Leonard Cohen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cohen.
Leonard Cohen
Description de cette image, également commentée ci-après
Leonard Cohen en 2008.
Informations générales
Nom de naissance Leonard Norman Cohen
Naissance
Westmount, Canada
Décès (à 82 ans)[1]
Los Angeles, États-Unis
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, musicien, poète, romancier, peintre
Genre musical Folk, rock
Instruments Guitare acoustique, harmonica
Années actives 1956 - 2016
Labels Columbia
Site officiel www.leonardcohen.com
Leonard Cohen en 1988.

Leonard Cohen, né le à Westmount, Montréal (Québec) et mort le [1],[2],[Note 1] à Los Angeles (Californie), est un auteur-compositeur-interprète, musicien, poète, romancier et peintre canadien.

Son premier recueil de poésies paraît à Montréal en 1956 et son premier roman en 1963.

Les premières chansons de Leonard Cohen (principalement celles de Songs of Leonard Cohen, 1967) sont ancrées dans la musique folk, et chantées avec une voix grave. Dans les années 1970, ses influences se multiplient : musique pop, de cabaret et du monde. Depuis les années 1980, il chante accompagné de synthétiseurs et de choristes.

Dans tous ses travaux, Leonard Cohen reprend souvent les mêmes thèmes : l'amour-passion, la religion, la solitude, la sexualité et la complexité des relations interpersonnelles. Leonard Cohen assume sa dépression chronique depuis longtemps et ne se l'est jamais cachée ni ne l'a jamais cachée, allant jusqu'à en parler aux journalistes rassemblés à l'occasion de la conférence de presse sur son album Old Ideas[3].

La poésie et les chansons de Leonard Cohen ont influencé de nombreux auteurs-compositeurs-interprètes et on compte plus de 1 500 reprises de ses chansons[4]. Cohen est introduit au Panthéon de la musique canadienne en 1991, au Panthéon des Auteurs et Compositeurs canadiens en 2006, au Rock and Roll Hall of Fame en 2008. Il est un Compagnon de l'Ordre du Canada (CC) depuis 2003 et Grand Officier de l'Ordre national du Québec (GOQ) depuis 2008, les plus hautes distinctions décernées respectivement par le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec.

Son œuvre poétique a été récompensée par le Prix Prince des Asturies des Lettres 2011[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Leonard Norman Cohen (Eliezer ben Nisan ha'Cohen[6]) naît dans une famille juive aisée d'ascendance polonaise en 1934 à Westmount, municipalité huppée de la banlieue de Montréal au Québec. Son père, Nathan Cohen, est propriétaire d'un magasin montréalais de vêtements ; il meurt alors que Leonard a 9 ans. Son grand-père paternel, Lyon Cohen, fut le premier président du Congrès juif canadien et fonda le Canadian Jewish Times[TOR 1], premier journal juif de langue anglaise publié au Canada. Son grand-père maternel, Solomon Klinitsky-Klein[TOR 1], était rabbin. Il grandit dans une ambiance messianique, où l’on répète à l’envi au jeune enfant qu’il descend du grand-prêtre Aaron[7].

À l'adolescence, il apprend la guitare. Il formera plus tard un groupe d’inspiration country folk, les Buckskin Boys.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Leonard Cohen effectue sa scolarité primaire à la Roslyn School de Westmount, et secondaire, à partir de 1948, à Westmount High College[8],[TOR 2]. En 1951, il entre à l'Université McGill de Montréal.

À l'université, Leonard Cohen rencontre Irving Layton et Louis Dudek, qui l'aident à publier ses premiers poèmes dans une revue d'étudiants, CIV, abréviation de « civilisation » inventée par Ezra Pound[TOR 3],[9].

Son premier recueil de poésies, Let Us Compare Mythologies, paraît en 1956, édité par McGill Poetry Series, alors qu'il n'est encore qu'un étudiant de premier cycle.

En 1959, Irving Layton lui présente Abraham Moses Klein. La même année, The Spice Box of Earth sort aux éditions McClelland & Stewart, et le rend célèbre dans les cercles de poètes, notamment canadiens. La même année, Leonard Cohen obtient une bourse d'études et part pour Londres. Sur place, il achète une machine à écrire Olivetti et un imperméable bleu chez Burberry (c'est celui qui apparaît sur la photo de l'album Songs from a Room ; il lui sera volé en 1968)[TOR 4].

