École Diwan

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École Diwan
Image illustrative de l'article École Diwan
École Diwan de Saint-Pol-de-Léon.
Généralités
Création 1977
Pays France
Cadre éducatif
Type Réseau d'écoles associatives, gratuites et laïques en langue bretonne
Population scolaire 3 854 (2014)

Une école Diwan (prononciation : /'diwɑ̃n/[1]) fait partie d'un réseau français d'écoles associatives, gratuites et laïques où l'enseignement est dispensé en langue bretonne[2]. La majeure partie des écoles et collèges est sous contrat d'association avec l'État, sauf les établissements créés depuis moins de cinq ans. L'État prend donc en charge les salaires de ses enseignants, comme il le fait avec tout établissement scolaire sous contrat. Les enseignants suivent les programmes officiels français et sont inspectés comme leurs homologues de l'enseignement public. Diwan est un mot breton signifiant « germer, sortir de terre ». La première a été créée en 1977 en Bretagne. En 2014, les écoles Diwan scolarisent 3 854 élèves de la maternelle jusqu'au baccalauréat dans les cinq départements de Bretagne historique et à Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

Création et évolution[modifier | modifier le code]

alternative textuelle
Ancien logo

En décembre 1976, Reun L'Hostis, musicien, bretonnant, militant à la CGT et à l'UDB, inspiré par les exemples européens d'écoles associatives proposant un enseignement dans une langue minoritaire (Gaelscoileanna irlandaises, ikastolak basques, calandretas occitanes, La Bressola catalane, etc.) convainc le conseil municipal et le maire de Ploudalmézeau Alphonse Arzel de lui louer les locaux publics d'une ancienne école, fermée depuis cinq ans, à Lampaul-Ploudalmézeau. L'école maternelle ouvre à la rentrée 1977, accueillant cinq élèves et leur instituteur, Denez Abernot[3],[4].

Le premier président de Diwan est le chanteur, musicien et libraire Gweltaz ar Fur, qui occupe ces fonctions jusqu'en 1980[5]. Reun L'Hostis lui succède à ce poste et reste président de Diwan jusqu'en 1986[6]. Parmi les premiers membres de l'association se trouve également André Lavanant (né en 1951 à Plabennec), secrétaire de l'association en 1980, trésorier en 1981-1982, puis président de 1983 à 1989 et de 1991 à 1997[7]. C'est ensuite Andrew Lincoln, membre du Parti socialiste[8], qui est président de 1998 à 2002[9].

En 2008, à l'occasion de l'anniversaire des 30 ans d'existence de Diwan, divers évènements festifs et culturels (concerts, expositions, festoù-noz) ont été organisés. Le premier concours national de skrabell (bretonnisation du terme scrabble) en breton a eu lieu, puis Ar Redadeg , course de relais de 600 km, à pied à travers la Bretagne, nuit et jour, de Nantes à Brest et, de là, à Carhaix[10].

Des établissements de plus en plus nombreux[modifier | modifier le code]

Cette première école est suivie d'autres écoles maternelles, d'une première école primaire en 1980, du premier collège en 1988 et du premier lycée créé en septembre 1994 au Relecq-Kerhuon (Brest) avant d'être déplacé à Carhaix-Plouguer (Finistère).

En septembre 1995, un second collège est ouvert à Plésidy (Côtes-d'Armor). Deux autres suivent, à Quimper (Finistère) et à Plœmeur (Morbihan), ce dernier s'installant ensuite à Vannes (Morbihan). L'école de Questembert est ouverte en septembre 2000.

À la rentrée 2002, Diwan compte 33 écoles, 4 collèges et 1 lycée, employant quelque 250 personnes, dont 130 à plein temps[11].

Des écoliers de Diwan à Paris.

En septembre 2004, une école maternelle a ouvert ses portes dans le 14e arrondissement de Paris, à l'instigation de Claude Nadeau, une musicienne de 29 ans, qui a réussi à obtenir l'aide financière d'entrepreneurs bretons, comme Patrick Le Lay. La première année, elle accueille quinze enfants[12].

Une nouvelle école est ouverte à Louannec en septembre 2006, et une autre à La Chapelle-Neuve[13]. À la même époque, l'annexe du collège du Relecq-Kerhuon déménage de Tréglonou pour s'installer à Guissény[14].

En septembre 2008 Diwan compte 37 écoles, 6 collèges et 1 lycée[15].

En septembre 2009 sont ouvertes deux autres écoles à Riantec [16] et à Savenay[17],[18].

En septembre 2010, au niveau maternel et élémentaire, l'association compte 41 écoles.

En septembre 2012, une nouvelle école voit le jour à la Fontaine aux Bretons sur la commune de Pornic (première école au sud de la Loire).

En septembre 2013, l'école de Pornic est fermée, faute d'enseignant, sur décision du conseil d'administration de Diwan Breizh [19].

