Film musical

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Ne doit pas être confondu avec Comédie musicale.
Marilyn Monroe dans la bande-annonce de Les hommes préfèrent les blondes (1953). À droite, un danseur du rang qui fera parler de lui : George Chakiris

Le film musical[1] est un genre de cinéma qui contient de la musique, des chansons ou de la danse. Il peut être confondu avec la comédie musicale, forme de théâtre où ont été ajoutées de la musique, des chansons et de la danse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le cinéma muet[modifier | modifier le code]

Dès les premiers films, le problème de l’enregistrement du son qui émane de la scène filmée est au cœur des préoccupations des inventeurs du cinéma, l’Américain Thomas Edison et son assistant, le Franco-Britannique William Kennedy Laurie Dickson. Thomas Edison vient déjà en 1877 de mettre au point le Phonographe, un appareil qui non seulement enregistre les sons sur un cylindre en acier recouvert d’une feuille d’étain, mais qui est capable de les reproduire distinctement, contrairement aux expériences qui ont été faites par d’autres inventeurs prolixes, comme le Français Charles Cros. Edison est devenu sourd dans sa jeunesse et un rêve le travaille : coupler le son d’une voix et l’image de l’artiste qui chante ou qui parle. « On pourrait ainsi assister à un concert du Metropolitan Opera cinquante ans plus tard, alors que tous les interprètes auraient disparu depuis longtemps[2]. » Rêve prémonitoire du cinéma sonore.

Le rêve d'Edison s’appuie sur la mise au point en 1889 dans ses laboratoires d’une machine qui semble répondre à sa recherche. Il s’agit d’un enregistreur phonographique dont l’axe de rotation horizontal est prolongé à l’intérieur d’une chambre photographique. Cet axe reçoit sur un cylindre en verre une couche d’émulsion photographique. L’objectif de la chambre noire est en permanence ouvert lors de la prise de vues, mais un obturateur rotatif en interrompt régulièrement le faisceau lumineux, tandis que le cylindre tourne et se déplace latéralement à la manière du graveur de son lui-même. L’axe commun devrait en principe assurer une parfaite synchronisation de l’image et du son. Les premiers essais sont exécutés sans prise de son, et donnent ce que Edison et ses ingénieurs appellent les Monkeyshines n°1, 2 et 3. La couche sur verre est d’abord développée en tant que film négatif — le cylindre est plongé directement dans les bains — puis tirée sur un papier photosensible qui donne ainsi un positif que l'on découpe comme une pelure d’orange, en formant un ruban. Les différents clichés, qui sont autant de positions intermédiaires des gestes exécutés par les personnages filmés — les employés du laboratoire — sont bien visibles à l’œil nu, mais leur support fragile et opaque ne permet pas de les voir en mouvement par quelque moyen que ce soit. D’autre part, la quantité de clichés nécessaire pour obtenir une seule seconde de prise de vues est énorme et convainc Edison qu’il ne lui sera pas possible de faire aboutir son rêve : un cylindre suffit pour enregistrer un son, une chanson par exemple, mais le cylindre photosensible sont insuffisants pour impressionner la quantité nécessaire de photogrammes que réclame la prise de vues à raison d'au moins une douzaine d'images par seconde.

L’invention en 1888 par l’Américain John Carbutt du ruban souple et transparent en nitrate de cellulose va permettre à Edison de finaliser la première caméra de cinéma utilisant une pellicule entraînée par un mécanisme intermittent grâce aux perforations disposées sur ses bords : le Kinétographe qui, en 1891, enregistre le premier film du cinéma (c’est Edison qui adopte le mot anglais film pour désigner les bobineaux impressionnés) : Dickson Greeting. Les films Edison, au format 35 mm à perforations Edison brevetées, sont vus avec un appareil à visionnement individuel, le Kinétoscope. Après ce succès, Edison s’obstine à trouver une solution valable au couplage image et son. « Edison refusa de faire projeter en public ses films sur écran, jugeant que l'on tuerait la poule aux œufs d'or, le public n'ayant selon lui, aucune chance de s'intéresser au cinéma muet[3]. » Il néglige ainsi, malgré les conseils pressants de Dickson, de développer un projet d'appareil permettant la projection de ses films. Les frères Lumière, qui n’ont que faire des recherches sonores, lui raviront la primeur et la gloire de cette amélioration considérable.

Ces projections ne sont pourtant pas les premières. En effet, le Français Émile Reynaud qui, lui, dessine et peint directement sur une pellicule de 70 mm de large, constituée de carrés de gélatine comme autant d’images, projette depuis 1892 dans le cadre de son Théâtre optique, les premiers dessins animés, ses pantomimes lumineuses, qui durent jusqu’à 5 minutes. Reynaud a compris instinctivement qu’une musique d'accompagnement augmenterait l’impact émotionnel d’une scène. Il commande ainsi des musiques originales à Gaston Paulin qui les interprète lui-même au piano lors de chaque séance. Ainsi, dès 1892, le mariage des images animées et de la musique est déjà scellé. Mais les films des trente-cinq premières années du cinéma, que l’on appellera plus tard des films muets, sont souvent sonorisés par des moyens bricolés : chanteur caché derrière l'écran pendant la projection, pianiste, orchestre ou disque diffusé par un phonographe, etc.