Il s'installe en Grèce, en , sur l'île d'Hydra, une île sans voitures qui accueillait une colonie d'artistes anglo-saxons, où il n'y avait ni eau courante ni électricité. Il y achète une maison qu'il gardera quarante ans et y écrit son livre The Spice-Box Of Earth. Cohen publie Flowers for Hitler en 1964, et les romans The Favorite Game (1963) et Beautiful Losers (1966).

The Favorite Game est un roman d'apprentissage autobiographique sur un jeune homme trouvant son identité dans l'écriture. En revanche, Beautiful Losers, s'il peut également être considéré comme un roman d’apprentissage, ne conduit pas au succès du personnage principal (« AntiBildungsroman »), selon une mode post-moderne contemporaine, Leonard Cohen détruit l'identité des personnages principaux en mêlant sacré et profane, religion et sexualité dans une langue riche et lyrique, mais aussi très crue[10].

Leonard Cohen parolier[modifier | modifier le code]

Leonard Cohen (1988).

Leonard Cohen s’installe aux États-Unis et commence à chanter dans des festivals folk. En 1966, Judy Collins fait de sa chanson Suzanne un hit. Cette chanson se réfère à Suzanne Verdal, l'ancienne épouse d'un ami personnel, le sculpteur québécois Armand Vaillancourt[11]. Grâce à Judy Collins, Leonard Cohen fait sa première apparition scénique à New-York le [12],[13].

Leonard Cohen ne touche pas d'argent pour la chanson Suzanne : il s'est lié à un arrangeur qui doit retravailler la chanson, mais les deux hommes ne s'entendent pas, et l'arrangeur, après avoir travaillé sur la partition, lui apprend qu'il a signé les documents pour en posséder les droits. La bataille judiciaire dure jusqu'en 1984, et l'arrangeur propose à Leonard de lui revendre les droits au cours d'une rencontre dans un hôtel à New-York. À la question de savoir combien il comptait les lui racheter, Leonard répondit : « un dollar ». Un accord est signé en 1987[TOR 5].

L'interprète[modifier | modifier le code]

John H. Hammond fait signer Leonard Cohen chez Columbia Records. Son premier album, Songs of Leonard Cohen, sort en 1967 et contient une version de Suzanne. L'album, empreint de noirceur, sera bien reçu par la critique. En 1969 sort l'album Songs from a Room. Il est considéré comme l'album classique de Leonard Cohen, avec les tubes Bird on the Wire, Story of Isaac et The Partisan, le premier titre que Leonard Cohen chante en français.

Le , Leonard Cohen chante lors du Festival de l'île de Wight 1970 : il se produit au pied levé, à h du matin, juste après la prestation de Jimi Hendrix[TOR 6].

En 1977, l'album Death of a Ladies' Man est produit par Phil Spector, loin du minimalisme habituel de l'artiste. L'album est enregistré dans une atmosphère déplaisante. Cohen reniera le disque et n'interprètera que très rarement des chansons de Death of a Ladies' Man sur scène. Son disque suivant, Recent Songs, plus classique, sort en 1979.

En 1982, il rencontre Dominique Issermann, qui réalise plusieurs portraits de lui et qui devient sa compagne. La même année, il écrit une comédie musicale, Night Magic, qui fera l'objet d'un film présenté au festival de Cannes de 1985.

En 1984 sort Various Positions, un album très spirituel, voire mystique, qui contient deux des chansons les plus célèbres de Cohen, Danse me to the end of love et Hallelujah. L'album remporte un bon succès en Europe, mais Columbia refuse de sortir l'album aux États-Unis, où Cohen a toujours eu un succès bien moindre qu'en Europe ou au Canada. La parution de Various Positions est suivi d'une tournée de plus de 80 concerts qui conduiront notamment Cohen en Pologne pour la première fois de sa carrière.

En 1986, il apparaît dans un épisode de Deux flics à Miami. Cette même année, la chanteuse Jennifer Warnes enregistre un album de chansons de Cohen qui contient deux compositions inédites (First we take Manhattan et Ain't no cure for love) et des reprises de classiques dont Joan of Arc, que Warnes et Cohen interprètent en duo. L'album, intitulé Famous Blue Raincoat, est un succès. Il sera disque d'or au Canada et atteindra la huitième position aux États-Unis.

