Plougasnou

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Plougasnou
L'église Saint-Pierre de Plougasnou.
L'église Saint-Pierre de Plougasnou.
Blason de Plougasnou
Blason
Plougasnou
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Plouigneau
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Morlaix
Maire
Mandat
Nathalie Bernard
2014-2020
Code postal 29630
Code commune 29188
Démographie
Gentilé Plouganistes
Population
municipale
3 107 hab. (2012)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 47″ N 3° 47′ 17″ O / 48.696388889, -3.78805555648° 41′ 47″ Nord 3° 47′ 17″ Ouest / 48.696388889, -3.788055556
Altitude Min. 0 m – Max. 94 m
Superficie 33,94 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Plougasnou [pluganu] est une commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne, à environ 75 km à l'est de Brest. Plougasnou a une population de 3 240 habitants (recensement 2006). Ses habitants sont appelés les Plouganistes[1].

Cette station balnéaire, située au bord de la Manche, bénéficie d'un patrimoine environnemental et culturel préservé à découvrir bien que loin des circuits touristiques les plus fréquentés[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Plougasnou, sur la rive orientale de la baie de Morlaix

Situation[modifier | modifier le code]

La Manche à la pointe du Diben.

La commune est située dans le Trégor finistérien sur le littoral nord-est du département du Finistère, près des Côtes-d'Armor et son climat est océanique. Elle faisait partie du Trégor et la population parlait breton, majoritairement le trégorrois.

Plougasnou est limitrophe, au sud-ouest de la commune Plouezoc'h, au sud de Lanmeur et à l'est de Saint-Jean-du-Doigt. La Manche borde tout le finage communal de l'ouest au nord-est. En situation de presqu'île sur la rive orientale de la Baie de Morlaix, son littoral est découpé, alternant des pointes bordées de falaises : Pointe de Térénez (en fait un tombolo), Pointe Saint-Samson, Pierre Double, Pointe de Perhéret, Pointe Annaoulesten, Pointe du Diben, Pointe de Primel, Pointe de Roc'h Louët, Pointe de Ruffélic et baies souvent profondes, abritant souvent des plages : Anse de Térénez (au fond de laquelle se trouve un poulier), Plage de Saint-Samson, Plage de Guerzit, Plage du Port Blanc, Anse de Diben (Plage de Trégastel[3]), Anse de Primel (qui abrite la plage de Primel), Baie de Sainte-Barbe qui abrite dans sa partie orientale la plage de Plougasnou-Saint-Jean-du-Doigt).

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Le bourg de Plougasnou n'est pas en situation littorale (c'est d'ailleurs une caractéristique commune à de nombreuses paroisses anciennes de la région comme Guimaëc, Plestin, Ploumilliau, Ploulec'h, etc.., probablement par crainte des pirates saxons les plous se sont établis à une certaine distance de la côte[4]) mais situé sur un plateau, vers 75 mètres d'altitude, à plus d'un kilomètre de la mer. L'habitat s'est développé dans les zones proches du littoral, particulièrement le long de la plage de Primel et à Trégastel, mais aussi au Diben ( à proximité du port) et à Térénez (où se trouve aussi un petit port) et de manière plus générale un habitat formé en partie de résidences secondaires s'est développé en arrière, le long d'une bonne partie de la côte, entraînant un mitage des zones concernées (par exemple à Bouriol en arrière de la plage de Guerzit et à Milaudren, sur la rive orientale de l'Anse de Diben, mais aussi en arrière de la plage de Primel Mais la commune possède aussi une partie rurale étendue, parsemée de nombreux hameaux dont les principaux sont Saint-Samson, Kerbabu, Pen ar C'hra, Kervebel, Kerénot, Kerbiguet, Run Gaca, etc..

Le port de Térénez et les îlots de la Baie de Morlaix
Rose des vents La Manche Rose des vents
N Saint-Jean-du-Doigt
O    Plougasnou    E
S
Plouezoc'h Lanmeur

Avec une population de 3 217 habitants (2007), c'est la commune la plus peuplée du canton de Lanmeur, dans l'arrondissement de Morlaix.

Étant donné sa proximité (seize kilomètres depuis le bourg), Morlaix est la ville de référence. Guingamp est à 69 kilomètres, Brest à 75 kilomètres et Quimper à 101 kilomètres.

Géologie[modifier | modifier le code]

Du granite à faciès porphyroïde affleure à Saint-Samson et du granite à muscovite à Térénez[5]. Des diorites et diabases, roches d'origine éruptive, affleurent, interstratifiées dans des séries sédimentaires, dans les falaises de Plougasnou et Saint-Jean-du-Doigt[6]. Des gabbros affleurent également à Plougasnou[7]. Des dépôts tourbeux affleurent à marée basse à Primel[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune signifie en français « la paroisse de saint Cathnou » :

  • le préfixe plou désigne en breton ancien une communauté et, par extension, une paroisse[9].
  • la racine celte « Cathnou »[10] est un hagionyme (nom de saint). On le retrouve dans d'autres noms de lieux en Bretagne et dans la toponymie cornique. Traduit du vieux breton, il signifie « célèbre bataille » :
    • cad est un nom commun désignant un combat, une bataille (kad en breton moderne);
    • gnoe est un adjectif signifiant fameux, célèbre (gwall en breton moderne).

Prononciation[modifier | modifier le code]

En français, Plougasnou se prononce [pluganu]*. Le s du nom de la commune est muet. La forme bretonne Plouganoù se prononce [plugãːnu]. Elle se distingue de la prononciation française par un a nasalisé.

Évolution de l'orthographe[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle[11] dans les textes en latin, la paroisse était nommée Ploi Cathnou (1040)[12], Ploicathnou ou Ploigathnou[13]. L'orthographe évolue progressivement : Plegano (1163, 1330), Ploegaznou (1371), Ploegasnova (1450), Guycaznou (1495, 1505, 1520), Ploegaznou (1516, 1550), Plougaznou (1550) et Plougano (1630).

L'orthographe bretonne actuelle, Plouganoù, date de la fin XXe siècle[11]. Elle concilie à la fois la prononciation en breton et l'étymologie en marquant par le suffixe -où la chute d'un a du suffixe originel -aou. Elle remplace, depuis le début du XXIe siècle, l'orthographe Plougañou en usage alors, dont la prononciation était calqué sur le français [pluganu].

Villages et hameaux[modifier | modifier le code]

L'habitat est très dispersé avec plusieurs villages le long de la côte (Térénez, Le Diben, Primel-Trégastel), sur les hauteurs (le bourg de Plougasnou, Kérénot) ou bien dans les terres (Kermouster) et un grand nombre de hameaux très anciens.

Histoire[modifier | modifier le code]

De la préhistoire à la fondation[modifier | modifier le code]

Carte de la baie de Morlaix.

Datant du Ve millénaire av. J.-C., sur la commune voisine de Plouezoc'h, le cairn de Barnenez est la plus ancienne preuve de présence humaine sur ce littoral. Ce tumulus situé face à Térénez est le site mégalithique le plus important des environs.

Sur la commune elle-même, trois mégalithes de l'âge du fer (Ier millénaire av. J.-C.) sont classés aux monuments historiques[14] :

  • le lec'h de Kermenhir ou Keraminir (lec'h est le mot breton désignant un mégalithe, le plus souvent un dolmen[15])
  • le lec'h de Kermouster
  • le menhir de Traon-Bihan

Un autre menhir, situé dans le village de Goaz-Meur, avait trois mètres de haut ; il fut fouillé par Paul du Chatellier[16]. Un tumulus avec des fragments de dolmen se trouve à Run-ar-Vugale ; au pied de ce tumulus, on a trouvé un vase, déposé entre quatre pierres forment coffre, rempli de restes incinérés[17].