Le cinéma sonore[modifier | modifier le code]

Du tournage des premiers films (1891) au premier système d’enregistrement du son sur la pellicule elle-même par procédé photographique (1927), des essais plus sérieux voient le jour sporadiquement. Les plus notables sont d’abord les phonoscènes de Léon Gaumont, initiées par la première réalisatrice du cinéma, Alice Guy, qui permettent encore aujourd’hui de voir et entendre des chansons entières interprétées par des artistes de la fin du XIXe siècle devant le Chronophone de Georges Demenÿ. Puis ce sont les véritables essais — en partie réussis — du Vitaphone, développé à la demande d’une petite société de production américaine, Warner Bros, par la compagnie Western Electric et Bell Telephone Laboratories, un système de synchronisation sonore qui reprend le procédé du disque gravé qu’avait essayé sans succès Thomas Edison dès 1895. « Cette fois, les ingénieurs de Western Electric ont équipé l’appareil de projection et le phonographe de moteurs électriques synchrones qui entraînent les deux machines à la même vitesse. À l’époque, pour des raisons de sécurité et de commodité, tous les films sont projetés en galettes de dix minutes. Pour ne pas interrompre la séance, les cabines des cinémas sont équipées d’un double poste de projecteurs qui fonctionnent en alternance. Le système Vitaphone propose de coupler chaque galette de film avec un disque gravé de dix minutes et d’utiliser deux phonographes. Comme les disques des phonographes du marché tournent à 78 tours par minute et durent de 4 à 6 minutes, pour obtenir la durée nécessaire de dix minutes, sans augmenter le diamètre des disques, ce qui les aurait fragilisés, la vitesse de rotation, à l’enregistrement comme à la lecture, est diminuée de 78 tours à 33 tours 1/3 par minute[4]. » C’est le procédé qui est utilisé en 1926 pour le premier film sonore, en fait un film chantant de près de trois heures Don Juan (film, 1926), réalisé par Alan Crosland, avec la vedette John Barrymore, un succès qui tient l’affiche durant de longs mois à New York. Puis en 1927, le célèbre Chanteur de jazz, réalisé lui aussi par Alan Crosland, avec Al Jolson. En fait de parlant, le film utilise encore les intertitres du cinéma muet. Aucun dialogue n’est enregistré. Seules les chansons le sont ainsi que les rares interventions parlées d’Al Jolson au sein de ces chansons.

« La même année, Fox Film Corporation lance le procédé Movietone qui permet de photographier le son sur une pellicule cinéma et de le rajouter sur la bande le long des photogrammes du film... L’inconvénient de ce procédé est que le son s’altère avec l’usure de la copie. Radio Corporation of America (RCA) lance un an plus tard le son Photophone... Ce procédé a l’avantage de ne pas s’altérer. La piste optique est née, le son et les photogrammes figurent désormais sur le même support, parfaitement solidaires[5]. »

Les films « avec chansons »[modifier | modifier le code]

En quelques années la sonorisation s'impose dans le cinéma mondial et avec elle, la chanson. Sans parler des premières comédies musicales, des opérettes et des opéras filmés, les films des années 1930 contiennent souvent une ou deux chansons, révélant au passage le talent de nombreux acteurs-chanteurs : Jean Gabin (Pépé le Moko, Cœur de lilas), Danielle Darrieux (La crise est finie, Mon cœur t'appelle, Un mauvais garçon), Maurice Chevalier et Claudette Colbert (La Chanson de Paris) ou Marlène Dietrich (L'Ange bleu) par exemple. Des artistes issus du music-hall ou du café-concert gagneront ou regagneront une certaine popularité grâce au cinéma : Fréhel (Pépé le Moko, Cœur de lilas), Joséphine Baker (Princesse Tam Tam, Zouzou) et Bing Crosby. Certains ne quitteront plus le 7e art, comme Fernandel. Les industries du disque et du film se rapprochent en se complétant, les films servant à faire vendre des disques et réciproquement, parfois de manière artificielle, comme lorsque la Gaumont modifie le montage de L'Atalante (Jean Vigo) pour y ajouter la chanson Le Chaland qui passe, par Lys Gauty[6].

Des films sont même créés à la gloire d'artistes vocaux dont l'« univers » tient souvent lieu de scénario : Charles Trenet (La Route enchantée, Romance de Paris), Irène de Trébert (Mademoiselle Swing), comme plus tard Elvis Presley, les Beatles, Johnny Hallyday, les Spice Girls, Mariah Carey, Eminem et des centaines d'autres. Ce genre n'est pas toujours traité de manière mercenaire et peut procéder d'un choix artistique fort : le film John McCabe, construit autour des chansons de Leonard Cohen qui l'ont inspiré, a été réalisé par Robert Altman.

La comédie musicale américaine[modifier | modifier le code]

Les films « avec des chansons » sont rapidement rejoints par la comédie musicale filmée.
Certains films sont des adaptations à l'écran de comédies musicales à succès issues de Broadway. On considère généralement que les premiers films dans ce cas, tous sortis en 1929, sont The Desert Song, de Roy Del Ruth, The Cocoanuts, un film de Robert Florey et Joseph Santley mettant en scène les Marx Brothers, Paris, de Clarence G. Badger d'après Cole Porter[7], et surtout Show Boat, de Harry A. Pollard[8].

Fred Astaire et Ginger Rogers (Flying down to rio)

Les années 1930 sont celles de toutes les extravagances en matière de comédie musicale filmée et nombreux sont ceux qui considèrent que le genre n'a jamais connu une telle vitalité depuis. Chant, danse, décors fastueux, les comédies musicales offrent au public de la Grande Dépression le rêve et l'évasion dont il a besoin : les films de Mervyn LeRoy (Golddiggers of 1933, 1935) et de Lloyd Bacon (42th street, 1933, Wonder bar, 1934, À Calliente, 1935), films très marqués par le style « géométrique » du chorégraphe Busby Berkeley, qui passera rapidement derrière la caméra lui-même.
En 1935, avec Le Danseur du dessus, le réalisateur Mark Sandrich offre à la comédie musicale son premier couple mythique : Fred Astaire et Ginger Rogers.
La fin de la décennie verra arriver la couleur. Le Magicien d'Oz, de Victor Fleming, sorti en 1939, constitue à l'époque le film le plus coûteux jamais produit par la Metro-Goldwyn-Mayer. Son succès public sera phénoménal. C'est cependant Autant en emporte le vent, du même Victor Fleming, qui volera au Magicien d'Oz l'Oscar du meilleur film de 1939.