En 1988, Cohen propose un nouvel album de chansons originales, I'm Your Man. Dédié à son amie Dominique Isserman, l'album est enregistré à Montréal, Paris et Los Angeles, mais n'en est pas moins très homogène. Il marque un changement dans l'écriture, la composition et l'orchestration. Les synthétiseurs sont très présents, et l'écriture est plus engagée et teintée d'humour noir. Cohen chante ses propres versions de First we take Manhattan et Ain't no cure for love. L'album contient également une adaptation d'un poème de Federico García Lorca (Take This Waltz) et une composition coécrite par Cohen et Sharon Robinson, Everybody Knows.

En 1991, le magazine français Les Inrockuptibles produit un album hommage intitulé I'm your fan sur lequel des chanteurs et des groupes alternatifs, comme R.E.M., Peter Astor ou Geoffrey Oryema, interprètent des chansons de Cohen. Pour la circonstance, Cohen donne une longue entrevue au magazine dans laquelle il fait le point sur sa carrière.

L'année suivante, Cohen sort l'album The Future. On y retrouve une nouvelle chanson écrite avec Sharon Robinson, (Waiting for the Miracle) et deux reprises, dont celle de Always, composée par Irving Berlin. L'album comprend plusieurs chansons relevant du commentaire politique, (The Future, Anthem, Democracy) et se termine sur une pièce instrumentale, Tacoma Trailer. Cette fois-ci, le succès est au rendez-vous tant en Europe et au Canada qu'aux États-Unis.

Le retrait[modifier | modifier le code]

En 1994, suite à la tournée de promotion de The Future, Leonard Cohen se retire dans un monastère bouddhiste, le Mount Baldy Zen Center près de Los Angeles. En 1996, il est ordonné moine bouddhiste Zen, comme Jikan, Dharma dont le nom signifie « Le Silencieux ». Il quitte finalement Mount Baldy au printemps 1999. Pendant cette période il ne produit aucune chanson, jusqu'à l'album Ten New Songs en 2001, album très influencé par Sharon Robinson, et en 2004 Dear Heather, fruit d'une collaboration avec sa compagne, la chanteuse de jazz Anjani Thomas.

En 2004, la fille de Leonard Cohen se rend compte que l'ancienne manager de son père, Kelley Lynch, a détourné 50 millions USD. Il la poursuit en justice ; elle est condamnée à dix-huit mois de prison et 7,3 millions de dollars d'amende mais, insolvable, ne lui rendra rien[14].

En 2006, Leonard Cohen fait paraître un nouveau recueil de poèmes poésies, Book of Longing et Blue Alert, coécrit avec Anjani Thomas. Parallèlement, le documentaire Leonard Cohen: I'm Your Man sort en salle. Il s'agit d'un assemblage d'interviews récentes réalisées pour les besoins du film, et de prestations live d'artistes (Nick Cave, Rufus Wainwright, Jarvis Cocker) lors d'un concert hommage. Il fait sa première réapparition publique dans une librairie de Toronto le , chantant So Long, Marianne et Hey, That's No Way To Say Goodbye, accompagné par The Barenaked Ladies et Ron Sexsmith. En 2007, Philip Glass, le compositeur de musique contemporaine, met en musique son recueil Book of Longing et donne la première de l'œuvre, avec Leonard Cohen en récitant, le lors du Luminato Festival de Toronto. Leonard Cohen réside dans le quartier dit « portugais » du Plateau Mont-Royal à Montréal, sa ville natale.

Le retour sur scène et la mort[modifier | modifier le code]

Leonard Cohen en concert, portant son célèbre fédora (2008).
Leonard Cohen au King’s Garden d'Odense (Danemark) en 2013.
Mémorial improvisé devant la résidence de Leonard Cohen à Montréal, le .

2008 est l'année du grand retour sur scène de Leonard Cohen, âgé de 73 ans, pour une tournée mondiale. Les critiques et le public sont enthousiastes[15] malgré le prix élevé des places[Note 2].