L'éperon barré de la Pointe de Primel et la cabane des douaniers

La Pointe de Primel, formée de rochers granitiques qui culminent à 48 mètres, et entourée d'écueils, forme une forteresse naturelle, occupée depuis le mésolithique par les hommes qui y aménagèrent un éperon barré protégé aussi par une triple ceinture de remparts. Entre le IXe siècle et le XVIe siècle, le site fut successivement envahi par les Vikings, les Anglais, les Ligueurs, les Espagnols, .. Un poste de guet y fut construit dès le Moyen Âge et le site fut aménagé en place forte par Vauban, puis par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Une nécropole préhistorique, comprenant une douzaine de tombes dont deux sarcophages, fut découverte en 1903 au lieu-dit Park an Teven ("Le champ des dunes") situé au pied du rocher de Primel. Les squelettes étaient couchés selon des règles précises, la face tournée vers le soleil levant. Diverses poteries se trouvaient dans les tombeaux[18].

Bien que quelques vestiges gallo-romains aient été découverts à proximité du bourg[19], la fondation du village de Plougasnou n'eut sans doute lieu qu'au cours du VIe siècle.

De la fondation au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Fondation du village, étymologie et origines[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Samson dans le hameau de Saint-Samson

Selon les récits plus ou moins légendaires, chassé de Bretagne insulaire, Saint Mériadec débarqua à Plougasnou et apprivoisa un loup qui terrorisait les environs. Saint Primel serait le fondateur du village de Primel aujourd'hui associé à Trégastel[20]. Saint Samson franchit la Manche en direction de la Bretagne continentale où il s’établit d'abord à Plougasnou dans un petit hameau qui porte encore le nom de Saint-Samson et non loin duquel il fonda le monastère de Lanmeur avant de s'établir par la suite à Dol (aujourd'hui Dol-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine)[21]

Le village de Plougasnou ne fut probablement fondé qu'au VIe siècle par des immigrants domnonéens fuyant la Bretagne insulaire[22]. Cette paroisse de l'Armorique primitive avait une trève, plus exactement une simple succursale, Saint-Jean-du-Doigt[13], et dépendait de l'archidiaconé de Pou Castel au sein de l'évêché de Tréguier et de la châtellenie de Morlaix-Lanmeur, rattachée par la suite en 1035 au comté de Léon, puis intégré au domaine du duc de Bretagne[23].

Article détaillé : Saint-Jean-du-Doigt.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1039, la duchesse Berthe de Blois, épouse du duc Alain III de Bretagne, donna la prévôté de Saint-Georges en Plougasnou à l'abbaye Saint-Georges de Rennes[13]. En 1179, Guyomarch IV de Léon, qui a été battu par Henri II d'Angleterre voit ce dernier lui confisquer ses terres, dont Plougasnou.

La famille des Guicaznou, originaire de cette paroisse, fonda la forteresse de Bodister en Plourin[24]. La réformation des fouages de 1426[25], évoque plusieurs membres de cette famille.

Plougasnou possédait lors de la réformation de 1426 49 manoirs et 72 "hostels" (maisons nobles)[26] ; selon Jacques Cambry plus de deux cent maisons nobles y auraient existé sous l'Ancien régime « mais si pauvres, que la misère les a détruites ; les survivans [survivants] sont confondus avec les laboureurs et les mandians [mendiants] du pays[27]. Jean-Baptiste Ogée cite la maison noble de Penanvern, qui appartenait en 1300 à Jean Jégou ; le Cosquer, qui appartenait en 1360 à Alain du Cosquer et qui appartenait toujours à des membres de la même famille en 1672[28] ; Kergroas, qui appartenait en 1400 à Guillaume de Kergroas, sieur de Kermorvan ; le Rosland, qui appartenait en 1649 à Yves de Goësbriand[29]. A. Marteville et Pierre Varin, continuateurs d'Ogée, en indiquent un grand nombre d'autres dans leur ouvrage publié en 1845[30], de même que René Kerviler dans les nombreux tomes de son "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne", consultable sur gallica[31]. Par exemple, la généalogie de la famille de Trogoff, seigneurs de Kerprigent[32] (actuellement en Saint-Jean-du-Doigt) est connue[33] ; la chapelle dédiée à sainte Anne dans l'église de Plougasnou était aussi dénommée chapelle de la seigneurie de Kerprigent ; les membres de la famille y avaient prééminences et tombes[34] ; les membres d'une autre branche de la famille étaient seigneurs de Kerlessy[35].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Vers 1543, la paroisse de Plougasnou compte 16 frairies (Guicaznou, Trégastel, Tréménec, Kermofézen, Perros, Térennez, Kerbabu, Kermadeza, Kersaint, Kerdenoy, Kermouster), dont certaines situées dans la trève de Saint-Jean-du-Doigt (Mériadec, Kervron, Donnant, Quenquizou, Tréhenvel)[36].

Pendant les guerres de religion, en 1590, le rocher de Primel fut fortifié par Duplessix-Kerangloff, qui possédait aussi le château du Taureau, ce qui lui permettait de bloquer à son profit la rade de Morlaix et de rançonner ou piller les bateaux[30] ; en 1592, le sieur de Goezbriand reçoit du duc de Mercœur, alors gouverneur de la Bretagne, le commandement de la forteresse de Primel, mais aux environs du , des troupes du brigand ligueur Guy Éder de la Fontenelle, allié alors aux Espagnols, s'emparent du poste fortifié de la Pointe de Primel, ce qui lui permet de contrôler tout le trafic entrant ou sortant de la baie de Morlaix. La garnison, composée de 28 Espagnols, autant d'Irlandais et huit français, est assiégée par des troupes commandées par Boiséon de Coëtinisan, gouverneur de Morlaix et Rieux de Sourdéac, gouverneur de Brest ; les assiégés sont secourus par des troupes espagnoles commandées par don Juan d'Aguila ; les Espagnols en profitent pour chasser les soldats de la troupe de La Fontenelle et prennent officiellement possession de la place au nom du roi d'Espagne en 1593. À l'initiative de leur recteur, les paroissiens de Plougasnou, armés de leurs penn-baz, lassés par les pillages commis par les soldats de La Fontenelle, les chassèrent, aussi du manoir de Kerprigent[32], alors en Plougasnou (actuellement en Saint-Jean-du-Doigt), qu'ils occupaient également[37].

En 1616, « des mécontents s'y étant retirés, la milice de Morlaix, sous les ordres de Poiséon-Coetinizan, bloqua le château [de Primel] et le détruisit de fond en comble »[30].

Le prieuré Saint-Georges de Plougasnou disposait au XVIIe siècle disposait d'un fief et d'une juridiction ayant droit de basse, moyenne et haute justice sur les paroisses de Plougasnou et Saint-Jean-du-Doigt, attestés par un aveu rendu au Roi en 1665 par Magdeleine de La Fayette, abbesse de l'abbaye Saint-Georges de Rennes[23]. Anne de Bréhant, religieuse à l'abbaye Saint-Georges de Rennes, fut prieure du prieuré Saint-Georges à Plougasnou jusqu'à sa mort survenue en 1718[38]. Entre 1743 et 1787, la juridiction dépendant du prieuré de Saint-Georges à Plougasnou siégeait à Lanmeur[39]. Les registres d'audiences de la juridiction de Plougasnou entre 1761 et 1783, ainsi que les procédures de cette juridiction entre 1763 et 1785 ont été conservés[40].

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.