Fred Astaire affranchi des contraintes de la gravitation dans Mariage Royal (1951)

Après la Seconde Guerre mondiale, la Metro-Goldwyn-Mayer règne sans partage sur la production de comédies musicales et prend sous contrat Judy Garland, Fred Astaire, Gene Kelly, Frank Sinatra, Vincente Minnelli, Cyd Charisse, Esther Williams, Debbie Reynolds, Mickey Rooney, Jane Powell, Howard Keel, Kathryn Grayson, Ann Miller, etc., pour des films devenus classiques, produits par Arthur Freed, tels que Ziegfeld Follies, Un Américain à Paris, Chantons sous la pluie, Un jour à New York, Le Chant du Missouri ou Tous en scène. On considère généralement que ce second « âge d'or » de la comédie musicale s'achève en 1958 avec le film Gigi, inspiré du roman homonyme de Colette et dans lequel figuraient Leslie Caron, Maurice Chevalier et Louis Jourdan. Le tout dernier film produit par Samuel Godwyn est Porgy and Bess, réalisé par Otto Preminger en 1959. Les ayants droit de George Gershwin ont obtenu en 1974 que le film n'ait plus la possibilité d'être montré : ils le jugeaient trop « comédie musicale » et pas assez « opéra ». Cet épisode démontre s'il en était besoin la réputation problématique dont pâtit parfois le film musical.

C'est en vain que les concurrents de la MGM tenteront de percer véritablement dans le domaine du film musical, mais on peut tout de même citer quelques réussites artistiques ou commerciales telles que La Glorieuse Parade (Yankee Doodle Dandy) (1942) et Une étoile est née (1954) chez Warner Bros., Les hommes préfèrent les blondes (1953), Carmen Jones (1954) et Le Roi et moi (1956) chez Fox, Holiday Inn (1942), Blue Skies (1946) et Drôle de frimousse (1957) chez Paramount Pictures et Oklahoma! (1955) chez RKO Pictures.

À partir des années 1960, passée la période de la MGM, Hollywood cesse d'enchaîner les sorties de films musicaux. Les grands succès, souvent adaptés de spectacles de Broadway, sont plus épars, mais non moins marquants : West Side Story (1961), My Fair Lady (1964), La Mélodie du bonheur (1965), Funny Girl (1968), Jesus Christ Superstar (1971), Cabaret (1972), Grease (1978), Que le spectacle commence (1979), Popeye (1980), Annie (1982), Chorus Line (1985), La petite boutique des horreurs (1986), Chicago (2002) ou encore les films de l'Australien Baz Luhrmann : Ballroom Dancing (1992), Roméo + Juliette (1996) et Moulin Rouge ! (2001).

La comédie musicale hors des États-Unis[modifier | modifier le code]

Alam Ara, le premier film musical indien, dont on ne connaît plus aujourd’hui que quelques images

Inde[modifier | modifier le code]

Depuis Alam Ara, d'Ardeshir Irani (1931)[9], le pays qui a produit et produit encore le plus de comédies musicales au monde est l'Inde puisque la plupart des films indiens sont des films musicaux — articulés autour du thème quasi unique du mariage. Généralement longs (trois heures), ils présentent des danses frénétiques et gaies sur des musiques rythmées du répertoire traditionnel ou moderne indien, servies par les playbacks de grands chanteurs comme Lata Mangeshkar, Asha Bhosle ou Mohammed Rafi — car ce ne sont jamais les acteurs des films qui interprètent les chansons.

Hors du marché intérieur indien, ces films sont diffusés dans le monde entier et ont notamment un grand succès dans tout le Maghreb.

Voir les articles Bollywood et Kollywood.

Égypte[modifier | modifier le code]

Le cinéma musical égyptien a connu son heure de gloire entre les années 1930 et 1960. Le tout premier film parlant (et chantant) égyptien est Tahta daw' al-qamar (1930) par Choukri Madi. Trois ans plus tard, le film La noce blanche (Al-Warda al-bayda, 1933), de Mohammed Karim, est une étape décisive, notamment grâce au chanteur et compositeur Mohammed Abdel Wahab. Pendant une trentaine d'années, le cinéma égyptien dominera tout le Moyen-Orient, avec des œuvres parfois extrêmement sensuelles et provocantes, notamment après la révolution de 1952 et la proclamation de la République. De nombreux réalisateurs s'illustreront : Al-Warda al-bayda, Salah Abou Seif, Ahmed Badrakhan, Yousry Nasrallah, Niazi Mostafa, Daoud Abdel Sayed, Radwan El-Kashef, Mohamed Khan... Le plus célèbre, mais pas forcément le plus typique, est Youssef Chahine, toujours en activité.

Bien qu'ils n'aient tourné l'un et l'autre que relativement peu de films la chanteuse Oum Kalsoum et le chanteur Mohammed Abdel Wahab ont donné au cinéma égyptien quelques prestations marquantes. On peut citer aussi Farid El Atrache, Mohamed Fawzi, Tahia Carioca. La danseuse Samia Gamal est elle aussi une référence incontournable du cinéma égyptien d'après-guerre avec par exemple le film Madame la diablesse (1949) où elle incarne un génie malicieux.

Après la guerre des Six Jours (1967), qui ébranle la confiance des Égyptiens en Nasser, et après la mort de ce dernier en 1970, la production cinématographique égyptienne s'effondre, tout comme la production littéraire qui y était d'ailleurs liée. La période Sadate, qui voit l'abandon du secteur public du cinéma[10] marque la fin de l'âge d'or du cinéma égyptien.

