Marlene Dietrich

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Marlene Dietrich
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Marlene Dietrich en 1951.

Nom de naissance Marie Magdalene Dietrich
Surnom L'Ange bleu[a]
La Vénus blonde[b]
Naissance
Berlin (Allemagne)
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemande puis
Drapeau des États-Unis Américaine (par naturalisation)
Décès (à 90 ans)
8e arrondissement de Paris (France)
Profession Actrice
Chanteuse
Films notables L'Ange bleu (1930)
Shanghaï Express (1932)
L'Impératrice rouge (1934)
L'Ange des maudits (1952)
La Soif du mal (1958)
Site internet www.marlenedietrich.org

Marie Magdalene Dietrich, dite Marlene Dietrich est une actrice et chanteuse allemande naturalisée américaine, née le à Berlin et morte le à Paris 8e.

Après s'être destinée à une carrière musicale dans un premier temps, elle se tourne vers le théâtre et le cinéma au début des années 1920. Lancée par le film L'Ange bleu de Josef von Sternberg, produit par la UFA en 1930, elle est repérée par le studio américain Paramount et poursuit sa carrière à Hollywood. Sa collaboration artistique avec von Sternberg produit sept films dont Morocco (1930), Shanghaï Express (1932) où L'Impératrice rouge (1934), faisant de l'actrice l'incarnation parfaite de la femme fatale.

Par la suite, elle tourne avec les plus grands réalisateurs, dans divers genres de films. La comédie avec Ernst Lubitsch (Angel, 1937), René Clair (La Belle Ensorceleuse, 1941) ou Billy Wilder (La Scandaleuse de Berlin, 1948), le western avec George Marshall (Femme ou Démon, 1939) ou Fritz Lang (L'Ange des maudits, 1952), le film policier avec Alfred Hitchcock (Le Grand Alibi, 1950), Billy Wilder (Témoin à charge, 1957) ou Orson Welles (La Soif du mal, 1959).

Elle s'engage contre le nazisme et son pays d'origine dès les années 1930, et participe activement à la Seconde Guerre mondiale entre 1944 et 1945, rendant célèbre la chanson Lili Marleen, et obtenant en 1947 la Medal of Freedom, plus haute distinction militaire américaine que peut recevoir un civil. Alors que ses rôles au cinéma se font moins nombreux, elle se tourne vers la radio puis vers le music-hall, faisant le tour du monde avec son tour de chant entre 1953 et 1975.

Pour protéger son image, elle vit recluse les quinze dernières années de sa vie, dans son appartement du 12, avenue Montaigne à Paris, refusant de se faire photographier, tout en restant présente médiatiquement[1].

Marlene Dietrich marque aussi son époque par son style et son élégance au cours de ses apparitions publiques, s'habillant chez les grands couturiers, français notamment, comme Hermès, Dior, Chanel ou Balenciaga[2]. Surnommée « L'Ange bleu » ou « La Vénus blonde », elle est classée en 1999 par l’American Film Institute à la neuvième place des actrices de légende[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Marie Magdalene Dietrich naît le à Berlin, au numéro 65 de la Sedanstraße (aujourd'hui Leberstraße), dans le quartier de la Rote Insel (en)[c] à Schöneberg, de Louis Erich Otto Dietrich (1868-1908), lieutenant de la police impériale prussienne, et de Wilhelmina Elisabeth Joséphine Felsing (1876-1945), riche héritière d'une famille d'horlogers[4]. Le couple qui s'est marié en décembre 1898 a déjà une première fille, Elisabeth, née en 1900.

Ils donnent à leurs deux jeunes filles une éducation très stricte, entièrement basée sur la discipline. Celles-ci prennent notamment des cours de maintien, des leçons de français et d'anglais[5]. Alors que sa sœur aînée est une enfant obéissante, Marie Magdalene est plus dissipée et s'envisage espionne ou artiste. C'est dans cette perspective qu'elle contracte ses deux premiers prénoms en Marlene[6]. Elle perd son père le 5 août 1908. Les biographies divergeant sur les circonstances de sa mort[7] : il est probablement emporté par la syphilis après être entré dans un sanatorium.

Sa mère se remarie en 1916 avec le meilleur ami de celui-ci, Eduard von Losch, capitaine de cavalerie, qui meurt sur le front de l'Est en juillet 1917 lors de la Première Guerre mondiale, sans avoir eu le temps d'adopter officiellement ses deux belles-filles[8].

Formation et études[modifier | modifier le code]

Maria Magdalena à l'école, en 1918 (la deuxième au premier rang, en partant de la droite).

Marlene fréquente l’école des filles Auguste-Viktoria de 1907 à 1917 puis est diplômée de l’école Victoria-Luise (actuel lycée Goethe (de)). Elle cultive parallèlement ses dons pour la musique et le chant. En 1918, elle s'inscrit à l'École supérieure de musique Franz-Liszt (de) de Weimar et prend des cours privés de violon avec le professeur suisse Robert Reitz, qui devient son premier amant[9]. Elle envisage une carrière de violoniste de concert, mais doit abandonner l'usage intensif de cet instrument à la suite d'une blessure au poignet (ganglion douloureux ou inflammation du ligament de l'annulaire gauche selon les biographies)[10]. Elle jouera plus tard de la scie musicale quand elle attendait son tour pour jouer une scène. Son premier emploi est celui de violoniste dans un orchestre qui accompagne la projection de films muets dans un cinéma de Berlin[11].

Débuts[modifier | modifier le code]

En compagnie de Ressel Orla vers 1923.

« Marlene Dietrich refuse de parler de ses débuts de comédienne, c'est-à-dire de la période comprise entre 1922 et 1930. Ce n'est pas négociable. »

— Louis Bozon[12]

Marlene Dietrich prend ses premiers cours de théâtre auprès de Max Reinhardt en 1921. En 1922, elle joue ses premiers petits rôles au théâtre, notamment au Großes Schauspielhaus, et joue dans des revues, comme celle du théâtre Komoedie dans le Kurfürstendamm de Berlin, aux côtés de la vedette française Margo Lion. Elle obtient aussi des rôles mineurs au cinéma. Son premier rôle crédité est Lucy dans Tragédie de l'amour (de) de Joe May. Elle se marie le avec le régisseur Rudolf Sieber et donne naissance à sa fille Maria Elisabeth, le . Elle n'aura pas d'autres enfants, vivra peu avec son mari, et ne se remariera jamais (bien qu'un mariage[d] avec Jean Gabin semble avoir été, plus tard, sérieusement envisagé)[13].

