Lanester

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Lanester
Lanester
Cimetière de bateaux sur le Blavet.
Blason de Lanester
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Gilles Carréric
2020-2026
Code postal 56600
Code commune 56098
Démographie
Gentilé Lanestérien(ne)
Population
municipale
23 124 hab. (2019 en augmentation de 5,71 % par rapport à 2013)
Densité 1 259 hab./km2
Population
agglomération
184 853 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 53″ nord, 3° 20′ 32″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 51 m
Superficie 18,37 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Lorient
(banlieue)
Aire d'attraction Lorient
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Lanester
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.lanester.bzh/

Lanester [lanɛstɛʁ] est une commune du département du Morbihan, dans le sud ouest de la région Bretagne, en France.

En 2019, avec 23 124 habitants[Note 1], elle est la 3e commune la plus peuplée du Morbihan et la 8e de Bretagne[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et description générale[modifier | modifier le code]

Lanester se situe directement au nord-est de la ville de Lorient, dont elle est séparée par l'estuaire du Scorff. L'estuaire du Blavet, à l'est, la sépare des communes de Kervignac et de Locmiquélic. Le confluent du Scorff et du Blavet est situé à l'extrémité sud de la commune au niveau de la pointe de l'Espérance, où se trouve l'Arsenal. Elle est en outre traversée par le ruisseau du Plessis dont le cours s'élargit considérablement pour former un estuaire et donner naissance à des prairies submersibles, coupant ainsi la ville en deux moitiés, la moitié ouest étant beaucoup plus urbanisée que la moitié est.

Carte de la commune de Lanester dans son environnement géographique.
Communes limitrophes de Lanester
Caudan Hennebont
Lorient, Scorff Lanester Blavet, Kervignac
Blavet, Locmiquélic

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Lanester est située dans la presqu'île de confluence entre les deux rias du Scroff (à l'ouest) et du Blavet (à l'est) ; cette presqu'île est divisée en deux par une troisième ria d'importance moindre, la ria du Plessis, dont la partie amont, au nord de la D 194, forme le Marais de la Goden. Les altitudes vont du niveau de la mer jusqu'à 51 mètres dans la partie nord-est du finage communal, entre les hameaux de Malachappe et Bel-Air.

La rive droite de la ria du Blavet au niveau de la commune de Lanester

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La ria du Plessis

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Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 12 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 11,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 903 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lorient-Lann Bihoue », sur la commune de Quéven, mise en service en 1952[8] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[9],[Note 5], où la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[10], à 12 °C pour 1981-2010[11], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[12].

Les ponts de Lanester[modifier | modifier le code]

La situation péninsulaire de Lanester (un site avec trois rias) explique la présence de plusieurs ponts routiers permettant de les traverser : le Pont du Bonhomme franchit la ria du Blavet, remplaçant un bac utilisé antérieurement, et relie Lanester à Kervignac et à la rive droite du Blavet : du premier pont à haubans, construit entre 1900 et 1904, était à péage, et exploité jusqu'en 1974, il n'en subsiste que ses deux piliers ; il a été remplacé par un pont en béton construit entre 1972 et 1974.

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Le Pont Saint-Christophe franchit la ria du Scorff et relie Lanester à Lorient et remplace plusieurs bacs permettant antérieurement la traversée de la ria entre initialement les paroisses de Caudan et Ploemeur, puis entre Caudan (Lanester après la création de la commune en 1909) et Lorient à partir de la création de cette ville. Un premier pont est mis en servive en 1823, remplacé par un second mis en service en 1847 ; endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale et remplacé temporairement par un pont en bois construit par l'occupant situé plus en amont ; le troisième pont Saint-Christophe (le pont actuel) est inauguré en 1960.

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Le pont Gueydon (dénommé ainsi en l'honneur de Louis Henri de Gueydon), situé plus en aval sur la ria du Scorff, a été construit en 1913, mais situé dans la zone du port militaire de Lorient-Lanester, il n'est pas accessible au public civil[13].

Un nouveau pont routier enjambant la ria du Scorff, le Pont des Indes, a été mis en service en 2007, réservé aux transports en commun en site propre entre Lanester et Lorient.

Le viaduc ferroviaire franchissant le Scorff, conçu par Gustave Eiffel, a été inauguré en 1862 par Napoléon III. Il disposait depuis 1911 d'une passerelle piétonne, supprimée n 2002 lors des travaux de reconstruction[14]. La ligne ferroviaire de Paris-Montparnasse à Quimper, initialement dénommée Ligne de Savenay à Landerneau, empruntée notamment par les TGV Atlantique, traverse Lanester, mais la ville ne dispose pas de gare, celle de Lorient étant toute proche.

Une passerelle reliant l'hôtel de ville de Lanester au parc Mandela a été mise en service en 2018[15].

La construction de la voie expresse RN 165, qui traverse en deux endroits la partie nord du territoire communal, d'une part au niveau de la zone d'activité de Kerpont-Kerrous où se trouve l'échangeur de Caudan desservant Lanester, d'autre part plus à l'est à proximité d'Hennebont, a entraîné la construction du pont de Locoyarn qui traverse la ria du Blavet nettement en amont du Pont du Bonhomme.

