Léon Gaumont

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Léon Gaumont
Naissance
Paris, Seine (France)
Décès (à 82 ans)
Sainte-Maxime, Var (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Activité principale
Industriel

Léon Gaumont est un inventeur et industriel français, né le à Paris et mort le à Sainte-Maxime. Il fut un pionnier de l'industrie du cinéma.

Tombe de Léon Gaumont au cimetière de Belleville à Paris

Biographie[modifier | modifier le code]

Léon Gaumont est à l'origine de la société française de production Gaumont, créée le 12 août 1895 sous le nom de L. Gaumont et compagnie, en reprenant la société de matériel optique et photographique fondée en 1882 et située 57, rue Saint-Roch, le Comptoir général de photographie, où il était employé[1]. Il fabrique alors des lanternes magiques, puis des appareils photographiques, dont l'un était réversible. Il rachète à Georges Demenÿ, ruiné, son chronophotographe au format de 60 mm de large sans perforations qu'il commercialise en 1896. L'appareil est vendu accompagné de bandes de démonstration, que tourne la secrétaire de Gaumont, Alice Guy, qui devint ainsi la première femme réalisatrice du cinéma.

Dès 1900, Gaumont développe la production de films et un réseau de salles et de distribution. Parallèlement, il s'intéresse au cinéma sonore et à la couleur. En 1911, le Gaumont Palace de Paris devient la plus grande salle de cinéma du monde, accueillant 3 400 puis après aménagements jusqu'à 6 000 spectateurs.

Le cinéma parlant[modifier | modifier le code]

Le , Gaumont projette trois phonoscènes, des films couplés avec un phonographe, procédé acheté également à Georges Demenÿ qui l'avait appelé Chronophone[2]. Plusieurs centaines de phonoscènes seront enregistrées de 1902 à 1917, qui immortaliseront des chansons, des sketches, des tirades interprétés par des vedettes de l'époque.

Le cinéma en couleur[modifier | modifier le code]

Le Chronochrome Gaumont est lancé en 1912[3]. Il enregistre simultanément trois images, chacune derrière un filtre rouge, vert ou bleu.

La fin d'un empire[modifier | modifier le code]

En 1930, Léon Gaumont abandonne les rênes de sa société, mise en liquidation en 1934 et reprise en 1938 sous le nom de Société nouvelle des établissements Gaumont.

Léon Gaumont résidait souvent à Sainte-Maxime où il possédait un château, Les Tourelles, construit vers 1883. Cette résidence lui a servi de lieu de réception et de décor pour quelques films dont Judex, réalisé en 1916 par Louis Feuillade en partie à Sainte-Maxime.

Partisan de l'espéranto, il a produit un petit film montrant une leçon de la langue internationale, projeté en 1911 lors du 7e congrès mondial d'espéranto qui s'est tenu à Anvers.

Mort à Sainte-Maxime en 1946, Léon Gaumont est enterré au cimetière de Belleville à Paris. Dans la tombe reposent également Mme Léon Gaumont, née Camille Maillard (1859-1933), Gilles Boulouque, ancien magistrat, et P. Boulouque, avocat.

Postérité[modifier | modifier le code]

Une avenue Léon-Gaumont existe dans le 20e arrondissement de Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Sophie Corcy, Laurent Mannoni, Jean-Jacques Meusy, Les premières années de la Société L. Gaumont et Cie, Association française de recherche sur l'histoire du cinéma, , p. 23
  2. Gaumont et les premiers films parlants
  3. Gaumont et le cinéma en couleur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Sophie Corcy, Jacques Malthête, Laurent Mannoni, Jean-Jacques Meusy, Les Premières Années de la société L. Gaumont et Cie, Afrhc, Bibliothèque du Film, Gaumont, Paris, 1999, Présentation (notice BnF no FRBNF37047905)
  • François Garçon, Gaumont. Un siècle de cinéma, Gallimard, Paris, 1992.
  • Philippe d'Hugues et Dominique Muller, Gaumont, 90 ans de cinéma, Éditions Ramsay, Cinémathèque Française, Paris, 1986.
  • Yoana Pavlova, « Gaumont et Pathé » in Jean-Michel Frodon, Dina Iordanova (dir.), Cinémas de Paris, 165-170, CNRS Éditions, Paris, 2017.[1]
  • Jean-Louis Renoux (directeur de la publication), Grand Écran, n° 70, Gaumont, Neuilly-sur-Seine, 2000.
  • Nicolas Seydoux, Cent ans de réflexions, Cent ans de cinéma, 6-15, Gaumont, Neuilly-sur-Seine, 1995.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]