Marlene Dietrich enregistre à la fin des années 1920 ses premières chansons, et les chante dans la revue Es liegt in der Luft (« C'est dans l'air », 1928) où elle se fait remarquer par le metteur en scène Josef von Sternberg[14].

Von Sternberg et L'Ange bleu[modifier | modifier le code]

L'Ange bleu (1930).

En 1929, Dietrich tourne son premier rôle important dans L'Énigme sous la direction de Curtis Bernhardt. Mais c'est L'Ange bleu tourné par von Sternberg l'année suivante, et notamment la chanson « Ich bin von Kopf bis Fuß auf Liebe eingestellt » (« Je suis faite pour l'amour de la tête aux pieds »), qui lui apportent la gloire.

Tourné dans les studios de l’UFA à Babelsberg, ce film, qui réunit Emil Jannings (immense vedette à l'époque) dans le rôle du professeur Rath, et Dietrich dans celui de Lola-Lola, est le premier film parlant du cinéma allemand. Von Sternberg, qui entrevoit le potentiel de la jeune actrice, la recommande, avant même la sortie, au studio américain Paramount Pictures pour lequel il vient de tourner et dont le bureau berlinois cherche une actrice pour concurrencer Greta Garbo lancée par la Metro-Goldwyn-Mayer. La Paramount lui offre un cachet de 1 250 dollars par semaine[15].

Le soir de la première, le au Gloria Palast, en long manteau de fourrure blanche, une gerbe de roses dans les bras, Marlene arbore sur sa robe un bouquet de violettes épinglé là où les femmes n'en mettent jamais[pas clair]. À 23 heures, elle prend le train à la gare de Lehrter vers le port de Bremerhaven, d'où elle embarque pour New York. D'une actrice encore inconnue hors d'Allemagne, Sternberg va façonner un mythe.

Naissance d'un mythe[modifier | modifier le code]

Avec Gary Cooper dans Morocco (1930).

Dès son arrivée, Marlene interprète à nouveau une chanteuse de cabaret dans Morocco aux côtés de Gary Cooper. Premier des six longs métrages que tourneront ensemble Sternberg et Dietrich aux États-Unis, le film vaut à Marlene une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice en 1931 et lui confère une notoriété internationale. L'écrivain allemand Franz Hessel publie la même année la première biographie de l'actrice, Marlene: Ein Porträt, dans lequel il tente de dresser le portrait de la femme derrière la vedette. L'usage dans le titre de l'ouvrage du seul prénom de l'actrice donne une idée de sa célébrité déjà à ce moment-là ; la fascination pour Dietrich ne fait que commencer.

Von Sternberg et sa muse vont en effet asseoir définitivement au cours de leur collaboration le personnage de femme fatale[e] sur lequel Dietrich a construit sa renommée à partir de L'Ange bleu et qu'elle va s'atteler à entretenir tout au long de sa vie, tout en jouant sur une certaine ambiguïté sexuelle (elle apparaît régulièrement en habits masculins et exerce son charme autant sur les hommes que sur les femmes[f]).

« Après Lola-Lola, Marlene restera l'image parfaite de la femme fatale : mystérieuse et indomptable, sculptée par la lumière, dans le nuage irréel de la fumée de sa cigarette. On la suivrait au bout du monde... Dans son sillage, les personnes les plus sérieuses et les plus dignes deviennent des petits enfants. »

— Vincent Pinel[16]

Marlene Dietrich en 1933.

Le couple enchaîne ainsi avec Agent X 27 (1931), Shanghaï Express (1932), véritable succès du box-office jusqu'au Japon qui récompense l'actrice d'un kimono de cérémonie ; puis viennent Blonde Vénus en 1932 et L'Impératrice rouge en 1934, délire baroque qui sert davantage la gloire de Marlene que celle de Catherine de Russie qu'elle interprète, et qui, malgré un échec financier deviendra avec le temps un chef-d'œuvre reconnu[17].

Même en dehors de l'écran, Marlene Dietrich subjugue les foules. « Avec son profond regard mélancolique, ses cils longs de trois centimètres, le nimbe doux de ses cheveux, ses traits classiques, son air mystique et son corps de panthère, elle n'aurait pas pu entrer dans une église sans aussitôt troubler le sermon. »

La fille de l'actrice, Maria Riva, raconte une soirée avec sa mère à l'Opéra Garnier en 1933, et notamment l'entracte : « Tout le monde buvait du champagne et essayait de se rapprocher de ma mère, qui se comportait à son habitude, comme si elle était seule sur une île déserte, et fumait tranquillement sa cigarette pendant que les dames et les messieurs la dévoraient des yeux, comme si de rien n'était. »[18]

Cette fructueuse - mais houleuse [g] - collaboration s'achève en 1935 par La Femme et le Pantin d'après le roman homonyme de Pierre Louÿs, film préféré de l'actrice[19].

« La Femme et le Pantin est une superbe adaptation de Pierre Louÿs et l'apogée du mythe de la femme fatale symbolisée par Marlene. »

— Jean Tulard[20]

Après sa séparation artistique d'avec Sternberg, Marlene ne continuera pas moins à incarner les femmes fatales, notamment dans La Maison des sept péchés (1940), La Belle Ensorceleuse et L'Entraîneuse fatale (1941), La Scandaleuse de Berlin en 1948, Le Grand Alibi (1950) ou encore Témoin à charge (1957)[h].

« Il est exact que cette actrice a fait de la vamp la reine des écrans, il est exact qu'elle incarne la féminité, il est exact que le sex-appeal n'a jamais de représentante plus brillante, plus attirante, plus persuasive qu'elle. »

— Sydney W. Carroll, The Times (1933)[21]

L'après-Sternberg[modifier | modifier le code]

Avec James Stewart dans une des scènes de bagarre qui fit la réputation de Femme ou Démon (1939).