Paysages et habitat[modifier | modifier le code]

La fontaine-lavoir du Petit Resto.

La partie occidentale de la commune (la presqu'île entre les rias du Scorff et du Plessis) est presque totalement urbanisée : outre les zones d'habitat urbain, elle contient des zones d'acctivité industrielle (arsenal maritime et zone portuaire du Rohu dans sa partie sud ; parcs d'activités de Kerpont-Kerrous et de Kerpont-Manebos, zone artisanale de Lann-Gazec, ainsi qu'un vaste centre commercial, dans sa partie nord, aux confins de la limite communale avec Caudan et aux alentours du vaste échangeur routier dit de Caudan, sur la RN 165, qui dessert la ville. Il n'y subsiste presque aucun espace rural ou naturel.

La partie orientale de la commune (la presqu'île entre les rias du Plessis et du Blavet) est gagnée par l'urbanisation dans sa partie sud, au sud de la D 194 (quartiers résidentiels de Pen Mané et Saint-Guénaël à son extrême sud et quartier de Kermorvan), mais a conservé une vaste zone rurale au nord de la D 194 avec des restes de bocage et d'habitat dispersé en hameaux comme ceux de Le Resto, Le Ruzo, Bel Air, Saint-Niau et Kerhervy, ou en fermes isloées comme Malachappe ou Kervanguen.

Entre les deux, le marais de la Goden, une propriété départementale acquise dans la décennie 1970, a été préservée des projets d'industrialisation, au voisinage de la zone d'activités de Kerpont, qui l'ont un temps concernée ; classé "Espace naturel sensible", ce marais vaste de 22,8 hectares, situé juste en amont du Pont du Bouc (sur la D 194), doit son nom à un petit ruisseau qui l'alimente en eau douce et qui a sa source à Caudan) alterne, en raison de la remontée de l'eau de mer à marée montante[16], des milieux humides salés (constitués de slikke (vasières) ou de schorre, où poussent des plantes halophiles comme la salicorne ou l'obione selon les endroits) ou saumâtres dans les zones un peu plus en amont recouvertes par l'eau de mer uniquement lors des plus fortes marées et où poussent des plantes comme le chiendent, la betterave maritime et la statice ; en périphérie du marais se sont développées des roselières (roseaux communs et scirpes maritimes principalement) et différents boisements, notamment des saulaies et, sur les terrains les moins humides, des chênes pédonculés, des hêtres, des châtaigniers et des pins maritimes[17]. Deux sentiers (en partie formés de platelages sur pilotis[18]) et un observatoire à oiseaux permettent de découvrir cette biodiversité[19], notamment des bruants des roseaux, rousserolles effervattes, phragmites des joncs, râles d'eau, chevaliers guignettes, aigrettes garzettes, etc.., mais des mammifères, des batraciens, des insectes, y ont aussi trouvé refuge.

Le marais de la Goden

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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lanester est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[20],[21],[22]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lorient, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[23] et 121 543 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[24],[25].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune du pôle principal[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[26],[27].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[28]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[29],[30].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (56,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (36,3 %), zones agricoles hétérogènes (22,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (20,6 %), terres arables (11,8 %), forêts (6,5 %), zones humides intérieures (1,5 %), eaux maritimes (0,8 %), zones humides côtières (0,4 %)[31].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[32].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Lannarstêr (prononcé [lanəˈʃteːʁ]). Ce nom vient de l'appellation « lann-er-ster » et se traduit « la lande de la rivière »[33] ou « l'embouchure de la rivière »[34].

Lanester est un ancien pays de lande et de marécage[33].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Les premiers hameaux qui se sont développés au Moyen Âge sur le site de la future ville sont le village de Lann er Ster (situé approximativement au milieu de l'actuelle rue Kesler-Devillers) et le village de Kerentrech (Kerentré), le "village de la traversée" en breton, où un bac permettait la traversée de la ria du Scorff[35].

Lanester faisait alors partie de la paroisse de Caudan : six des onze frairies de cette paroisse correspondaient à des terres lanestériennes : Deux-Ponts, Penhoret, Kerguillé, Pendreff, Kerbeban, Locmaria.

Les chantiers navals de la pointe de Caudan[modifier | modifier le code]

En 1746 Louis Danet, de Séné, installe un chantier naval sur la rive gauche du Scorff[36] pour construire deux gabares de 50 pieds de longueur ; il construit ensuite la corvette La Naïade, puis des frégates (l'Astrée, le Cerf, le Volant, etc.., employant jusqu'à 95 personnes, mais il décède en 1759 après avoir construit 45 navires. Les frères Arnous lui succèdent[37].

C'est à Lann er Ster (Lande de la Rivière), alors en Caudan, sur la rive gauche du Scorff, que des cales de construction navale sont implantées en 1755-1757, la place manquant sur la rive droite côté Lorient. En 1756, la Compagnie des Indes étend ses chantiers sur les terres de la seigneurie du Plessis à la pointe de Caudan, future Lanester, et y aménage trois cales, une forge, des hangars, un corps de garde, une batterie... Ces terres furent achetées à plusieurs propriétaires par la Compagnie dont Antoine de Mauduit, le chevalier du Bouëtiez de Kerorguen et Monsieur Chatard. De 1755 à 1757, la Compagnie des Indes investit à Caudan près de 221 000 livres dans la construction d'édifices et de cales sur 157 000 m2.