François de Trogoff, né en décembre 1686 dans la maison noble de Kerlessy en Plougasnou, fils de Marc de Trogoff et de Marie de Kerlée du Châtel, frère prêcheur (il reçut l'habit le ), prédicateur, enseigna la théologie dans différents couvents, fut prieur de Morlaix en 1725, décédé en 1734 à Morlaix, mourut en odeur de sainteté ; une lettre du Père Joseph Thébaut, un religieux du même Ordre, raconte « le concours énorme et continuel du peuple au tombeau du saint religieux, où la dévotion des pèlerins entretient de nombreux cierges allumés »[41].

François Clech, de Plougasnou, participa comme novice à la guerre d'indépendance américaine dans l'escadre du comte de Ternay[42].

Selon Jean-Baptiste Ogée, en 1778, la paroisse de Plougasnou, y compris sa trève de Saint-Jean-du-Doigt, comptait alors 3 000 communiants[29].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1793 est créée la commune de Saint-Jean-du-Doigt, dont le territoire appartenait jusque-là à la paroisse de Plougasnou.

Jacques Cambry, écrivain breton qui voyagea dans le Finistère pendant la Révolution française, rapporte des coutumes particulières à la cérémonie du mariage dans la paroisse de Plougasnou[13] :

  • Les invitations au mariage se font en vers. Il s'agit en général de formules toutes faites, qui sauf de légères modifications servent à tous les garçons.
  • Lors du repas de mariage, quatre hommes vêtus de blanc portent sur une civière une soupe aux mariés. Quatre autres portent des serviettes sur une autre civière et feignent de leur essuyer la bouche quand ils ont mangé. Le pain qu'on leur sert dans ce repas est alors coupé en petits fragments, puis ceux-ci sont réunis par un fil qui les traverse, emblème de la vie conjugale.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'épidémie de choléra survenue dans le Finistère en 1832-1833 fit 60 morts à Plougasnou[43].

En 1845, A. Marteville et Pierre Varin, continuateurs d'Ogée, indiquent que la commune de Plougasnou, pour une superficie totale de 3 397 hectares, possède alors 2 286 ha de terres labourables, 245 ha de prés et pâtures, 60 ha de bois, 3 ha de vergers et 575 ha de landes et incultes. La commune comptait alors 14 moulins (de Roz-Lann, du Pont, Cosquer, Névez, Arstang, Pontplaincoët, Pontglos, Mesquéau, à eau)[30].

À Plougasnou et Saint-Jean-du-Doigt, la coupe du goémon vif [vivant] se pratiquait traditionnellement entre le 5 et le 31 mai[44].

En décembre 1853 une grande quantité de débris fut trouvée sur la côte, entre Plougasnou et Locquirec, laissant supposer qu'un navire s'était perdu corps et biens. Aucun des débris retrouvés n'a pu faire identifier le nom du bateau et aucun cadavre ne fut trouvé ; seule une boîte contenait de lettres adressées au capitaine Lemingre, de l'Île d'Arz[45].

Jean-Marie Picart[46], matelot originaire de Plougasnou, participa à la guerre de Crimée au cours de laquelle il fut blessé à une jambe[47].

Le , Ludovic de Kersauson du Vieux-Châtel[48], conseiller général, parti du château de Trobidon en Plouezoc'h dans une voiture dite charrette américaine fut tué dans un accident survenu dans une descente de la route menant à Plougasnou et son domestique fut grièvement blessé à la tête[49]. En 1880 est achevée la construction du chemin de grande communication no 46 allant de Morlaix à Plougasnou dont le tracé avait été adopté en octobre 1866 ; ce tracé passe par Le Dourduff-en-Terre, tout près de Melin Vor (Moulin à mer), commune de Plouezoc'h, où s'arrête la navigation sur le petit fleuve côtier Le Dourduff et où 6 000 tonnes d'engrais marins (destinés pour partie à Plougasnou) étaient alors débarqués chaque année[50] ; son prolongement jusqu'aux grèves de Primel et Trégastel est alors demandé[51].

En 1888, un matelot mécanicien originaire de Plougasnou, Kervoasou, âgé de 34 ans, fit partie des victimes de l'explosion du vapeur Ville-de-Calais survenue dans un bassin du port de Calais[52].

En 1899, Plougasnou fait partie des dix-huit seules communes du département du Finistère à déjà posséder une société d'assurance mutuelle, forte de 159 adhérents (c'est la deuxième commune du département en nombre d'adhérents après Ploujean), contre la mortalité des animaux de ferme, qui assure les chevaux et les bêtes à cornes[53].

En 1889, on joua encore à Plougasnou, ainsi qu'à Lanmeur, Guerlesquin et d'autres paroisses voisines, un mystère : Le mystère de Jacob ou de Joseph vendu par ses frères[54].

Des patronages catholiques parisiens (Le Bon Conseil, puis Saint-Marcel et Saint-Pierre de Montrouge) organisaient des colonies de vacances, alternativement de garçons et de filles, à Plougasnou à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle dans une villa de Kerlevenez[55]. En 1907, un rapport indique que, depuis 1903, le patronage de Montrouge a organisé depuis 1903 5 colonies de vacances à Plougasnou et décrit comment les colons contribuent à animer la localité[56].

La Congrégation des Filles de la Sainte Vierge de la Retraite de Vannes, vouée à la prière et à l'enseignement, avait à la fin du XIXe siècle une "maison" à Plougasnou[57].

Plougasnou reste à la fin du XIXe siècle perçu par les intellectuels parisiens comme un endroit insolite comme en témoigne cet écrit de Firmin Maillard[58] : « J'étais à Plougasnou, une bourgade du Finistère découverte depuis peu, et je jouissais du parfait bonheur qu'on éprouve à vivre loin des gens qui vous ressemblent..., au milieu de bons paysans voisins de l'état primitif (...) »[59].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'orphelinat de la mer[modifier | modifier le code]

En 1901, l'abbé Lafuye crée un "Orphelinat de la mer" à Plougasnou, destiné à accueillir les enfants des péris en mer : une maison est construite à cet effet entre la Pointe de Primel et le vallon de Saint-Jean-du-Doigt, pour recevoir une quinzaine d'orphelins de 6 à 12 ans, et une autre est prévue entre Saint-Samson et le port de Térénez pour les adolescents destinée à leur apprendre la pêche côtière[60].

La congrégation des Sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen tint un hôpital à Plougasnou qui dut fermer en vertu de la loi Combes[61] du [62].

Une visite ministérielle à Plougasnou[modifier | modifier le code]

Camille Pelletan, ministre de la Marine, s'arrêta à Plougasnou et au port de Primel le dans le cadre d'une visite qu'il effectua en Bretagne[63].

Le , les Frères de Ploërmel se voient refuser l'autorisation de poursuivre leur activité d'enseignement à Plougasnou[64].

Un marin originaire de Plougasnou, J. Bourdiec, ainsi qu'un autre originaire de Plouezoc'h, Ch. Jegou, et deux autres marins, furent faits prisonniers par des pillards, alors qu'ils participaient à une expédition organisée par Jacques Lebaudy, qui s'était lui-même proclamé Empereur du Sahara, dans la région du Rio de Oro[65].