Nombre Département Communes
20 Finistère Bannalec, Brest-Recouvrance, Brest-Guelmeur, Carhaix-Plouguer, Châteaulin, Commana, Crozon, Guissény, Landerneau, Landivisiau, Lesneven, Morlaix, Plabennec, Ploudalmézeau, Quimper-Kerfeunteun, Quimper-Penhars, Quimperlé, Saint-Pol-de-Léon, Le Faou, Saint-Renan, Trégunc, Plogastel-Saint-Germain
7 Morbihan Auray, Baud, Lorient, Pontivy, Questembert, Vannes, Riantec
7 Côtes-d'Armor Bourbriac, Dinan, Guingamp, Lannion, Louannec, Paimpol, Plounévez-Moëdec et Saint-Brieuc
4 Loire-Atlantique Nantes 1, Nantes 2, Saint-Nazaire, Guérande, Savenay
2 Ille-et-Vilaine La Mézière, Rennes[20], Fougères
1 Paris Paris

Les collèges se trouvent au Relecq-Kerhuon, à Guissény, à Plésidy, Quimper, Vannes et Saint-Herblain[21].

Le lycée est situé à Carhaix.

Des effectifs en hausse constante[modifier | modifier le code]

En 2001, dans les cinq départements de la Bretagne historique (les quatre départements de la région Bretagne et le département de Loire-Atlantique), 7 365 élèves suivent un enseignement bilingue, dont 2 609 dans les écoles Diwan contre 2 628 dans l'enseignement public et 2 128 dans l'enseignement privé catholique. Sur les 2 609 élèves inscrits dans une école Diwan, 1 502 étudient dans le Finistère, 427 dans les Côtes-d'Armor, 377 dans le Morbihan, 206 en Loire-Atlantique et 97 en Ille-et-Vilaine[22].

À la rentrée 2002, les écoles Diwan accueillent 2 780 élèves, soit une hausse de 6,5 % par rapport à 2000. 641 élèves étudient dans le second degré, 2139 dans le premier degré[23].

En 2004-2005, dans le pays de Brest, l'enseignement bilingue est présent, dans 18 communes sur 89 ; sur un total de 2 142 élèves (soit 5 % des effectifs[réf. nécessaire]) scolarisés dans l'enseignement bilingue, 777 le sont dans un établissement de Diwan, contre 728 dans une école catholique et 637 dans le public. Sur ces 2 142 élèves, 1 700 sont scolarisés dans le premier degré, 424 en collège, 18 en lycée. À la même période, les effectifs du collège Diwan du Relecq-Kerhuon ont augmenté de 10 %, passant à 252 élèves. Devant cet afflux, une annexe a été créée à Tréglonou, où étudient 76 élèves[24].

À la rentrée scolaire 2006, les effectifs affichés par l'ensemble des écoles Diwan, tous niveaux confondus, sont de 2 943 élèves[22]. En septembre 2007, ils sont de 2 990 élèves, dont 40 élèves de plus au lycée de Carhaix, par rapport à l'année précédente[25]. En septembre 2011, le cap des 3 500 élèves est franchi (avec 3 528 inscrits à la rentrée, hausse de près de 5 %[26], l'école de Paris compte 47 élèves[27]).

Statut[modifier | modifier le code]

La recherche d'un statut public[modifier | modifier le code]

Les écoles Diwan sont associatives, libres et gratuites. Elles assurent le service public de l'enseignement en breton sous contrat avec l'état et fonctionnent grâce à des subventions des collectivités locales, territoriales et au soutien des particuliers.

En 1972, le programme commun, signé par le Parti socialiste, le Parti communiste et les radicaux de gauche, prévoit que « tous les secteurs de l'enseignement initial et une partie importante de l'éducation permanente seront réunis dans un service public unique et laïque dépendant du ministère de l'Éducation nationale ».

De même, lors de l'élection présidentielle de 1981, François Mitterrand propose la mise en place d'un « grand service public unifié et laïc de l'Éducation nationale », celui-ci ayant « vocation d'accueillir tous les établissements et tous les personnels », ce qui aurait dû conduire à intégrer dans l'enseignement public les écoles Diwan.

Toutefois, ce projet Savary « relatif aux rapports entre l'État, les communes, les départements, les régions et les établissements d'enseignement privé » est finalement abandonné en 1984[28]. En revanche, à partir de 1983, l'association reçoit des subventions de l'État[29].