En novembre 1762, ont lieu les lancements du Diligent et du Six-Corps, vaisseaux de 74 canons, construits par un négociant lorientais, le sieur de La Frété Bernard. Le nom du Six-Corps provient du financement de la construction du bateau par les six corps des marchands de Paris dans le contexte du don des vaisseaux[37].

Fin février, début mars 1770, une tempête de force 10 touche la Bretagne.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le a lieu la mise à flot de l'Argonaute, vaisseau de 74 canons de type Téméraire, dont la construction débuta en 1794 sur la cale no 3 de Caudan. Le manque de bois avait retardé la mise à flot.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Une fosse aux mâts est implantée en 1819-1820 : elle permettait, grâce à l'immersion des pièces de bois utilisées à leur fabrication, leur conservation pendant une plus longue durée.

En 1859, La Couronne, première frégate cuirassée en fer de type Gloire, est mise en chantier par l'arsenal de Lorient sur la rive de Caudan sur une des huit cales en service depuis 1830. Sa figure de proue en pin cembro, sortie de l'atelier de sculpture de l'arsenal de Lorient, est visible au Musée national de la Marine.

Les ouvriers des chantiers navals (près de 4 000 ouvriers, essentiellement des marins d'État, de commerce ou d'anciens militaires ; des saisonniers, des femmes et des enfants â partir de 12 ans étaient aussi employés, principalement à la manutention, portant des hottes sur leur dos) travaillent à la construction des navires en 1840)[38] ; venus des campagnes voisines, ils s'installent à proximité des chantiers et du port, provoquant l'essor d'une agglomération et de commerces (principalement à Kérantrech), qui atteint 6 500 habitants vers 1900, mais qui dépend toujours de Caudan où ne vivent, Lanester exclu, qu'environ 2 500 habitants. L'arrivée du train à Lorient en 1862 facilita le recrutement de nombreux travailleurs venus de plus loin, notamment des régions d'Auray ou Quimperlé.

En 1890 la commune de Caudan contracte un emprunt pour la construction d'un groupe scolaire à Lanester; lequel est agrandi en 1897 ; un autre est construit à Kerantrech en 1901[39].

Par une délibération en date du , le conseil municipal de Caudan demande l'établissement d'une section électorale distincte pour le quartier de Lanester[40].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En 1906, même le Conseil municipal de Caudan est favorable à l'érection en commune distincte de la section de Lanester car la section électorale du bourg de Caudan « n'élit que 5 conseillers municipaux, alors que la seconde [celle de Lanester] en élit 18 et possède donc la majorité au conseil municipal ». Le commissaire-enquêteur est favorable au maintien dans la commune de Caudan « des villages de Kerviec, Pendreff, Kerpart-Vras, Kerlo, Maneguen, Kerbaudrec, Le Poux, Le Guerveur et Touldouar, dont les habitants sont essentiellement des cultivateurs, et à l'annexion à la commune de Lanester des villages de Saint-Nudec, Kervanguen, Saint-Nio, Kerianigo, Kercant, Péros, Kerhervy, etc.., parce que le ruisseau de Pendreff, celui de Kerpont et la ligne du chemin de fer sont des limites naturelles »[41].

La commune de Lanester a été créée par une loi datant du par démembrement de celle de Caudan[42]. Les ouvriers travaillant à l'arsenal de Lorient, souvent issus du monde rural, s'y sont installés en grand nombre, avec leur famille. Son premier sonseil municipal comprend 7 radicaux-socialistes, 8 socialistes (ouvriers de l'arsenal) et 3 libéraux[43].

Le Conseil municipal de Lanester demande en 1910 la disjonction de la commune qui vient d'être créée du canton de Pont-Scorff et son rattachement au 2e canton de Lorient ; le conseil municipal argue que Pont-Scorff est à 12 km de Lanester, qui par contre, est voisine immédiate de Lorient et que les Lanestériens « y effectuent presque toutes leurs transactions commerciales » et que « l'une de ses agglomérations les plus importantes, le quartier de Kerantrech, constitue un véritable faubourg de Lorient » et que « l'ouverture de la passerelle établie sur le Scorff a encore facilité les relations entre les deux communes » et enfin que « Lanester est desservi par un tramway » pour se rendre à Lorient[44]. En 1910 le bourg de Lanester n'a même pas 400 habitants, les quartiers de Kerentrech et des Chantiers, véritables banlieues de Lorient, sont beaucoup plus peuplés[45].

Une forme de construction navale couverte d'une toiture métallique, longue de 245 mètres et large de 51 mètres, est construite entre 1913 et 1923 à l'emplacement de l'ancienne fosse aux mâts, qui n'avait plus d'utilité, les navires étant désormais construits en métal[46].

Le conseil municipal de Lanester, composé « presque exclusivement d'ouvriers de l'arsenal » décida le « de refuser toutes les correspondances des ministres de la Guerre et de la Marine » en répose à une décision ministérielle de supprimer les congés payés des ouvriers des arsenaux nommés aux fonctions de maire ou d'adjoint[47],[48].