Leonard Cohen meurt dans la nuit du 7 au à 82 ans, trois mois seulement après Marianne Ihlen, sa muse. Alors qu'il souffre d'une leucémie aiguë myéloblastique, une simple chute à son domicile lui devient fatale[16].

Il est inhumé le à Montréal, sa ville natale, dans le cimetière juif de la congrégation Shaar Hashomayim (en) où reposent de nombreux membres de sa famille[17],[18],[19]. Sa mort est annoncée à l’issue de la cérémonie[1],[20].

Un an après son décès, diverses initiatives sont organisées à Montréal afin de rendre hommage au poète. Un concert réussissant 15 000 personnes s’est tenu au Centre Bell le 6 novembre[21], une murale à son effigie a été peinte sur une façade de 21 étages au centre-ville de Montréal[22] et le Musée d’art contemporain de Montréal lui consacre une exposition multidisciplinaire explorant les différentes facettes de son œuvre[réf. nécessaire].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Ses compagnes[modifier | modifier le code]

En 1960, il rencontre sur l'île de Hydra la Norvégienne Marianne Ihlen qui sera sa muse et lui inspirera So Long, Marianne en 1968, ou Bird on the Wire en 1969. Après leur séparation, ils continueront à être très proches. En juillet 2016, apprenant que Marianne est mourante, Leonard Cohen lui écrira une dernière lettre, quelques jours avant qu'elle ne meure :

« Nous sommes arrivés au point où nous sommes si vieux, nos corps tombent en lambeaux, et je pense que je te rejoindrai bientôt. Sache que je suis si près derrière toi, que si tu tends la main tu peux atteindre la mienne. Et tu sais que j’ai toujours aimé ta beauté et ta sagesse et je n’ai pas besoin d’en dire plus parce que tu sais tout cela. Je veux seulement te souhaiter un très beau voyage. Au revoir ma vieille amie. Mon amour éternel. Rendez-vous au bout du chemin[23]. »

Pendant les années 1970, il vit avec Suzanne Elrod, dont il a deux enfants, Adam Cohen né en 1972, et Lorca Cohen, née en 1974[TOR 7].

Il a ensuite une relation avec Dominique Issermann puis avec Rebecca De Mornay[24].

Dans les années 1990, il quitte après cinq ans sa retraite zen pour une femme, Anjani Thomas, son ancienne choriste[14].

Leonard Cohen était grand-père : le , sa fille Lorca a eu une fille de Rufus Wainwright[Note 3].

Un juif pratiquant[modifier | modifier le code]

Dans un article de 2009 du New York Times consacré à son retour sur scène, il est mentionné[25] : « Monsieur Cohen est un juif observant qui respecte le Shabbat même lorsqu'il est en tournée et il chanta pour les troupes israéliennes durant la guerre israélo-arabe de 1973 »[26],[27],[28],[29].

« Allen Ginsberg me posa la même question, il y a de nombreuses années. Eh bien, pour commencer, dans la tradition du Zen que j'ai pratiquée, il n'y a pas de service de prière et il n'y a pas d'affirmation de déité. Donc, théologiquement, il n'y a pas d'opposition aux croyances juives. »

Malgré son amour pour Israël, il a également exprimé sa tristesse quant au militarisme qu’il rencontrait[30].

Leonard Cohen peintre[modifier | modifier le code]

Leonard Cohen remplissait de nombreux carnets de croquis. Une exposition de ses œuvres lui est consacré en février 2010 à Montréal dans le cadre du festival de jazz[réf. à confirmer][31].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

New Skin for the Old Ceremony sorti en 1974 comme 4e album studio.

