Clip

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Un clip, vidéoclip ou clip vidéo est un film court, réalisé à partir d’un morceau de musique ou d’une chanson. C’est un faux anglicisme, to clip signifie en anglais « pincer » (exemple : assembler une liasse de feuilles avec un trombone), mais aussi « couper », « extraire », « raccourcir », « abréger », agrémenté de off et de out. Le clip désigne ainsi l’extrait caractéristique d’un concert ou d’un spectacle musical, ou le titre choisi comme étant le meilleur dans l’album d’un chanteur. Le sens développé ici insiste sur le rôle de support promotionnel d’un clip pour tel concert ou tel album. Parfois, le clip participe à la promotion d’un film, dont il est extrait, ou qu’il illustre en tant que faisant partie intégrante de la bande originale.

En dehors des concerts, et plus particulièrement sur les chaînes de télévision, le clip est un élément important de la propagation de l'image d’un groupe ou d’un chanteur, et aussi de l’évolution de cette image. Les clips d’une Madonna, d’une Mylène Farmer, ou d’un Michael Jackson ou d’un David Bowie, par exemple, jalonnent les métamorphoses physiques ou vestimentaires de ces stars de la chanson.

Historique[modifier | modifier le code]

Préhistoire du clip[modifier | modifier le code]

Utilisateur du Kinétophone muni d’écouteurs acoustiques (identiques au stéthoscope inventé depuis le milieu du XIXe siècle) qui propagent le son du phonographe à cylindre situé avec l’image à l’intérieur du coffre (1895).

La recherche de coupler les images animées et le son est un souci qui apparaît dès les premiers films du cinéma. En 1891, l’inventeur et industriel américain Thomas Edison, avec l’aide primordiale de son assistant William Kennedy Laurie Dickson, conçoit une caméra argentique, le kinétographe, qui enregistre les premiers films du cinéma, ainsi que l’affirme Laurent Mannoni, conservateur des appareils de la Cinémathèque française : « Kinétographe (en grec, écriture du mouvement) : caméra de l’Américain Thomas Edison, brevetée le 24 août 1891, employant du film perforé 35 mm et un système d’avance intermittente de la pellicule par "roue à rochet". Entre 1891 et 1895, Edison réalise quelque soixante-dix films[1]. » « Les bandes tournées par Dickson sont à proprement parler les premiers films[2]. » Les films sont ensuite présentés au public sur une machine à visionnement individuel, le kinétoscope. Edison lance une exploitation fructueuse de cet appareil en ouvrant des Kinetoscope Parlors dans quelques villes, ou en autorisant l’exploitation sous licence dans d’autres villes du territoire américain et à l’étranger.

Devant ce succès, Edison se refuse à mettre au point un appareil pour projeter les films sur grand écran, malgré les conseils de Dickson pour qui un tel procédé ne se heurterait à aucun problème de conception mécanique. Dickson va d’ailleurs mettre ses talents à la disposition d’un concurrent d’Edison pour concevoir un appareil de projection, avant même que les frères Lumière ne démontrent l’attractivité supérieure de la projection des images photographiques animées devant un public assemblé. Ce refus d’Edison trouve sa justification dans la démarche même de l’inventeur : il a déjà inventé et commercialisé le phonographe qui fonctionne encore avec des cylindres gravés. Le rêve d’Edison, qui l’a poussé à étudier l’enregistrement et la reproduction du mouvement, c’est de coupler les images avec le son. « On pourrait ainsi assister à un concert du Metropolitan Opera cinquante ans plus tard, alors que tous les interprètes auraient disparu depuis longtemps[3]. » Dès les années 1887-1888, il a pensé avoir résolu le problème en assemblant sur le même axe de rotation (donc en parfait synchronisme) un graveur de cylindre et à côté, un cylindre (appelé tambour photographique) de verre enduit de collodion humide, un produit photosensible. Le négatif image obtenu sur verre est ensuite tiré sur une feuille de papier, et ce positif est découpé pour former un ruban comportant les différentes phases du mouvement. Une difficulté apparaît : si le son se contente de peu de place pour être gravé, les images, elles, nécessitent d’être nombreuses (au moins 12 par seconde, ainsi que l’avait démontré le Belge Joseph Plateau en 1832) et le cylindre image doit être de grandes dimensions. Mais le problème devient insoluble quand Edison veut visionner le ruban obtenu : d’abord, il n’est pas transparent, et d’autre part, ses images ne sont pas égales et ne se prêtent pas au visionnement. Des chercheurs, comme les Français Étienne-Jules Marey et Louis Aimé Augustin Le Prince vont se heurter également au même problème du visionnage (pour leur part, cependant, ils ne cherchent pas à coupler le son et l’image). Une invention fondamentale est faite en 1887 par l’Américain John Carbutt : un film souple, transparent et résistant en nitrate de cellulose que l’industriel George Eastman[4] met sur le marché un an plus tard pour l’usage des photographes, sous la forme de rouleaux de 70 mm de large, avec ou sans substance photosensible, et sans perforations. En le perforant sur les côtés et en le découpant en deux sur sa largeur, « Edison fit accomplir au cinéma une étape décisive, en créant le film moderne de 35 mm, à quatre paires de perforations par image. »[5]

