Ploufragan

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Ploufragan
Ploufragan
L'allée couverte du Grimolet.
Blason de Ploufragan
Blason
Ploufragan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Saint-Brieuc Armor Agglomération
Maire
Mandat
Rémy Moulin
2020-2026
Code postal 22440
Code commune 22215
Démographie
Gentilé Ploufraganais
Population
municipale
11 546 hab. (2017 en augmentation de 1,76 % par rapport à 2012)
Densité 427 hab./km2
Population
aire urbaine
170 779 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 24″ nord, 2° 47′ 40″ ouest
Altitude 127 m
Min. 30 m
Max. 181 m
Superficie 27,06 km2
Élections
Départementales Canton de Ploufragan
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Ploufragan
Liens
Site web Site officiel de la commune

Ploufragan [plufʁagɑ̃] est une commune française située près de Saint-Brieuc en Bretagne dans le département des Côtes-d'Armor.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Plofragan en 1167, Ploufragan en 1230, Ploefragan en 1368, Plefragan en 1369, Parochia de Ploefraganen 1371, Plouffragan en 1427[1], Pluffragan en 1477 et en 1480, Plouffragan en 1513, Plufragan en 1536, Ploffragan en 1575, Ploufragan en 1622[2].

En breton, Ploufragan signifie le Plou de Fragan. Plou désigne une paroisse, tandis que Lan désigne un hermitage (ex : Landivisiau, Langueux).

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines préhistoire et antiquité gallo romaine[modifier | modifier le code]

La commune de Ploufragan recèle plusieurs monuments mégalithiques qui dénotent une occupation dès la Préhistoire, au moins depuis le Néolithique. Une riche villa d'un citoyen romain d'origine gauloise, proche de Corseuil ainsi que Gouarec, fut retrouvée sur la commune. Sur l'emprise de la fouille, les premières traces d'implantations humaines remontent à la période gauloise ancienne. Elles consistent en un enclos fossoyé et plusieurs fosses qui correspondent aux vestiges d'un premier habitat réalisé en matériaux périssables (bois et terre). Au cours du Ier siècle de notre ère, un établissement gallo-romain, délimité par des fossés orientés selon les points cardinaux, fait son apparition. Il s'agit d'une ferme qui évolue au fil des années pour aboutir à la création d'une grande et luxueuse villa, dont certains murs reprendront l'emplacement de fossés antérieurs. La dernière occupation, postérieure à l'époque gallo-romaine, se signale par des fossés parcellaires, dont certains coupent des murs de la villa. La villa s'organise en U autour d'une cour centrale. Elle se déploie sur 65m de long et dispose d'une entrée à l'est figurée par les vestiges d'un porche. Cette entrée est elle-même précédée par un chemin qui se raccordait à une voie. La villa de Ploufragan se présente comme un assemblage de pavillons, reliés par des galeries couvertes, qui correspondent à la partie résidentielle. à l'ouest, on observe notamment une grande salle en abside, caractéristique des IIIe et IVe siècles, dans laquelle le propriétaire recevait ses hôtes et clients. Cette salle d'apparat est précédée d'un vestibule communiquant avec un portique de façade à l'ouest, un ensemble de salles, dont une circulaire, peut correspondre à des thermes.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , 19 corps furent exhumés d'une fosse commune de la forêt de Lorge. C'était ceux de 19 résistants FTPF[Note 1] (fusillés le au camp de manœuvre des Croix en Ploufragan, qui avaient été condamnés à mort par un tribunal allemand la veille à Saint-Brieuc[3].

Sous le titre « Douze terroristes condamnés à mort dans les Côtes-du-Nord », le journal L'Ouest-Éclair, alors journal collaborationniste, écrit dans son édition du  : « Le 6 mai, une cour martiale allemande a condamné à mort douze terroristes convaincus d'attaques contre l'armée d'occupation, d'assassinats d'un feldgendarme et de soldats français. On leur reprochait en outre des attentats à la dynamite contre des immeubles abritant des services allemands et des actes de sabotage ayant occasionné des déraillement et causé de graves dégâts, enfin des cambriolages de mairies, de magasins et de fermes »[3].

Ces résistants étaient originaires des régions de Callac, Lannion, Guingamp, Ploumilliau et Maël-Carhaix.

Le lendemain sept résistants membres du groupe FTP « La Marseillaise », de Plouaret, arrêtés le , jugés à Plounévez-Moëdec furent exécutés au camp de manœuvre des Croix en Ploufragan. Le journal L'Ouest-Éclair écrit le sous le titre « Sept terroristes sont exécutés à Saint-Brieuc » : « Sept terroristes habitant les Côtes-du-Nord ont été jugés par une cour martiale allemande et condamnés à mort. La sentence a été exécutée. Les accusés étaient des auteurs de sabotages sur les voies ferrées, d'incendies volontaires et de plusieurs autres méfaits. Ils étaient en outre détenteurs d'armes, de munitions et d'explosifs »[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur aux trois coquilles d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois mâcles d'or.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ploufragan
La Méaugon - Trémuson Plérin Saint-Brieuc
Saint-Donan Ploufragan Trégueux
Plaine-Haute Saint-Julien Plédran

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Ploufragan est pratiquement identique de celui de la ville de Saint-Brieuc. Voir : Climat Saint-Brieuc.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Plusieurs immeubles du quartier Iroise (près du centre-ville) seront détruits dans le cadre d'un projet de réhabilitation du quartier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1935 François Marie Le Nôtre    
1956 mars 1977 Marcel Cosson    
mars 1977 novembre 1997 Jean Dérian PCF Cheminot
Conseiller général du canton de Ploufragan (1982-2008)
Sénateur des Côtes-d'Armor (septembre 1997-septembre 1998)
novembre 1997 mai 2006 Janine Tardivel PCF  
mai 2006 En cours Rémy Moulin App. PCF Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Ploufraganais. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[4],[Note 2].

