pêcheurs de la région, y compris de ceux de Locquénolé[62].

Une « Société des régates de Locquénolé » fut créée en 1928[63]. Locquénolé était alors un lieu de villégiature prisé par les notables : par exemple dès 1888, le vicomte R. de Perrien[64], en 1896 le baron Roger de Sivry[65], en 1889 Auguste de Penguern y venaient en villégiature[66] ou en 1912 la marquise de Latour-Maubourg[67]. Une vie mondaine s'y était développée comme en témoigne par exemple cet écho paru dans la presse de l'époque : « Le mariage du baron Bernard de la Chapelle avec Mademoiselle Louise de Penguern a été célébré en l'église de Locquénolé. Les témoins étaient pour le marié, le vicomte Charles de la Chapelle d'Uscelles et le marquis de Saint-Belin-Malin, ses oncles ; pour la mariée M. Paul de Penguern, son frère et M. Auguste de Penguern, son oncle. La quête a été faite par Melles Nicole de Pardieux, Anne de Rubercy, Simone de Lannurien et Antoinette de Rubercy, qu'accompagnaient MM. Paul de Penguern, Abel de Rubercy, François de la Chapelle et Jacques de Lannurien »[68]. Locquénolé disposait aussi d'un hôtel : le Lion-d'Or.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1915, des prisonniers de guerre allemands vinrent faire des travaux de voirie à Locquénolé[69] dans le cadre de la construction de la « route de la Corniche » menant à Carantec. Le journal Ouest-Éclair écrit : « Un détachement d'environ 80 prisonniers de guerre allemands, provenant de Roscoff et Locquénolé, où ils travaillaient à la nouvelle route du Bas de la Rivière à Carantec, a été embarqué à la gare [de Morlaix] et dirigé vers Le Mans »[70].

Le monument aux morts de Locquénolé[71] porte les noms de 57 personnes mortes pour la France, dont 41 pendant la Première Guerre mondiale (parmi ces victimes, Yves Quéguiner, né le à Locquénolé, décédé des suites de ses brûlures lors de l'explosion de Halifax (Canada, Nouvelle-Écosse) le ) et 16 pendant la Seconde Guerre mondiale.

Marie Le Goaziou, née à Morlaix le et décédée à Locquénolé le , fut une militante active du Sillon, infirmière bénévole à l'hôpital de Morlaix pendant la Première Guerre mondiale ; elle s'occupa des patronages catholiques de Morlaix pendant l'entre-deux-guerres et fut résistante pendant la Seconde Guerre mondiale, puis milita ensuite au Mouvement républicain populaire (MRP)[72].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
244256254311373374417454495
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
507496595600610618743766714
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
742845769738767745697709566
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
718615631648726716698733808
2015 2019 - - - - - - -
791795-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[73] puis Insee à partir de 2006[74].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : En un peu plus de deux siècles, la population de Locquénolé a été multipliée par 2,9, mais l'évolution a été inégale selon les périodes. L'augmentation de la population a été presque continue tout au long du XIXe siècle, atteignant un premier maximum en 1891 avec 766 habitants et, après un fléchissement momentané, son maximum absolu en 1906 avec 845 habitants. Pendant le XXe siècle, la population a fléchi jusqu'en 1954 (perdant 279 habitants entre 1906 et 1954, soit - 23,6 % en 48 ans) avant, par delà de faibles dents de scie, de se stabiliser ces dernières décennies aux alentours de 700 habitants. La proximité de Morlaix, ville peu dynamique il est vrai, n'a entraîné qu'un faible mouvement de périurbanisation sauf depuis 2006.

Le solde naturel, négatif depuis 1968 (11 décès pour 8 naissances en 2001 par exemple), s'est amélioré ces dernières années, devenant même positif depuis 2006 (29 naissances pour 15 décès pour les trois années 2006-2007-2008). La commune connaît à nouveau depuis la décennie 1960 une immigration nette même si sa population reste relativement âgée (23,1 % de 0 à 19 ans pour 18,5 % de 65 ans et plus en 2007)[75].

Le nombre des logements s'est accru, passant de 288 en 1968 à 427 en 2007 (+ 139 logements, soit + 48 % en 39 ans) et surtout au profit des résidences principales, passées de 234 à 331 pendant la même période (+ 97 logements, soit + 41 %), le nombre des résidences secondaires restant relativement modeste en dépit de la situation littorale (69 résidences secondaires en 2007, soit 16 % du total des logements)[76].