En 1895, le Kinétophone (ou Phonokinétoscope, ou, ainsi que le désigne Dickson, le Kinéto-Phonographe) est la première tentative de visualisation individuelle d’un film sur un kinétoscope, associée à l’audition d’un cylindre de cire gravé, lu par un phonographe solidaire. Le pilote de ce procédé audio-visuel est conservé sous le titre Dickson Experimental Sound Film et date de 1895. On y voit Dickson en personne qui « interprète au violon une ritournelle du compositeur français Jean-Robert Planquette, il n’est pas très bon violoniste et ça grince un peu. Dickson joue devant une sorte de grand entonnoir (pavillon) destiné à récolter le son[6] ». C’est la plus ancienne forme de film musical, et l’on peut le citer comme étant l’ancêtre de tous les clips[7]. Moins d’une cinquantaine de films ont été tournés pour le projet global car, en mars 1895, lorsque la société Edison Studios met cet appareil sur le marché, les films joints sont des films muets figurant déjà dans le catalogue Edison, et les exploitants doivent se contenter de choisir parmi une gamme de cylindres celui qui leur convient pour offrit un semblant de rythme avec l'image[8]. Par exemple, trois cylindres différents sont proposés pour accompagner la danseuse américaine hispanisante Carmencita : Valse Santiago, La Paloma et Alma-Danza Spagnola.

Essai de film sonore synchrone de Dickson (1895).

En 1914, un incendie a éclaté dans le complexe Edison de West Orange et a détruit tous les films et les enregistrements sonores, mettant un point final aux essais d’Edison pour marier le son et l’image[9].

Durant la période du cinéma muet (1891-1927), les essais de couplage images et sons ont été nombreux, mais les plus remarquables ont été ceux que le Français Léon Gaumont produisit à partir de 1902 jusqu’en 1917, dont 140 titres ont été conservés (sur une production de plus de 700)[10]). Le procédé utilisé différaitétait différent de celui mis au point chez Edison. L’enregistrement du son utilisait un disque de cire au lieu d’un cylindre, et était effectué indépendamment du film. Ensuite, sur le plateau de tournage, on actionnait la caméra et on lançait la lecture du disque par un gramophone. Le chanteur mimait alors sa propre chanson, inaugurant ainsi la technique du playback. Ce procédé astucieux permet encore aujourd’hui de se baser sur un enregistrement sonore de bonne qualité et favorise le jeu du corps et du visage du chanteur filmé. Comme la durée du spectacle exploité était courte (3 minutes au maximum), le départ simultané de l’appareil de projection et du gramophone permettait de conserver jusqu’à sa fin le synchronisme du son avec l’image. Les films étaient commercialisés sous l’appellation de phonoscènes (mot féminin). C’est grâce à Gaumont et à Alice Guy, première réalisatrice du cinéma, que l’on peut voir de véritables clips des chanteurs célèbres de l’époque, tels Polin, Félix Mayol, Dranem, Adolphe Bérard, Lina Lande, etc. De nombreux airs célèbres d’opéra ont aussi été enregistrés, également des chants folkloriques, tous ces éléments font des phonoscènes Gaumont une source de documentation audiovisuelle inestimable[11].

Les expérimentations successives[modifier | modifier le code]

Certains historiens citent des expérimentations qui peuvent être rattachées à ce qui deviendra le clip. Ainsi, Peter Fraser cite les expérimentations d’Oskar Fischinger, dès les années 1920. Martin Barnier évoque un certain Lordier qui, durant la Première Guerre mondiale, présentait des films illustrant La Marseillaise et Quand Madelon... en invitant les spectateurs (les poilus, c’est-à-dire les soldats) à reprendre en chœur les couplets[12].

En 1926 est présenté par les frères Warner le premier long métrage sonore : Don Juan, d’Alan Crosland, agrémenté de musique et de bruitage. Le procédé employé, le Vitaphone, développé par la Western Electric, est basé sur la synchronisation parfaite d’un disque avec le projecteur, les deux machines (phonographe et appareil de projection) étant entraînées par des moteurs électriques asynchrones tournant à la même vitesse. Un an plus tard, en octobre 1927, Le Chanteur de jazz, toujours d’Alan Crosland, est le premier film chanté et parlé. Ce film reste muet pour l’essentiel, mais il est considéré comme le point de référence historique du passage du muet au parlant car il comporte un court moment où le personnage principal, Al Jolson, parle entre deux couplets de sa chanson. Le court métrage qui l’a précédé en 1926, Une scène dans la plantation, s’apparente plus au clip puisque sa durée est de 10 minutes et il est composé de trois chansons interprétées déjà par Al Jolson, séparées par quelques phrases adressées à la caméra (regard caméra en direction du public), dont la très célèbre : « Wait a minute, wait a minute, you ain't heard nothin' yet! (Attendez une minute… Vous n’avez encore rien entendu!) » Les chansons ont pour titre When the Red, Red, Robin Comes Bob, Bob, Bobbin' Along (Harry M. Woods), April Showers (paroles : Buddy DeSylva, musique : Louis Silvers, qui signera la musique du Chanteur de jazz), Rock-a-Bye Your Baby with a Dixie Melody (paroles : Sam Lewis et Joe Young, musique : Jean Schwartz).

