Kevin Spacey

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Kevin Spacey
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Kevin Spacey en 2013.
Nom de naissance Kevin Spacey Fowler
Naissance (58 ans)
South Orange, New Jersey, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Acteur
Réalisateur
Producteur
Films notables Usual Suspects
Seven
L.A. Confidential
American Beauty
Minuit dans le jardin du bien et du mal
Séries notables House of Cards

Kevin Spacey est un acteur, réalisateur et producteur de cinéma américain né le à South Orange (New Jersey).

De formation théâtrale, il se révèle au grand public en 1995 avec les films Usual Suspects et Seven. Spécialisé dans les rôles de personnages tourmentés ou inquiétants, il poursuit dans cette veine notamment avec L.A. Confidential (1997) ou American Beauty (1999).

Il remporte de nombreux prix, dont l'Oscar du meilleur second rôle en 1996 pour Usual Suspects puis l'Oscar du meilleur acteur en 2000 pour American Beauty. À partir de 2013, il est l'acteur principal de la série télévisée House of Cards, qui remporte un grand succès et lui vaut un Golden Globe du meilleur acteur dans une série télévisée dramatique ainsi que deux Screen Actors Guild Award du meilleur acteur dans une série télévisée dramatique.

En octobre 2017, dans le contexte de l'affaire Harvey Weinstein, plusieurs hommes l'accusent d'agression ou de harcèlement sexuel. Netflix, qui produisait House of Cards, met alors fin à toute collaboration avec l'acteur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Kevin Spacey Fowler naît à South Orange, dans le New Jersey. Il est le benjamin d'une famille de trois enfants, nés de Kathleen et Thomas Fowler, respectivement secrétaire et rédacteur technique. Leurs missions successives conduisent la famille à se déplacer dans tout le pays. Ils s’établissent finalement dans le sud de la Californie.

Le jeune Kevin mène une existence de trublion ; il brûle la cabane de sa sœur, perchée dans l'arbre du jardin. À la suite de cet incident, il est envoyé à l'Académie militaire de Northridge, à Los Angeles, dont il sera renvoyé après avoir frappé un camarade de classe avec un pneu. Il rejoint le lycée de Chatsworth, situé non loin, et devient major de sa promotion[1]. Il y fait ses premières expériences sur scène avec la troupe de théâtre amateur de l'établissement, au sein de laquelle il tient le rôle du capitaine Georg von Trapp dans La Mélodie du bonheur, donnant la réplique à Mare Winningham (Blanche-Neige, Torchwood, Brothers). C'est aussi au lycée qu'il prend le nom de famille de sa mère, Spacy (qu'il change en « Spacey ») et qui appartenait à son arrière-grand-père gallois, et non selon les rumeurs en hommage à l'acteur Spencer Tracy[2].

Par la suite, il a souvent souligné que c'est à cette période qu'il commença à songer à la comédie et que c'est à force de regarder le Late Late Show qu'il développa sa culture cinématographique. Lycéen, lui et quelques amis séchaient parfois les cours pour aller voir les vieux films que proposait le NuArt Theatre[3] sur Santa Monica Boulevard. Fraîchement diplômé, il hésite néanmoins une dernière fois à s'inscrire au Los Angeles Valley College[4] mais se ravise sur le conseil d'un autre camarade, Val Kilmer, pour se diriger vers New York et intégrer la Juilliard School.

Voulant devenir acteur, il s'initie au stand-up[5] et peaufine ses talents d'imitateur (James Stewart et Johnny Carson sont ses deux grands modèles). De 1979 à 1981, il étudie l'art dramatique tout en se produisant au concours de talents de Bowling alley[5]. Cependant, pressé de travailler, il quitte le cursus sans diplôme pour rejoindre le Festival Shakespeare.

Débuts au théâtre[modifier | modifier le code]

À l'été 1981, Kevin Spacey joue le rôle d'un page dans la pièce Henri IV de Shakespeare au côté de Val Kilmer et John Goodman[6]. Ce spectacle est donné dans le cadre du Festival Shakespeare de New York, notamment connu pour avoir donné leur chance à nombre de jeunes acteurs et actrices, comme Meryl Streep[7].

