Faux documentaire

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Un faux documentaire (également désigné par le mot-valise documenteur, en anglais : pseudo-documentary) est un leurre qui tout en ayant l'apparence d'un documentaire se révèle être en fait une fiction qui peut emprunter aux genres comédie, drame, reportage, émission de télévision, etc.

Les historiens français du cinéma préfèrent parfois l'expression « documentaire fictif »[1]. Contrairement au documentaire parodique, il ne s'agit pas toujours d'une comédie.

La notion de faux documentaire ne doit pas être confondue avec le docufiction, un documentaire incluant des situations fictionnelles, ni même avec le « docudrama » (terme anglophone qui signifie : un « documentaire » basé sur des reconstitutions).

Depuis Cannibal Holocaust (1980), le genre film d'horreur inclut dans sa dramaturgie de prétendues bobines de films ou bandes vidéos retrouvées (found footage).

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

  • 1970 : La Délégation (de) (Die Delegation) film allemand de Rainer Erler (de) : Will Roczinski, reporter, est retrouvé mort dans sa voiture près de Los Angeles. Ce film retrace son histoire à travers les documents retrouvés dans le véhicule : films, photos, bandes magnétiques. Il enquêtait sur des phénomènes étranges et aurait découvert les preuves de la présence d'extraterrestres.
  • 1971 : Punishment Park de Peter Watkins : pour s'amender, des activistes interpellés doivent atteindre une cible en 24 heures tout en étant poursuivis par la police, le tout étant filmé par une équipe de journalistes allemands.
  • 1973 : Vérités et Mensonges d'Orson Welles.
  • 1978 : All You Need Is Cash de Eric Idle parodiant le groupe les Beatles.
  • 1978 : Vertical Features Remake (en) de Peter Greenaway : les reconstitutions controversées d'un film expérimental de Tulse Luper dont il ne subsisterait que des bribes. C'est aussi une parodie du cinéma structuraliste de l'époque.

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Gilles Marsolais in Filmer le réel. Ressources sur le cinéma documentaires, Paris, BiFi, 2001, p. 52

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  1. En 1924, les créations radiophoniques provoquèrent déjà quelques réactions de panique chez les auditeurs : ainsi, Maremoto de Gabriel Germinet racontait l'histoire d'un naufrage dans les conditions du direct.