Albums en public[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Let Us Compare Mythologies (poésie), 1957
  • The Spice-Box of Earth (poésie), 1961 - Réédité en 1974 par Jonathan Cape (Londres) avec une couverture de Martin Vaughn-James.
  • The Favourite Game (roman), 1963
  • Flowers for Hitler (poésie), 1964 - Réédité en 1973 par Jonathan Cape (Londres) avec une couverture de Martin Vaughn-James.
  • Beautiful Losers (roman), 1966
  • Parasites of Heaven (poésie), 1966
  • Selected Poems 1956–1968 (poésie), 1968, trad. Anne Rives, Allan Kosko, Jacques Vassal, Jean Dominique Brierre, 1972, Poèmes et chansons
  • The Energy of Slaves (poésie), 1972, trad. Dashiell Hadeyat, 1974, L'Énergie des esclaves
  • Death of a Lady's Man (poésie et prose), 1978, trad. Serge Grünberg, 1980, Mort d'un séducteur
  • Book of Mercy (poésie, prose et psaumes), 1984, trad. Jacques Vassal, 1985, Le Livre de miséricorde
  • Stranger Music (poèmes choisis et textes de chansons), 1993, trad. Jean Guiloineau, 1994, Musique d'ailleurs, trad. Michel Garneau, 2000, Étrange musique étrangère
  • Book of Longing (poésie, prose, dessins), 2006, trad. Michel Garneau, 2007, Livre du constant désir, trad. Jean-Dominique Brierre et Jacques Vassal, 2008, Le Livre du désir

Romans traduits en français[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Titres réutilisés au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix Juno[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1991 : Introduction au Panthéon de la musique canadienne (lauréat)
  • 1993 : Interprète masculin de l'année (lauréat)
  • 1993 : Meilleur vidéoclip pour Closing Time de Curtis Wehrfritz (lauréat)
  • 1994 : Compositeur de l'année (lauréat)
  • 2013 : Artiste de l'année (lauréat)
  • 2013 : Compositeur de l'année pour Amen, Going Home et Show Me the Place (lauréat)
  • 2015 : Album de l'année pour Popular Problems (lauréat)

Nominations[modifier | modifier le code]

  • 1989 : Artiste canadien de l'année (nomination)
  • 1989 : Interprète masculin de l'année (nomination)
  • 1991 : Compositeur de l'année (nomination)
  • 1993 : Producteur de l'année pour Closing Time et The Future (nomination)
  • 1994 : Album de l'année pour The Future (nomination)
  • 1994 : Meilleur vidéoclip pour The Future de Curtis Wehrfritz (nomination)
  • 2002 : Meilleur artiste (nomination)
  • 2002 : Meilleur compositeur pour In My Secret Life, You Have Loved Enough et Boogie Street (nomination)
  • 2002 : Meilleur album pop pour Ten New Songs (nomination)
  • 2002 : Meilleur vidéoclip pour In My Secret Life de Floria Sigismondi (nomination)
  • 2013 : Prix Juno choix du public (nomination)
  • 2015 : Artiste de l'année (nomination)
  • 2015 : Prix Juno choix du public (nomination)
  • 2015 : Album adulte alternatif de l'année pour Popular Problems (nomination)

Autres prix[modifier | modifier le code]

Albums, reprises et évocations[modifier | modifier le code]

Plaque en l'honneur de Leonard Cohen à l'Hotel Chelsea de New York.

Albums consacrés à Leonard Cohen[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire]On compte au moins 33 albums de reprises dans le monde entier, non-anglophones pour la plupart.

Reprises[modifier | modifier le code]

Beaucoup de chansons de Cohen ont été interprétées (et parfois traduites dans d'autres langues) par d'autres artistes, et certaines ont rencontré plus de succès que les versions de Leonard Cohen. Les plus connues sont :

Pour les francophones[modifier | modifier le code]

Pour ce qui est du public francophone, les adaptations de ses chansons par Graeme Allwright, à partir de 1968, ont beaucoup participé à leur célébrité (notamment Suzanne, L'Étranger, Les sœurs de la miséricorde, Vagabonde, De passage, Je voulais te quitter, Si c'est ta volonté et Danse avec moi jusqu'à la fin de notre amour).

À l'inverse, il est parfois arrivé à Leonard Cohen de reprendre des chansons composées par d'autres en en proposant sa propre vision. La plus connue est certainement Leaving Greensleeves (album A new skin for the old ceremony), reprise du célèbre Greensleeves attribué au roi Henri VIII d'Angleterre. Remarquable également, The Partisan, ré-interprétation de la Complainte du partisan écrite par Emmanuel d'Astier de la Vigerie avec une musique d'Anna Marly (coautrice par ailleurs avec Maurice Druon et Joseph Kessel du célèbre Chant des partisans). Autre chanson francophone qu'il mit à son répertoire : Un Canadien errant.