Une description de Primel en 1912[modifier | modifier le code]

Adolphe Willette : Plougasnou vu depuis la maison de Ker Maria (dessin de 1915)

Albert de Mun, qui assiste à une bénédiction de la mer à Primel en 1912 rapporte en ces termes des propos du curé de Plougasnou :

« Il y a là, autour de Primel, huit cents habitants, presque tous des marins, de ces marins dont vous savez le courage et la pauvreté. Ils n'ont ni une église, ni une chapelle, ni une école, ni un prêtre pour leur parler du bon Dieu. (...) Plus de six kilomètres pour atteindre Plougasnou ; la grève, qui est plus courte, est impraticable l'hiver, et le chemin lui-même est, par les gros temps, souvent défoncé. Alors, comment faire ? Les pauvres gens ne peuvent pas venir à la messe, ni les enfants au catéchisme ; l'école de hameau est à plus de trois kilomètres, et l'hiver, par la tempête, imaginez pour les petits quel trajet ! Alors quoi ? Nous faisons ce que nous pouvons ; mais sans église, sans école, sans rien, que pouvons-nous ? À peine si nous arrivons à visiter les malades et à porter le bon Dieu aux mourants[66]. »

En 1913 s'écroula l'ancienne chapelle Saint-Maudez, dite aussi de Kerbabu, qui datait du XVIIe siècle[67].

Entre 1913 et 1925, Adolphe Willette séjourne à Ker Maria en Plougasnou, chez l'abbé Clair, dans une petite maison connue désormais sous le nom de Ker Willette. Il en profite pour peindre un vitrail honorant saint Joseph dans l'église de Plougasnou et effectue plusieurs dessins représentant Plougasnou ; il peint aussi le plafond de la chapelle Saint-Yves[68].

Les chemins de fer armoricains[modifier | modifier le code]

Gare de Plougasnou des CFA.
Article détaillé : Chemins de fer armoricains.

La concession pour la construction de la ligne ferroviaire Morlaix- Plestin et de l'embranchement de Plougasnou est accordée à MM. Favre et Chalumeau par le Préfet du Finistère le [69]. Officiellement ouverte le , les chemins de fer armoricains exploite la ligne Morlaix-Primel[70]. Un sabotage se produisit en 1911 sur cette ligne alors en construction (des éclisses furent enlevées), mais ce fut sans conséquences en raison de la vigilance du mécanicien du train de service[71].

  • En 1913, dès la première année de mise en circulation, il y a 3 départs de Morlaix et 3 départs de Primel. Le train met alors 1 h 23 pour faire ce trajet.
  • En 1930, le train ne met plus que 1 h 10 à 1 h 15.
  • En 1934, après 22 ans d'exploitation, la ligne devenue déficitaire est fermée.

La gare de Plougasnou existe toujours et se trouve face au stade de football en contrebas du bourg côté ouest.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Plougasnou : le monument aux morts

Le monument aux morts de Plougasnou porte les noms de 150 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, ainsi que ceux de 9 autres morts entre 1919 et 1925 des suites de blessures reçues pendant ce conflit. Parmi eux, 11 sont morts en Belgique (dont 9 lors de la Course à la mer en 1914-1915), 10 sont décédés dans les Balkans lors de l'expédition française d'Orient, dont 5 en Grèce, à Salonique pour quatre d'entre eux et à Moudros dans l'île de Lemnos pour l'autre, quatre en Turquie lors de la bataille de Sedd-Ul-Bahr pendant l'expédition des Dardanelles, 1 en Serbie ; 12 sont des marins décédés en mer (parmi eux, Jean Cudennec[72], décoré de la Croix de guerre et de la Légion d'honneur) ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français, si l'on excepte un décès survenu en 1918 à Dakar (Sénégal) et un autre décès survenu en Allemagne. Plusieurs ont été décorés, par exemple Armand Mahéas et François Marie Spagnol[73], décorés de la Médaille militaire et Pierre Marie Joseph Barazer de Lannurien[74], décoré de la Croix de guerre et chevalier de la Légion d'Honneur[75].

Neuf soldats n'ayant pas de liens particuliers avec Plougasnou, mais hospitalisés à l'hôpital complémentaire no 66, installé à Primel, y sont décédés et inhumés dans une tombe collective au sein du cimetière communal[76].

Jeanne Redon, de Térénez, reçut en 1920 le prix Monthyon car, outre la fait qu'elle ait aider son père à pêcher pendant les quatre années de la guerre, en 1916, alors âgée de 16 ans, et aînée de treize enfants, elle prit seule la mer à bord du sloop Marie-Joseph pour aider un navire anglais en difficulté à entrer dans la Rivière de Morlaix[77].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1925, une société de mareyeurs se crée dans le syndicat de Plougasnou[78] pour le commerce et la vente des langoustes, homards et autres produits de la mer. « Paris et les grands villes de France, et même de l'étranger, demandent de la marchandise et payent bien »[79].

Un préventorium est créé à Plougasnou, à deux kilomètres de la mer, à Pontplaincoët, dans un parc boisé, avant 1924, par Ernest May. Il comprend 36 lits réservés aux enfants indigents du département appartenant à des familles dont l'un des membres est tuberculeux[80].

Les colonies de vacances des patronages parisiens existaient encore en 1933, visitées cette année-là par le cardinal Verdier, venu aussi rencontrer les directeurs et élèves du séminaire de Saint-Sulpice qui venaient passer leurs vacances à Kermaria en Plougasnou[81]. D'autres colonies de vacances, accueillant près de 300 enfants, étaient organisées à Plougasnou chaque été par la ville de Morlaix[82].

Le , un hydravion de la base de Cherbourg, en difficulté, capota en tentant d'amerrir près du lieu-dit "Lediben" ; les deux aviateurs blessés s'accrochèrent à l'épave et furent secourus par un bateau de pêche, le La-Maria[83].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En tout, le monument aux morts de Plougasnou porte les noms de 62 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[75]. Parmi elles, 13 sont des marins disparus en mer (dont Joseph Corre[84], Jean Guyader[85] et Hervé Albert[86] tous trois disparus à bord du Surcouf le ) et trois autres marins sont décédés l'un à Glasgow (Royaume-Uni), un autre à Alexandrie (Égypte) et le troisième, Étienne Colléter[87], à Margate (Royaume-Uni); 3 sont décédés en déportation (Marcel Aubertin[88] à Dachau, Jean Guillaume Féat[89] à Siegburg, Marcel Clech[90] au camp de concentration de Mauthausen en Autriche).

Plougasnou fait partie des premières communes bretonnes à avoir répondu à l'appel du 18-Juin du général de Gaulle. Dès le , le jour même de l'arrivée des troupes allemandes dans la région de Morlaix, l'Oiseau des tempêtes, un bateau de pêche, quitte le port de Primel avec huit hommes à bord. Ce ne fut que le premier des nombreux bateaux qui assurèrent par la suite le passage en Angleterre de plus de 350 patriotes (par exemple Jacques Jouniaux[91]), certains d'entre eux à plusieurs reprises, en particulier le Primel, qui transporta à lui seul 230 personnes. Le par exemple, le sloop Yolande quitte la baie de Térénez avec trois hommes à bord, dont A. Saladin, âgé de 15 ans et demi, de Plouezoch, et Tudel, 16 ans, de Plougasnou[92].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Plougasnou est utilisée comme base du réseau « Var » animé par Peter Deman du SOE qui assure des liaisons avec la Cornouailles[93]. Ce réseau permet le retour de François Mitterrand, alors chef du mouvement de résistance RNPRG, qui débarque près de Plougasnou en février 1944.

La commune a été décorée de la médaille de la Résistance[94]. Un monument à la mémoire des Bretons des Forces françaises libres est dressé sur un îlot dans le port du Diben. Il a été inauguré en 1955 et comporte 288 noms de morts ou disparus[95]. La commune de Plougasnou a vu partir 50 de ses enfants dont 20 ne devaient pas revenir[96].