Alors que ses films avec Sternberg sont reconnus aujourd'hui comme des chefs-d’œuvre du patrimoine cinématographique, ceux que Dietrich tourne en 1936 et 1937 marquent moins les esprits[i]. L'actrice peine en effet à trouver ses marques sans son pygmalion. Le tournage de I Loved a Soldier, est ainsi interrompu au bout d'un mois à la suite d'un désaccord entre Dietrich et la production, alors qu'il a déjà coûté près de 900 000 dollars. Désir de Frank Borzage (sorti en 1936, mais tourné avant I Loved a Soldier en 1935) et Le Jardin d'Allah de Richard Boleslawski, un des tout premiers films en couleurs, ne font pas recette.

La Paramount laisse Dietrich partir pour l'Europe en 1937 tourner Le Chevalier sans armure de Jacques Feyder aux studios de Denham près de Londres. Elle rentre ensuite à Hollywood pour jouer dans Ange sous la direction d'Ernst Lubitsch (qui avait assisté Borzage sur Désir). Le nouvel échec de ces films la fait taxer dans la presse de « poison du box-office » (« Box Office Poison »)[22] par l'association des propriétaires de salles de cinéma (Independent Theater Owners of America), comme Greta Garbo, Joan Crawford, Katharine Hepburn ou Bette Davis[j]. Ce à quoi l'actrice répond : « Tout ce que je sais, c'est que lorsqu'un des gars de la direction a besoin de rembourser son emprunt, ils m'appellent avec une idée de film[23] ».

Elle choisit alors de s'éloigner des studios et entame une liaison avec l'écrivain pacifiste Erich Maria Remarque. La même année, séjournant avec lui au Cap d'Antibes, elle entretient une liaison discrète avec Joseph Kennedy, ambassadeur des États-Unis à Londres favorable à une politique d'apaisement envers l'Allemagne nazie. Elle accorde également ses faveurs au fils de celui-ci, le jeune John Fitzgerald[24],[k].

À l'été 1939, le producteur Joe Pasternak lui propose un western, Femme ou Démon, sous la direction de George Marshall, à condition que son cachet soit revu à la baisse[l]. Sur les conseils de son mari et de Sternberg, elle accepte néanmoins et remporte un triomphe qui apporte un second souffle à sa carrière.

Elle enchaîne alors avec La Maison des sept péchés de Tay Garnett en 1940, premier des trois films qu'elle tourne avec John Wayne, suivi de La Belle Ensorceleuse de René Clair et L'Entraîneuse fatale de Raoul Walsh en 1941. Trois films suivent en 1942, dont Les Écumeurs et La Fièvre de l'or noir, dans lesquels elle retrouve Wayne.

Engagement contre le nazisme[modifier | modifier le code]

Marlene Dietrich et Rita Hayworth à la Hollywood Canteen en 1942.
Avec Ronald Colman dans Kismet (1944).

Résolument opposée au régime nazi, Marlene Dietrich rompt peu à peu, bien qu'à contre-cœur[m], les liens qui l'attachent à l'Allemagne. Devenue citoyenne américaine en [25],[26], elle met, comme de nombreuses vedettes de l'époque, sa célébrité au service de l'effort de guerre après l'entrée en guerre des États-Unis dans le conflit mondial en décembre 1941. Elle participe ainsi à la Hollywood Canteen, et récolte des bons du trésor avec Orson Welles.

De 1941 à 1943, elle héberge chez elle Jean Gabin qui, refusant de tourner pour les Allemands, a quitté la France occupée[n]. Les deux acteurs ne tardent pas à entamer une liaison passionnée alors que Gabin est encore marié à Jeanne Mauchain, demeurée en France (le divorce sera prononcé le aux torts « entiers et reconnus » de l'acteur, bien qu'en son absence)[27].

Au début de l'année 1944, elle tourne Kismet, film musical dans lequel ses jambes peintes en or font autant parler la presse que la percée des Alliés en Italie[o] puis apparaît dans le film de propagande Hollywood Parade aux côtés du tout-Hollywood.

Dietrich pousse plus loin son engagement en intégrant l'United Service Organizations (USO). Elle part pour le front européen en avril 1944[p], chantant pour les troupes américaines et britanniques stationnées au Royaume-Uni, avant d'accompagner la 3e armée américaine du général Patton en Italie, en France puis en Allemagne et en Tchécoslovaquie pendant la campagne de libération[28], donnant plus de 60 concerts en quinze mois. Son interprétation de Lili Marleen, chanson popularisée par le régime nazi, devient l’emblème de la résistance à celui-ci[29].

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L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Lors de son tour de chant au Sahara Hotel de Las Vegas (années 1950).
Dans l'émission radiophonique Monitor de NBC en 1954.

L'âge avançant, trouvant moins de rôles à Hollywood, elle retrouve, à la libération de Paris, Jean Gabin qui a rejoint la 2e division blindée[q]. Un mariage entre eux semble avoir été alors envisagé[d]. Elle refuse le scénario des Portes de la nuit de Marcel Carné, ne souhaitant pas interpréter la fille d'un collaborateur[r], pour tourner avec Gabin Martin Roumagnac (1946). S'il reçoit un succès en salles, le film n'est pas apprécié par la critique française[30].

Après sa rupture avec Gabin, elle rentre à Hollywood et tourne, teinte en brune, dans Les Anneaux d'or de Mitchell Leisen puis dans La Scandaleuse de Berlin de Billy Wilder l'année suivante, même si elle met du temps à accepter le rôle, étant confrontée au même problème que pour Les Portes de la nuit (les liens de son personnage avec le régime nazi). Devenue la même année « la grand-mère la plus fabuleuse du monde »[31] avec la naissance de son premier petit-fils, elle part en 1949 à Londres tourner Le Grand Alibi sous la direction d'Alfred Hitchcock. Habillé par Dior, elle y interprète La Vie en rose, que lui a « prêtée » son amie Édith Piaf[s].

En 1951, elle joue pour la première fois pour Fritz Lang dans le western L'Ange des maudits mais, tout comme avec Sternberg quelques années plus tôt, la collaboration entre le réalisateur et sa vedette, également compatriotes, est houleuse[t], le premier traitant l'actrice de « bonniche allemande »[u], la seconde estimant qu'« un homme qui est capable de faire un film comme M le maudit ne peut être qu'un sadique. »[32].