En 2017, la commune comptait 11 546 habitants[Note 3], en augmentation de 1,76 % par rapport à 2012 (Côtes-d'Armor : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0201 8521 9692 2522 5812 4672 4582 5962 493
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5362 4942 6042 5732 6422 7852 7932 9042 779
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7332 7162 7202 6852 7852 9043 1313 2593 511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4 0225 1098 39510 28910 58310 57910 93511 23411 398
2017 - - - - - - - -
11 546--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Activités économiques[modifier | modifier le code]

La commune est essentiellement rurale mais comporte une grande zone industrielle, la zone industrielle des Châtelets, qui accueille notamment une usine de fabrication de chaudières appartenant au groupe italien Ariston Thermo Group. Cependant, cette entreprise (Chaffoteaux) a cessé son activité de production fin 2009 après une forte mobilisation de ses salariés. Il ne reste que le centre de recherche et développement avec 40 salariés.

Elle accueille également le zoopole, institut de recherche sur la santé et l'hygiène des animaux d'élevage. Ainsi au centre de pathologie porcine, des porcelets naissent sous bulle, après ablation de l'utérus de leur mère. Indemnes de microbes, consommant de l'air, de l'eau et des aliments stérilisés, ils serviront à étudier maladies infectieuses et traitements vétérinaires. Cette méthode pourrait aussi permettre de fournir aux élevages intensifs des reproducteurs de haute qualité à la fois sanitaire et génétique.

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor ainsi que l'ANSES.

Transports[modifier | modifier le code]

Ploufragan est relié au reste de l'agglomération du lundi au samedi grâce aux lignes B, 40, 90, 120 et 130, en soirée par la ligne N2 et les dimanches et jours fériés par la ligne DF2 uniquement, des Transports urbains briochins (TUB).

Bien que la commune soit traversée par la ligne de Saint-Brieuc à Pontivy, fermée à tout trafic depuis 2017, elle ne dispose pas de gare.

Culture locale, patrimoine et tourisme[modifier | modifier le code]

Allée couverte de la Couette
Wikivoyage-logo.svg

Pour toutes informations concernant la culture et le tourisme de la commune : article sur Wikivoyage.

Édifices religieux et civils[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.

Espace culturel[modifier | modifier le code]

Ploufragan possède un pôle culturel nommé l'Espace Victor-Hugo comprenant une médiathèque et un centre culturel, situés face à l'église, tout près de la mairie.

Des informations sur les activités de ce pôle culturel sont disponibles sur le site de la ville.
De plus, Ploufragan compte sur son territoire 7 écoles publiques, un collège public[7] et une école privée. Elle accueille également le CNAM Bretagne ainsi que l'École Vaucanson.

Sports[modifier | modifier le code]

Le centre technique Henri Guérin de la ligue de Bretagne de football est un centre fédéral de préformation de football. Il a accueilli[8], entre autres, Yoann Gourcuff et Sylvain Marveaux. Il a été créé en 1995 à l’initiative d’Henri Guérin et de Paul Le Hersan. Le Tournoi des centres de formation s'y déroule tous les ans.

Il y trois clubs de football : La Société Sportive Ouvrière Ploufraganaise (SSOP), l'Association sportive de Saint-Hervé (ASSH) et Gazelec Sports mais à la suite d'une fusion en de la SSOP et du Gazélec Sports formant le Ploufragan football-club (PFC), la ville n'en comptent plus que deux.

Le joueur de tennis professionnel Marc Gicquel a été formé à l'ATG (Amicale Tennis Griffon).

Le club de rink hockey (le SPRS) joue en National 1 de rink hockey et a accueilli le championnat d'Europe U17 en .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marcel Bitaille, Eugène Cazoulat et Pierre Menguy (tous trois de Callac) , Eugène Daniel, Auguste Le Pape et Joseph Hénaff (tous trois de Plouaret) , Auguste Duguay (de Plourac'h), Arsène Faujouron et Pierre Menou (tous deux du Vieux-Marché), Émile Henry (de Ploumilliau), Maurice Lagadec (de Lannion), Arsène Le Bozec, Léon Querson et Roger Quentric (tous trois de Trébrivan), Charles Le Gallou (de Guingamp), Roger Madigou (de Louargat), Jean Pleyber (de Maël-Carhaix), François Prigent (de Maël-Pestivien).
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Loire Atlantique, B 2978
  2. Archives des Côtes-d'Armor.
  3. a b et c Éric Rondel, Crimes nazis en Bretagne (septembre 1941-août 1944), Astoure, (ISBN 978-2-36428-032-8).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  7. collège public.
  8. http://www.ctr-foot.com/page/pole.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]