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

En Grande-Bretagne, le film musical n'a jamais cessé d'exister, notamment dans le cadre de coproductions américano-britanniques. Le premier film britannique parlant, qui est aussi le premier film mis en musique, est Blackmail, par Alfred Hitchcock (1929)[11]. Les années 1930 donnent la part belle à des acteurs et des actrices comme Arthur Askey, Cicely Courtneidge, Gracie Fields, George Formby, Jack Hulbert, Stanley Lupino, Tommy Trinder, Jack Buchanan et surtout Jessie Matthews. Ensuite, on peut citer Beat Girl (1959) It's All Happening (1963), Catch us if you can (1965), Oliver ! (1968), Scrooge (1970), Bugsy Malone (1976), Absolute Beginners (1986), Evita (1997), mais aussi tous les films issus de la musique pop/rock, de Cliff Richard (The young ones, Summer holiday) au mouvement punk. Parmi les réalisateurs dont l'œuvre se démarque de la tradition américaine, mentionnons Julien Temple et Alan Parker.

Les Monty Python incluent souvent des passages chantés dans leurs films tels que Le Sens de la vie ou La Vie de Brian.

Espagne

Pour les années 1930-1940, on doit mentionner les artistes Imperio Argentina, Concha Piquer Estrellita Castro et Juana Reina Castrillo et les réalisateurs Florian King, Benito Perojo, Juan de Orduña et Luis Lucia.

La période franquiste est plutôt favorable aux films musicaux, avec notamment la série des Joselito (quatorze films entre 1956 et 1969). Le cinéma musical espagnol est riche, dans plusieurs registres : chanson populaire, folklore, Zarzuela[12], et flamenco, avec les films de Francisco Rovira Beleta (Los Tarantos, 1963, El amor brujo, 1967) et de Carlos Saura.

Allemagne[modifier | modifier le code]

Tout comme en Italie, le film musical est très courant en Allemagne avant la Seconde Guerre mondiale, mais se raréfie ou devient l'exception ensuite.

Les années 1930 virent la réalisation de plusieurs films musicaux allemands, souvent aussi tournés simultanément en version française, et parfois également anglaise, avec un casting différent suivant les versions. Durant cette décennie, l'Ufa produit une série d'opérettes filmées parmi lesquelles Le congrès s'amuse, Le Chemin du paradis et L'Ange bleu sont les exemples les plus représentatifs et également ceux qui connurent le succès le plus impressionnant. Certaines chansons, comme Avoir un bon copain (Ein Freund, ein guter freund) sont entrées dans la postérité.

L'Opéra des quat'sous, adaptation de la comédie musicale du même nom, fut adapté une nouvelle fois au cinéma en 1962. La chanson Mack the Knife, version anglaise de La complainte de Mackie (Die Moritat von Mackie Messer) est devenue un standard du jazz après avoir été reprise dans les années 1950 par de nombreux artistes américains.

L'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler et du parti nazi en 1933 entraina un changement dans l'art. Le Chemin du paradis fut interdit en 1937 à cause des origines juives du réalisateur et de certains membres de l'équipe. Les artistes juifs ou qui avait des proches juifs s'exilèrent ou furent déportés. Kurt Gerron qui joua dans L'Ange bleu et Le Chemin du paradis fut assassiné à Auschwitz tandis qu'Oskar Karlweis, Wilhelm Thiele, et les compositeurs Friedrich Hollaender (L'Ange bleu, Moi et l'impératrice, Einbrecher) et Werner R. Heymann (Le Chemin du paradis, Le congrès s'amuse, Princesse à vos ordres !, Le Capitaine Craddock, Un rêve blond…), entre autres, quittèrent l'Allemagne, tout comme Lilian Harvey (dont le régime nazi confisqua les biens). Marlène Dietrich s'opposa au régime nazi et prit la nationalité américaine.

Toutefois, si l'arrivée du régime nazi en Allemagne marque l'éloignement des juifs au cinéma, il ne marque pas la disparition des films musicaux. A titre d'exemple, citons L'Étudiant pauvre (1936), Leichte Kavallerie (1935), Capriccio (en) (1938, l'un des derniers films allemands auxquels a participé Lilian Harvey), Der singende Tor (1939) et Le Chant de la métropole (1943).

France[modifier | modifier le code]

En France, après la Seconde Guerre mondiale, la comédie musicale est surtout représentée par le réalisateur Jacques Demy, associé à la Nouvelle Vague. Son premier film musical est Lola () puis l'expérience est retentée trois ans plus tard avec Les Parapluies de Cherbourg, un film intégralement musical et dont tous les dialogues sont chantés. Celui-ci marque une étape de l'histoire du film musical.

Demy réitère avec Les Demoiselles de Rochefort interprété notamment par l'acteur-danseur américain Gene Kelly, puis réalise ensuite Peau d’âne () et sortira un second film entièrement chanté dans la même veine que Les Parapluies de Cherbourg baptisé Une chambre en ville. À la fin des années 1980, il tourne son dernier film, Trois places pour le 26, avant de mourir à 59 ans.

Demy reste à ce jour le seul réalisateur français à avoir su maitriser l’art du film musical, et en avoir fait sa spécialité pendant toute sa carrière. Son univers a beaucoup inspiré Damien Chazelle pour écrire La La Land (). Sans en faire une spécialité, de nombreux autres réalisateurs ont tenté des expériences musicales : Alain Resnais (On connaît la chanson, Pas sur la bouche), Claude Duty (Filles perdues, cheveux gras), Olivier Ducastel (Jeanne et le Garçon formidable), Pierre Koralnik (Anna), etc. À deux reprises, le réalisateur et scénariste Christophe Barratier tente l'expérience, d’abord avec Les Choristes en puis avec Faubourg 36 en . Depuis aucune expérience n'a été retentée au cinéma du côté français.