Quatre résistants (Marcel Aubertin, Louis Guilloux, J.A. Loyen, Augustine Vom-Hoevel) sont dénoncés par Hervé Botros[97], de Lanmeur, membre du commando de Landerneau. D'autres résistants, Isidore Masson (de Morlaix), Charles Bescond, Yves et Yvonne Jeraden (tous trois de Plougasnou) sont exécutés par les Allemands le et leurs corps enterrés dans une fosse à Ruffélic où ils sont exhumés le [98]. Le soir du , la feldgendarmerie envahit divers quartiers et hameaux de Plougasnou : de nombreux habitants sont arrêtés, certains étant retenus plusieurs jours. Le un charnier est trouvé derrière un talus près de la ferme de Merdy-Bras, contenant les corps de quatre résistants exécutés dès le  : Claude Kerguiduff, Alexis Moal, Pierre Moal et Jean Scour ; leur souvenir est commémoré par une stèle qui se trouve à Pontplaincoat, derrière le manoir qui avait été réquisitionné pendant l'Occupation par les troupes allemandes[99].

Deux marins canadiens de l'Athabaskan, destroyer coulé le lors d'un combat naval contre des navires de guerre allemands près de l'Île Vierge[100], sont inhumés dans le cimetière de Plougasnou. Six autres soldats du Commonwealth sont enterrés dans le carré militaire du cimetière de Plougasnou[101].

Le , un groupe FFI d'environ 80 hommes libère Plougasnou alors qu'une trentaine de soldats ennemis (dont une vingtaine de Russes) se trouvent encore retranchés dans un blockhaus de la côte. Une colonne allemand forte de 200 hommes se porte à leur secours et prend 30 otages dans la population civile, menaçant en plus de détruire le bourg en cas de résistance ; les otages réussirent à s'échapper près de Lanmeur, mais deux résistants furent alors abattus, Vincent Le Noan et Jean Tanguy[99] ; peu après la colonne allemande fut anéantie par les troupes américaines et résistantes près de Plouigneau ; onze allemands furent tués et une trentaine faits prisonniers[102].

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Trois soldats originaires de Plougasnou (H. Hémon, Jean Mahé, J.-H. Réguer), ont été tués pendant la guerre d'Indochine et deux pendant la guerre d'Algérie (Guillaume Guéguen[103] et S. Godard)[75].

La société Les grands viviers de Primel (famille Oulhen), associée à des mareyeurs de Camaret et Douarnenez, a pratiqué jusque dans la décennie 1960 la pêche à la langouste le long des côtes africaine et brésilienne[104].

Un petit gisement alluvionnaire (460 000 m3) de cassitérite, un minerai stannifère a été exploité entre 1971 et 1973 à Plougasnou par la COMIREN (Compagnie des Mines de Saint-Renan)[105].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Plougasnou

Les armes de Plougasnou se blasonnent ainsi : D'argent fretté d'azur

Armes de la famille de Guicaznou, reprises sur toutes les plaques de rues de la commune. Armoiries des Bartaige représenté sur le pignon ouest de la chapelle Sainte-Barbe de Plougasnou.

Économie[modifier | modifier le code]

Plougasnou compte diverses entreprises, notamment du secteur agro-alimentaire, telles que Primel Gastronomie[106]. Les Viviers de la Méloine qui emploie aujourd'hui environ 50 salariés, est le second employeur de la commune[réf. nécessaire].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 107 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 959 3 103 3 106 3 029 3 827 3 790 3 817 4 003 3 735
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 650 3 261 3 868 3 876 3 786 3 723 3 709 3 805 3 644
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 700 3 843 3 997 3 968 3 767 3 677 3 687 3 683 3 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 536 3 422 3 368 3 432 3 530 3 393 3 240 3 217 3 107
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[107] puis Insee à partir de 2004[108].)
Histogramme de l'évolution démographique


Commentaire : Pour l'année 1793, la population indiquée pour la commune de Plougasnou inclut les 1550 habitants de Saint-Jean-du-Doigt ; la population réelle, Saint-Jean-du-Doigt exclu, est donc de 3 409 habitants pour l'année 1793. En un peu plus de deux siècles, la population de Plougasnou a été stable, la population en 2012 étant quasi identique à celle de 1800. Entre ces deux dates, à peine peut-on distinguer deux pics démographiques atteints l'un en 1846 avec 4 006 habitants, l'autre en 1911 avec 3 997 habitants ; une tendance au déclin démographique est aussi perceptible depuis 1911, la commune perdant quand même 890 habitants ( - 22,3 %) en un siècle entre 1911 et 2012, ce déclin s'accentuant depuis 1990 ( - 423 habitants en 22 ans). Depuis 1968 au moins, le solde naturel est constamment négatif (variant de - 0,7 % à- 1,2 % l'an selon les périodes intercensitaires) ; pour la période 2007-2012, le taux de natalité n'est que de 6,7 pour mille, alors que le taux de mortalité est de 19,2 pour mille, le taux d'accroissement naturel étant donc de - 12, 5 pour mille.

Ces dernières décennies, le vieillissement de la population est net : en 2012, les 65 ans et plus représentaient 34,0 % de la population totale, alors que les 0 à 19 ans n'en formaient que 11,5 %[109], ceci étant dû à l'éloignement de Plougasnou par rapport aux grandes villes et à une certaine attractivité balnéaire, des néos-retraités transformant leur résidence secondaire en résidence principale, ce qui explique que le solde migratoire soit constamment positif depuis au moins 1968 (compris entre + 0,5 % et + 1,1 % l'an selon les périodes intercensitaires). En raison de sa situation littorale, la commune possède en effet de nombreuses résidences secondaires : en 2012, elles étaient 1 114 et représentaient 38,2 % d'un parc immobilier total formé essentiellement de maisons individuelles.

Vivre à Plougasnou[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles maternelles et élémentaires (au bourg et à Kérénot), et d'un collège.

Promenade sur les galets à la pointe du Diben.

Été comme hiver, ses sentiers côtiers permettent de pratiquer la randonnée pédestre. Ils font d'ailleurs partie du GR 34.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[110]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Jean Barvet    
1791 1800 Jean Guyomar    
1800 1802 Ollivier Guillou    
1802 1803 François Pastour de Kerjean    
1803 1808 Vincent Le Lay    
1808 1815 François Pastour de Kerjean    
1815 1836 Yves Guy Pastour de Kerjean   Nommé par le Roi
1836 1839 Hervé Clech    
1839 1843 Pierre Bourdonnec    
1843 1847 Salaun de Kertanguy    
1847 1878 Joseph Mahé    
1878 1893 Vincent Barazer    
1893 1904 Guillaume Redou    
1904 1929 Guillaume Teurnier    
1929 1944 Théodore Le Guen    
1944 1971 François Charles SFIO  
1971 1983 André Dean PS  
1983 mars 2001 Hervé Picart PS  
2001[111] 2014 Yvon Tanguy UMP  
2014[112] en cours
(au avril 2014)
Nathalie Bernard PS Commerçante,
conseillère générale du canton de Lanmeur

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Les pointes et falaises littorales[modifier | modifier le code]

La pointe de Primel-Trégastel, la pointe de Diben et la pointe Annalouesten sont les trois pointes principales s'avançant en Manche, à l'entrée est de la Baie de Morlaix.