En 1986, un plan d'intégration de 31 enseignants est signé avec le ministère de l'Éducation nationale. Il est rapidement remis en cause dès l'année suivante. En 1988, un protocole d'accord est signé fixant les modalités de fonctionnement des écoles Diwan et la participation financière de l'État et des collectivités territoriales de la région Bretagne. Dix enseignants sont pris en charge. En 1990, une nouvelle convention avec l'Éducation nationale permet de prendre en charge 51,5 postes sous statut de maîtres contractuels. En 1993, un accord cadre avec l'Éducation nationale, réactualise la convention de 1990 et titularise 3 enseignants en tant qu'instituteurs publics, puis 6 autres comme professeurs des Écoles. Depuis 1994, l'association bénéficie de contrats d'association avec l'Éducation nationale[30].

Le 28 mai 2001, le ministre de l'Éducation Nationale Jack Lang et le président de Diwan, Andrew Lincoln, signent à Rennes un protocole de passage sous statut public des écoles Diwan[29], malgré l’opposition du Conseil supérieur de l'éducation nationale (0 pour, 32 contre, 8 abstentions, 1 non prise de part au vote). Cet accord est dénoncé par des syndicats d'enseignants qui demandent au Conseil d'État de statuer. Ce dernier rejette l'intégration de Diwan[31] au motif que la méthode par immersion est contraire aux dispositions légales et inconstitutionnelle, sur la base des articles L. 121-3 et L. 312-10 du code de l'éducation[32], de l'article 1er de la loi du [33] et de l'article 2 de la Constitution française, modifié au moment de la ratification du traité de Maastricht : « La langue de la république est le français ». Le Garde des sceaux avait promis à l'époque que jamais cette loi ne serait utilisée contre les langues régionales[34],[35].

Cet arrêt interdit l'intégration de Diwan dans l'enseignement public sur le fondement d'un bilinguisme reposant sur la méthode de l'immersion. En revanche, il ne remet pas en cause l'enseignement bilingue à parité horaire, la seule condition étant « une définition rigoureuse des horaires entre le français et la langue régionale enseignée afin que l'on s'assure qu'une partie des enseignements des différentes disciplines se fait effectivement en français »[36], conformément à l'arrêté du 12 mai 2003 « relatif à l’enseignement bilingue en langues régionales à parité horaire dans les écoles et les sections « langues régionales » des collèges et des lycées[37].

Public ou associatif[modifier | modifier le code]

À l'intérieur même de Diwan, une opposition existe entre les partisans de l'intégration dans le secteur public, défendue par Andrew Lincoln, son président depuis 1997, et ceux qui souhaitent préserver le statut associatif pour pouvoir continuer la pratique de la pédagogie immersive. Le conflit débouche le par la démission du conseil d'administration de Diwan lors d'une assemblée générale extraordinaire réunie à Guerlesquin, où la politique d'Andrew Lincoln a été « vivement critiquée »[38].

Michel Le Tallec, journaliste de 62 ans, ancien trésorier de l'association et initiateur du collectif «Réunir Diwan»[39], opposé au projet de l'ancienne direction, est élu le 1er décembre 2002 à la présidence de Diwan par le bureau de l'association[40].

Cofondateur de Breizh 2004 en mars 2003[41], puis président de Kevredelezh Vreizh en décembre 2003, Michel Le Tallec propose, dans un texte daté du 21 décembre, une solution intermédiaire. Devant les difficultés budgétaires de l'association, il considère que le système de financement de Diwan — « pour un tiers des collectivités territoriales (Conseil régional, Départements, Communes), pour un tiers des dons, pour un tiers des animations organisées par les parents d'élèves de Diwan » — s'essouffle et qu'une des solutions est « que Diwan sorte du cadre purement associatif, pour entrer dans un cadre semi-public », à condition que les financeurs, intégrés dans le conseil d'administration de l'association, adhèrent à sa charte pédagogique[42].

Après la brève présidence de Michel Le Tallec[43], en 2003, le bureau est recomposé  : Anne Le Corre et Patrick Hervé deviennent coprésidents, Joël Le Baron trésorier, François-Gaël Rios secrétaire, Herlé Denez et Fanch Langoet vice-présidents[44]. À l'été 2004, François Gaël Rios et Patrick Hervé deviennent coprésidents de Diwan[45],[46]. En 2007 Patrick Hervé est toujours président de Diwan. En 2009, trois coprésidents sont désignés : Serge Guégo, François-Gaël Rios et Catherine Guérin [47].

Statut actuel et financement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enseignement privé en France.

Diwan est une fédération d'écoles associatives.

La plupart d'entre elles ont un statut d'établissements privés sous contrat[48]. Elles peuvent donc être partiellement financées par l'État et les collectivités locales. En pratique, cette aide prend deux formes  :

  • la prise en charge des salaires d'une partie des enseignants par l'État
  • l'octroi de subventions municipales, départementales et/ou régionales.

Les écoles récentes de Diwan ne bénéficient cependant pas du statut d'établissements privés sous contrat, la loi imposant à un établissement de fonctionner sans aides pendant cinq années avant de pouvoir prétendre à ce statut.