En parallèle de sa carrière au cinéma, Dietrich participe aux émissions radiophoniques de son amie Tallulah Bankhead[v], jouant avec son image, son âge, et multipliant les sous-entendus[33]. Loin de son image de vamp mythique, l'actrice révèle également un réel talent de cuisinière comme le montre le livre Dîner chez Marlene. Passionnée par la cuisine, elle adore concocter pour ses amis ou amants le chou farci, les œufs brouillés, le rognon braisé ou son plat fétiche le pot-au-feu.

Témoin du mariage de Piaf avec Jacques Pills en juillet 1952, elle fait une apparition remarquée en décembre suivant dans un gala au profit des enfants handicapés, vêtue de l'uniforme de Monsieur Loyal. Cette prestation lui sert de tremplin pour monter son propre spectacle de cabaret à Las Vegas. Pour 30 000 dollars par semaine, elle monte pour la première fois le 15 décembre 1953 sur la scène du night club du Sahara Hotel[34], vêtue d'un fourreau semé d'étoiles de strass[35].

Une seconde carrière[modifier | modifier le code]

Marlene Dietrich et Burt Bacharach à Jérusalem, lors de son tour de chant en Israël (1960).

Accompagnée par son dernier amant en date [36], l'arrangeur Burt Bacharach, Dietrich transporte son tour de chant sur les scènes du monde entier à partir de 1960 : en Europe, en Israël (où elle est exceptionnellement autorisée à chanter en allemand, eu égard à son engagement antinazi durant la guerre)[w], sur le continent américain et en URSS en 1964.

Plusieurs disques sont les témoins de cette tournée : Dietrich in Rio (1959), Wiedersehen mit Marlene (1960) et Marlene Dietrich in London (1964). Dans Sag mir, wo die Blumen sind (Dis-moi où sont les fleurs), composée par Pete Seeger et traduite en allemand par Max Colpet (de), elle dénonce la guerre froide.

Seul son pays natal lui réserve un accueil mitigé en 1960. Agressée à Wiesbaden par une jeune fille qui lui crache au visage, elle affirme alors par voie de presse que désormais « elle et les Allemands ne parlent plus la même langue » (elle ne retournera de fait jamais plus en Allemagne)[37]. Convaincue que le national-socialisme n'était pas encore mort et que le peuple allemand était responsable de sa prolifération[38], elle accepte de jouer dans Jugement à Nuremberg, film de Stanley Kramer inspiré d'un des procès de Nuremberg.

Lorsque Burt Bacharach la quitte en 1965, elle songe dans un premier temps à abandonner les récitals. Elle continue pourtant et triomphe à Broadway en 1967, obtenant un special Tony Award pour sa prestation l'année suivante. L'abus d'alcool va cependant assombrir les dernières années de sa carrière[x] : en 1973, elle tombe dans la fosse d'orchestre lors d'un concert à New York puis fait une seconde chute juste avant d'entrer en scène à l'opéra de Sydney, le 29 septembre 1975, se fracturant le col du fémur[39],[y] et mettant ainsi un terme définitif à sa carrière de music-hall.

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Après une dernière apparition au cinéma en 1978, après dix-sept ans d'absence, dans C'est mon gigolo de David Hemmings[40], elle se cloître dans son appartement parisien du 12 avenue Montaigne, fréquentant peu de gens en dehors de sa fille et de quelques amis fidèles, car « Marlene n'est pas facile à vivre au quotidien[41]. » Parmi ceux qui la côtoient car ils ont sa confiance totale, outre sa fille, on compte l'animateur de radio Louis Bozon, le comédien Sacha Briquet, et sa secrétaire Norma Bosquet, femme de l'écrivain Alain Bosquet[z].

À partir de 1980, elle ne quitte plus son lit. Néanmoins, elle reste présente médiatiquement :

Marlene Dietrich meurt à Paris le [45]. Ses obsèques ont lieu à l'église de la Madeleine. Bien qu'elle ait toujours eu des rapports conflictuels avec son pays d'origine, Dietrich se sentait berlinoise et avait décidé de s'y faire inhumer. Elle est ainsi enterrée non loin de sa mère dans le petit cimetière de Friedenau, dans l'arrondissement de Schöneberg.

En 1993, le sénateur berlinois chargé des affaires culturelles, Ullrich Roloff-Momin, parvient à faire racheter, grâce à l'état fédéral et à la loterie nationale, l'ensemble des biens de l'actrice, comptant notamment trois mille vêtements, mille objets de la garde robe, quelque seize mille cinq cents photographies, des documents écrits (correspondance, papiers d'état civil, partitions...), des affiches, des objets de bagagerie et des meubles ayant appartenu à la star. Cette collection, la plus grande au monde pour des archives cinématographiques, fait l'objet d'expositions au Filmmuseum Berlin (de) où elle est entreposée[46], et à travers le monde[47]. En décembre de la même année, la tombe de l'actrice est profanée par des néo-nazis qui n'acceptent pas son départ du pays dans les années 1930, sa naturalisation et son refus de rentrer en Allemagne après la guerre[48],[49].

À l'occasion du centenaire de sa naissance, le président de la République fédérale d'Allemagne Johannes Rau lui rend hommage le 28 décembre 2001 à Berlin. Cette cérémonie s'accompagne de révélations sur les causes de sa mort. Selon sa confidente et secrétaire Norma Bosquet, l'actrice se serait vraisemblablement suicidée après lui avoir demandé de lui fournir des somnifères[50].

Son petit-fils, Peter Riva (en), gère aujourd'hui l'héritage de sa « fabuleuse grand-mère »[réf. nécessaire].

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Marlene Dietrich au music-hall[modifier | modifier le code]

Marlene Dietrich sur la scène du Sahara Hotel de Las Vegas.

Commencé au Sahara Hotel de Las Vegas, son tour de chant prend très vite une dimension internationale avec des concerts donnés en Europe, en Australie, au Brésil, au Japon, en Afrique du Sud ou encore au Canada. Le rôle de l'actrice pendant la Seconde Guerre mondiale confère à certaines de ses prestations une dimension politique, comme celles de Berlin et Jérusalem en 1960[51]. Sa prestation à Broadway en 1967 lui vaut un special Tony Award pour son one-woman-show l'année suivante[52], elle qui ne reçut aucune récompense majeure pour sa carrière d'actrice en apparence plus intéressante.