L'année suivante, il commence à jouer sur Broadway et enchaine les rôles. Il joue d'abord dans une mise en scène des Revenants d'Henrik Ibsen où il reprend le personnage d'Oswald Alving, en compagnie de Liv Ullmann[8]. Puis il est dans Barbarians, de Barrie Keefe[9] et dans La Souricière d'Agatha Christie[10].

En 1983, il repasse à Shakespeare avec Comme il vous plaira[11] et découvre Molière dans le rôle de Philinte avec Le Misanthrope[12].

En 1984, Mike Nichols monte Hurlyburly[13], la dernière pièce de David Rabe (en)[14], alors l'enfant terrible de Broadway. Nichols appelle le jeune Spacey et le présente auprès d'acteurs de sa trempe : William Hurt, Ron Silver, Harvey Keitel, Judith Ivey et Sigourney Weaver. Avec Hurlyburly, Spacey incarne tour à tour les rôles de Phil, Eddie et Mickey (quatre ans plus tard, au cinéma, il incarnera à nouveau le rôle de Mickey dans Hollywood Sunrise) avec succès et obtient la reconnaissance du métier.

En 1985, Peter Sellars lui demande d'être Konstantin dans La Mouette d'Anton Tchekhov[15] et de jouer dans Le Limier (en) d'Anthony Shaffer. En 1986, il lui confie le rôle de James « Jamie » Tyrone Jr. pour Le Long Voyage vers la nuit d'Eugene O'Neill, ce qui lui permet de jouer au côté de Jack Lemmon, son idole de jeunesse[16]. L'équipe de production de la pièce reconduit la majeure partie de la troupe pour sa version télévisée en 1987.

Débuts au cinéma[modifier | modifier le code]

En 1986, Kevin Spacey débute au cinéma aux côtés de Jack Nicholson et Meryl Streep dans La Brûlure de Mike Nichols. Il joue par la suite dans plusieurs séries policières : Equalizer, Les Incorruptibles de Chicago (Crime Story) et surtout Un flic dans la mafia (Wiseguy), où il interprète le rôle du trafiquant Mel Profitt.

En 1988, ses partenaires du Long Voyage vers la nuit, Jack Lemmon et Peter Gallagher, le font entrer dans la distribution d'un téléfilm pour la NBC : Le Meurtre de Mary Phagan. Il enchaîne alors les petits rôles, parfois assez éloignés de son registre habituel, dans diverses productions cinématographiques. Il croise la route d'un autre monstre sacré (après Nicholson) en la personne de Burt Lancaster, qui a récemment joué dans Le Rocher de Gibraltar (1988). Puis Mike Nichols lui confie un petit rôle dans Working Girl (1988) où il rencontre Harrison Ford, Sigourney Weaver et Alec Baldwin. En 1989, il entame son premier véritable rôle à l'écran dans Pas nous, pas nous, une comédie policière loufoque reposant essentiellement sur le duo comique Richard Pryor/Gene Wilder que le réalisateur, Arthur Hiller, oppose à Kevin Spacey/Joan Severance. Ce dernier duo est d'ailleurs similaire à celui que ces deux acteurs composaient déjà dans Un flic dans la mafia.

Spacey suit sa partenaire dans Cadence de combat, considéré comme un navet soutenu à grand-peine par l'ancienne star du catch Hulk Hogan. Puis Jack Lemmon l'entraîne à nouveau dans une comédie légère : Mon père, où il retrouve Olympia Dukakis, rencontrée sur les tournages d'Un flic dans la mafia et Working Girl. Il revient à la TV en jouant dans Fall from Grace, puis en faisant une courte apparition dans État de force, ce qui lui donne l'occasion d'approcher Andy García et Robert Duvall. Il termine 1990 avec le film de Philip Kaufman, Henry et June, relatant les amours passionnés d'Henry Miller avec Anaïs Nin, respectivement interprétés par Fred Ward et Maria de Medeiros, tandis que le personnage de June Miller est confié à Uma Thurman, qu'accompagnait à l'époque son discret fiancé, Gary Oldman. Spacey campe le jeune dramaturge anglais Richard Osborn.

Acteur de premier plan[modifier | modifier le code]

En 1991, John David Coles propose à Kevin Spacey le rôle-titre d'un téléfilm relatant l'histoire et le combat d'une des grandes figures de l'histoire des États-Unis : Clarence Darrow, surnommé l'« avocat des Damnés », pour lequel il prend du poids.