Le film musical générationnel[modifier | modifier le code]

Avec l'émergence, au cours de la seconde moitié du XXe siècle, d'une véritable culture adolescente, chaque génération, chaque genre musical, fait l'objet d'hommages plus ou moins pertinents et plus ou moins sincères de la part de l'industrie du cinéma. Le rock 'n' roll (La Blonde et moi, Beat Girl) La musique soul/Rhythm and blues (The Wiz, The Blues Brothers), la musique country (La Cage aux poules), la disco (La Fièvre du samedi soir), le punk (La Grande Escroquerie du Rock'n'Roll), le Hip-hop (Beat Street), etc.

Des comédies musicales subversives et autres opéras-rock naissent aussi de la contre-culture des années 1960-1970 en Grande-Bretagne ou aux États-Unis : Phantom of the Paradise (1974), The Rocky Horror Picture Show et Tommy (1975), Hair (1979), The Wall (1982). Ici, le genre musical n'est plus un produit, mais un véritable outil de contestation politique. On peut en dire autant, dans une certaine mesure, de films tels que Footloose et Dirty Dancing qui associent musique, danse et quête d'émancipation.

De nombreux films musicaux s'attachent à évoquer le difficile parcours d'un artiste qui part à la recherche de son talent : Chorus Line, French Cancan, Fame, Flashdance, etc.

Le film de concert[modifier | modifier le code]

En marge de ces acceptions majoritaires, on peut distinguer quelques autres catégories entrant dans le domaine du film musical, à commencer par les enregistrements de prestations musicales. Dans les années 1960 et surtout années 1970, le genre fut abondamment fourni, la plupart des grandes villes occidentales ayant des salles uniquement dédiées à ce genre de films. Stylistiquement, les films relèvent plus du documentaire, la créativité se limitant souvent au split screen, mais à une époque de moindres supports de diffusions culturelles, il répondait à une demande d'images de la part d'un public fervent.

L'archétype du genre est Woodstock de Michael Wadleigh, sorti en 1970, filmé au cours du festival du même nom en août 1969. Mais de nombreux concerts et festivals furent filmés et exploités en salles : The Beatles at Shea Stadium ; Jimi Plays Monterey (Jimi Hendrix) ; Gimme Shelter, Sympathy for the Devil (The Rolling Stones) ; les festivals Monterey Pop, de l'île de Wight, Celebration at Big Sur. Le dernier avatar notable du genre fut la captation que Martin Scorsese réalisa en 1978 du concert d'adieu de The Band : The Last Waltz. En 1987, le film Sign O' The Times de Prince est l'un des derniers exemples de l'exploitation en salle d'un concert filmé. L'expansion du marché de la vidéo, puis du DVD a fait complètement disparaître ces films des grands écrans.

Paradoxalement, malgré l'engouement du public des années 1970, peu de films furent réalisés qui ne soient pas de simples captations, mais de véritables mises en scène, en image et en musique. À côté de quelques essais psychédéliques de Yes, la seule création notable demeure Pink Floyd: Live at Pompeii, initialement un téléfilm franco-allemand, sorti en salle en 1973. Pour mémoire, signalons néanmoins les émissions spéciales que réalisaient les Beatles à la télévision (BBC) à l'occasion des fêtes de Noël, et dont il reste au moins The Magical Mystery Tour (1967), également exploité en salle par la suite.

Les films biographiques[modifier | modifier le code]

De nombreux Films biographiques sont consacrés au récit romancé de la carrière d'artistes. On peut citer The Rose (1979), inspiré de la vie de Janis Joplin, What's Love Got to Do with It (1993), consacré à Tina Turner, Walk the Line (2005), consacré à Johnny Cash, La Môme (2007), consacré à Édith Piaf, etc. Dans certains de ces films, les musiciens interprètent leur propre rôle : Glitter, avec Mariah Carey, 8 Mile avec Eminem, Réussir ou mourir avec 50 Cent, Le Chant des ondes (2012) consacré à Maurice Martenot, etc.

Les films de musiciens[modifier | modifier le code]

Des musiciens ont profité de leur notoriété ou de leur fortune pour devenir producteurs ou, parfois même, réalisateurs de films musicaux. On peut notamment mentionner Prince (Purple Rain, Under The Cherry Moon et Graffiti Bridge), Bob Dylan (Renaldo et Clara), Les Beatles (Magical Mystery Tour), ou encore des chanteurs-acteurs tels que Serge Gainsbourg (Je t'aime moi non plus) et Barbra Streisand.

De nombreux chanteurs ont fait une importante carrière au cinéma y compris dans des films non chantés : Alain Souchon, Jennifer Lopez, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, Frank Sinatra, Jacques Higelin, Jacques Dutronc, Cher, Marc Lavoine par exemple.

Le cinéma d'animation[modifier | modifier le code]

Une image tirée d'une bande-annonce pour Blanche-Neige et les Sept Nains, 1937. Avec ce film, Disney crée une formule qui n'a pas changé depuis : le long-métrage animé en couleurs, avec des chansons