C'est notamment le cas de l'école Diwan de Paris[49], créée à la rentrée 2004. La survie de l'école parisienne fut compromise à la rentrée 2006 par refus du bailleur de continuer le bail. La mairie de Paris loue désormais un local à l'école[50]. Devant l'afflux des demandes, les locaux sont devenus trop exigus, et l'école a dû limiter les admissions à 27 élèves pour l'année 2007-2008. En visite dans l'école en février 2007, le maire de Paris a promis de trouver de nouveaux locaux dans le quartier Montparnasse dès septembre 2008[51].

La plus grande partie du budget des écoles Diwan provient donc des dons[52], de particuliers, soit directement aux écoles, soit reversés par la fédération Diwan, qui collecte des fonds et les redistribue aux différentes écoles. Le budget annuel actuel est de trois millions d'euros, selon Patrick Hervé, président de Diwan [53]. Par exemple, le financement du Collège du Morbihan à Vannes est assurée par les dons de particuliers sous forme de virements bancaires automatiques mensuels: 4 000€ de dons chaque mois et par des apports ponctuels, le produit de manifestations (spectacles, fêtes...), ventes de produits" [54]

Les différents comités de soutien organisent régulièrement différentes manifestations et animations pour recolter des fonds. Certaines, comme Tro Menez Are et la Randorade, attirent chaque année des milliers de participants.

De nombreuses personnalités ont publiquement affirmé leur soutien à Diwan, comme Yves Coppens, Eugène Riguidel, Florence Arthaud, Philippe Poupon, Alan Stivell[55], le Professeur Christian Cabrol[56]...

En 2003, le Conseil régional de Bretagne a accordé à Diwan une avance de 100 000 euros afin de l'empêcher de se retrouver en situation de liquidation judiciaire sous condition de négociations « avec le ministre de l'éducation nationale en vue d'une intégration au service public sur la base du bilinguisme à parité horaire »[57].

Pédagogie[modifier | modifier le code]

L'enseignement par immersion[modifier | modifier le code]

Les écoles Diwan[58] utilisent en maternelle et en première année de primaire la méthode dite « par immersion », l'immersion linguistique consistant à baigner l'élève dans un environnement ne pratiquant que cette langue afin qu'elle devienne langue de vie et que l'apprentissage en soit facilité.

En juillet 2001 et en avril 2002, deux arrêtés visant à organiser un enseignement bilingue dans les écoles, collèges et lycées « langues régionales » sont publiés[59] ; cet enseignement peut être dispensé soit selon le principe de la parité horaire, soit selon la méthode de l’immersion[60].

Devant cette situation, les défenseurs de Diwan estiment que l'annulation, par le Conseil d'État, des arrêtés du 31 juillet 2001 et du 19 avril 2002, destinés à assurer l'intégration au sein du service public des écoles Diwan dispensant un enseignement en langue bretonne, est une jurisprudence « de circonstance »[61].

En pratique, l'enseignement en maternelle et en cours préparatoire se fait uniquement en breton, dès l'âge de deux ans. Par la suite, le français est progressivement introduit, du CE1 au CM2, l'enseignement étant principalement dispensé en breton. Au collège et au lycée, la majeure partie de l'enseignement se fait en breton, sauf en ce qui concerne les langues qui sont des matières enseignées et d'enseignement. Les cours de français sont réalisés en français, ceux d'anglais en anglais, ceux d'allemand en allemand, d'espagnol (castillan) en castillan. Certaines autres matières peuvent également être enseignées dans d'autres langues vivantes suivant les capacités des enseignants. Ainsi, le Lycée Diwan de Carhaix a mis en place en 2012 une seconde selon les modalités des classes européennes. L'enseignement des sciences naturelles y est réalisé en anglais[62],[63],[64].

En effet, dans les écoles et sections européennes, instituées par la circulaire du 19 août 1992, après un « horaire d'enseignement linguistique très renforcé au cours des deux premières années », l'enseignement se fait dans la langue de la section pour « tout ou partie du programme d'une ou plusieurs disciplines non linguistiques » et des activités culturelles et échanges sont prévus, afin d'approfondir la connaissance de « la civilisation du ou des pays où est parlée la langue de la section »[65].

Diwan revendique depuis le début la sauvegarde des couleurs dialectales du breton. C'est l'un des points primordiaux de sa charte[66], le point 6 : «  Diwan déclare son hostilité à toute uniformisation linguistique et est attachée aux diverses formes d'expression culturelle, affirmant que seul leur complémentarité est source d'unité, d'enrichissement mutuel et collectif. Le breton enseigné dans les écoles maternelles Diwan est celui utilisé dans leur environnement géographique et humain ».