Plages[modifier | modifier le code]

D'ouest en est, Plougasnou dispose de plusieurs plages aux caractéristiques bien différentes :

  • Térénez : face à Carantec, Térénez dispose à l'entrée de sa crique d'une petite grève utilisée toute l'année par l'école de voile[113].
  • Saint Samson : plage de sable blanc, idéale pour les bains de soleil, elle dispose d'un parking facilement accessible. Orientée plein ouest, elle est cependant parfois très exposée au vent.
  • Le Guerzit (en breton ar Guerzhid) : située au bout d'une route sans issue, éloignée du bourg et disposant d'un petit parking, le Guerzit est la plage la mieux protégé du vent. Orientée nord-ouest, c'est à marée haute une plage de galets, mais à marée basse son sable et ses flaques d'eau chaude entre les rochers font le bonheur des enfants et des pêcheurs à pied.
  • Primel-Trégastel : la plus grande plage de la commune accueille une foule de touristes en été. Depuis la plage il est possible de marcher dans la lande jusqu'à une importante pointe granitique dominant la mer d'une cinquantaine de mètres. Cette pointe comporte notamment quelques dizaines de voies d'escalade.
  • Plougasnou-Saint-Jean : La plage de Plougasnou-Saint-Jean à la frontière avec Saint-Jean-du-Doigt est la plus proche du bourg.
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Ports de plaisance[modifier | modifier le code]

Un projet de port de la zone portuaire du Diben a été porté par la municipalité actuelle dès son premier mandat. Ce projet fut l'un des thèmes centraux du dernier suffrage municipal de 2008 qui a vu le maire sortant, Yvon Tanguy, reconduit, emportant 21 sièges sur 23. Passé sous compétence communautaire, le projet est actuellement porté par Morlaix-Communauté. Le projet d'aménagement du port du Diben a été présenté le lundi 27 février 2012 et soumis au vote de 79 élus communautaires. 54 élus ont voté pour le projet, 8 ont voté contre, 17 se sont abstenus. Après onze années d'études, le dossier va être prochainement déposé en préfecture. Un autre petit port de plaisance existe à Térénez.

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Monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Plougasnou possède huit monuments historiques[114] :

L'oratoire Notre-Dame-de-Lorette[modifier | modifier le code]

Cet oratoire dédié à Notre-Dame-de-Lorette, construit en 1611 par Jeanne de Keredan, douairière de Kerastan, est d’une architecture unique en Europe[115]. Il contient trois statues : une Vierge Marie en pierre de Kersanton, un saint prêtre tenant un livre et une statue de bois. Jusque dans les années 1950, les jeunes filles qui désiraient se marier dans l’année venaient y déposer une mèche de cheveux. Si le vent ne l’emportait pas, elles pouvaient espérer une union heureuse[116]. L'oratoire est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 8 octobre 1910[117].

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Traditionnellement, les jeunes filles désireuses de se marier promptement venaient y couper leur longue chevelure et l'y suspendaient en honneur de la Vierge[118], lui demandant de leur trouver si possible un beau marin, les terriens étant considérés comme leur étant inférieurs[119].

Lors du tantad de Saint-Jean-du-Doigt, il était de tradition, encore au début du XXe siècle, que la procession de Saint-Jean-du-Doigt vienne au-devant de celle de Plougasnou et que les deux processions se rencontrassent à proximité de l'Oratoire[120].

L'église paroissiale Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre de Plougasnou est dédiée à saint Pierre[121]. Il a été construite à plusieurs époques successives. Il ne reste de la première construction que 3 arcades à pleins cintres romans qui remontent au XIe siècle. La tour, surmontée d'une flèche en pierre, est de 1582. Le portail latéral est de 1574 et le porche qui le précède de 1616. Le chœur et les enfeus qui l'entourent sont du XVe siècle. Les armes de plusieurs seigneurs se voient dans cette église, notamment celles des Guicaznou[13]. L'église est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 27 mars 1914, alors que la croix du Bourg, située dans le placître de l'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 18 octobre 1971[122].

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Article détaillé : Église Saint-Pierre de Plougasnou.
La chapelle oratoire du cimetière[modifier | modifier le code]
Chapelle dans le cimetière de Plougasnou (dessin de la fin du XIXe siècle)

Cette chapelle avec la statue de saint Éloi est située au cimetière à l'est du bourg. Elle est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 27 mars 1914, tandis que la chaire extérieure et la croix du cimetière font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 16 août 1971[123].

Le menhir de Traon-Bihan[modifier | modifier le code]

Il est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 13 octobre 1956[124].

Le manoir de Tromelin[modifier | modifier le code]

Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 16 août 1971[125].

Le manoir du Cosquer[modifier | modifier le code]

Le manoir et ses communs, pour leurs façades et toitures, ainsi que le portail d'entrée et le colombier sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 16 avril 1975[126].

Le lec'h de Kermouster[modifier | modifier le code]

Datant de l'âge du fer, le lec'h de Kermouster est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 23 janvier 1956[127].

Le lec'h de Kermenhir[modifier | modifier le code]

Datant également de l'âge du fer, il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 8 novembre 1956[128].

Autre monuments notables[modifier | modifier le code]

Le manoir de Ruffélic (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

On y trouve un puits. Il s'agit de la résidence du recteur de Plougasnou (au XVIIIe siècle) et celle de François Louis de Kermerchou, sieur de Lézénor (vers 1772)[23]

Le calvaire de Kergreis[modifier | modifier le code]

Déplacé aujourd'hui à côté de l’oratoire Notre-Dame-de-Lorette, ce calvaire provient de Kergreis près de Kermouster. Il y marquait l’arrêt de la progression d’une des épidémies de peste qui ravagèrent le Trégor dans la première moitié du XVIIe siècle. La pierre levée est une stèle de l’âge du fer[116].

La maison du douanier[modifier | modifier le code]
Pointe de Primel : la "maison du douanier" (construite au début du XIXe siècle)

Sur les hauteurs de la pointe de Primel, au milieu de la lande et des roches granitiques, se trouve une maison abandonnée. Construite en pierre taillée avec un toit en ardoise, elle n'a plus ni porte ni fenêtre. C'était au XIXe siècle le logement du douanier chargé de veiller au blocus continental décrété par Napoléon 1er.

La maison prévôtale[modifier | modifier le code]

Située dans le bourg, cette maison abritait, avant la Révolution française, le prévôt chargé de collecter les impôts royaux. L'Office du tourisme y a été installé.

De nombreux autres manoirs[modifier | modifier le code]

De nombreux autres manoirs subsistent à Plougasnou, par exemple les manoirs de Traon-ar-Run, de Cosquérou, de Mesquéault, de Ruffelic, de Kericuff, de Guermeur, de Kervény, de Kerlessy, etc..

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Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

Les Mardis de Plougasnou[modifier | modifier le code]

Tous les étés, la municipalité installe une scène sur la place de l'église. Elle y organise chaque mardi une soirée festive, avec restauration et buvette, autour d'un concert de chants marins ou de musique et danses bretonnes[129].

Le festival de la Mer[modifier | modifier le code]

Ce festival se tient début août au Diben, près du port de Plougasnou. C'est une kermesse typique associant tradition religieuse et ambiance festive. Elle commence en fin de matinée par une messe, suivie d'une procession qui s'achève par la bénédiction de la mer. Le soir, un fest-noz organisé en bord de mer clôt les festivités[130].

Le Salon de peinture de Plougasnou[modifier | modifier le code]

À l'origine simple exposition de toiles à la maison prévôtale, située dans le bourg près de l'église, cette manifestation s'élargit aujourd'hui aux céramistes et sculpteurs. Les œuvres présentées à l'arrière des locaux de l'office du tourisme sont souvent produites par des artistes locaux ou bretons[131].

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

Cyclo-cross de Primel[modifier | modifier le code]

Tous les ans, début novembre, le VC Plougasnou organise un cyclo-cross sur la pointe de Primel, de grands noms figurent au palmarès Francis Mourey, John Gadret, Steve Chainel...

Jeux traditionnels[modifier | modifier le code]

Boules plombées du pays de Morlaix[modifier | modifier le code]

La boule Bretonne telle qu'elle est pratiquée dans le Nord Finistère dans la région de Morlaix a sa particularité et est sans doute la plus singulière des boules bretonnes actuelles. L'Amicale bouliste de Plougasnou est membre actif de la Fédération des boules plombées du Pays de Morlaix, adhérente à F.A.L.S.A.B. (confédération des jeux et sports traditionnels de Bretagne).