Le maire de Lanester interdit, après des incidents survenus lors du Jour des morts du (le garde-champêtre dressa proçès-verbal au clergé qui se rendait en procession au cimetière pour y chanter le Libera et les ecclésiastiques trouvèrent la grande porte du cimetière fermée par décision municipale[49]), « toute procession ou manifestation extérieure du Culte, soit sur la voie publique, soit au seuil ou à l'extérieur des églises, chapelles, établissements religieux ou autres, ainsi que toutes manifestations religieuses quelconques ou attroupements ayant le même but, à l'exception du service religieux des enterrements dans les formes ordinaires », ce qui suscita de vives protestations, notamment de la part du recteur de la paroisse de Notre-Dame Auxiliatrice, l'abbé Louis Beuve-Méry[50]. Cette décision du maire fut jugée illégale par le Conseil d'État en 1914[51]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le lancement du cuirassé Gascogne, construit aux chantiers de Lanester (article publié dans Le Petit Journal du ).

Le monument aux morts de Lanester porte les noms de 163 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : parmi eux 12 sont morts en Belgique, 8 (Armand Fouillen, Louis Fouillen, Pierre Georget, Julien Kervigno, Victor Le Bris, Jean Le Masson, Louis Le Méchec et Victor Le Mentec) sont des marins disparus en mer, 2 (Joseph Raoulas et Mathurin Rault) dans les Balkans dans l'actuelle Macédoine du Nord lors de l'expédition de Salonique, 1 (Maurice Le Corre) lors de la Bataille de Sedd-Ul-Bahr lors de l'Expédition des Dardanelles, 2 (Émile Rio et Mathurin Robic) sont morts en captivité en Allemagne ; la plupart des autres sont morts sur le sol français (parmi eux Geoges Boussemart, Louis Dréan, Louis Le Drian, François Le Grand, Jean Le Mentec et Eugène Le Vu, ont été décorés à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre)[52].

Les plaques commémoratives situées dans l'église Saint-Joseph-du-Plessis porte les noms de 98 soldats et marins originaires de cette paroisse morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[53].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Pendant l'Entre-deux-guerres deux patronages rivaux s'occupaient d'activités principalement sportive pour la jeunesse : le "Foyer laïque de Lanester" et "Les Enfants du Plessis de Lanester", patronage catholique (ce dernier existait déjà en 1913). C'est « par le biais de leur participation au club de basket ou de la Boule lanestérienne que nombre de jeunes gens rejoignent le PCF », les associations sportives facilitant l'adhésion idéologique[54].

Le champ de courses de Lorient, vaste d'une vingtaine d'hectares, se trouvait à Lanester (au niveau de l'actuelle avenue Kesler-Devillers) : les courses de chevaux étaient suivies par un public nombreux : elles étaient déjà organisées avant la Première Guerre mondiale (dès le début du XXe siècle, la Société des Courses de Lorient organisait régulièrement des courses de chevaux sur l'hippodrome de Lanester) et reprirent en 1919[55]. Détruit par des bombardements pendant la guerre, l'emplacement du champ de course fut occupé par des baraques en bois jusqu'en 1968 et depuis par des immeubles locatifs.

De nombreux bateaux de guerre sont construits au fil des ans dans la forme de construction navale de Lanester, par exemple le cuirassé Mirabeau en 1909[56], le cuirasséGascogne lancé en 1914 (il ne fut jamais terminé), le croiseur mouilleur de mines Pluton lancé en 1928[57], les contre-torpilleurs Le Fantasque et L'Audacieux sortis de la forme de Lanester en 1934[58], le croiseur Jean de Vienne est mis sur cale en décembre 1931 pour une mise à l'eau en 1935[59], et de nombreux autres.

En 1929, Lanester est la seule commune du département du Morbihan à conserver une municipalité socialiste, laquelle est réélue en 1935[60].

La propriété des Moulins du Plessis fut détruite par un incendie le . Cette propriété avait été habitée par le lieutenant de vaisseau Henri de Maudit du Plessix[Note 8], qui commandait le contre-torpilleur Framée : alors que son bateau était coupé en deux par le cuirassé Brennus à la suite d'une collision entre les deux bateaux dans la nuit du 10 au au large du Portugal, il refusa la ceinture de sauvetage pour la passer à un homme de l'équipage avant d'être englouti[61] ; après la guerre les Moulins du Plessis avaient été achetés par un négociant de Lorient, puis par M. Layer, d'Hennebont[62].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Récit de l'enquête concernant l'attaque du bureau de poste de Lanester le selon le journal L'Auto (alors journal collaborationniste).

De même que Lorient, Lanester a été très éprouvée par la Seconde Guerre mondiale, la ville ayant subi de nombreux bombardements et beaucoup de destructions (80 % des maisons sont détruites). La plupart des Lanestériens sont évacués en 1943. Les destructions ont continué pendant les combats de la Poche de Lorient[46].