De plus, les écoles Diwan font régulièrement intervenir les bretonnants locaux, de langue maternelle, inconnus ou célèbres (écrivains, chanteurs, conteurs). Ainsi, en janvier 2007, à Bannalec, deux conteurs, Roland Guillou et Laurent Jouin, sont intervenus dans une école Diwan à l'occasion du 13e festival Taol Kurun[67]. De même, dans une interview accordée à Marion Urban dans l'émission « Francophonies » diffusée à l'antenne de RFI en janvier 2005, Yann-Fañch Kemener et Mona Bouzec rendent compte de leurs interventions régulières dans les écoles Diwan[68].

Réalisation de matériel pédagogique en breton[modifier | modifier le code]

L'enseignement en langue bretonne suppose l'existence d'outils adaptés. Quand l'association Diwan a été créée, aucun éditeur n'avait conçu d'ouvrage scolaire en langue bretonne. Aussi les parents et enseignants de Diwan avaient-ils élaboré des commissions pour traduire ou rédiger les manuels scolaires nécessaires à l'enseignement en breton.

Parmi ces commissions, on peut ainsi citer la commission Histoire du niveau collège, qui était composée de 8 personnes.

Des lexiques de vocabulaire spécialisé en différentes matières ont été réalisés[69] : arts, éducation physique et sportive, grammaire, histoire-géographie-économie, littérature, mathématiques et sciences physiques, ainsi que des collections de fiches portant sur l'astronomie, la biologie et la géologie, l'informatique et Internet, la physique et la chimie par « Kreizenn ar Geriaouiñ » (« Centre du vocabulaire »), créé en 1985.

« Au cours des cinq dernières années, la conception et la publication de lexiques normalisés pour les enseignants et l'édition de livres scolaires nous ont coûté 4 MF », affirme en mai 1991 André Lavanant, président de Diwan[70]. Toujours selon le même, « en 1991, le budget Diwan a doté la publication pédagogique d'une somme de 800.000 F. (...) le travail des chercheurs pour la réalisation des lexiques (10 000 mots « normalisés » est estimé à 1,2 MF » [70].

En 1993, Ti embann ar skolioù a été créé au sein du CRDP par le Rectorat d'académie de Rennes et la Région Bretagne. TES édite des ouvrages scolaires en breton pour l'enseignement public, l'enseignement privé catholique et Diwan. Dans le comité de production de TES, chacune des trois filières d'enseignement comprend un représentant[71].

Colloques[modifier | modifier le code]

L'association Diwan organise et participe à des colloques et journées d'étude sur les Bretons, la langue bretonne, son enseignement ou la pédagogie. Ainsi, en mai 2007, à l'occasion des 30 ans de sa création, elle a organisé des colloques « en lien avec la langue bretonne, les enfants, l'enseignement et la pédagogie »[72]. Par ailleurs, le , l'association a pris part, avec plusieurs personnalités et associations bretonnes, à un colloque sur le thème « Bretons de Paris : la Bretagne au cœur », organisé au théâtre Silvia-Monfort de Paris par l'association « Paris Breton »[73].

Évaluation des résultats[modifier | modifier le code]

En français, selon Diwan, «les évaluations nationales (tests Jospin) en CE2 et en 6ème montrent» que «les résultats des élèves des écoles Diwan sont globalement supérieurs aux moyennes nationales»[74]. En 1992, huit premiers collégiens passent le brevet des collèges et Diwan affiche une réussite de 100 %, ainsi qu'au "First Degree of Cambridge"[75]. En 1997, les dix-sept élèves du collège du Relecq-Kerhuon (sur quarante-trois), candidats au brevet des collèges, qui décident de rédiger leur copie de mathématiques en breton alors que le Rectorat ne les y a pas autorisés, obtiennent tous ce diplôme[76].En 2006, sur 56 élèves des trois filières générales, le taux de réussite au baccalauréat au lycée Diwan de Carhaix a été de 96 %, dont 100 % en série littéraire, ce qui le place au 8e rang au niveau départemental (sur 69 lycées) et au 323e rang au niveau national (sur 4647 lycées). Le taux de réussite était de 94 % en 2003, de 93 % en 2004 et de 96 % en 2005 et 2006, de 99 % en 2007[77], de 90 % en 2008 [78] et, selon le bureau de Diwan, de plus de 98 % en 2009 [47].

En 2013, Le Figaro classe le lycée Diwan de Carhaix « meilleur lycée de France » en considérant les résultats au baccalauréat 2012 (99%), pondérés par la capacité de l’établissement à accompagner et faire progresser ses élèves et par sa capacité à garder ses élèves entre la seconde et la terminale[79]. Ce même lycée de Carhaix avait selon le classement du Figaro déjà occupé en 2010 la place de « 2e meilleur lycée de France » parmi 1930 établissements [80]. Ce classement est calculé sur la base des données de l'éducation nationale [81], qui indiquent qu'en 2012 un élève de seconde du Lycée Diwan de Carhaix avait 93% de chance d'obtenir son baccalauréat dans le même établissement. En 2014, Le Parisien classe le lycée Diwan de Carhaix quatrième de l'Académie de Rennes [82] et trente-sixième de France [83].