L'année d'après, Glengarry de James Foley le propulse au milieu d'un aréopage d'acteurs de premier plan. C'est à nouveau Jack Lemmon qui l'introduit devant Ed Harris, Alec Baldwin et Al Pacino. Le film (adapté de la pièce de David Mamet) retrace deux jours de la vie de quatre vendeurs immobiliers, acculés par un représentant du siège social qui leur annonce le licenciement prochain de la moitié du bureau. Spacey interprète John Williamson, un fade et mesquin petit chef de bureau, ouvertement méprisé par ses collègues mais dont le rôle dans l'intrigue fait de lui le « catalyseur des événements », selon l'acteur lui-même[17].

Il change à nouveau de registre pour le projet d'Alan J. Pakula, Jeux d'adultes, grâce auquel il rencontre un autre homme de théâtre, Kevin Kline. Quatre ans après Un flic dans la mafia, ce film va nettement contribuer à installer la réputation de l'acteur comme un expert dans le registre de la folie et ses pathologies annexes. En effet, ce rôle lui permet précisément de jouer dans les gammes qu'il affectionne : la séduction, les sentiments troubles, la perversité fine et la folie manipulatrice.[réf. nécessaire]

En 1994, il joue dans L'Enfer blanc (Iron Will) des studios Disney, une histoire de course de traîneau que remporte héroïquement un jeune homme passionné. Spacey y prête sa silhouette et visite un registre nouveau. Expérience reconduite dans le genre, quoique nettement modifiée dans l’interprétation, avec Tel est pris qui croyait prendre.

La consécration[modifier | modifier le code]

Kevin Spacey en 2011 au Royal Albert Hall.

En 1994, Kevin Spacey se lance dans la coproduction de Swimming with Sharks, œuvre peu connue du grand public, devenue culte pour les amateurs et qui recevra le prix de la critique au Festival du cinéma américain de Deauville en 1995. Buddy Ackerman, le patron tortionnaire qu'il incarne est le premier d'une série qui conférera à l'acteur la reconnaissance de toute la profession et son entrée dans le cercle fermé des grands interprètes de méchants.[réf. nécessaire]

En 1995, il se révèle à un large public avec le rôle du tueur psychopathe John Doe dans Seven de David Fincher aux côtés de Brad Pitt, Morgan Freeman et Gwyneth Paltrow. Il confirme dans Usual Suspects de Bryan Singer, dans lequel son interprétation de Verbal Kint, truand infirme et doucereusement diabolique, lui vaut l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Il clôture l'année par Alerte ! où il partage l'affiche avec Dustin Hoffman et de nouveau Morgan Freeman.

En 1996, Al Pacino entreprend de réaliser un documentaire d'un nouveau genre, sorte de chronique d'une troupe à la poursuite d'un sommet du répertoire dramatique : Richard III, de William Shakespeare. L'ayant déjà joué 20 ans plus tôt sur Broadway, Pacino saisit l'occasion d'avoir enfin l'âge du rôle en plus d'une réputation éclatante pour réunir quelques comédiens connu de lui comme Estelle Parsons, Harris Yulin, Alec Baldwin et Kevin Spacey, mais aussi le chevronné Kevin Conway et la jeune surdouée d'alors, Winona Ryder.

En 2000, il atteint la consécration en remportant l'Oscar du meilleur acteur pour son interprétation du rôle de Lester Burnham, l'antihéros quadragénaire révolté contre l'« American way of life » dans American Beauty, de Sam Mendes, l'un de ses plus grands succès.

En 2001, il participe à la comédie romantique Terre Neuve (The Shipping News), qui ne rencontre pas le succès escompté, malgré un casting réunissant autour de Kevin Spacey, Judi Dench, Cate Blanchett, Julianne Moore, Rhys Ifans, Scott Glenn et Pete Postlethwaite. Il joue le rôle d'un introverti dont la femme vient de décéder et qui rencontre sa tante, avec qui il va s'installer sur la mystérieuse île de Terre-Neuve.

En 2003, il réalise Beyond The Sea, un film sur le crooner Bobby Darin dont il interprète le rôle et, en 2005, il participe au film Edison où il retrouve Morgan Freeman, avec aussi Justin Timberlake.

En 2006, à la suite de Gene Hackman, il reprend le rôle de Lex Luthor dans Superman Returns de Bryan Singer.