En 1929, l’enregistrement sonore par procédé optique dispose le son directement le long de la bande image. Le couple images et sons figure dorénavant sur le même support, facilitant ainsi son transport et son rendu dans les salles de cinéma. Cette année-là, Dudley Murphy réalise des courts métrages musicaux avec Bessie Smith (St. Louis Blues) ou Duke Ellington et son orchestre (Black and Tan) qui préfigurent la captation musicale moderne. En 1930, Germaine Dulac présente au moins trois "impressions cinégraphiques" dont deux sur Fréhel : À la dérive et Toute seule, réunies en diptyque intitulé Celles qui s'en font, mimées par Lilian Constantini[13]. En 1933, Alexandre Alexeieff et Claire Parker réalisent selon la technique originale de l'Écran d'épingles un court métrage d’animation de huit minutes, une illustration du sabbat des sorcières, Une nuit sur le mont Chauve, d’après la musique de Modeste Moussorgski. Produites dans les années 1935-40, les cinéphonies, conçues par le critique musical Émile Vuillermoz, sont aussi des exemples de mise en images de prestations musicales. En 1935, l’animateur néo-zélandais Len Lye, réalise A Colour Box par grattage de la pellicule. En 1940, Walt Disney produit Fantasia, dessin animé utilisant le récit musical en lui adossant un récit filmé. Est repris Une nuit sur le mont Chauve de Moussorgski, et mis en images pour la première fois L’Apprenti sorcier de Paul Dukas, Le Sacre du printemps d’Igor Stravinsky, la Symphonie pastorale de Ludwig van Beethoven, etc. En 1939, le Canadien Norman McLaren illustre la Danse macabre de Camille Saint-Saëns en dessin animé (8 minutes), et plus tard la chanson C’est l’Aviron (3 minutes 20), exploitant le synchronisme rythmique entre images et sons. Esthétiquement, le clip actuel est une suite logique de toutes ces expériences liant le son à l'image.

Les machines images et sons[modifier | modifier le code]

À Chicago, dans les années 1940, le Panoram voit le jour. C’est un appareil original, développé aux États-Unis par la Mills Novelty Company (la plus grande société de fabrication de juke-boxs de l’époque). Il pouvait projeter sur un petit écran, moyennant une pièce dans le monnayeur, un soundie, film musical en format 16 mm à piste sonore magnétique — pour une très bonne qualité — proposant un choix de huit films en noir et blanc. Ces soundies mettaient en scène les rois du jazz, comme Duke Ellington [14]. Au début des années 1950, l’exploitant d’une salle de cinéma de Californie du Sud, Louis D. Snader, tourné vers le nouveau média qu’est la télévision, produit plusieurs courts métrages en noir et blanc de 3 minutes chacun, les Telescriptions Snader, où il reprend le principe des soundies[15].

Dans les années 1960, une « monstrueuse nouvelle machine » — termes utilisés par le magazine Time en 1964 — appelée Scopitone, apparaît en France, puis conquiert le marché américain. C’est un juke-box comparable au Panoram. Il est équipé comme lui d’un écran et joue, moyennant finance, un court métrage musical. Mais, nouveauté sans précédent, ces petits films sont en couleur. L’utilisation d’un scopitone coûte cher au client : 5 francs, une coquette somme à l'époque où le juke-box comme le flipper ne coûtent que 20 centimes. Pendant les années 1960, de nombreux musiciens pop ont participé à cette mode. Le catalogue scopitone compte 700 films, qui sont autant de clips.

MTV, règnes de Madonna et Michael Jackson[modifier | modifier le code]

L'avènement mythique du clip date de 1981, lorsque la chaîne américaine MTV (Music Television) inaugure son antenne avec le classique et symbolique Video Killed the Radio Star, des Buggles. MTV fait le pari de ne diffuser que des clips et le succès est au rendez-vous. La chaîne s'étend sur tous les continents. Le principe, comme pour la publicité, est de vendre des spectateurs aux annonceurs : dans ce cas, les annonceurs sont les maisons de disques, qui produisent les clips et, parfois, payent pour les diffuser.