Autres écoles bretonnantes[modifier | modifier le code]

Après la création des écoles Diwan, l'enseignement public (1979) et l'enseignement privé (1990) ont développé leur propre réseau d'enseignement du breton :

  • Dihun Breizh est une association de parents d'élèves scolarisés dans le réseau de classes bilingues dans l'enseignement privé catholique.
  • Div Yezh est une association de parents d'élèves scolarisés dans le réseau des classes bilingues de l'enseignement public.

En effet, en 1982, la circulaire Savary autorise la mise en place d'une filière de classes bilingues. Plusieurs classes fonctionnant à mi-temps en breton et en français sont créées dans l'enseignement public et privé, notamment à Saint-Rivoal, Cavan, Lannion, Rennes ou Landerneau[84]. Au contraire de Diwan, ces écoles pratiquent un enseignement dit « à parité horaire ».

Chansons consacrées à Diwan[modifier | modifier le code]

Deux auteurs ont exprimé l'importance de Diwan à leurs yeux par des chansons.

Diverses écoles ont produit leur propres albums, comme celle de Lesneven en 2009, ou participé à différents albums de Jean-Luc Roudaut.

Films[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs films sur les écoles Diwan, dont Dibab Diwan, de 26 minutes, filmé à l'école Diwan de Nantes par Jean-Charles Huitorel, coproduit par Aligal production et France Télévisions [85], diffusé sur France 3.