Le monument aux morts de Lanester porte les noms de 172 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, dont de nombreuses victimes civiles tuées par faits de guerre : l'incendie et l'explosion des citernes du parc à combustibles de la rade de Lorient le fit 25 victimes dont 9 membres de la famille Selo et 4 membres de la famille Hurvois[63] ; les 7 membres des familles Philet et Guégan tués le à Lanester lors du bombardement de leur maison ; Louis Le Gouanvic, tué le , victime d'un bombardement allié ; les trois membres de la famille Le Saëc , ainsi que Joseph et Laurent Guillermic, tous agriculteurs, fusillés par les Allemands le au lieu-dit Saint-Nudec (où en tout 6 personnes furent fusillées)[64] ; 8 Lanestériens furent fusillés le près du lieu-dit Kercand[65] ; et de nombreux autres[66]. Cinq soldats allemands jugés comme criminels de guerre, dont leur chef, le capitaine Hillenbrandt, furent condamnés à mort en 1945 pour l'assassinat de six cultivateurs à Lanester[67].

Article publié dans le journal L'Ouest-Éclair du évoquant la détresse des villes de Lanester et Keryado en raison des destructions survenues pendant la Seconde Guerre mondiale.

Des soldats originaires de Lanester sont morts pendant cette guerre, par exemple Désiré Mialon, adjudant au 65e régiment d'infanterie, tué dès le lors de l'Offensive de la Sarre, Eugène Le Kernec, mort à Huy en Belgique le et Marcel Kernen, mort en captivité en Allemagne au Stalag IV-F le à Chemnitz. Des marins ont été aussi victimes comme Armand Toumelin, quartier-maître mécanicien à bord du paquebot Brazza torpillé le au large du cap Finisterre (Espagne) par le sous-marin allemand U-37 et Félix Tanguy, matelot mécanicien à bord du cuirassé Bretagne, mort lors de l'Attaque anglaise de Mers el-Kébir le [66].

Le , « trois individus [en fait des résistants FTPF] attaquent à main armée le bureau de poste de Lanester » et l'un d'eux tue un agent de police présent sur place. Ils sont arrêtés peu après : il s'agit de Raymond Hervé[68], d'Eugène Le Bris[69] (qualifié dans l'article du journal La Croix, alors journal collaborationniste, de « dangereux repris de justice » et de Yves Daoudal, de Lanriec, chez qui l'on trouve « environ 300 kg d'explosifs, un détonateur, un fusil-mitrailleur » et d'autres armes[70].

Des Lanestériens ont été résistants, par exemple parmi les résistants de l'intérieur, Albert Le Bail, mort en déportation au camp de concentration de Mauthausen le  ; Pierre Rouillé, mort en déportation le à Sanck-Valentin, un kommando dépendant du camp de concentration de Mauthausen (Autriche) ; Eugène Fichou, mort en déportation au camp de concentration de Buchenwald le  ; Georges Henry, résistant FTPF, tué à Bubry (Morbihan) le . Des membres des Forces françaises libres originaires de Lanester ont aussi été tués : par exemple Yves Le Pichon, membre de la colonne Leclerc, mort le à Libreville (Gabon) et Roger Penverne, membre de l'escadrille Normandie-Niemen, qui a été tué en combat aérien le à Pillau (ville située actuellement dans l'enclave de Kaliningrad)[66].

Le carré militaire du cimetière de Lanester contient les tombes collectives de 7 aviateurs britanniques tués par la flak allemande le lors d'une attaque de la base sous-marine de Lorient pour 4 d'entre eux[71] et le lors d'une autre attaque de cette même base sous-marine pour 3 d'entre eux[72].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Juste après la guerre 21 cités de baraques en bois sont construites pour reloger les Lanésteriens, la plus grande étant construite à l'emplacement de l'ancien champ de courses[46].

La ville est reconstruite à partir de 1946 sur les décombres des bombardements et de nouveaux axes routiers créés, notamment l'avenue François Billoux, qui relie la rue Jean-Jaurès, axe central et traditionnellement commerçant de la ville, au quartier des chantiers navals et, plus au nord, l'axe de la D 194 dont la partie urbaine porte le nom d'avenue Kesler-Devillers[Note 9], qui relie Lanester au Pont du Bonhomme ; des équipements nouveaux sont construits, d'abord le parc des sports Albert et Louis Le Bail (transformé en 1988 en parc Nelson Mandela-Dulcie September), et d'autres par la suite comme la Maison des Jeunes en 1969, la Bibliothèque municipale en 1974 et l'École municipale de musique et de danse en 1975[46].

Un soldat originaire de Lanester (Léon Serre) est mort pour la France pendant la Guerre de Corée, 13 pendant la Guerre d'Indochine et 7 (Robert Gaudel, René Le Du, Hubert Le Gouriff, Gérard Le Maguer, Jean Le Mentec, Jean Moineau, Roger Plévert) pendant la Guerre d'Algérie[52].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Si la ville a une tradition ouvrière encore très marquée, elle a ensuite développé également des espaces commerciaux importants. En outre, une partie de son territoire est restée rurale, même si l'activité agricole régresse.

En 2001 la Direction des constructions navales (l'Arsenal) cède la partie de son emprise militaire comprise entre la passerelle SNCF et le pont Gueydon le long de la rive du Scorff: 13 hectares sont ainsi libérés (réservés principalement pour des entreprises sous-traitantes de la Marine), une sacrée révolution pour une commune qui est née de l'Arsenal, même si la Marine nationale conserve de vastes terrains occupés par les fusiliers marins. Cette cession de terrains par la Marine a permis à la ville d'aménager une piste cyclable le long de la rive gauche de la ria du Scorff[73].