La nécessité d'une nouvelle carrière pour l'actrice[modifier | modifier le code]

Aux dires de sa fille Maria Riva, Dietrich était sans cesse à court d'argent et tourna, après guerre, une bonne partie de films plus par nécessité que par envie. Néanmoins, le tournage de Madame veut un bébé en 1942, de Kismet en 1944, de la Scandaleuse de Berlin en 1948, et de L'Ange des maudits en 1952 vont lui permettre de prendre conscience de certains de ses atouts en dehors de l'écran.

  • En 1939 déjà, lors du tournage du western Femme ou Démon, elle demanda à la costumière Vera West d'intégrer un soutien gorge dans sa robe de saloon, pour pouvoir bouger à son aise. Elle réutilise « ce secret » après la guerre.
  • C'est dans Madame veut un bébé, puis dans Kismet qu'elle élabore pour la première fois un fond de robe invisible lui donnant une silhouette de rêve en serrant sa taille et relevant sa poitrine, technique qu'elle perfectionnera à partir de sa prestation à Las Vegas en 1953.
  • Son rôle dans la Scandaleuse de Berlin lui rappelle les tournées de l'United Service Organizations entre 1943 et 1945. La robe que la couturière Irene avait confectionnée pour elle à cette occasion est d'ailleurs réutilisée dans le film, ce fourreau qui lui permettait pendant la guerre de passer de la « militaire » à la « star glamour » qu'elle était dans les années 1930.
  • L'Ange des maudits, en 1952, fait l'objet d'une avant première à Chicago le 4 mars. Dietrich accepte de participer à ce lancement et de chanter deux chansons, dont une du film en question. Mais, constatant que la robe du soir d'Elisabeth Arden ne la mettait pas en valeur (« On aurait dit un homard travesti »)[53], sa fille lui suggéra de procéder à un « changement éclair » dont elle-même avait le secret, travaillant dans des émissions de télévision en direct. « J'appris donc à ma mère le truc de la superposition de costumes et le minutage. Lorsqu'elle apparut sur la vaste scène, elle portait déjà sous les volumes de son ample jupe les collants noirs et les bottines lacées du film. Elle sortit en coulisse après sa présentation au public, j'arrachais la robe, elle enfila le fond de robe sur lequel tout le costume, emmanchures, plastron, boléro et bijoux étaient déjà cousus, je remontais la fermeture Eclair et, en l'espace de soixante secondes, c'était la « vraie » Dietrich qui s'avança sur la scène, après avoir métamorphosé le gros homard en pulpeuse Reine des entraîneuses ! Dans le public, ce fut le délire comme au temps des GI's pendant la guerre. Elle avait gagné ! » Comme le dit encore sa fille, cela l'amena « à trouver une fois encore la solution qui allait contribuer à l'immense succès qu'elle recueillit à Las Vegas. »

Réinventer la perfection du passé[modifier | modifier le code]

D'une façon sans doute inconsciente, Marlene Dietrich s'inspire ou réutilise en les modifiant des vêtements qu'elle utilisait dans ses films[aa].

  • Ainsi, la robe à effet « nu » apparaît pour la première fois dans la Scandaleuse de Berlin en 1948, où elle est déjà une reprise de la tenue de scène de l'actrice pendant son tour de chant auprès des soldats alliés entre 1943 et 1945.
  • Autre robe à effet « nu », la robe « vent », créée en 1954, s'inspire d'une des tenues que portait l'actrice dans le le Jardin d'Allah en 1936. Cette tenue est plaquée contre le corps de l'actrice grâce à un ventilateur, donnant l'illusion du nu. D'après Maria Riva, sa mère voulait de cette façon être magnifiée comme sa sculpture préférée, la Victoire de Samothrace[53]
  • De même, le manteau cygne qui est utilisé par l'actrice en 1957 s'inspire des fourrures que porte l'actrice, notamment dans l'Impératrice rouge en 1934.

Un spectacle bien rodé[modifier | modifier le code]

Dès son premier show en 1953, Dietrich divise son spectacle en deux parties, une pour les hommes, d'après ses propres dires, l'autre pour les femmes[ab]. Avec ses robes qui créent à chaque fois la surprise, la première partie du tour de chants est consacrée aux chansons douces et romantiques. Ensuite, après un changement éclair pour une tenue d'homme dans le style de celles qu'elle portait déjà dans Cœurs brûlés ou dans Blonde Vénus, en pantalon ou short, elle continue son concert, mais avec des chansons plus provocantes. Avec le pianiste Burt Bacharach, dont elle suit les conseils avec rigueur et discipline, et qui l'accompagne dans son tour de chant entre 1956 et 1965, le spectacle de Dietrich va se perfectionner et devenir véritable one-woman-show des plus ambitieux.

Le 26 novembre 1973, le critique canadien Dave Billington parle du spectacle de la star qui vient de se produire à Montréal en ces termes :

« (...) Pendant plus d'une heure, sans interruption, sans artifice, sans solliciter un sentimentalisme bon marché, Marlene Dietrich fait son métier, passe tout à tour du message à la chanson d'amour, joue les vamps, fait de l'humour, dans un mélange parfait qui laisse le public avec le sourire d'un chat qui vient de se repaître de crème. (...) Oublions le phénomène et acceptons le fait que que nous avons assisté à une prestation menée de main de maître. Le minutage, le mélange de chansons, les gestes de la main, l'éclairage, le maquillage distillaient les éléments pour lesquels les grands de la scène se font aimer du public[53]. »

Les tenues[modifier | modifier le code]

En aoùt 1953, Marlene Dietrich doit faire un essai de son spectacle à Las Vegas, et la costumière Irene, sa costumière préférée à la MGM, déjà responsable de ses tenues de scène au temps de l'USO, et dans la Scandaleuse de Berlin en 1948, n'est pas disponible. Travis Banton, qui réalisa avec Dietrich des toilettes époustouflantes lors de sa période von Sternberg, est retiré des affaires. Elle se retourne alors vers Jean Louis, costumier de la Columbia, d'origine française, ce qui assure confiance à la star, ayant l'habitude de s'habiller à Paris à l'époque. La coopération entre les deux durera jusqu'à la fin de la carrière de la chanteuse, et le couturier l'habille aussi dans les films Une histoire de Monte Carlo en 1956 et Jugement à Nuremberg en 1961. L'entente entre les deux se passa bien et un contrat passé entre eux interdisait seulement à l'actrice de réutiliser les robes de Jean Louis dans les films qu'elle pourrait tourner.