Archives[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après le Dictionnaire du breton contemporain - Bilingue de Francis Favereau, Éditions Skol Vreizh
  2. « l'école Diwan est une école laïque, gratuite, et ouverte aux enfants de toutes familles, bretonnantes ou pas », Yves Guégan, « Portes ouvertes à l'école Diwan », Le Télégramme, rubrique « Lorient », page 8, 13 mai 1996
  3. Voir « Histoire chronologique du mouvement d'affirmation de l'Identité bretonne (1788-2002) (« Emsav » en langue bretonne) Page 8 » sur le site de la Maison de l'Histoire de la Bretagne
  4. Jean Guéguéniat, adjoint au Maire de Brest, Frankiz Breizh (membre de Régions et peuples solidaires), « Pour la langue bretonne, un combat politique ! », n°25 de Salvaterra, 1999
  5. Jérémie Pierre Jouan, Gweltaz ar Fur
  6. Christophe Pluchon,« Reun An Ostis : les écoles Diwan s'exportent en Tunisie »
  7. Biographie des membres de l'Ordre de l'Hermine
  8. Fédération du Finistère du Parti socialiste - En savoir plus
  9. Ouest-France, 26 novembre 2002
  10. Voir « Course pour la langue bretonne »
  11. Voir « La région Bretagne continuera à subventionner Diwan », Brest, 6 septembre 2002, dans « L'affaire Diwan (3) »
  12. Voir la revue de presse de l'école Diwan de Paris
  13. « La Chapelle-Neuve : l'école Diwan a ouvert hier », reproduction d'un article paru dans le Télégramme du 29 août 2006 sur le site de l'association Diwan Breizh.
  14. Voir « Pays de Brest: une bonne rentrée dans l'enseignement bilingue », Brest, le 13 septembre 2006
  15. Voir « Diwan fête ses 30 ans! » - Site des Côtes-d'Armor
  16. Ouest-France, 3 septembre 2009
  17. http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=16187
  18. 123 News
  19. Ouest-France, 10 septembre 2013 [1]
  20. Voir « Les écoles bilingues breton-français — Écoles Diwan »
  21. « Au collège Diwan, on parle breton dès le petit-déjeuner », PresseOcean.fr, 5 septembre 2008.
  22. a et b Voir « La rentrée dans l'enseignement bilingue » sur le site de Gwalarn.org
  23. Voir « Rentrée difficile pour Diwan qui gagne encore des effectifs », Brest, 4 septembre 2002, dans « L'affaire Diwan (3) »
  24. Bernez Kerdraon, Anne-Gaël Le Berre, « L’enseignement bilingue dans le pays de Brest » sur le site de la Maison de la langue et de la culture bretonnes, le samedi 29 janvier 2005
  25. Le Télégramme, « Rentrée à Diwan. Presque 3000 élèves »
  26. “Le cap des 3000 élèves est franchi" Le Télégramme 06 sept. 2008 p. 9; Ouest-France "Diwan: plus de 3000 élèves" 6-7 septembre 1008
  27. http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=11948
  28. Voir « École et laïcité ». Cette page reproduit l'historique tiré de l'ouvrage : 1984 - La guerre scolaire a bien eu lieu de Jean Battut.
  29. a et b Voir le chapitre III du rapport sur le projet de loi de finance 2002, portant sur l'article 65 du projet rattaché au budget de l'Éducation nationale, et plus particulièrement à l'intégration dans l'enseignement public de personnels en fonction dans les établissements scolaires gérés par l'association Diwan.
  30. Voir le chapitre III du rapport sur le projet de loi de finance 2002, portant sur l'article 65 du projet rattaché au budget de l'Éducation nationale, et plus particulièrement à l'intégration dans l'enseignement public de personnels en fonction dans les établissements scolaires gérés par l'association Diwan. Sur le « contrat d'association », voir Gustave Peiser, «École publique, École privée et Laïcité en France», in Cemoti, n° 19 - Laïcité(s) en France et en Turquie.
  31. Voir l'ordonnance du juge des référés du 15 juillet 2002 n°248203-248205.
  32. Texte du Code de l'éducation.
  33. Texte de la loi du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française.
  34. Voir Philippe Sour (chargé de mission pour Régions et peuples solidaires), « Proposition d’amendements à la loi de révision de la Constitution française à l'attention des sénateurs Verts », Toulouse,  : « Lors du vote sur l’ajout dans l’article 2 de la constitution française du principe selon lequel « La langue de la République est le Français » (25 juin 1992), le Garde des sceaux, avait certifié aux députés et sénateurs que cette précision ne nuirait aucunement aux langues régionales. »
  35. Anne-Marie Le Pourhiet, « Langue(s) et constitution(s) », Cairn, Presses de Sciences-Po, n°2, février 2001, p. 207 à 215 : « Roland Debbasch a passé en revue toute l’histoire linguistique de la France, des Serments de Strasbourg de 842 à la décision du Conseil constitutionnel de 1999 sur la Charte des langues minoritaires, démontrant, notamment, comment la révision constitutionnelle de 1992 introduisant la formule « La langue de la République est le français », qui n’avait initialement pour but que de s’opposer à l’impérialisme anglo-saxon, a finalement surtout produit ses effets dans l’ordre interne, à l’égard des langues régionales.
    Michel Verpeaux s’est enfin attaché, à travers l’étude exhaustive des décisions du Conseil constitutionnel de 1994 (loi « Toubon »), 1996 (Polynésie française) et 1999 (Charte de langues minoritaires) à montrer comment le juge constitutionnel français s’efforce de concilier la langue française officielle et nationale avec la liberté de communication, en faisant le partage entre la sphère publique (exclusivité du français) et la sphère privée (liberté linguistique). »
  36. Voir le « compte-rendu analytique officiel de la séance du 11 mars 2003 » au Sénat, sur l'« Enseignement des langues régionales », avec la réponse de Xavier Darcos, alors ministre délégué à l'enseignement scolaire.