Après voir repris en 2016 le chantier naval STX et ses 42 salariés[74], le chantier naval Kership, co-entreprise de Naval Group et des chantiers Piriou construit sur le site du Rohu en Lanester 12 navires anti-mines destinés à la Belgique et aux Pays-Bas au début de la décennie 2020[75].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1911. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[76],[Note 10]

En 2019, la commune comptait 23 124 habitants[Note 11], en augmentation de 5,71 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
7 7298 0387 7907 7958 6685 75011 73716 57119 245
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019 -
21 07421 64322 10221 89722 62722 16422 39923 124-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[77] puis Insee à partir de 2006[78].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lanester a gagné 1 152 habitants alors que les villes voisines de Lorient et Ploemeur ont perdu 1 126 à elles deux en 5 ans entre 2014 et 2019. Cela n'étonne pas le maire : selon lui, Lanester a longtemps attiré que des Lanestériens, mais l'image de la ville a changé et des Lorient aïs franchissent le Scorff pour se loger à meilleur marché et attirés par la, qualité des services publics deans la commune[79].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,7 % la même année, alors qu'il est de 31,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 11 106 hommes pour 11 920 femmes, soit un taux de 51,77 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,51 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[80]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
2,0 
7,4 
75-89 ans
11,4 
15,6 
60-74 ans
18,0 
20,1 
45-59 ans
20,2 
18,4 
30-44 ans
17,4 
17,8 
15-29 ans
14,6 
19,9 
0-14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département du Morbihan en 2018 en pourcentage[81]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
8,1 
75-89 ans
11,6 
19,5 
60-74 ans
20,5 
21 
45-59 ans
20,3 
17,4 
30-44 ans
16,5 
15,6 
15-29 ans
13,2 
17,8 
0-14 ans
15,9 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Commune créée en 1909 pour isoler un « fief ouvrier » , celui des ouvriers de l'Arsenal (« une aristocratie ouvrière à statut d'État » bénéficiant d'un statut protecteur et des avantages qui lui sont liés) qui forment 53 % d'une population active composée aux deux-tiers d'ouvriers, électoralement menaçant pour les partis traditionnels (les agriculteurs sont devnus minoritaires dans la commune de Caudan : 7 socialistes sont élus en 1908 lors des élections municipales de Caudan dont la future commune de Lanester fait alors encore partie[82]), Lanester a été dirigée par des socialistes dès sa création, puis par des communistes à partir de 1945 ; mais il s'agit d'un communisme local, autonome, assez éloigné idéologiquement du parti dirigé par Maurice Thorez (par exemple en 1986 les membres d'une délégation de la municipalité communiste de Bobigny venue en visite à Lanester sont « littéralement atterrés par le défaut de ferveur, l'inculture politique qui régnait en cette (...) terre de perdition de la foi communiste » car Lanester a développé un « communisme municipal plus gestionnaire que doctrinal et activiste »[83],[54].

Sauf à l'époque du régime de Vichy, Lanester a toujours été gérée par une majorité de gauche (en particulier par le PCF, seul de 1945 à 1971, puis à la tête d'une liste d'union de la gauche de 1971 à 2001). Depuis 2001, l'équipe au pouvoir, apparentée PS, s'est donnée l'étiquette « citoyenne » et revendique un programme dit de « démocratie participative » .[réf. nécessaire] Le recul de l'influence communiste s'explique en partie par la modification de la composition sociologique de Lanester : en 1990, l'arsenal ne fournit plus que 15 % des emplois d'une ville où l'on dénombre alors moins de 40 % d'ouvriers et 18 % de chômeurs[54].

Thérèse Thiéry, sœur de Jean-Yves Le Drian[84], a été élue maire lors du conseil municipal du , à la suite du décès le de Jean-Claude Perron, conseiller général et maire de Lanester, élu à ces fonctions respectives en 1998 et 2001. Ils font suite à Jean-Pierre Anfré (1996-2001) et à Jean Maurice, maire honoraire de Lanester et figure historique locale, maire de 1953 à 1996.[réf. nécessaire]

Robert Boulay, premier maire d'après-guerre du au , contribua à la reconstruction de la commune. Néanmoins, l'essor de celle-ci fut le fruit de la politique progressiste de Jean Maurice durant ses 43 ans à la tête de la municipalité.[réf. nécessaire]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Thérèse Thiéry, ancienne maire de Lanester.

La municipalité diffuse un bulletin bimestriel d'information, Reflets.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1909 1919 Jean-Marie Le Halpert[Note 12] SFIO Ouvrier du port.
1919 1941 Pierre Rogel[Note 13] SFIO Ouvrier à l'Arsenal de Lorient, conseiller d'arrondissement (1929-1940) [91]
1941 1944 Eugène Morvan[Note 14]   Deuxième maître mécanicien, Nommé par le régime de Vichy.
1944 1945 Pierre Rogel SFIO Ouvrier à l'Arsenal de Lorient. Déjà maire entre 1919 et 1941.
octobre 1945 mai 1953 Robert Boulay PCF
dissident
 
mai 1953 juin 1996
(démission)
Jean Maurice[Note 15] PCF Ancien ouvrier à l'Arsenal de Lorient
Conseiller général du canton de Pont-Scorff (1967-1982)
puis du canton de Lanester (1982-1998)[92]
juin 1996 mars 2001 Jean-Pierre Anfré[93] PCF Professeur d'histoire-géographie, syndicaliste SNES
mars 2001 décembre 2004
(décès)
Jean-Claude Perron[Note 16] DVG[94] Ouvrier à la DCN de Lorient
Conseiller général du canton de Lanester (1998-2004)
décembre 2004 25 mai 2020 Thérèse Thiéry DVG[94] Professeure des écoles
Conseillère générale du canton de Lanester (2005-2015)
1re vice-présidente de Lorient Agglomération[95].
25 mai 2020 En cours Gilles Carréric[96] Gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2006[97].