Mais si Jean Louis avait la charge de la création des robes, c'est la couturière Elisabeth Courtney de la maison Western Costume qui les confectionne, du moins jusqu'en 1972, où Ray Aghayan la remplace.

Chacune des robes de la star coûtaient entre 20 000 et 40 000 dollars[54]. Il n'y a pas de nom officiel donné aux robes de Dietrich, mais la presse, les proches ou la chanteuse elle-même en surnommèrent plusieurs en fonction de leurs caractéristiques. D'après Maria Riva, sa mère avait réfléchi avec la costumière Irène sur un fond de robe qui « contribuait à donner à Dietrich le corps sublime dont elle a rêvé toute sa vie », notamment lors des tournages de des films Madame veut un bébé et Kismet, entre 1942 et 1944.

En 1944, le tissu est de la soie épaisse, mais à la fin de la décennie 1940, les maisons de textile italiennes, telles Baranccini, perfectionnent leurs tissus, notamment ce que Dietrich appelle le « souffle », une gaze ultra légère, délicate, vaporeuse, mais ferme comme un canevas, utilisée par la chanteuse jusqu'à la fin de sa carrière en 1975. La couleur est chaire. C'est un sous-vêtement ultra fragile, qui existe en douzaines d'exemplaires d'après Maria Riva. Environ trois de ces corsets étaient prévus pour une seule robe, et la collection du Filmmuseum de Berlin renferme vingt-et-une robes de scène, donc une soixantaine de fonds de robe, sans compter les fonds de robe inachevés et tout le matériel nécessaire pour les situations d'urgence[55].

La mise en place de ce fond de robe est un travail qui requiert patience et rigueur, comme nous l'explique Maria Riva : « D'abord, elle enfilait le fond de robe par le bas, nous attachions la fine ceinture intérieure autour de sa taille, ensuite, elle plaçait le triangle élastique de l'entrejambe, l'ajustant bien entre les bords de la vulve pour minimiser la douleur causée par la tension inévitable. Elle se penchait en avant, les seins ballants, détachés du corps, glissant un bras dans l'une des emmanchures, puis l'autre. Ensuite, de la main, elle amenait ses seins tombants et les plaçait dans le soutien-gorge incorporé, coupé dans le biais du tissu, prenant soin d'insérer chaque bout de sein exactement au bon endroit. Une fois que les seins étaient positionnés à sa convenance, elle mettait ses mains en coupe pour les soutenir, les maintenait en place ainsi que le fond de robe, se relevait très rapidement et nous remontions la fermeture Eclair du dos. »[53]

Ce fond de robe, quasi invisible, pouvait apparaître en deux endroits :

  • A la base du cou, là où il s'arrêtait. Pour rendre cela impossible, Dietrich porte toujours un collier ras de cou ou des broderies ;
  • Au niveau de la fermeture Éclair du dos, qui fermait ce fond de robe. Cette fermeture était masquée par celle de la robe, qui la superposait exactement.

Ce fond de robe présente néanmoins des limites pour Maria Riva, puis que « une fois qu'elle était à l'intérieur de ce moule, bien en place, fermeture Éclair remontée, ma mère se transformait en statue, respirant à peine, et le moindre mouvement devenait un luxe calculé et restreint. »[53]

Marlene Dietrich en frac à Amsterdam le 28 mai 1960

Les années Vegas (1953-1962)[modifier | modifier le code]

Après son premier triomphe au Sahara Hotel de Las Vegas entre le 15 décembre 1953 et le 4 janvier 1954, les plus grands hôtels de la ville signèrent avec la star un contrat tous les ans jusqu'en 1962. Chaque nouveau spectacle différait surtout par la tenue que portait la chanteuse, qui cherchait à créer l'événement, bien avant avec les chansons ou le show en lui même. « Chaque fois que Dietrich passait à Las Vegas, elle essayait d'inventer de nouveaux effets, espérant retrouver ce moment où, apparaissant sur scène pour la première fois, le public muet de stupéfaction retenait son souffle »[53].

1960 : Allemagne et Israël[modifier | modifier le code]

L'année 1960 est une année particulière pour la « seule Allemande connue à s'être publiquement opposée au régime nazie dans les années 1930 et 1940 », comme le rappelle sa fille Maria Riva en 2001[56]. En effet, elle se produit pour la première fois en Allemagne depuis la fin du Second Conflit mondial. Au mois de mai, elle est mal accueilli à Hambourg d'abord, avec des lettres anonymes de menaces et un succès mitigé de son spectacle, puis à Berlin où une partie du public la qualifie de « traitresse », certains tenant même des panneaux « Marlene go home » devant le théâtre. Néanmoins, le futur chancelier Willy Brandt lui exprime toute sa sympathie, comme le compositeur Friedrich Hollander, le compositeur des chansons de l'Ange bleu, qui était d'ailleurs nullement fâché avec elle, car ayant écrit pour elle les titres du film la Scandaleuse de Berlin en 1948.

La même année, elle se rend en Israël pour chanter à Tel-Aviv puis à Jérusalem, où elle est notamment reçu par le dirigeant David Ben Gourion. Néanmoins, le producteur israélien lui demande de ne pas chanter en allemand, cette langue ravivant des blessures trop profonds pour nombre de spectateurs, juifs expatriés d'Allemagne dans les années trente, voire sauvés des camps d'extermination. Malgré tout, elle le fait et obtient un réel triomphe[57].