Le hameau de Kerguélen avait 700 habitants vers 1900[77].

Évolution du rang démographique[modifier | modifier le code]

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[78] 1975[78] 1982[78] 1990[78] 1999[78] 2006[79] 2009[80] 2013[81]
Rang de la commune dans le département 219 209 221 213 207 220 213 212
Nombre de communes du département 286 283 283 283 283 283 283 283

En 2016, Locquénolé était la 217e commune du département en population avec ses 787 habitants (territoire en vigueur au ), derrière Saint-Sauveur (216e avec 799 habitants) et devant Plougar (218e avec 783 habitants).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1790
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1968 Louis Quéguiner[82] SFIOCent.G Maraîcher
1969 1977 Jean Raoul Cent.G  
1977 1983 Henri de la Forest DVD  
1983 1995 Pierre Gégaden    
1995 2001 Alain Plouzennec DVD Directeur de société
2001 mai 2020 Guy Pouliquen PS Retraité de l'enseignement
mai 2020 En cours Francis Lebrault[83]    
Les données manquantes sont à compléter.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Guénolé (Xe siècle), reconstruite au XVIIe siècle, est consacrée à saint Guénolé. Il s'agit d'un édifice en forme de croix comprenant une nef romane avec bas-côtés de trois travées, un transept roman ornés de chapiteaux sculptés et un chœur. Le clocher, qui date de 1681, dispose d'une galerie et deux chambres de cloches, amorties par une flèche très courte.

Culture[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Pierre Zaccone, romancier populaire du XIXe siècle, a écrit en 1868 le roman Jean Longues-Jambes, paru d'abord en feuilleton dans la revue « la Sylphide », dont l'action se déroule en partie à Locquénolé[87].
  • Serge Marie a publié en feuilleton dans le journal Ouest-Éclair en 1930 le roman La Perle de Saïgon qui évoque à maintes reprises Locquénolé[88]. Il avait déjà publié dans les mêmes conditions en 1928 Un Cœur d'épouse, qui évoquait aussi Locquénolé[89].
  • Ashley Auster, essayiste et photographe originaire de Locquénolé, ayant notamment publié Les roses des champs, roman faisant plusieurs fois référence à sa ville natale où elle passait ses journées à se « forger une culture littéraire dans un cadre prospère et envoutant »[90].

Musique[modifier | modifier le code]

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Peinture[modifier | modifier le code]

Danse[modifier | modifier le code]

  • Le « quadrille de Locquénolé » est une danse qui n'avait plus été dansée depuis la Première Guerre mondiale et qui a été exhumée récemment[91].

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Locquénolé a servi de lieu de tournage principal pour la série Imogène, sous le nom de Plouguirec