Lanester est une ville fleurie quatre fleurs depuis 2012[98].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Lanester et dans l'ensemble du Morbihan en 2016 sont présentés ci-dessous.

Revenus des ménages à Lanester (56) en 2016.
Lanester[99] Morbihan[100]
Nombre de ménages fiscaux 10 069 332 909
Nombre de personnes dans les ménages fiscaux 22 037 740 023
Médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros) 18 979 20 607
Part des ménages fiscaux imposés 43,0 % 49,1 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, Lanester comptait 1 537 établissements actifs pour 6 422 postes salariés[101]. Les plus gros employeurs de la commune sont les ateliers de France Telecom, Orange (310 salariés) , la conserverie de poisson Capitaine Houat (250 salariés), le laboratoire Guerbet (220 salariés) spécialisé en parachimie et produits pour radiologie et imagerie médicale, le négoce de poissons Scamer (175 salariés), la fabrique textile Chanterelle, lingerie (110 salariés), l'électronique Laudren (110 salariés) spécialisé dans la fabrication de cartes électroniques assemblées, les sociétés de nettoyage GSF Celtus (290 salariés) et Net Plus (60 salariés), les matériels électrique Lautech (55 salariés), le chantier naval Kership (45 salariés). La grande distribution est représenté par un centre Leclerc (220 salariés) et un magasin Géant Casino (180 salariés). La poste emploie 125 salariés[102].

La zone d'activité de Kerpont, située à cheval sur les communes de Caudan et de Lanester, avec 250 entreprises, est la première du département du Morbihan.

Établissements actifs par secteur d'activité au [103],[104]
Total % com (% dep) 0
salarié
1 à 9
salarié(s)
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 1537 100,0 (100) 979 420 77 41 20
Agriculture, sylviculture et pêche 8 0,5 (10) 6 2 0 0 0
Industrie 82 5,3 (6) 44 24 6 4 6
Construction 210 13.7 (9,7) 135 63 6 5 1
Commerce, transports, services divers 1001 65,1 (60,1) 615 306 50 22 8
dont commerce et réparation automobile 355 23,1 (15,1) 157 159 26 11 2
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 236 15,4 (14,2) 179 25 15 12 5

Le chantier naval Kership Lorient (ex-Leroux Naval), installé au Rohu, est une entreprise qui compte pour l'activité industrielle. Après deux années de mise en sommeil - faute d'une charge d'activité suffisante -, il est réactivé en 2019 avec les nouvelles commandes de la société Kership[105].

Enseignement[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2017, 191 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique[106]. La filière breton bilingue est présente de la maternelle au lycée de la ville.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

On ne peut pas faire de Lanester une commune d'un grand intérêt touristique. Cependant quelques curiosités peuvent être signalées :

  • les vestiges d'une usine gallo-romaine de salaison Logo monument historique Inscrit MH (2000)[107] ;
  • le cimetière de bateaux de Kerhervy, le long du Blavet ; ce cimetière de bateaux a accueilli ses premières épaves, des dundees de l'Île de Groix, en 1923 ; pendant la Second Guerre mondiale les Allemands y ont déplacé ds bateaux venus de Larmor-Kernevel afin de dégager les abords de la base sous-marine de Lorient et d'autres épaves y sont venues pendant les Trente Glorieuses.

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  • le théâtre en plein air : situé dans un méandre du Blavet, à proximité du cimetière de bateaux, il accueille chaque année deux festivals : le Festival du théâtre amateur et le Festival du théâtre professionnel du Pont du Bonbhomme.

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  • le Pont du Bonhomme, qui enjambe le Blavet ;
  • le centre-ville, avec un hôtel de ville moderne XXe siècle ;
  • le Parc du Plessis, vestige du château disparu du même nom ;
  • l'église Saint-Joseph-du-Plessis XXe siècle ;
  • l'église Notre-Dame-du-Pont XXe siècle ;
  • les vestiges du parc à bois de Saint-Isidore (pour la marine, 1847-1852), visibles à marée basse sur le Scorff ;
  • une pierre appelée Rocher du Diable non loin de la rive du Blavet ;

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Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le bagad de Lanester.

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le . La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le , puis le label de niveau 2 de la charte et s'est engagée pour le niveau 3 le .