Disney, avec les Silly Symphonies (1929) et Warner Bros., avec les Merrie Melodies (1931) créent des courts métrages animés et musicaux, parfois chantés. En 1937, Blanche-Neige et les Sept Nains inaugure une formule conservée par les studios Disney jusqu'au début des années 2000, celui du long-métrage d'animation en couleurs, avec des parties chantées. Mais on considère généralement que le premier film long-métrage musical animé est Douce et Criquet s'aimaient d'amour tendre (Mister Bug Goes to Town) des frères Max et Dave Fleischer (1941).
L'année précédente, en 1940, les studios Disney s'étaient lancés dans une expérience originale, avec le film Fantasia, qui est constitué de huit séquences illustrant à l'écran des morceaux d'anthologie de la musique classique, de Johann Sebastian Bach à Igor Stravinski. Le film est inspiré des travaux du cinéaste d'avant-garde Oskar Fischinger, un disciple de Walter Ruttmann qui, dès le début des années 1930 avait réalisé des films d'abstraction géométrique illustrant Liszt ou Gershwin[13].
À partir de 1989 Alan Menken, un compositeur de comédies musicales issu du monde du théâtre, écrit les chansons des « grands films d'animation » Disney, comme La Petite Sirène, Aladdin, La Belle et la Bête, Le Bossu de Notre-Dame, Hercule et Pocahontas. Cette collaboration vaudra à Alan Menken d'être devenu le compositeur vivant ayant reçu le plus d'oscars (huit au total).
En 1993, Disney innove encore en produisant une comédie musicale en « Stop Motion » (Animation en volume), L'Étrange Noël de monsieur Jack, par Henry Selick.

Le film d'opéra[modifier | modifier le code]

Enfin, dans le cadre de films contenant de la musique, des chansons et de la danse, le film d'opéra est une catégorie à part entière. Les films d'opéras ne furent que peu produits jusque dans les années 1950 et notamment l'apparition du son stéréophonique. Herbert von Karajan réalisa quelques productions hiératiques, pour lesquelles les caméras sur scène filmaient des mises en scène spécifiques et conventionnelles, dont notamment une Aïda d'après Verdi dans laquelle Sophia Loren était doublée par Renata Tebaldi.

Il faut attendre les années 1980 pour voir des productions spécifiquement cinématographiques, à commencer par la triple production que Peter Brook fit de Carmen en 1983. Il avait monté l'opéra au théâtre dans un format légèrement restreint, mais avec trois équipes de solistes différentes, pour permettre une représentation quotidienne. Il décida de prolonger l'expérience en réalisant trois films intitulés La Tragédie de Carmen, à l'intérieur même du théâtre, mais en en utilisant tous les lieux possibles, avec ses trois équipes de chanteurs et en recréant une mise en scène pour l'écran. Les rôles-titre étaient tenus par Hélène Delavault, Zehava Gal et Eva Saurova.

Mais l'homme-clé du genre demeure Daniel Toscan du Plantier qui, au cours des années 1980, fut l'initiateur et le producteur d'une série de films utilisant toutes les ressources du cinéma au service des opéras, réalisés en décors naturels ou en studio selon les impératifs artistiques, et appelant des grands noms pour les réaliser : Don Giovanni de Joseph Losey en 1980, Carmen de Francesco Rosi en 1984, La Bohème de Luigi Comencini en 1988, Boris Godounov d'Andrzej Żuławski en 1989.

Sur cette lancée, Frédéric Mitterrand produisit et réalisa une notable Madame Butterfly en 1995.