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. bleuniadur, « Costume Chicoloden de Saint Pol de Léon en 1900 », sur blog.com, Bleuniadur actualités, (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Morlaix - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Locquénolé et Morlaix », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Morlaix - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Locquénolé et Saint-Servais », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. Henri Clouard, "Journal Le Gaulois n°45359 du 4 octobre 1919, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k538124f/f4.image.r=Locquenole.langFR
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  22. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  23. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  24. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  25. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  26. Pondaven et Abgrall, « Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon : Locquénolé », Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Kerangal, Quimper, 1924, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f199.tableDesMatieres
  27. Chanoines Pondaven et Abgrall, « Notices sur les paroisses de l'évêché de Quimper et de Léon : Locquénolé », Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, 1924, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f199.image.r=Locquenole.langFR
  28. Albert Le Grand, Les Vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle… et le catalogue de la pluspart des abbés, blazons de leurs armes et autres curieuses recherches, J. Salaün, Quimper, réédition 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f115.image.r=Locquenole.langFR
  29. Arthur de La Borderie, Les grandes seigneuries de Bretagne. La vicomté ou principauté de Léon, "Revue de Bretagne et de Vendée", 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207871k/f108.image.r=Daoudour?rk=21459;2
  30. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan
  31. Journal Ouest-Éclair no 4177 du 1er juillet 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642577b/f5.image.r=Locquenole.langFR
  32. Lettre écrite par le recteur de Locquénolé, Couffon, à Claude André, le 2 floréal an XI ()
  33. J. Madival et E. Laurent, "Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises" , imprimé par ordre du Corps législatif. 1re série, 1787-1799, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k480097g/f495.image.r=Locquenole.langFR
  34. J. Madival et E. Laurent, "Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises" , imprimé par ordre du Corps législatif. 1re série, 1787-1799, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k480097g/f502.image.r=Locquenole.langFR
  35. Vincent-Auguste Couffon, né à Lanvollon (Côtes-du-Nord) le , ordonné prêtre le , décédé à Locquénolé le .
  36. Panneau d'information situé devant l'Arbre de la Liberté de Locquénolé
  37. Les deux "propriétaires" étaient à l'époque Mademoiselle de Lansalut et M. de Keréver
  38. Jean-Marie Éléouet, " Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix", imprimerie de J.-B. Lefournier aîné (Brest), 1849, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1257176/f2.image.r=bovins.langFR
  39. Abbé Kerbiriou, "La vie et l'organisation du clergé paroissial dans le Léon à la veille de la Révolution"par Bulletin diocésain d'Histoire et d'Archéologie, 1924, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729760q/f270.image.r=Taul%C3%A9.langFR
  40. Pierre Zaccone, "Jean Longues-Jambes", revue "La Sylphide n° du 20 juillet 1867, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5863635s/f4.r=Locquenole.langFR
  41. Yann Brékilien, "La vie quotidienne des paysans bretons (au XIXe siècle), Librairie Hachette, 1966.
  42. J-M. P. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", Imprimerie de Lion, Quimper, 1852, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f45.image.r=Locquenole.langFR
  43. Henri Monod, "Le choléra : histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886", Imprimerie administrative, Melun, 1892, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5578605r/f59.image.r=Locquenole.langFR
  44. Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", avril 1874, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55620363/f211.image.r=Locquenole.langFR
  45. Journal Le Temps n°14581 du 13 mai 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2367600/f3.image.r=Locquenole.langFR
  46. Journal Le Temps n°16228 du 24 novembre 1905, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2384432/f1.image.r=Locquenole.langFR
  47. Mademoiselle de Lansalut légua le six cents francs de rente pour l'entretien de deux religieuses, à charge de donner l'instruction aux petites filles et de prodiguer leurs soins aux malades. La congrégation bénéficia d'un autre legs en 1875
  48. Journal Ouest-Éclair n°1978 du 20 janvier 1905, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640589w/f2.image.r=Locquenole.langFR
  49. Journal des débats politiques et littéraires n°31 du 3 mars 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k482235t/f2.image.r=Locquenole.langFR
  50. Journal Ouest-Éclair n°3419 du 29 mai 1908, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641814s/f4.image.r=Locquenole.langFR
  51. Journal Ouest-Éclair n°4781 du 26 décembre 1912, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k643182t/f4.image.r=Locquenole.langFR
  52. Journal Ouest-Éclair n°4187 du 11 juillet 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642587p/f4.image.r=Locquenole.langFR
  53. Le père Alanik, avec sa face tannée et ridée de vieux loup de mer, a été popularisé à l'époque par de nombreuses cartes postales.
  54. Journal des débats politiques et littéraires n°228 du 18 août 1922, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4901492/f3.image.r=Locquenole.langFR
  55. Journal Ouest-Éclair n°4257 du 19 septembre 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642657z/f4.image.r=Locquenole.langFR
  56. Journal Ouest-Éclair n°2087 du 12 mai 1905, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640701q/f1.image.r=Locquenole.langFR
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  60. Journal Ouest-Éclair n°9782 du 6 août 1928, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k612407w/f3.image.r=Locquenole.langFR
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  63. Revue "Le Yacht", n°2369 du 18 août 1928, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58596999/f20.image.r=Locquenole.langFR
  64. Journal Le Gaulois n°2286 du 1er décembre 1888, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k526703f/f4.image.r=Locquenole.langFR
  65. Journal Le Gaulois n°5449 du 7 octobre 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k529656t/f4.image.r=Locquenole.langFR
  66. Journal Le Gaulois n°2546 du 18 août 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k526965w/f4.image.r=Locquenole.langFR
  67. Journal Le Gaulois n°12701 du 23 juillet 1912, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5354973/f3.image.r=Locquenole.langFR
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  70. Journal Ouest-Éclair n°5814 du 17 juillet 1915, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4929234/f3.image.r=Locquenole.langFR
  71. Memorialgenweb.org - Locquénolé : monument aux morts
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  74. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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  76. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=LOCQUENOLE&codeZone=29132-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
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Liens externes[modifier | modifier le code]