Kevin Spacey lors des BAFTA 2008.

En 2007 et 2008, il coproduit deux films. Le premier, Las Vegas 21 pour lequel il retrouve pour la troisième fois Kate Bosworth et où il endosse à nouveau le rôle de professeur, le teintant cependant d'une subtile nuance de malignité. Le second, Recount, un téléfilm diffusé par la chaîne HBO, résolument plus politique puisqu'il relate l'épisode très controversé des élections américaines de 2000[18].

Recount est une œuvre à caractère civique dont Sydney Pollack fut annoncé à la réalisation dès avril 2007, avant qu'il n'y renonce au profit de Jay Roach (Sydney Pollack meurt d'un cancer le lendemain de la diffusion, le 26 mai 2008). Par ce choix, Spacey montre très nettement sinon une orientation pacifiste, du moins une intention de justice, invoquant la complexité de la psyché et des parcours humains au service de moins de violence et de barbarie, ce que des œuvres comme David Gale, et bien plus tôt L'Avocat des damnés explorent déjà.

Le , Netflix, géant du streaming vidéo dans de nombreux pays, diffuse sur son site internet sa première série originale : House of Cards, remake d’une série homonyme britannique. Spacey y incarne Frank Underwood, un homme politique sans scrupules qui finit par devenir président des États-Unis[19].

En 2014, il incarne l'un des principaux antagonistes du jeu vidéo Call of Duty: Advanced Warfare, auquel il prête son apparence et sa voix[20].

Début 2015, il commence le tournage du film Elvis and Nixon de Liza Johnson, dans lequel il incarne Richard Nixon. Ce film retrace la rencontre entre le 37e président des États-Unis et le chanteur Elvis Presley en 1971.

Retour au théâtre[modifier | modifier le code]

De son propre aveu, Kevin Spacey est un homme de théâtre avant tout. Il a toujours conservé un lien réel à la scène et aux auteurs de théâtre.[réf. souhaitée]

Déjà en 1991, il décrochait un prix d'interprétation (Tony Award) pour son rôle de l'oncle Louie dans Lost in Yonkers (en) de Neil Simon (prix Pulitzer de l'année). En 1999, il revient sur les planches pour jouer dans The Iceman Cometh et une nouvelle fois servir l'un de ses auteurs fétiches : Eugene O'Neill.

Le Théâtre Old Vic, la nuit.

En 2003, il confirme une fois de plus son dévouement au théâtre lorsqu’il devient le nouveau directeur artistique du théâtre de l’Old Vic[21], un des hauts lieux de la scène londonienne qui connut de beaux jours avec Laurence Olivier et John Gielgud, mais qui était menacé de disparition au tournant du troisième millénaire.

À l'automne 2005, l'acteur y interprète avec grand succès le rôle éponyme de Richard II dans le drame de William Shakespeare, et celui de l'acteur alcoolique Jim Tyrone dans la dernière pièce d'Eugene O'Neill, Une Lune pour les déshérités[22]. En 2008, il incarne la figure du producteur de cinéma Charlie Fox face à Jeff Goldblum, dans la pièce satirique Speed-the-Plow[23] de David Mamet.

Animé d'une passion pour la scène, il fait tout pour rendre son lustre à l'Old Vic. Malgré deux premières saisons assez mitigées, les saisons suivantes sont une réussite : en 2006-2007, outre la pièce d'O'Neill, l'Old Vic présente La Mégère apprivoisée et La Nuit des rois de Shakespeare (interprétés par la jeune compagnie masculine Propeller d'Edward T. Hall), puis The Entertainer (l'Amuseur) de John Osborne, où Robert Lindsay reprend le rôle principal interprété en 1960 par Laurence Olivier. En 2007-2008, outre Speed-the-Plow de David Mamet, l'Old Vic donne une adaptation théâtrale de Tout sur ma mère de Pedro Almodóvar avec Diana Rigg dans le rôle principal, et une reprise de Pygmalion de George Bernard Shaw.

Parallèlement à sa fonction principale de directeur artistique de l'Old Vic, Kevin Spacey donne de nombreuses « master classes » et se fait l'ambassadeur infatigable du théâtre vivant des deux côtés de l'Atlantique.

En juin 2008, il est nommé professeur d'art dramatique à l'université d'Oxford[24] et commence à enseigner au début de l'année universitaire, en octobre[25].