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Années 1920
 : Le Chanteur de jazz (The Jazz Singer) d'Alan Crosland
Années 1930
 : Chercheuses d'or de 1933 (Gold Diggers of 1933) de Mervyn LeRoy
 : 42e Rue (42nd Street) de Lloyd Bacon
 : Prologue de Lloyd Bacon
 : Joyeux Garçons, par Grigori Alexandrov, premier film musical soviétique
 : La Joyeuse Divorcée (The Gay Divorcee) de Mark Sandrich
 : La Veuve joyeuse d'Ernst Lubitsch (tourné en deux versions : anglophone The merry widow, et française)
 : Le Chant du Danube (Waltzes from Vienna) d'Alfred Hitchcock
 : Le Danseur du dessus (Top Hat) de Mark Sandrich
 : Gold Diggers of 1935 de Busby Berkeley
 : En suivant la flotte (Follow the Fleet) de Mark Sandrich
 : Gold Diggers of 1937 de Busby Berkeley
 : Sur les ailes de la danse (Swing Time) de George Stevens
 : L'Entreprenant Monsieur Petrov (Shall We Dance) de Mark Sandrich
 : Le Magicien d'Oz (The Wizard of Oz) de Victor Fleming
 : Place au rythme de Busby Berkeley
 : Emporte mon cœur (Broadway Serenade) de Robert Z. Leonard
Années 1940
 : En avant la musique (Strike Up the Band) de Busby Berkeley
 : Débuts à Broadway (Babes on Broadway) de Busby Berkeley
 : L'amour vient en dansant (You'll never get rich) de Sidney Lanfield
 : La Danseuse des Folies Ziegfeld (Ziegfeld Girl) de Robert Z. Leonard
 : Lady Be Good de Norman Z. McLeod
 : Ô toi ma charmante (You were never lovelier), film de William A. Seiter
 : La Reine de Broadway (Cover girl), film de Charles Vidor
 : Le Chant du Missouri (Meet Me in St. Louis) de Vincente Minnelli
 : Le Bal des sirènes (Bathing Beauty) de George Sidney
 : Ziegfeld Follies de George Sidney
 : Carmen de Christian-Jaque
 : L'Étoile des étoiles (Down to Earth), film de Alexander Hall
 : Parade de printemps (Easter Parade) de Charles Walters
 : Le Pirate (The Pirate) de Vincente Minnelli
 : Un jour à New York (On the Town) de Stanley Donen et Gene Kelly
 : Match d'amour (Take Me Out to the Ball Game) de Busby Berkeley et Stanley Donen
Années 1950
 : Annie, la reine du cirque (Annie Get Your Gun) de George Sidney
: Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard) de Billy Wilder
 : Mariage royal (Royal Wedding) de Stanley Donen
 : Show Boat de George Sidney
 : Un Américain à Paris (An American in Paris) de Vincente Minnelli
 : La Première Sirène (Million Dollar Mermaid) de Mervyn LeRoy
 : Chantons sous la pluie (Singin' in the Rain) de Stanley Donen et Gene Kelly
 : Les hommes préfèrent les blondes (Gentlmen prefer blondes) de Howard Hawks
 : Tous en scène (The Band Wagon) de Vincente Minnelli
 : Donnez-lui une chance (Give a Girl a Break) de Stanley Donen
 : Une étoile est née (A star is born) de George Cukor
 : Carmen Jones d'après la comédie musicale de Hammerstein, film de Otto Preminger
 : Embrasse-moi, chérie (Kiss Me Kate) de George Sidney
 : Brigadoon de Vincente Minnelli
 : Les Sept Femmes de Barbe-Rousse (Seven Brides for Seven Brothers) de Stanley Donen
 : Ma sœur est du tonnerre (My Sister Eileen) de Richard Quine
 : Blanches colombes et vilains messieurs (Guys and Dolls) de Joseph L. Mankiewicz
 : Beau fixe sur New York (It's Always Fair Weather) de Stanley Donen et Gene Kelly
 : Le Roi et moi (film, 1956) (The King and I) de Walter Lang
 : Pique-nique en pyjama (The Pajama Game) de Stanley Donen et George Abbott
 : Drôle de frimousse (Funny Face) de Stanley Donen
 : La Blonde ou la Rousse (Pal Joey) de George Sidney
 : Mother India de Mehboob Khan
 : Gigi de Vincente Minnelli
 : South Pacific de Joshua Logan
 : Orfeu Negro de Marcel Camus
Années 1960
 : West Side Story de Jerome Robbins et Robert Wise
 : A Hard Day's Night de Richard Lester avec The Beatles
 : Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy
 : Mary Poppins de Robert Stevenson (pour les studios Walt Disney)
 : My Fair Lady de George Cukor
 : La Mélodie du bonheur (The Sound of Music) de Robert Wise
 : Sweet Charity de Bob Fosse
 : Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy
 : Camelot de Joshua Logan
 : Le Livre de la Jungle (The Jungle Book) de Wolfgang Reitherman (pour les studios Walt Disney)
 : Oliver ! de Carol Reed
 : Chitty Chitty Bang Bang de Ken Hughes
 : Funny Girl de William Wyler
1968 : Star ! de Robert Wise
 : Easy Rider de Dennis Hopper
Années 1970
 : Peau d'âne de Jacques Demy
 : Woodstock de Michael Wadleigh
1970 : Darling Lili de Blake Edwards
 : IXE-13 de Jacques Godbout
 : Charlie et la Chocolaterie (Willy Wonka & the Chocolate Factory) de Mel Stuart
 : Cabaret de Bob Fosse
 : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil de Jean Yanne
 : Jesus Christ Superstar de Norman Jewison
 : Godspell de David Greene
 : Phantom of the Paradise de Brian De Palma
 : The Rocky Horror Picture Show de Jim Sharman
 : Tommy, conçu par le groupe The Who et réalisé par Ken Russell
 : Oz de Chris Löfvén
 : New York, New York de Martin Scorsese
 : La Fièvre du samedi soir (Saturday Night Fever) de John Badham
 : Grease de Randal Kleiser
 : Hair de Miloš Forman
Années 1980
 : The Blues Brothers de John Landis
 : Quadrophenia, conçu par le groupe The Who et réalisé par Franck Roddam
 : Fame d'Alan Parker
 : Xanadu, de Robert Greenwald
 : Une chambre en ville de Jacques Demy
 : The Wall, conçu par le groupe Pink Floyd et réalisé par Alan Parker
 : Flashdance de Adrian Lyne
 : Staying Alive de Sylvester Stallone
 : La Tragédie de Carmen de Peter Brook
 : Le Bal d'Ettore Scola
 : Carmen ballet de Carlos Saura
 : Purple Rain avec le chanteur et musicien Prince
 : Carmen de Francesco Rosi
 : Parking de Jacques Demy
 : Absolute Beginners de Julien Temple
 : Dirty Dancing de Emile Ardolino
 : Trois places pour le 26 de Jacques Demy
 : Moonwalker avec le chanteur et danseur Michael Jackson
 : La Petite Sirène (The Little Mermaid) de Ron Clements et John Musker (pour les studios Disney)
Années 1990
 : Cry-Baby, de John Waters
 : La Belle et la Bête (Beauty and the Beast) de Gary Trousdale et Kirk Wise (pour les studios Walt Disney)
 : Aladdin de Ron Clements et John Musker (pour les studios Walt Disney)
 : L'Étrange Noël de monsieur Jack d'Henry Selick
 : Le Roi lion (The Lion King), de Roger Allers et Rob Minkoff (pour les studios Walt Disney)
 : Pocahontas, une légende indienne (Pocahontas) de Mike Gabriel et Eric Goldberg (pour les studios Walt Disney)
 : Tout le monde dit I love you (Everyone Says I love You) de Woody Allen
 : Evita, d'Alan Parker
 : Le Bossu de Notre-Dame (The Hunchback of Notre Dame) de Gary Trousdale et Kirk Wise (pour les studios Walt Disney)
 : Hercule (Hercules) de Ron Clements et John Musker (pour les studios Walt Disney)
 : On connaît la chanson, d'Alain Resnais
 : Jeanne et le Garçon formidable d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau
 : Mulan de Tony Bancroft et Barry Cook (pour les studios Walt Disney)
 : Still Crazy : De retour pour mettre le feu de Brian Gibson
 : South Park, le film de Trey Parker et Matt Stone
Années 2000
 : Geppetto de Tom Moore
 : Dancer in the Dark de Lars von Trier
 : Moulin Rouge ! de Baz Luhrmann
 : Lagaan (Lagaan: Once Upon a Time in India) de Ashutosh Gowariker
 : La Famille indienne (Kabhi Khushi Kabhie Gham...) de Karan Johar
 : Hedwig and the Angry Inch de John Cameron Mitchell
 : Huit Femmes de François Ozon
 : Chicago de Rob Marshall
 : Huit femmes de François Ozon
 : Devdas de Sanjay Leela Bhansali
 : Filles perdues, cheveux gras de Claude Duty
 : Week-end en enfer de Bob Williems
 : Interstella 5555: The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem
 : Pas sur la bouche d'Alain Resnais
 : Les Choristes de Christophe Barratier
 : Beyond the sea de Kevin Spacey
 : Le Fantôme de l'Opéra (The Phantom of the Opera) de Joel Schumacher
 : Coup de foudre à Bollywood (Bride & Prejudice) de Gurinder Chadha
 : Reefer Madness de Andy Fickman avec Kristen Bell, Christian Campbell
 : Les Producteurs de Susan Stroman avec Nathan Lane, Matthew Broderick et Uma Thurman
 : Rent (Rent) de Chris Columbus
 : High School Musical de Kenny Ortega
 : Faubourg 36 (Paris) de Christophe Barratier
 : Across the Universe de Julie Taymor
 : Hairspray de Adam Shankman
 : Les Chansons d'amour de Christophe Honoré
 : Il était une fois (Enchanted) de Kevin Lima
 : Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street de Tim Burton
 : Mamma Mia ! de Phyllida Lloyd
 : High School Musical 3 : Nos années lycée de Kenny Ortega
 : Agathe Cléry d'Étienne Chatiliez
 : Nine de Rob Marshall
 : Guy and Madeline on a Park Bench de Damien Chazelle
Années 2010
 : Burlesque de Steve Antin
 : Rock Forever de Adam Shankman
 : Les Misérables de Tom Hooper
 : Le Chant des ondes de Caroline Martel
 : Stars 80 de Thomas Langmann et Frédéric Forestier
 : Le Rêve du chanteur masqué de Bille Woodruff
 : Joyful Noise de Todd Graff
 : Les Saphirs de Wayne Blair
 : Promenons nous dans les bois (Into the Wood) de Rob Marshall
 : Annie de Will Gluck
 : Jersey Boys de Clint Eastwood
 : Brabançonne de Vincent Bal
 : Whiplash de Damien Chazelle
 : God Help the Girl de Stuart Murdoch
 : Get on Up de Tate Taylor
 : The Last Five Years de Richard LaGravenese
 : La La Land de Damien Chazelle
 : Le Livre de la jungle (Jungle Book) de Jon Favreau
 : Sing Street de John Carney
 : Emo de Neil Triffett
 : Sur quel pied danser de Paul Calori et Kostia Testut
 : The Greatest Showman de Michael Gracey
 : La Belle et la Bête (Beauty and the beast) de Bill Condon
 : Stars 80 la suite de Thomas Langmann et Frédéric Forestier
 : Mamma Mia 2 ! Here We Go Again (Mamma Mia 2) de Old Parker
: Une Etoile est née (A Star Is Born) de Bradley Cooper
: Bohemian Rhapsody de Bryan Singer
: Le Retour de Mary Poppins (Mary Poppins Returns) de Rob Marshall
2018 : Buttons de Tim Janis
 : Les enfants du lavoir - 2ème Partie de Philippe Sanson
 : Aladdin de Guy Ritchie
 : Rocketman de Dexter Fletcher
 : Wicked de Stephen Daldry
Années 2020
 : West Side Story de Steven Spielberg