Le clip Thriller de Michael Jackson, d'un format inhabituel (14 minutes) et tourné sur un support film (35 mm), va contribuer à faire émerger le genre, en ne le limitant plus à de la « chanson filmée ». Dès lors, les producteurs de clips mettent en place une véritable construction scénaristique. L'image ne sert plus de faire-valoir à la musique, ces deux éléments se servent mutuellement. L'un des groupes pionniers du genre, Duran Duran, propulse chacun de ses singles en tête des classements musicaux (charts) mondiaux. C'est l'avènement de la magie véhiculée par ces mini-films sophistiqués et stylisés, souvent très coûteux, qui sont notamment l'un des fers de lance de la Second British Invasion (Seconde invasion britannique) aux États-Unis (avec Billy Idol et Eurythmics entre autres), via la chaîne MTV.

À la suite de ces pionniers, de nombreux artistes vont s’investir dans leurs clips, qui deviendront le passage obligé du lancement de tout album. On ne parle plus du dernier titre, mais du dernier clip, notamment pour certains artistes emblématiques comme Mylène Farmer ou encore Madonna, qui suivront l'exemple de Michael Jackson.

1982-85 : en France clipmania, rock et télévision[modifier | modifier le code]

Dans l'hexagone, le clip envahit bientôt tous les écrans et les chaînes de télévision, dès 1982, une émission complétait cependant cette clipmania, positionnées sur un format plus court, allant de vingt minutes à une demie heure, plutôt situées dans l'après-midi sur Antenne 2, c'est Platine 45, présenté par Jacky et produit par Pat Le Guen, c'est une première émission de clip ; suivie de Jackpot sur TF1 le mercredi, animée par Plastic Bertrand, ou encore Clip Jockey le jeudi, seulement emmenée par une voie féminine. Pour nourrir les programmes dits « jeunes ». Une autre catégorie d'émission culte va incarner cette époque, Les Enfants du Rock, diffusée sur Antenne 2 (ex. France 2). Conçu comme un agrégat de mini programmes, y ont travaillé de futures pointures du milieu rock et audiovisuel. On y voyait par exemple évoluer Philippe Manœuvre aux commandes (avec Jean-Pierre Dionnet) de Sex Machine, un mélange de clips et de séquences humoristiques et coquines (où apparurent par exemple Pauline Lafont et Sophie Favier). Bernard Lenoir y animait Rockline, sur la pop et la new wave anglaise, et Antoine de Caunes y œuvrait sur Houba Houba, consacré entre autres au rock australien.

Les autres chaînes de télévision embrayaient le pas. Sur TF1, Alain Maneval livrait Megahertz, bientôt complétée par 22 vl'a l'rock de Jean-Bernard Hebey. Sur FR3 (futur France 3), Vincent Lamy proposait l'Écho des Bananes. Ces émissions étaient plutôt conçues comme des généralistes de rock, sur des formats allant au-delà d'une heure, et diffusés tard le soir. Les clips étaient leur matière première, et programme pivot.

Enfin, le clip servait aussi de programme intercalé entre ou dans des émissions grand public, voire comblant les trous des grilles quotidiennes des chaînes : Jacques Martin en montrait quelques-uns le dimanche matin dans son émission sur l'actualité culturelle. Michel Denisot plaçait quelques clips le dimanche sur TF1, entre deux représentations sportives. Michel Drucker proposait aussi, au sein de Champs-Élysées le samedi soir, le clip exclusif de la semaine. On voulait du clip de partout, tout le temps, sans interruption. Antenne 2 terminait par exemple dès le printemps 1984 chaque journée par Bonsoir les clips : des clips mis bout à bout, sans présentateur ni transition explicative, avant la mise en place de la mire de nuit. Dans le sud de la France, TMC rediffusait hors de ses plages horaires propres, les programmes de Sky Channel (concurrente anglaise de MTV) sur les clips musicaux dont le fameux UK Top 100 des meilleurs ventes de disques.

1985-86 : guerre du clip et renaissance[modifier | modifier le code]

De la surdose précédente des clips diffusés de partout, est née une situation diamétralement opposée, et inédite. Les maisons de disques demandèrent en effet dès 1985 aux chaînes de télévision de payer pour la diffusion des clips de leurs artistes, considérés comme œuvre d'art à part entière. Dans un premier temps, les chaînes françaises ne plièrent pas devant ce diktat osé, et le clip disparut peu à peu des écrans télévisés pour devenir une rareté, seulement montré par de courts extraits, ou remplacé par des tournages de concert. Après presque une année de blocus et la disparition quasi totale des émissions de la période faste, une forme d'accord fut établi. Il a consisté en un compromis, avec gratuité de diffusion pour les clips de moins d'un an d'ancienneté, c'est-à-dire pour les nouveautés.

Le clip est devenu alors encore davantage un produit de pure promotion et de marketing, montré au lancement d'un disque. D'autres émissions télévisées prirent cependant le relais dès 1986 : Rock Report sur Antenne 2 (85-86), puis Rapido sur TF1 (à partir de 86) toutes deux animées par Antoine de Caunes, davantage basées sur l'actualité musicale. Elles intégraient des clips mais aussi désormais des reportages, interviews, sujets de société, etc.