En 2011, il reprend le rôle-titre de Richard III dont il confie la mise en scène à Sam Mendes[26].

Accusations de harcèlement et agressions sexuelles[modifier | modifier le code]

À partir du , dans le contexte de l'affaire Harvey Weinstein, Kevin Spacey est accusé de harcèlement, de multiples agressions sexuelles et de tentatives de viol, notamment sur des personnes mineures au moment des faits. Le site internet de la chaîne CNN affirme par ailleurs que huit employés, actuels et anciens, de la série phare de Netflix House of Cards, dont Spacey est la vedette, ont qualifié de « toxique » l'ambiance de travail sur les plateaux de la série en raison du comportement de « prédateur » de l'acteur [27]. Le , BBC News rapporte qu'une enquête est ouverte par la police britannique[28].

Alors que les accusations s'accumulent, Netflix annonce que Kevin Spacey n'apparaîtra plus dans aucun épisode de House of Cards. La société annule également la sortie du long-métrage Gore, un film que Kevin Spacey venait de réaliser sur la vie de l'écrivain Gore Vidal[29]. Le cinéaste Ridley Scott, qui venait de tourner avec Spacey le film Tout l'argent du monde, retourne toutes les scènes où devait apparaître le comédien en le remplaçant par Christopher Plummer, un mois avant la sortie du long-métrage au cinéma[30]. L'agent de Kevin Spacey cesse également sa collaboration avec lui[29].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Kevin Spacey a cultivé la discrétion sur sa vie privée. Il a déclaré en 1998 : « Moins vous en savez sur moi, plus il est facile de vous convaincre que je suis ce personnage à l'écran. Cela permet au public de venir dans une salle de cinéma et de lui faire croire que je suis cette personne »[31]. La presse lui a prêté des liaisons avec des actrices. Lors de la 72e cérémonie des Oscars, il présente comme sa compagne la scripte Dianne Dreyer, qu'il aurait fréquentée entre 1992 et 2000[32]. À la fin des années 1990, un article du magazine Esquire spécule sur une possible homosexualité de l'acteur, ce que l'intéressé conteste[33].

En , au moment des premières accusations le concernant, Kevin Spacey adresse un message via Twitter à l'acteur Anthony Rapp, qui l'accuse de lui avoir fait des avances sexuelles alors que lui-même était âgé de 14 ans et Spacey de 26. Spacey tweete alors un message dans lequel il assure pas se souvenir d'un tel épisode, tout en présentant ses excuses s'il a agi ainsi sous l'emprise de l'alcool. Dans le même message, le comédien en profite pour faire son coming out en écrivant : « Les personnes qui sont les plus proches de moi savent que j'ai eu des relations amoureuses avec des hommes et des femmes par le passé, et que je me considère maintenant comme gay ». Il essuie alors de vives critiques de la part de diverses personnalités et de membres de la communauté LGBT qui lui reprochent d'utiliser son coming out pour faire oublier son propre comportement. L'humoriste Wanda Sykes lui reproche ainsi de se « cacher derrière l'arc-en-ciel »[34],[35],[36].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]
Années 1990[modifier | modifier le code]
Années 2000[modifier | modifier le code]
Années 2010[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]
Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

L'étoile de Kevin Spacey sur Hollywood Boulevard.

Nominations[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Gabriel Le Doze est la voix française régulière de Kevin Spacey[37].