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Parfois aussi appelé : Ciné-ballet (par Georges Sadoul, entre autres)
  2. (en) William Kennedy Laurie Dickson et Antonia Dickson (préf. Thomas Edison), History of the Kinetograph, Kinetoscope and Kineto-Phonograph, New York, The Museum of Modern Art, , 55 p. (ISBN 0-87070-038-3), préface
  3. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, des origines à nos jours, Paris, Flammarion, , 719 p., p. 11
  4. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, coll. « Cinéma », , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 161
  5. Briselance et Morin 2010, p. 163-164
  6. Le Chaland qui passe sera d'ailleurs le premier titre de ce film, que, aujourd’hui encore, on peine à reconstituer tel que son auteur l'a voulu.
  7. De peur que le public du cinéma ne soit pas capable d'apprécier la sophistication musicale de la pièce originelle, celle-ci sera remplacée par des compositions de Al Bryan et Ed Ward.
  8. Le film Show Boat connaîtra des remakes en 1936 et 1951
  9. le 14 mars 1931, date de la sortie de Alam Ara, film aujourd’hui disparu, est donc la date de naissance officielle du film musical indien.
  10. Sous Nasser, le secteur privé, représenté par exemple par l'homme d'affaires Talaat Harb, est épaulé par un puissant secteur public qui favorise la création d'œuvres cinématographiques ambitieuses
  11. Hitchcock signera pour des raisons alimentaires son unique vrai film musical en 1934 : Le Chant du Danube.
  12. La Zarzuela est une forme d'opérette. Les premières Zarzuelas filmées sont antérieures au cinéma parlant.
  13. Dans son histoire mondiale du cinéma, G. Sadoul écrit : « Ses tentatives ont été plagiées et vulgarisées par Walt Disney dans la première partie de Fantasia »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Broadway to Hollywood, par Thomas G. Aylesworth, éd. Hamlyn, 1985
  • Jean-Marc Bouineau, Les 100 chefs-d'œuvre du film musical, Marabout, 1989
  • Pierre Tchernia, 80 grands films musicaux, Casterman, 1993
  • J. Springer, La Comédie musicale : Histoire en images du film musical , Henri Veyrier, 1979

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Film-musical.fr

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