La version revisitée par Leonard Cohen de la Complainte du Partisan fut à son tour reprise par Buffy Sainte-Marie en 1974 (sous le titre Song of The French Partisan), par Sixteen Horsepower & Bertrand Cantat, par Yules et par Electrelane.

Le , le site leonardcohenfiles.com recensait 1 507 reprises de Leonard Cohen.

Évocations artistiques[modifier | modifier le code]

  • Le nom de Leonard Cohen est mentionné dans la chanson Pennyroyal Tea du groupe Nirvana (1993), alors que Kurt Cobain chante : « Give me a Leonard Cohen afterworld / So I can sigh eternally. »
  • L'auteur compositeur interprète Rufus Wainwright, dans sa chanson want, dit : « I don't want, no I really don't want to be John Lennon or Leonard Cohen. »
  • Vincent Delerm dans son album Quinze chansons en 2008 a consacré la chanson From a room (no 12) à l'album de Leonard Cohen du même nom. Le petit texte récité par Alka Balbir fait référence à l'image derrière la pochette de l'album Songs from a Room.
  • Le groupe de rock gothique The Sisters of Mercy tire son nom de la chanson de Leonard Cohen du même nom.
  • Le groupe belge dEUS cite également le nom de Leonard Cohen dans la chanson Smokers Reflect sur leur album Vantage Point, sorti en 2008.
  • Le groupe américain de pop psychédélique Mercury Rev cite son nom dans la chanson A Drop In Time de l'album All Is Dream : « But I was caught like a fleeting thought, Stuck inside of Leonard Cohen's mind. »
  • La chanson Come Healing peut être entendue à la fin de l'épisode 1 de la sixième saison de la série Sons Of Anarchy.
  • La chanson Nevermind est la musique du générique de la saison 2 de True Detective.
  • La chanson Everybody Knows (en) est diffusée dans le générique de début du film Pump Up the Volume. Elle est également utilisée dans le générique de fin du film The Program, dans le documentaire Demain et dans le film Exotica d'Atom Egoyan.
  • Le duo Birds on a Wire, formé de Dom La Nena et Rosemary Standley, tire son nom de la chanson de Leonard Cohen du même nom.
  • Le groupe canadien The Dreadnoughts (en) a nommé une de ses chansons en son honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son décès, survenu le , n'a été annoncé que le 10 novembre.
  2. Tarifs de 95 à 161 euros pour le concert à l'Olympia de Paris.
  3. Tous les deux élèveront l'enfant et Rufus Wainwright a annoncé que Lorca Cohen n'est pas que la mère porteuse de l'enfant, et que Jorn Weisbrodt, l'homme avec qui Rufus partage sa vie depuis quelques années, agira comme « père adjoint » (cf. article « Rufus Wainwright et la fille de Leonard Cohen sont parents » du , sur le site canoe.ca, consulté le ).
  4. À l'instar d'Hubert Aquin qui a refusé le même prix, mais francophone, la même année.

Références Tordjman[modifier | modifier le code]