La commune de Plougasnou met à disposition des joueurs 4 allées en terre battue dont deux couvertes situées derrière la salle des fêtes.

L'association est composée d'une soixantaine de membres et organise de nombreux concours tout au long de l'année. Le jeu se pratique tous les jours de 17 h à 19 h sur l'allée privée du café épicerie Chez Masson quand le temps le permet ou sur les allées couvertes du bourg, les jeudis, samedis et dimanches de 14 h 30 à 17 h 30 sur les allées de Primel Trégastel aux beaux jours, ou sur les allées couvertes du bourg, sur les allées privées couvertes de Kerlanguis en Kermouster au café "Au relais des chasseurs" les jeudis et dimanches après-midi. Une autre allée en plein air existe aussi à Kermébel (entre le port de Térenez et la plage de Saint Samson) ; elle dépend de l'ancien café-garage-forge tenu par la famille Prigent(garage automobile à nouveau ouvert depuis l'été 2010). L'amicale organise des séances d'initiation et de découverte gratuites de ce jeu si particulier du patrimoine du pays de Morlaix tout l'été sur les allées de Primel Trégastel et dans les collèges des alentours.

Légendes et croyances traditionnelles[modifier | modifier le code]

Plusieurs légendes du pays de Plougasnou sont racontées dans un article de la "Revue des traditions populaires" publié en 1899 dont celle de l'évêque de Saint-Brieuc changé en chien, celle de maisons hantées et celle de la Messe du revenant[132]. D'autres croyances traditionnelles de Plougasnou sont évoquées dans d'autres articles de la même revue[133]. Des cruches remplies d'eau de la fontaine de Plougasnou passaient pour assurer aux navires qui en avaient à leur bord des vents favorables[134]. Selon Jacques Cambry, à Plougasnou, les sorciers interprétaient les mouvements de la mer et prédisaient l'avenir[135]. Un ecclésiastique, l'abbé François Duine (1870-1924), sous le pseudonyme d'Henri de Kerbeuzec, a publié en 1896 un livre Cojou Breiz, dans lequel il raconte nombre de croyances et de traditions de Plougasnou, ainsi que la traduction en français de chants populaires locaux en langue bretonne[136].

Romans[modifier | modifier le code]

  • Paul Féval évoque Plougasnou et Yvonic, un petit tailleur local, dans son roman Les tribunaux secrets : ouvrage historique, tome 8[137].
  • Pierre Maël : La roche-qui-tue, 1898[138].
  • Eugène Sue : Kernok le pirate, 1830, paru en feuilleton dans le journal La Lanterne en 1911[139]. L'auteur évoque à maintes reprises Plougasnou dans ce roman et y place la naissance de son héros.

Tableaux[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Raffaëlli : La famille de Jean-le-Boîteux, paysans de Plougasnou (huile sur toile, 1876, musée d'Orsay)[140]. Ce tableau a été exposé au Salon de 1877 et est ainsi commenté par La Gazette des beaux-arts : « Toute la vieille Bretagne du Finistère avec quelques personnages où l'humble condition se marquait de vie grandiose, de style fait de simple réalité, un siècle de labeur, de pensée obscure, de vie douce, résignée, admirable, marqué au trait du vieillard à chapeau noir, de la vieille à la coiffe blanche présentant ses mains comme des témoignages, et la continuation de l'existence avec le jeune homme, la jeune femme, la petite fille »[141]. Il a aussi peint La mer à Plougasnou, Les falaises à Plougasnou, L'église de Plougasnou[142].
  • Pierre Ladureau (1882-1974) : Paysage en Plougasnou[143].
  • Maxime Maufra : Le cimetière de Plougasnou, lithographie, 1894[144].