Au Québec, Pierre Auger est la voix française de l'acteur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Kevin-Spacey », Barbara Whitney, Encyclopædia Britannica.com (consulté le 3 novembre 2017).
  2. (en) Jonathan Soroff, « Soroff/On Kevin Spacey »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur drivingmrspacey.com (consulté le 3 novembre 2017).
  3. « NuArt Theatre »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur landmarktheatres.com
  4. (en) Site web du Los Angeles Valley College, lavc.edu (consulté le 3 novembre 2017).
  5. a et b « ENOUGH ROPE finishing up at the end of 2008 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur ABC.net.au,
  6. (en) « Henry IV Part One », 1981, Mise en scène de Des McAnuff, sur kevinspacey.com (consulté le 3 novembre 2017).
  7. (en) « Shakespeare in the Park », The New York Times.com, 30 janvier 2007.
  8. (en) « Ghosts », (Les revenants) d'Henrik Ibsen, mise en scène de John Neville, 1982, sur kevinspacey.com (consulté le 3 novembre 2017).
  9. « Barbarians », dirigé par Peter Byrne, 1982, sur kevinspacey.com (consulté le 3 novembre 2017).
  10. (en) « The Mousetrap », sur kevinspacey.com (consulté le 3 novembre 2017).
  11. (en) « As You Like It », mise en scène de Dan Sullivan, 1983, sur kevinspacey.com (consulté le 3 novembre 2017).
  12. (en) « The Misanthrope », mise en scène de Garland Wright, 1983, sur kevinspacey.com (consulté le 3 novembre 2017).
  13. (en) « Hurlyburly », sur kevinspacey.com (consulté le 3 novembre 2017).
  14. Également auteur de Crossing Guard que réalisera Sean Penn en 1995.
  15. (en) « The Seagull », sur kevinspacey.com (consulté le 3 novembre 2017).
  16. (en) « Long Days Journey Into Night », mise en scène de Jonathan Miller (en), sur kevinspacey.com (consulté le 3 novembre 2017).
  17. (en) Jayne M. Blanchard, « Glengarry Hits the Screen with the Joys of Male Angst », Washington Times, 27 septembre 1992.
  18. Voir l'interview de Ron Klain par Kevin Spacey
  19. Sébastien Bossi, « Kevin Spacey lance un pavé dans la mare », Le Journal international.fr, 4 septembre 2013.
  20. « Call of Duty Advanced Warfare : Vidéo et premières images ! » », Jeuxvideo.com.
  21. (en) Site web de l'Old Vic, oldvictheatre.com.
  22. (en) « A Moon for the Misbegotten », The New York Times.com.
  23. (en) « Speed-the-Plow », oldvictheatre.com.
  24. (en) « Kevin Spacey named Cameron Mackintosh Visiting Professor », sur alumni.ox.ac.uk
  25. (en) (en) « Spacey to become Oxford professor », sur BBC News.com,
  26. (en) « http://www.oldvictheatre.com/whatson.php?id=75 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  27. « Tentative de viol, comportement de "prédateur"... Les accusations contre Kevin Spacey s'accumulent », Franceinfo.fr,‎ (lire en ligne)
  28. (en) « Spacey 'investigated by UK police' », BBC News,‎ (lire en ligne)
  29. a et b Netflix largue définitivement Kevin Spacey, Le Figaro, le 4 novembre 2017
  30. (en) Travis M. Andrews, « Christopher Plummer to replace Kevin Spacey in ‘All the Money in the World’ », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne)
  31. (en) « The less you know about me, the easier it is to convince you that I am that character on screen. It allows an audience to come into a movie theatre and believe I am that person. » ; Source : « Kevin Spacey »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur thebiographychannel.co.uk, London Evening Standard, .
  32. (en) « Has Kevin Spacey ever been married or had famous girlfriends? », Metro UK, 30 octobre 2017
  33. (en) « Spacey’s Odyssey », The Sunday Times, 19 décembre 1999
  34. (en) « Kevin Spacey Issues Apology to Actor After Sexual Accusation », The New York Times.com, 30 octobre 2017.
  35. (en) Kevin Spacey’s Apology Slammed by Dan Savage, Rose McGowan, Billy Eichner, Variety, 29 octobre 2017
  36. « Kevin Spacey révèle qu'il est gay mais fait son coming out en même temps qu'il s'excuse d'un harcèlement sexuel », sur The Huffington Post.fr,
  37. a, b, c et d Comédiens ayant doublé Kevin Spacey en France sur RS Doublage
  38. Fiche du doublage français du film sur voxofilm.free.fr.
  39. Fiche du doublage français du film sur voxofilm.free.fr.
  40. Fiche du doublage français du film sur voxofilm.free.fr.
  41. Fiche du doublage français du film sur voxofilm.free.fr.
  42. Fiche du doublage français du film sur voxofilm.free.fr.
  43. Fiche du doublage français du film sur voxofilm.free.fr.
  44. Fiche du doublage français du film sur voxofilm.free.fr.
  45. Fiche du doublage français du film sur voxofilm.free.fr.
  46. Fiche du doublage français du film sur voxofilm.free.fr.
  47. Fiche du doublage français du film sur voxofilm.free.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]