Filmographie[modifier | modifier le code]

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Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Source : Musée de la mode de la Ville de Paris[61] (sauf précisions)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

« Vous trouverez le chapeau « Dietrich », le tailleur « Dietrich », les chaussures « Dietrich », le look « Dietrich ». »[62]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • En 1983, l'acteur et réalisateur autrichien[63] Maximilian Schell lui consacre un documentaire primé au Festival de Cannes[réf. nécessaire], intitulé Marlene, dans lequel l'actrice revient sur sa vie, sans pour autant apparaître en personne.
  • En 1992, l'affiche du quarante-cinquième Festival de Cannes rend hommage à l'actrice avec une photographie réalisée en 1932 pour la promotion du film Shanghaï Express. Coïncidence, elle meurt le , le jour précédent l'ouverture de cette quarante-cinquième édition.
  • En 1999, Marlene Dietrich est classée neuvième meilleure actrice de légende du cinéma par l’American Film Institute[3].

Musique[modifier | modifier le code]

  • Marlene Dietrich tient une place particulière parmi les références de la chanteuse Madonna :
    • en 1990, la chanson Vogue, dans l'album I'm Breathless, est dédiée à l'âge d'or du cinéma et Marlene Dietrich est citée dans les paroles. Le clip, en noir et blanc, nous montre Madonna prenant les pauses sophistiquées qu'adoptait Dietrich sur ses photos des années 1930 ;
    • en 1993, lors de sa tournée mondiale The Girlie Show World Tour, Madonna divise son spectacle en quatre tableau. Le deuxième tableau, Studio 54, voit la chanteuse porter une immense perruque blonde afro, comme Dietrich dans le film Blonde Vénus. Le troisième tableau, intitulé Weimar Cabaret, est une référence au Berlin des années 1920 et un hommage direct à Marlene Dietrich, décédée l'année précédente. Madonna est vêtue à la Dietrich, avec un frac et un haut-de-forme, et chante Like a Virgin sur l'air de Falling in Love Again, rengaine de L'Ange bleu.
  • En France, de nombreuses chansons évoquent l'actrice :
    • en 1968, Claude Nougaro parle de l'actrice dans La pluie fait des claquettes : « aussi douce que Marlene, aussi vache que Dietrich. »
    • en 1973, dans Au pays des merveilles de Juliet, dédiée à Juliet Berto, Yves Simon parle des « superstars et des petites-filles de Marlène. »
    • en 1986, la chanteuse Jeanne Mas crée Mourir d'ennui en hommage à Dietrich. Cette chanson fait l'ouverture de ses spectacles en 1987 (« L'alcool la séduit / Marlène amoureuse / La pleine lune aussi / Meurent d'ennui. »).
    • dans Marlène[ad] le groupe de rock Noir Désir évoque son engagement antinazi mais aussi sa beauté qui fait « saigner et s'accrocher les cœurs des soldats. »
    • Jean-Jacques Debout, en 2013, a écrit et composé Marlène, Marlène, présente sur son album Bourlingueur des étoiles.

Toponymes[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Parodie[modifier | modifier le code]