Personnalités locales[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le club de football s'appelle l'Étoile du Trégor Plouganiste [lire en ligne], le club de pétanque la Pétanque Plouganiste [lire en ligne]
  2. Office du tourisme de Plougasnou - Saint-Jean-du-Doigt - Plouezoc'h, Plougasnou [lire en ligne]
  3. Cet hameau de Trégastel est à ne pas confondre avec la commune de Trégastel, située dans les Côtes-d'Armor
  4. René Largillière, "Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne", 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914005/f185.image.r=Plougasnou.langFR
  5. Louis Chauris, Minéralisations stanno-wolframigères dans le granite de Carantec (Bretagne), "Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences. Série D, Sciences naturelles", tome 280 du 2 juin 1975, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57685684/f558.image.r=Plougasnou.langFR
  6. Charles Barrois, Observations préliminaires sur les roches des environs de Lanmeur (Finistère), "Annales de la Société géologique du Nord", 1887, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57244478/f257.image.r=Plougasnou.langFR
  7. "Comptes-rendus de l'Académie des sciences. Série 2, Mécanique, physique, chimie, sciences de l'univers, sciences de la terre", janvier 1986, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6296
  8. L. Cayeux, Les tourbes des plages bretonnes, au nord de Morlaix (Finistère), "Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3096x/f468.image.r=Plougasnou.langFR
  9. Jean-Christophe Cassard, La Bretagne des premiers siècles - Le Haut Moyen Âge, èd. Les Universels Gisserot, p. 58-64
  10. Cathnou est l'orthographe relevée sur le site de la mairie de Plougasnou, d'autres orthographes sont utilisées par différents étymologistes (Catnou, Cano ou bien Caznou) [lire en ligne]
  11. a et b Ressources linguistiques de l'office de la langue bretonne [lire en ligne]
  12. E. Nègre, Toponymie générale de la France Volume 2, Librairie Droz, 1991, p. 1045
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  19. En 2002 Plusieurs parcelles du lotissement communal de l'Oratoire ont été soumises à des fouilles archéologiques préventives qui ont révélé l'existence de vestiges de type gallo-romain [lire en ligne]
  20. Ne pas confondre ce hameau de Trégastel avec la commune de Trégastel, située dans le département des Côtes-d'Armor
  21. Guillaume Marie Lejean, "Histoire politique et municipale de la ville et de la communauté de Morlaix, depuis les temps reculés jusqu'à la Révolution française", 1846, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5789163j/f18.image.r=Plougasnou.langFR
  22. Louis Le Guennec, Plougasnou son histoire, son patrimoine, édité par la section patrimoine du foyer rural de Plougasnou [lire en ligne]
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  26. http://www.infobretagne.com/plougasnou.htm
  27. Jacques Cambry, "Voyage dans le Finistère, ou État de ce département en 1794 et 1795", 1797, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k43631f/f211.image.r=Plougasnou.langFR
  28. Joseph du Cosquer, chevalier, seigneur de Rosambo, conseiller au Parlement de Bretagne
  29. a et b Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist03og
  30. a, b, c et d Jean Ogée, A. Marteville et Pierre Varin, ""Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0CCgQ6AEwAWoVChMIs9_u6pbcxgIVBrUUCh0VHwe_#v=onepage&q=Plougasnou&f=false
  31. http://gallica.bnf.fr/Search?adva=1&adv=1&tri=&t_relation=cb30679554b&q=Plougasnou
  32. a et b http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-finistere-chateau-a-st-jean-doigt-chateau-de-kerprigent.html
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  40. H. Courteault, Chronique des archives départementales : Finistère, "Bulletin philologique et historique", 1930-1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5725115k/f421.image.r=plougasnou.langFR
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  43. Henri Monod, "Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886)", 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61500477/f23.image.r=Plougasnou.langFR
  44. J.-M. P.-A. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", 1852, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f378.image.r=Plougasnou.langFR
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  46. Jean-Marie Picart, né le à Plougasnou
  47. Jean-Charles Chenu, "Rapport au Conseil de santé des armées sur les résultats du service médico-chirurgical aux ambulances de Crimée et aux hôpitaux militaires français en Turquie, pendant la campagne d'Orient en 1854-1855-1856", 1865, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61150980/f399.image.r=Plougasnou.langFR
  48. Ludovic de Kersauson du Vieux-Châtel, né le à Hennebont (Morbihan)
  49. Journal des débats politiques et littéraires n° du 5 juin 1877, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k460101x/f2.image.r=Plougasnou.langFR
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  58. Firmin Maillard (1833-1901), journaliste collaborant à plusieurs journaux parisiens, voir http://www.medias19.org/index.php?id=13661
  59. Firmin Maillard, La vie littéraire au XIXe siècle, "Revue biblio-iconographique", janvier 1899, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5606383m/f428.image.r=Plougasnou.langFR
  60. Georges-Gustave Toudouze, L'orphelinat de la mer à Plougasnou, Revue "Armée et Marine" n° du 8 décembre 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5585599t/f17.image.r=Plougasnou.langFR
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  66. Albert de Mun, Au pays de Trégor, journal Le Gaulois n° 12549 du 22 février 1912, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5353459.r=Plougasnou.langFR
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  72. Jean Cudennec, né le à Locquirec, mécanicien principal à bord du Provence II, disparu lors du naufrage de celui-ci le coulé par une torpille allemande au large du Cap Matapan (Grèce)
  73. François Marie Spagnol, né le à Plougasnou, quartier-maître fusilier marin, décédé le à Nieuport (Belgique)
  74. Pierre Marie Joseph Barazer de Lannurien, né le à Morlaix, capitaine au régiment de marche de la Légion étrangère, décédé des suites de ses blessures le à Villers-Cotterets (Aisne)
  75. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29188&pays=France&dpt=29&idsource=37546&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  76. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=29188&dpt=29&idsource=7516&table=bp02
  77. Journal Ouest-Éclair no 7295 du 26 novembre 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6463752.r=plougasnou.langFR
  78. Le syndicat de Plougasnou comprenait les ports de Locquirec, Primel, Térénez et Le Dourduff-en-Mer ; par exemple , pendant le premier trimestre 1931, 310 tonnes de poissons sont débarquées dans l'ensemble des ports précités, voir journal Ouest-Éclair no 12611 du 18 mai 1931, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k624449t/f9.image.r=Plougasnou.langFR
  79. Journal Ouest-Éclair no 8530 du 24 février 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k584791p/f3.image.r=Plougasnou.langFR
  80. Préventorium de Pontplaincoët, "L'armement antituberculeux", 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5814128v/f109.image.r=Plougasnou.langFR et Eugène Apert, "Hygiène de l'enfance. L'Enfant bien portant. L'Enfant malade", 1924, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6465969g/f429.image.r=Plougasnou.langFR
  81. Journal La Croix no 15482 du 10 août 1933, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4137472.r=Plougasnou.langEN
  82. Docteur Morand, L'armement antituberculeux dans le département du Finistère, "Congrès (Alliance d'hygiène sociale)", mai-juin 1929, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5600939d/f50.image.r=Plougasnou.langFR
  83. Journal des débats politiques et littéraires no 128 du 10 mai 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k507680j/f4.image.r=Plougasnou.langFR
  84. Joseph Corre, né le à Plougasnou, membre des Forces navales françaises libres, décoré de la Médaille de la Résistance
  85. Jean Guyader, né le à Plougasnou, membre des Forces navales françaises libres, décoré de la Médaille militaire et de la Médaille de la Résistance
  86. Hervé Albert, né le à Plougasnou, parti pour l'Angleterre à bord du palangrier L'Oiseau des tempêtes dès l'appel du 18 juin, décoré de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 1939-1945 et de la Médaille de la Résistance
  87. Étienne Colléter, né le à Plougasnou, matelot électricien à bord du Jaguar torpillé par les Allemands pendant les combats de la poche de Dunkerque, mort des suites de ses blessures le à Margate (Royaume-Uni), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre
  88. Marcel Aubertin, né le à Le Merlerault (Orne, domicilié à Primel-Trégastel en Plougasnou lors de son arrestation, déporté de Rennes vers le camp de concentration de Natzwiller-Struthof, puis celui de Dachau où il décède le
  89. Jean Guillaume Féat, né le à Plougasnou, arrêté à Guernesey alors qu'il tentait de gagner l'Angleterre sur le Vega (voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/ph-doc/wega.htm#deb), déporté le vers l'Allemagne, décédé le à Siegburg (Allemagne)
  90. Marcel Clech, né le à Plougasnou, membre du S.O.E. et arrêté dans la région de Tours le (voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-c.htm), déporté en 1943 à Mauthausen où il décède le  ; il a été décoré de la Médaille de la Résistance
  91. Jacques Jouniaux, né le à Abbeville (Somme), parti en Angleterre sur un bateau de pêche à partir du port du Diben le , membre du 342e escadron de la Royal Air Force, tué le lors de l'écrasement de son avion touché par la flak allemande sur le pont de Tolbiac à Paris
  92. Alain Lefort et Bernard Lucas, "Les hauts lieux de la résistance en Bretagne. Opération flambeaux", éditions Ouest-France, 1991 et http://www.museedelaresistanceenligne.org/media.php?media=2806&expo=64&popin=true
  93. Alain Lozac'h, Petit lexique de la Deuxième Guerre mondiale en Bretagne, Éditions Keltia Graphic, Spézet, 2005, pages 174 et 175
  94. Mairie de Plougasnou, Plougasnou dans la guerre [lire en ligne]
  95. http://www.museedelaresistanceenligne.org/media.php?media=2806&expo=64&popin=true
  96. Memorialgenweb.org - Plougasnou : monument aux morts
  97. Hervé Botros, au service de la Gestapo de Morlaix, se fit passer à Plougasnou pour un résistant et dénonça des vrais résistants qui préparaient une embuscade dans la nuit du 9 au . Engagé lors de la Libération dans la Légion étrangère afin de se cacher, Hervé Botros fut arrêté le , jugé à Quimper, condamné à mort et fusillé le , voir : Jean Bouteiller, Michel Guillou et Jean-Jacques Monnier, "Été 1944. Résistances et Libération en Trégor", Skol Vreizh, 2004.
  98. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/_Hors%2022/29%20Plougasnou%20Ruffelic/2.html
  99. a et b http://storage.canalblog.com/45/27/616476/40825320.pdf
  100. http://www.ouest-france.fr/il-y-soixante-dix-ans-lathabaskan-etait-coule-2518000
  101. Memorialgenweb.org - Plougasnou : carré militaire de soldats du Commonwealth
  102. Alain Lefort et Bernard Lucas, "Les hauts lieux de la résistance en Bretagne. Opération flambeaux", éditions Ouest-France, 1991
  103. Guillaume Guéguen, né le à Plougasnou, adjudant-chef au 22e régiment d'infanterie, tué lors d'une embuscade le à Dupleix (département d'Orléansville), décoré de la Légion d'honneur et de la Croix de la valeur militaire avec palme
  104. F. Carré et A. Guilcher, Les langoustes exotiques pêchées par les Bretons, "Bulletin de la Section de géographie", 1965, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6410049p/f267.image.r=Primel
  105. Louis Chauris, "Minéraux de Bretagne", Les éditions du Piat, 2014, [ISBN 978-2-917198-22-3]
  106. appartenant au groupe Sill et premier acteur économique de la commune depuis 1974, Primel Gastronomie
  107. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  108. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  109. http://www.insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=COM-29188
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