1986 fut aussi l'année de la naissance en France, cinq ans après MTV, des premières vraies chaînes locales « 100 % clips » ou presque : avec TV6 (lancée en même temps que La Cinq), puis MCM. Cette même année, Les Enfants du Rock renaissaient aussi sur Antenne 2, avec Patrice Blanc-Francard à la production. Plus calme, cette version a proposé surtout des documentaires et portraits d'artistes, avec quelques clips nouveautés ouvrant et fermant l'ensemble. Durant cette période, d'autres pointures de la télévision y faisaient leurs premières armes, comme le défunt Jean-Luc Delarue, qui y coanima Fantasia, un programme consacré à l'actualité du fantastique.

L'ère numérique[modifier | modifier le code]

Le marché de la musique ayant beaucoup changé (le passage en radio lui aussi fait suite à des accords entre labels et radios), le clip ne s'est plus restreint à un seul médium, la télévision, et s'offre maintenant sur CD, DVD, l'internet. Des réalisateurs tels que Michel Gondry, Spike Jonze ou encore Chris Cunningham ont sorti une compilation de leurs clip en DVD. Son but principal restant toujours de faire la promotion de groupes. Les clips sont de plus en plus nombreux, et les festivals de courts-métrages en montrent de plus en plus.

Contrairement à ce que l'on pourrait craindre, le vidéoclip n'est sans doute pas mort : l'engouement du public pour le DVD musical (y compris pour des DVD consacrés à des réalisateurs de clips) en est la preuve. Le vidéoclip permet de compléter l'univers des musiciens, c'est aussi l'occasion de produire des images qui, dans un autre cadre, seraient jugées comme du cinéma expérimental. Même si le marché du clip et son mode de diffusion ont changé et n'ont sans doute pas fini de le faire, on peut prendre le pari que le genre n'a pas dit son dernier mot.

L'engouement sur l'internet prend un essor important avec les sites de partage vidéo comme YouTube, Dailymotion, Facebook ou Vevo permettant même aux petits groupes et auteurs de réaliser une promotion touchant rapidement un large public à peu de frais et jouant sur la viralité naturelle des réseaux sociaux.

Voir aussi : Motion design et Vidéo-jockey

Les lyric videos[modifier | modifier le code]

Première approche, en 1965, Bob Dylan sort une vidéo promotionnelle de son titre Subterranean Homesick Blues dans laquelle il se met en scène tenant un paquet de pancartes qu'il fait défiler au rythme de la chanson, mettant des morceaux de paroles en avant.

En 1987, Prince sort le clip de sa chanson Sign o' the Times. Créé par Bill Konersman, il n'a pour visuel que quelques formes géométriques abstraites et l'utilisation des paroles de son single[16],[17]. Quelques années plus tard, en 1990, George Michael sort son clip de Praying for Time. Il refuse à l'époque de faire un clip traditionnel et contraint son label à sortir un simple clip affichant les paroles de la chanson sur un fond noir[18].

Ces premiers exemples sont précurseurs de ce qui sera dénommé Lyric video. On considère[Qui ?] aujourd'hui la première version du clip de Cee Lo Green Fuck You! (2010), comme la première lyric video. Les jeux de typographie et de mise en page rendent la vidéo dynamique, bien que sans visuels. Ce travail du texte et de la mise en page rappelle le graphisme développé dans les génériques créés par Saul Bass. Quelques mois plus tard, un clip officiel traditionnel de ce même titre a été mis en ligne.[réf. nécessaire]

La lyric video, vidéo avec paroles, est devenue avec le temps un moyen pour les maisons de disques de tester la popularité d'un titre à moindre frais. Le coût d'une lyric vidéo et d'un clip traditionnel n'étant pas le même, les producteurs peuvent par ce biais avoir une idée de l'impact que peut avoir un titre, c'est pourquoi il n'est pas rare de voir la sortie d'une lyric video suivie quelques mois plus tard par celle d'un clip officiel[19].

Ce type de clip vidéo a aussi l'avantage de pouvoir être sorti plus rapidement et d'engendrer encore plus de vues sur l'internet pour un même produit. Ainsi, en 2010, Katy Perry sort quelques jours avant son clip officiel de Firework, une lyrics video simple reprenant sur un enchaînement de photos issues de son futur clip, les paroles affichées sans aucun jeu de typographie[réf. nécessaire].