Transports[modifier | modifier le code]

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Lanester est accessible par la route nationale 165. La ville est desservie par les autocars du réseau régional BreizhGo (lignes : ligne 15 (Lorient - Plouay - Le Faouët - Gourin - Carhaix Plouguer), ligne 16 (Lorient - Étel) et ligne 17 (Lorient - Baud - Pontivy)) [109]. Elle est également desservie par les autocars de la société Isilines qui propose par exemple des trajets Lanester-Paris[110],[111]. Enfin la commune de Lanester est desservie par le réseau de bus de la CTRL[112] :

Ligne T2 Lanester - Parc des expositions ↔ Lorient - La base - Cité de la voile
Ligne T3 Ploemeur - Les Pins ↔︎ Lanester - Parc des expositions
Ligne 11 Cléguer - La Croix Rouge ↔ Lanester ↔ Lorient - Port de Pêche
Ligne 14 Inzinzac-Lochrist - Mané Bihan ↔ Lanester ↔ Lorient - Gare d'échanges
Ligne 31 Lanester - Vieux Chênes ↔ Lorient - Gare d'échanges
Ligne 40E Plouay - Gare routière ↔ Lanester ↔ Lorient - Gare d'échanges
Ligne 41E Inzinzac-Lochrist - Mané Bihan ↔ Lanester ↔ Lorient - Lycées
Ligne 106 Lanester - Le resto ↔ Lanester - Kermorvan
Ligne 110 Lanester - Parc des expositions ↔ Circulaire via la zone d'activités de Manébos
Ligne 111 Lanester - Parc des expositions ↔ desserte des zones d'activités

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Lanester est la ville la plus peuplée de Bretagne à ne pas posséder de gare, bien que la commune soit traversée sur toute sa longueur par la ligne de Savenay à Landerneau, entre les gares de Lorient et d'Hennebont. La mairie se trouve ainsi à moins de 300 mètres de la ligne, et voit passer l'essentiel du trafic ferroviaire du sud Bretagne (à destination de Lorient et au delà) mais sans arrêt possible sur la commune.

Néanmoins, Lanester est proche de la gare de Lorient qui est accessible via les bus de la Compagnie de transport de la région lorientaise (CTRL).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Lanester.svg

Les armoiries de Lanester se blasonnent ainsi :

De gueules semé de mouchetures d’hermine d’or au mantel d’argent chargé de six burelles ondées d’azur.
Devise « Ensemble et pour tous ».
Conc. L. Ermoy.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019, légale en 2022.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Henri de Mauduit du Plessix, né le à Nantes.
  9. L'avenue Kesler-Devillers porte les noms de deux résistants : Jean Kesler, né en 1921 à Hennebont, chaudronnier, réfractaire au STO, qui devint le premier chef de l'Organisation militaire régionale, constituée en octobre 1943, son nom de code était "commandant Jim" ; et Maurice Devillers, né à Péronne (Somme), contrôleur des contributions directes, aussi réfractaire au STO, qui devint chef adjoint aux effectifs du Comité militaire régional, sous le nom de code "commandant Michel". Tous les deux furent tués le  : partis en mission en moto à La Boulay, en Pluméliau, ils furent surpris par une patrouille allemande et, malgré leur résistance (ils tueront quatre soldats allemands), ils perdirent la bataille.
  10. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  12. Jean Marie Le Halpert, né en 1878 à Caudan.
  13. Pierre Rogel, né le à Caudan.
  14. Eugène Morvan, né le à Kerentrech en Caudan, décédé le à Lanester.
  15. Jean Maurice, né le à Lanester, décédé le à Lanester.
  16. Jean-Claude Perron, né le à Lignol, décédé en décembre 2004 à Lanester.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Populations 2021 : quel est le rang de votre commune dans le top/flop breton ? », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire - Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  8. « Station météofrance Lorient-Lann Bihoue - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Lanester et Quéven », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Le pont Gueydon fait le plein de signatures », Journal Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. Ville de Lanester, « Viaduc ferroviaire » (consulté le ).
  15. « Lanester. La nouvelle passerelle installée sur le parc Mandela », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. « Le marais de La Goden, 22 ha à découvrir au calme », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  17. Panneau d'information touristique situé sur place.
  18. « Lanester. Les planchers en bois abîmés du marais de la Goden vont être remplacés », Ouest-France,‎ 7 ocotbre 2020 (lire en ligne).
  19. https://preprod.morbihan.fr/les-services/environnement/cotes-nature-2019/site-par-site/marais-de-la-goden.
  20. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  22. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  27. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
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  31. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
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  33. a et b « Étymologie et Histoire de Lanester », sur infobretagne.com (consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Jean-Noël Retière, Identités ouvrières  : Histoire sociale d’un fief ouvrier en Bretagne 1909-1990, Paris, éd. L’Harmattan, , 236 p. (ISBN 2-7384-2245-4)
  • André Leclère et Lucette Leclère (préf. Jean Maurice, maire honoraire de Lanester), Images et mémoire de Lanester, Lanester, éd. à compte d’auteur, , 112 p. (ISBN 2-9505821-9-2)
  • Yann Lukas (préf. Jean-Pierre Anfré, maire de Lanester), Lanester, histoire d’une ville, Quimper, Éd. Palantines, , 136 p. (ISBN 2-911434-08-0)
  • Claude Le Colleter, Lanester, rivages d'histoire et de légendes, Liv'Éditions, , 115 p. (ISBN 978-2-84497-142-5 et 2-84497-142-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]