  37. Voir l'arrêté du 12 mai 2003 relatif à l’enseignement bilingue en langues régionales à parité horaire dans les écoles et les sections « langues régionales » des collèges et des lycées, publié dans le Journal officiel le 24 mai 2003
  38. Voir Diwan
  39. Voir la motion « Réunir Diwan » et la « Contribution de A. Ily, D. Kernalegenn, P. Herve, A. Leforestier, Ph. Oillo, D. Vargas »
  40. Voir, dans le dossier L'affaire Diwan (3), « L'annulation de l'intégration de Diwan intervient en pleine crise interne » et « Le président démissionnaire de Diwan en appelle à Jacques Chirac », Rennes, 29 novembre 2002 ; « Michel Le Tallec élu président de l'association Diwan », Carhaix-Plouguer, 30 novembre 2002
  41. Voir DE KEVREDELEZH VREIZH « Naissance de Kevredelezh Vreizh »
  42. Voir le site de l'Alliance fédérale bretonne et Michel Le Tallec, « Diwan est l’affaire de tous les Bretons », 21 décembre 2003.
  43. Voir « Des voix sans bulletin pour les fédéralistes »
  44. Voir Une introduction à Diwan
  45. « Une nouvelle direction à Diwan », L'Èime Prouvençau, n° 58, été 2004
  46. Voir la revue de presse de l'école Diwan de Paris
  47. a et b Le Télégramme, 14 juillet 2009
  48. Voir Personnels de droit Privé. 92 % des établissements d'enseignement privés sous contrat sont catholiques, 8 % les écoles de langues régionales (Diwan, Seaska, La Bressola...), les écoles juives et quelques écoles laïques.
  49. « Diwan Paris »
  50. Compte rendu des péripéties de l'été 2006 sur le site de Diwan Paris
  51. Communiqué de l'école Diwan de Paris, « Rentrée scolaire à Diwan Paris : croissance de 50 % », par Claude Nadeau, 3 septembre 2007
  52. « environ 35 % du budget » de l'école de Lorient est assuré par « 130 personnes versant de l'argent régulièrement », Yves Guégan Portes ouvertes à l'école Diwan, Le Télégramme, rubrique « Lorient », 13 mai 96
  53. Yves Pouchard, Les écoles en breton fêtent leurs 30 ans, Aujourd'hui en France, p. 10, samedi 3 mai 2008
  54. Ouest-France, 30 septembre 2002 Diwan Breizh.
  55. Magazine Bretons, mars 2007, p. 6.
  56. Kannadig Diwan, juin-juillet 1991. Il publie, p. 28, une lettre adressée au Président de Diwan le , dans laquelle il regrette de ne pouvoir participer à la manifestation organisée à Quimper le  : « Je suis sûr que cette manifestation servira la cause du Breton, langue que, comme vous savez, j'apprends et que je m'efforce de pratiquer chaque fois que possible car elle représente une valeur culturelle qu'il ne faut pas laisser disparaître ».
  57. Voir « Bretagne: 100.000 euros pour Diwan », AFP, 9 décembre 2003, et L'Èime Prouvençau, n° 55, novembre-décembre 2003.
  58. ORTF, « présentation de l'école Diwan », L'Ouest en mémoire,‎ (consulté le 23 juin 2011)
  59. Voir l'encart du bulletin officiel n°33 du 13 septembre 2001 sur la « Mise en œuvre de l'enseignement bilingue par immersion dans les écoles et établissements "langues régionales" » et l'encart du 19 avril 2002 sur la « Mise en place d'un enseignement bilingue par immersion en langues régionales dans les écoles, collèges et lycées "langues régionales" ».
  60. Voir l'arrêté du 12 mai 2003 relatif à l’enseignement bilingue en langues régionales à parité horaire dans les écoles et les sections « langues régionales » des collèges et des lycées, publié dans le Journal officiel le 24 mai 2003.
  61. Voir « Les écoles Diwan toujours bloquées aux portes de l'enseignement public » sur le site de la Revue de l'actualité juridique française, le 16 juillet 2002 ; (www.liberation.fr) « La République a plus d'une langue! », dans Libération, 6 février 2002 ; arrêté du 12 mai 2003 relatif à l’enseignement bilingue en langues régionales à parité horaire dans les écoles et les sections « langues régionales » des collèges et des lycées, publié dans le Journal officiel le 24 mai 2003 ; Maryvonnick Gouérou, déléguée du personnel CFDT, Le Télégramme, 10/01/2002.
  62. Voir
  63. Voir « Enseigner en breton »
  64. Voir le protocole d’accord entre le ministère de l’Education nationale et les établissements Diwan, le 28 mai 2001
  65. Voir « Sections européennes », article présenté par Patrick Lanneau sur le site de l'Académie de Toulouse ; la « Charte des sections européennes » de l'Académie de Versailles (janvier 2002) ; le cas des classes européennes du lycée Henri IV.
  66. La charte des écoles Diwan
  67. Le Télégramme, 22 janvier 2007. Voir « Taol kurun s’est conté à Diwan Banaleg », sur le site de Diwan Breizh
  68. Voir le site de Skoazell Diwan Paris
  69. Kreizenn ar Geriaouiñ
  70. a et b Renaud Clech, Le matériel pédagogique de Diwan au centre d'une négociation avec le rectorat, Le Télégramme, 11 mai 1991.
  71. Voir le site de TES
  72. Voir [en lien avec la langue bretonne, les enfants, l'enseignement et la pédagogie Diwan fête ses 30 ans]
  73. Voir la présentation du colloque
  74. cadre
  75. "Ouest-France, 16 juillet 1992
  76. "Ouest-France, 5-6 et 8 juillet 1997
  77. Voir les « Résultats du baccalauréat 2006 » des lycées du Finistère ; « Résultats au bac » du lycée diwan (Carhaix-Plouguer) ; résultats au baccalauréat du lycée privé de Carhaix-Plouguer en 2006 ; le taux de réussite au bac en 2006 de L'Express ; « Résultats du baccalauréat de Diwan » par Claude Nadeau, présidente du Comité de soutien de l’école Diwan de Paris.
  78. L'Internaute
  79. Le Figaro, Le classement 2013 des meilleurs lycées de France
  80. Le Figaro, Palmarès 2010 des lycées
  81. résultats des lycées éducation nationale
  82. etudiant.aujourd'hui
  83. etudiant.aujourd'hui
  84. Voir « L'école et le breton : les trois périodes », par Fañch Broudig.
  85. http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=25259
  86. http://www.univ-brest.fr/crbc/menu/Bibliotheque_Yves-Le-Gallo/Fonds_d_archives/Diwan_.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]