La lyric video connaît de plus en plus d'exemples où le travail de la typographie et la mise en scène complète est aussi recherchée que pour un clip vidéo traditionnel, faisant de ce type de vidéo, un clip à part entière. De nombreux artistes comme P!nk, Katy Perry, Muse, Maroon 5 ou Avicii ont pris l'habitude de sortir une lyrics video avant de présenter leur clip officiel.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1908-1917 : Ère des phonoscènes[20] ;
  • 1927 : Une scène dans la plantation, court-métrage d'une bobine (10 min) avec Al Jolson, entièrement chanté et parlé en son direct, prémices de The Jazz Singer, film de long métrage muet avec des séquences chantées par le même Al Jolson ;
  • 1929 : St. Louis Blues ;
  • 1929 : Black and Tan ;
  • 1939 : Fantasia (Walt Disney Pictures) ;
  • 1941 : Introduction du Jukebox Panoram et des Soundies ;
  • 1956 : Une vague de films rock'n'roll commence à Hollywood (Rock Around the Clock, Don't Knock the Rock, Shake, Rattle and Rock, Rock Pretty Baby, The Girl Can't Help It, et les célèbres films d'Elvis Presley). Certains de ces films intégraient des numéros musicaux à une histoire, d'autres étaient des spectacles musicaux ;
  • 1957 : Elvis Presley a créé un clip, et non un film, Jailhouse Rock ;
  • 1962 : La télévision britannique invente une nouvelle forme de diffusion musicale. Des émissions comme Top of the Pops, Ready! Steady! Go! et Oh, Boy ont promu des groupes et créé d'énormes succès ;
  • 1964 : La télévision américaine adapte ce format. Hullabaloo est une des premières émissions américaines du genre, suivie de Shindig! (NBC) et American Bandstand; The Beatles sont les vedettes d'A Hard Day's Night ;
  • 1966 : Les premiers films promotionnels conceptuels sont diffusés : Paperback Writer et Rain des Beatles, suivis en 1967 de Penny Lane et Strawberry Fields Forever.
  • 1968 : Les Rolling Stones collaborent avec Jean-Luc Godard sur Sympathy for the Devil ;
  • 1970 : L'industrie du disque se rend compte que ces émissions télévisées sont une grande opportunité pour la promotion de leurs artistes. Ils se concentrent sur la réalisation de courts films promotionnels qui commencent à remplacer les performances télévisées ;
  • 1974 : ABBA bouleverse le côté statique du clip, en y intégrant des effets visuels innovants pour l'époque ;
  • 1975 : La vidéo Bohemian Rhapsody de Queen marque le début de l'ère vidéo et instaure le langage des vidéos modernes ;
  • 1979: Devo réalise The Day My Baby Gave Me a Surprise, qui fut la première vidéo à inclure des animations virtuelles aux animations traditionnelles ;
  • 1980 : La vidéo Ashes to Ashes est tournée par David Bowie ;
  • 1981: MTV, la première chaine musicale diffusée par satellite en continu, est lancée. Initialement soutenue par des opérateurs de télévision câblée, elle connut rapidement un succès majeur et devint une icône culturelle ;
  • 1984: Premier clip français tourné avec les moyens d'un long métrage : Adrian de Buzy (réal. Hilton McConnico) diffusion dans les cinémas Gaumont ;
  • 1984: Parution du court-métrage de Michael Jackson, Thriller , qui change à jamais le concept du clip. Le Making of Thriller sort aussi cette année-là et est le premier making-of d'un clip de l'histoire. Ont aussi lieu en 1984 les premiers MTV Video Music Awards , cérémonie récompensant les clips les plus audacieux. La soirée est notamment marquée par la prestation de Madonna de Like A Virgin , en robe de mariée.
  • 1986 : Le vidéoclip débarque en France, grâce aux courts-métrages de Mylène Farmer (Plus Grandir, Libertine...), qui incitent la chaîne TV6 à créer des émissions dédiées aux clips ;
  • 1989 : Madonna fait scandale avec le clip de Like a Prayer, suivi l'année suivante de Justify My Love, qui sera censuré. C'est aussi en 1989 que Madonna dévoile le 4e clip le plus cher de l'histoire, Express Yourself, réalisé par David Fincher.
  • 1991 : 14 novembre, Le clip Black or White de Michael Jackson a été diffusé dans le monde entier en même temps pour la première fois, ce soir-là, plus de 500 millions de téléspectateurs l'ont vu. Par la suite, la fin de ce clip a été censuré pour violences et obscénités. De plus, ce clip est l'un des rares clips à l'époque à utiliser la méthode du morphing ;
  • 1992 : MTV commence à créditer les réalisateurs de clips ;
  • 1995 : Sortie de l'un des clips les plus chers de l'histoire, Scream de Michael Jackson & Janet Jackson, avec un budget de 7 millions de dollars ;
  • 1996 : Création de M2 (qui deviendra MTV 2, puis MTV Hits).
  • 2009 : Vevo, service en ligne proposant des vidéoclips, est créé.