  1. a et b TOR 2006, p. 10.
  2. TOR 2006, p. 13.
  3. TOR 2006, p. 24.
  4. TOR 2006, p. 38.
  5. TOR 2006, p. 127.
  6. TOR 2006, p. 72.
  7. TOR 2006, p. 66.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Matt Schudel, « Leonard Cohen, singer-songwriter of love, death and philosophical longing, dies at 82 », The Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne).
  2. « Dark, Brooding, Somber, Artsy Leonard Cohen Dies at 82... », sur Digital Music News, (consulté le 11 novembre 2016).
  3. Compte-rendu par Dominique Simonet, journaliste musical à la Libre Belgique, de la conférence de presse à L'Hôtel Crillon de Paris, le (Bonjour quand même, chronique en radio du par Jean-Pierre Hautier).
  4. (en)Covers of L. Cohen.
  5. Grégoire Leménager, « Leonard Cohen sacré prince des poètes », sur nouvelobs.com, (consulté le 11 novembre 2016).
  6. (en) Leon Wieseltier, « Leonard Cohen's Darkness and Praise. », The New York Times, .
  7. (en) Williams, P. (n.d.) « Leonard Cohen: The Romantic in a Ragpicker's Trade », sur webheights.net.
  8. (en) « Westmount High School »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Commission scolaire English-Montréal (consulté le 11 novembre 2016).
  9. Ezra Pound, Kenneth White, Robert-Laffont, 1983.
  10. Pour avoir un aperçu des travaux écrits de Cohen, voyez Steven Scobie, Leonard Cohen, Douglas & McIntyre, Vancouver, 1978.
  11. « Suzanne, la femme qui fit chanter Leonard Cohen », sur lejdd.fr, .
  12. « Leonard Cohen : playlist commentée », sur Archives de histoires_courtes.voila.net, (consulté le 11 novembre 2016).
  13. Jan Swafford, « Leonard Cohen, le plus grand parolier du monde », sur slate.fr, (consulté le 11 novembre 2016).
  14. a et b Benjamin Locoge, « Leonard Cohen - La nuit sans fin », Paris Match, semaine du 17 au , pages 102-107.
  15. « Leonard Cohen la tournée du retour », Sylvain Siclier, Le Monde, .
  16. (en) DrHGuy, « A Medical Note On The Death Of Leonard Cohen », sur cohencentric.com, (consulté le 1er décembre 2017)
  17. Hugo Pilon-Larose, « Leonard Cohen déjà enterré à Montréal », La Presse, [lire en ligne].
  18. « Hommage à Léonard Cohen devant sa maison natale à Montréal. », Le Monde, .
  19. Vanessa Guimond, « Léonard Cohen enterré à Montréal. », Le Journal de Montréal, .
  20. « Leonard Cohen a été inhumé à Montréal », Le Figaro, .
  21. « Leonard Cohen : un an après sa mort, Montréal lui rend hommage », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  22. Caroline Montpetit, « Leonard Cohen du haut de sa tour montréalaise », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  23. « «Au revoir mon amour éternel » : les derniers mots de Leonard Cohen à sa muse », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  24. « Leonard Cohen : l’homme qui aimait les femmes », sur Les Inrocks, (consulté le 17 novembre 2016).
  25. (en) Larry Rother, « On the Road, for Reasons Practical and Spiritual », The New York Times, .
  26. (en) Seth Rogovoy, « Is Leonard Cohen's New Song His Most Jewish Ever? Forward », .
  27. (en) « Adam Eliyahu Berkowitz. Biblical Tribute To Jewish Singer/Songwriter Leonard Cohen. », sur breakingisraelnews, .
  28. (en) « Jewish Singer and Songwriter Leonard Cohen, 82. », The Jewish Press, New York, .
  29. (en) Jeffrey Salkin, « How Leonard Cohen taught Judaism to the World. Remembrance. », Religion News Service, .
  30. « Leonard Cohen, le compositeur et chanteur, Juif canadien meurt à 82 ans », sur alyaexpress-news.com (consulté le 11 novembre 2016).
  31. « Leonard Cohen, peintre » (consulté le 14 novembre 2016).
  32. « Leonard Cohen vient nous chanter la prière de sa mort », Le mag (consulté le 21 octobre 2016).
  33. Leonard Cohen la tournée du retour.
  34. « Cohen, Leonard : Prix Denise-Pelletier 2012 ».
  35. [vidéo] (en) TLSPVEVO, « The Last Shadow Puppets - Is This What You Wanted (Official Video) », sur YouTube, (consulté le 11 novembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Tordjman, Leonard Cohen, Castor astral, (ISBN 978-2-85920-671-0)
  • (es) Leonard Cohen, la biografía, Libros Cúpula,
  • (en) Anthony Reynolds, Leonard Cohen, a remarkable life, Omnibus Press,
  • Leonard Cohen, le gagnant magnifique, Alain-Guy Aknin et Stéphane Loisy, éditions Didier Carpentier, 2012.
  • Leil Leibowitz, A Broken Hallelujah: Rock and Roll, Redemption et vie de Leonard Cohen, Traduit de l'anglais par Silvain Vanot, Allia, 2017 (ISBN 979-1030404982)
  • Chantal Ringuet et Gérard Rabinovitch (éds.), Les révolutions de Leonard Cohen, Québec, Presses de l'Université du Québec, (ISBN 978-2-7605-4433-8, lire en ligne).
    2017 Canadian Jewish Literary Award, category "Jewish Thought and Culture"

Liens externes[modifier | modifier le code]