Giallo

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Le giallo est un genre de film d'exploitation, principalement italien, à la frontière du cinéma policier, du cinéma d'horreur et de l'érotisme, qui a connu son heure de gloire dans les années 1960 à 1980. Les réalisateurs phares du giallo sont Mario Bava et Dario Argento. Giallo (littéralement « jaune ») est le nom utilisé en Italie pour désigner, de manière générale, le roman policier, ou plus largement le genre policier : c'est hors d'Italie que ce nom est utilisé pour désigner, de manière plus précise, les thrillers italiens. Dans leur pays d'origine, où giallo a un sens plus large, ces films sont englobés sous des appellations comme « giallo à l'italienne » ou « thriller à l'italienne », voire « spaghetti thriller »[1],[2].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Il tire son origine d'une collection de romans policiers publiés par les éditions Mondadori de 1929 jusqu'aux années 1960. Leurs couvertures jaunes cachaient des romans et des nouvelles de type whodunit à l'image de leurs cousins américains. La ressemblance avec ces derniers était accentuée par les pseudonymes anglo-saxons utilisés par la plupart des auteurs et par la présence majoritaire de romans anglophones traduits en italien dans les premiers gialli. Publiés sur du papier de faible qualité, le succès de ces romans attira l'attention d'autres maisons d'édition qui ne tardèrent pas à sortir leurs propres œuvres sous la couverture jaune devenue traditionnelle. Ces romans furent si populaires que les œuvres d'auteurs étrangers réputés comme Agatha Christie ou Georges Simenon sortirent sous cette forme lors de leurs premières publications en Italie.

Genre cinématographique[modifier | modifier le code]

Le genre appelé « giallo » naît au cinéma dans les années 1960. Les films de ce type sont caractérisés par de grandes scènes de meurtres excessivement sanglantes, un jeu de caméra très stylisé et une musique inhabituelle (ceci est particulièrement vrai pour Dario Argento qui collabora avec Ennio Morricone puis avec le groupe Goblin). L'élément whodunit est conservé mais combiné au slasher, filtré par la longue tradition italienne de l'opéra et du grand guignol.

Développement[modifier | modifier le code]

Les gialli italiens furent d'abord influencés par le phénomène allemand krimi, films en noir et blanc des années 1960 adaptés des histoires d'Edgar Wallace. Le premier film du genre est le film de Mario Bava La Fille qui en savait trop (La ragazza che sapeva troppo en version originale). Ce titre est une allusion au film d'Alfred Hitchcock, L'Homme qui en savait trop (1956), montrant encore une fois le lien avec la culture anglo-saxonne. C'est l'année suivante dans son film Six femmes pour l'assassin (aux États-Unis, Blood and Black Lace) que Mario Bava introduit un des éléments emblématiques du genre, le meurtrier masqué avec une arme brillante dans sa main gantée de noir.

Le giallo devient très vite un genre à part entière avec ses règles et une tonalité typiquement italienne. Le terme giallo devient alors synonyme d'éléments visuels fortement stylisés et théâtralisés.

Le genre connaît son apogée dans les années 1970 avec la réalisation d'une multitude de films.

Principaux réalisateurs[modifier | modifier le code]

Liste de films[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Le Giallo: une horreur érotique est un documentaire réalisé par Yannick Delhaye en 2011, diffusé sur CinéCinéma et Paris Première, qui évoque l'histoire de ce genre ainsi que son esthétique sans oublier ses origines littéraires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BREVE PERCORSO NEL GIALLO ALL'ITALIANA, Il Davinotti, 7 décembre 2007
  2. IL CINEMA THRILLER HORROR ITALIANO, site Horromovie.it

Liens externes[modifier | modifier le code]