Compléments[modifier | modifier le code]

Chaînes musicales[modifier | modifier le code]

Chaînes diffusant des clips sur le territoire français via la TNT ou les boîtiers numériques :

Clips souvent cités[modifier | modifier le code]

Il est souvent dit que le premier groupe à avoir popularisé le clip vidéo à grande échelle est Queen, en 1975, lors de la sortie de Bohemian Rhapsody (issu de leur 4e album A Night at the Opera). Le succès de la chanson fut tellement grand que le groupe britannique ne pouvait plus faire la tournée de tous les studios pour jouer en playback, ils ont donc décidé de tourner un clip vidéo (avec des trucages inclus, les plus chers à l'époque) qui leur évitaient de se déplacer à chaque fois.

Par leur réalisation sophistiquée, certains clips ont fait date, et ont été regroupés à ce titre dans des anthologies sur DVD.

Il convient tout d'abord de citer Thriller, de Michael Jackson, qui donne véritablement au genre sa portée internationale. En effet, pour la première fois, un clip vidéo sert à la promotion d'un album. Autre que le clip de Thriller Michael Jackson élabora plusieurs grands clips : Smooth Criminal (1987), Bad (1987), The Way You Make Me Feel (1987), Liberian Girl (1989), Black or White (1991) a été diffusé dans le monde entier en même temps pour la première fois, ce soir-là, plus de 500 millions de téléspectateurs l'ont vu, Remember the Time (1991), In the Closet (1992), Who Is It (1992), They Don't Care About Us (1995), dont deux versions ont été tournées : la première est la version prison, et l'autre tournée au Brésil, la première n'est plus diffusée pour cause de controverses mais on peut la retrouver dans des DVD dédiés aux clips de Michael Jackson, Scream (1996) avec sa sœur Janet Jackson qui est le clip le plus cher de l'histoire, Ghost (1996) le clip le plus long de l'histoire, 37 minutes. Lire à ce sujet l'analyse d'Yves Gautier dans le livre Michael Jackson - De l'autre côté du miroir[21] qui par ailleurs analyse en détail le scénario du clip Earth Song (1996).

Viennent ensuite Owner of a Lonely Heart (Yes), Take on Me (A-ha), Sledgehammer (Peter Gabriel), Weapon of Choice (en) (Fatboy Slim), Money for Nothing (Dire Straits) et Video Killed the Radio Star (Buggles).

Certains clips ont même eu leurs pastiches. Microsoft a repris Weapon of Choice pour en faire un clip de promotion à usage interne, Windows of Choice. Weird Al Yankovic s'est fait d'ailleurs connaître par ses divers pastiches de clips célèbres.

Parmi les clips français, impossible de ne pas citer ceux de Mylène Farmer, considérés comme de véritables courts-métrages (Pourvu qu'elles soient douces [Libertine II] dépasse les 17 minutes).

Quelques personnalités marquantes du clip[modifier | modifier le code]

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Réalisateurs occasionnels de clips[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Warp Vision: The Videos 1989-2004, DVD, Warp Records, 2004. Compilation des clips vidéos du label Warp
  • Zen TV, DVD, Ninja Tune Records, 2003. Compilation des clips vidéos du label Ninja Tune
  • L'Alternative, M6music, 2004 Compilation regroupant des clips diffusés sur M6 dans l'émission "L'alternative"
  • The Work of Director: Michel Gondry, DVD, Palm Pictures, 2003. Compilation des clips vidéos du réalisateur Michel Gondry
  • The Work of Director: Spike Jonze, DVD, Palm Pictures, 2003. Compilation des clips vidéos du réalisateur Spike Jonze
  • The Work of Director: Chris Cunningham, DVD, Palm Pictures, 2003. Compilation des clips vidéos du réalisateur Chris Cunningham
  • The Work of Director: Stéphane Sednaoui, DVD, Palm Pictures, 2005. Compilation des clips vidéos du réalisateur Stéphane Sednaoui
  • The Work of Director: Mark Romanek, DVD, Palm Pictures, 2005. Compilation des clips vidéos du réalisateur Mark Romanek
  • The Work of Director: Jonathan Glazer, DVD, Palm Pictures, 2005. Compilation des clips vidéos du réalisateur Jonathan Glazer
  • The Work of Director: Anton Corbijn, DVD, Palm Pictures, 2005. Compilation des clips vidéos du réalisateur Anton Corbijn

Chaînes de télévision consacrées à la diffusion de clips[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Mannoni, conservateur à la Cinémathèque française des appareils du précinéma et du cinéma , « Lexique », in Libération numéro spécial, page 3, supplément au no 4306 du 22 mars 1995, célébrant le 22 mars 1895, année française de l’invention du cinéma.
  2. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, des origines à nos jours, Paris, Flammarion, , 719 p., p. 16
  3. (en) W.K.Laurie Dickson & Antonia Dickson, préface de Thomas Alva Edison, History of the Kinetograph, Kinetoscope and Kineto-Phonograph, facsimile edition, The Museum of Modern Art, New York, 2000, (ISBN 0-87070-038-3)
  4. Le créateur de la future société Kodak. Le mot anglais film, qui désigne un voile ou une couche, sera adopté par Edison pour désigner les bobineaux de celluloïd impressionnés
  5. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, des origines à nos jours, Paris, Flammarion, , 719 p.
  6. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, « Grammaire du cinéma », page 159, op. cit.
  7. L’air joué au violon est une barcarolle, La Chanson du mousse (Acte I, scène 1, air no 3), tirée de Les Cloches de Corneville (« Va, petit mousse, le vent te pousse… »).
  8. (en) Terry Ramsaye, « A Million and One Nights : A History of the Motion Picture Through 1925 » , New York, Touchstone, 1926 (réimpr. 1986) (ISBN 0-6716-2404-0)
  9. (en) Rick Altman, « Silent Film Sound », Washington, Presse de l’université Columbia, 8 décembre 2004 (ISBN 0-2311-1662-4) 528 pages
  10. Jean Jacques Meusy, Paris-palaces ou Le temps des cinémas (1894-1918), CNRS Éditions, 1995, 561 p., page 334 (ISBN 9782271053619)
  11. visible sur le DVD Naissance du son de Lobster Films
  12. Voir les travaux de Martin Barnier
  13. DVD Lobster Retour de Flamme vol 1.
  14. Jean-Charles Scagnetti, L'aventure scopitone (1957-1983) : Histoire des précurseurs du vidéoclip, Paris, Éditions Autrement, coll. « Mémoires/Culture », 2010, 158 p. passage=9 (ISBN 978-2-7467-1396-3)
  15. Scott Mac Gillivray & Ted Okuda, The Soundies Book, iUniverse Inc, 2007, 427 p. (ISBN 9780595420605)
  16. Henry Keazor et Thorsten Wübbena, Rewind, Play, Fast Forward: The Past, Present and Future of the Music Video, transcript Verlag, (ISBN 383761185X, lire en ligne), p. 20
  17. David Buckley, R.E.M. | Fiction: An Alternative Biography, Random House, (ISBN 1448132460, lire en ligne), p. 146.
  18. Mark Blankenship, « More Than Words: The Art Of The Lyric Video », NPR,‎ (consulté le 29 décembre 2012)
  19. http://www.tomscott.com/lyric/
  20. "The Genealogy of the clip culture" in Henri Keazor & Thorsten Wübbena (dir) Rewind Play Fastforward, The past, present and future of the music video, transcript, 2010 (ISBN 978-3-8376-1185-4) 2017
  21. Michael Jackson - De l'Autre côté du Miroir

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Henry Keazor, Thorsten Wübbena, Video Thrills The Radio Star. Musikvideos: Geschichte, Themen, Analysen. Bielefeld 2005.
  • (en) Saul Austerlitz, Money For Nothing - A History of the Music Video from the Beatles to the White Stripes, Continuum Books, New York/ London, 2007.
  • (en) Carol Vernallis, Experiencing Music Video: Aesthetics and Cultural Context, Columbia University Press, New York, 2004.
  • (fr) Michel Chion, Un art sonore, le cinéma, Coll. « Cinéma Essais », Cahiers du Cinéma, Paris, 2003.
  • (fr) Michel Chion, L’audio-vision - Son et image au cinéma, Coll. « Cinéma », Armand Colin, Paris, 2005, [deuxième édition].
  • (en) Nicholas Cook, Musique, une très brève introduction, traduit de l’anglais par Nathalie Gentili, Éditions Allia, Paris, 2006. Première édition sous le titre Music : A very short introduction, Oxford University Press, 1998.
  • (en) Nicholas Cook, Analysing Musical Multimedia, Oxford University Press Inc., New York, 1998, [reprinted, 2004].
  • (en) Fraser Peter, Clark Vivienne (Editor), Teaching Music Video, Teaching Film and Media Studies Series, BFI (British Film Institute) Publishing, Londres, 2005.
  • (en) Frith Simon, Goodwin Andrew et Grossberg Lawrence (Edited by), Sound and Vision: Music Video Reader, Taylor & Francis Books Ltd., 1993.
  • (en) Goodwin Andrew, Dancing in the Distraction Factory : Music Television and Popular Culture, University of Minnesota Press, Minneapolis, 1992.
  • (en) Huron David, « Music in Advertising: An Analytic Paradigm », The Musical Quarterly, vol. 73, no 4, 1989, p. 557‑574.
  • (en) Johnson William, « Sound and Image: A Further Hearing », Film Quarterly, vol. 43, no 1, automne 1989, p. 24‑35.
  • (en) Prince Stephen, « True Lies: Perceptual Realism, Digital Images, and Film Theory », Film Quarterly, vol. 49, no 3, printemps 1996, p. 27‑37.
  • (en) Smith Jeff, The Sound Of Commerce - Marketing Popular Film Music, Columbia University Press, New York, 1998.
  • (en) Middleton, Richard (1990/2002). Studying Popular Music. Philadelphia: Open University Press. (ISBN 0335152759).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]