Marlene Dietrich dans la fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'après le titre du film qui l'a rendue célèbre et dans lequel elle interprète le personnage de Lola-Lola.
  2. D'après le film éponyme de Sternberg en 1932.
  3. Litt. « l'Île rouge ».
  4. a et b « Si tu veux un enfant, il vaut mieux qu'on se marie », extrait d'une lettre de Dietrich à Gabin, le 13 août 1945, dans laquelle elle parle aussi de son divorce d'avec Rudi Sieber : « Trouve quelles sont les raisons les plus dignes pour obtenir un divorce en France. » Cité dans Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, Flammarion, 1993, p. 605.
  5. Archétype incarné dès les débuts du cinéma par des vedettes comme Theda Bara.
  6. Dans Morocco, son personnage embrasse ainsi sur la bouche une spectatrice à la fin du numéro qu'elle interprète en smoking et haut-de-forme.
  7. Présente lors du tournage de L'Impératrice rouge en 1934, Maria Riva raconte : « Dietrich et von Sternberg arrivèrent furieux sur le plateau et se houspillèrent mutuellement. […] Von Sternberg était un “tyran”, un “Hitler juif”, un “sale petit américain”, un “monstre sadique !” : telle était la version de Dietrich. Quant à elle, elle “était incapable de faire quoi que ce soit correctement”, “les scènes les plus simples étaient au-dessus de ses moyens”, et elle “hurlait dès que quelque chose ne lui convenait pas !” : telle était la version de von Sternberg. » Maria Riva a également retrouvé des notes que Sternberg envoyait à Dietrich sur le tournage de La Femme et le Pantin en 1935, dont celle-ci : « Ma chère Marlene, tu t'énerves inutilement. D'abord, tu te fâches contre moi - puis tout va bien - tellement de disputes à longueur de temps ! Arrête de fulminer sans arrêt contre moi, tu sais que je n'ai pas le pouvoir de tout changer. » Maria Riva, Marlène Dietrich par sa fille, op. cit., p. 321 et 378.
  8. On peut constater que le titre même de certains de ces films est sans équivoque.
  9. Éric Rémy estime ainsi, dans le livret du CD Marlene Dietrich, la Blonde Vénus (1928-1948), que « le meilleur de sa carrière lui tourne déjà le dos ».
  10. « Le 30 mai 1937, les Propriétaires américains indépendants de salles de cinéma firent passer une annonce dans tous les journaux professionnels : “Liste des stars qui sont des épouvantails du box-office : Joan Crawford, Bette Davis, Marlene Dietrich, Greta Garbo, Katharine Hepburn”. » Cité par Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, op. cit., p. 482.
  11. C'est avec l'appui de Kennedy qu'elle s'installe[pas clair] aux États-Unis[réf. nécessaire].
  12. Il passe ainsi de 450 000 dollars pour Le Chevalier sans armure à 75 000 dollars.
  13. « Je suis allemande de naissance, et je resterai toujours allemande, quoi qu'on ait pu dire. Je fus obligé de changer de nationalité quand Hitler arriva au pouvoir. Sinon, je m'y serais toujours refusée. L'Amérique me reçut en son sein alors que je n'avais plus de patrie digne de ce nom, et je lui en suis reconnaissante. J'ai vécu dans ce pays, j'ai accepté ses lois. Je suis restée une bonne citoyenne, mais au fond de mon cœur, je suis allemande. » Marlene Dietrich, Marlène D., Grasset, Paris, 1984, p. 205.
  14. En avril 1943, après avoir tourné deux films à Hollywood, Gabin s'engage dans les Forces navales françaises libres. Cf. Philippe de Comes et Michel Marmin, Le Cinéma français : 1930-1960, éditions Atlas, 1984, p. 63.
  15. « Les jambes dorés de Dietrich soufflèrent la une des journaux à la bataille du Monte Cassino ! » Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, op. cit., p. 583.
  16. « Elle a travaillé par intermittences entre avril 1944 et juillet 1945, rentrant à New York ou à Hollywood entre deux spectacles, et plus tard, séjourna à Paris ou à Berlin, à l'état-major de son général préféré » Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, op. cit., p. 588.
  17. Il participe à la campagne en tant que chef de char au 2e escadron du régiment blindé de fusiliers marins.
  18. Le rôle est finalement attribué à Nathalie Nattier.
  19. « La meilleure partie du film, c'est quand je chante La Vie en rose. J'ai appelé Piaf pour l'autorisation. Je ne voulais pas qu'elle croie que je pense qu'elle est la seule à avoir le droit de la chanter. Bien sûr, elle a dit oui et elle était flattée que je l'aie appelée. » Cité par Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, op. cit., p. 653.
  20. « Elle ne faisait pas mystère de son antagonisme à son égard et le traitait de “nazi”. » Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, op. cit., p. 658.
  21. « Tout cela ne m'excite guère. Je crois bien que la vérité, c'est ce que disait Fritz Lang : “C'est une bonniche allemande”. » Bertrand Tavernier cité par Éric Rémy dans le livret du CD Marlene Dietrich, la Blonde Vénus (1928-1948), Frémaux et Associés, 2000.
  22. « Sans être elle-même animatrice d’une émission de vaudeville, Dietrich devient ainsi une grande star de la radio dans l’après-guerre et jusqu’au milieu des années 1950, au moment du lancement de son spectacle musical à Las Vegas. » Marguerite Chabrol, « Marlene Dietrich de l’icône à la guest star : âge, voix et circulation entre les médias », Mise au point no 6, 1er mai 2014.
  23. « L'allemand était alors interdit aux artistes se produisant en Israël. […] Je fus donc stupéfaite d'apprendre que, en raison de mon engagement contre le régime hitlérien, le public voulait m'entendre chanter dans ma langue maternelle. » Marlene Dietrich, Marlène D., op. cit., p. 226.
  24. À propos de la prestation de Dietrich à l'espace Cardin en septembre 1973, Jean-Claude Brialy écrit : « Je me rappellerai toute ma vie ce moment : elle se présenta à ses adorateurs, tentant par des déhanchés savants de trouver l'équilibre que l'alcool lui avait un peu ôté... et les gens dans la salle de répéter : “Quelle sensualité !” ». Jean-Claude Brialy, J'ai oublié de vous dire, coll. Pocket, éditions XO, 2004, p.  117.
  25. « Bourrée de Darvon, de Dexamyl (en) et de scotch, Dietrich fit sa première à Sydney le 24 septembre 1975. Mike Gibson fit un compte rendu fidèle de son spectacle dans le Daily Telegraph. Malheureusement, c'est une critique qu'elle méritait. » Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, op. cit., p. 801.
  26. L'écrivain, qui ne verra jamais la star, est en contact téléphonique avec elle : « S'est développé un étrange dialogue entre Marlène et moi : sans qu'elle consentît jamais à me voir, […], elle s'est mise à me consulter par téléphone sur mille et un sujets et surtout sur la politique, la littérature et l'art. » L'écrivain tirera d'ailleurs de ces conversations un opuscule : Marlène Dietrich, un amour par téléphone, duquel est tiré cette citation (Marlene Dietrich, un amour par téléphone, éditions de la Différence, 2002, p. 14). Le 8 mai 1992, soit deux jours après sa mort, il rédige un Requiem pour Marlène Dietrich, qu'il aurait souhaité faire lire pour les obsèques de l'actrice, ce que le curé de La Madeleine refusa.
  27. « L'effet de vent avait été utilisé pour Le Jardin d'Allah, le châle de mousseline bordé de renard pour Désir, même le col et les manches de son manteau de cygne, qui acquit une célébrité méritée, étaient étrangement proches de la veste en plume de cygne qu'elle portait dans la scène du boudoir de l'impératrice rouge. J'en suis convaincue, ma mère ne s'est jamais rendue compte qu'elle réinventait la perfection du passé. » Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, traduit de l'anglais par Anna Gibson, Anouk Neuhoff et Yveline Paume, éditions Flammarion, 1993, p. 685.
  28. « Elle début en effet son tour de chant en robe puis disparaît côté jardin, pour réapparaître côté cour, vêtue d'un frac noir et d'un haut de forme. Elle propose ainsi une première partie de récital plus particulièrement destiné à séduire les hommes, et une seconde pour toucher les femmes. Cette métamorphose s'effectue en coulisses, en moins d'une minute avec l'aide des habilleuses. » Louis Bozon, Marlene Dietrich : « Allo mon ange, c'est Marlene ! », éditions Michel Lafon, 2012, p. 76.
  29. Pour la controverse au sujet de la présence de l'actrice dans ce film, voir l'article détaillé.
  30. Orthographié avec un accent par Noir Désir.
  31. Thierry de Navacelle indique, à la page 152 de son ouvrage, qu'un « mince entrefilet » dans la presse signale que l'actrice intenta à l'époque un procès au réalisateur, n'appréciant pas d'être moquée en maîtresse d'Hitler.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Marlène Dietrich à propos de la chute du mur de Berlin », France Inter, 14 novembre 1989, sur le site de l'INA.
  2. Musée de la mode de la Ville de Paris (dir.), Marlene Dietrich : Création d'un mythe, éditions Paris-Musées, 2003, p. 132.
  3. a et b AFI's 50 Greatest American Screen Legends
  4. (en) Alexander Walker, Marlene Dietrich, Applause Books, , p. 3
  5. (en) Maria Riva, Marlene Dietrich, Flammarion, , ?
  6. (en) Steven Bach, Marlene Dietrich : Life and Legend, Doubleday, , p. 38
  7. (en) John Kobal, Marlene Dietrich, Studio Vista, , p. 7
  8. (en) Charlotte Chandler, Marlene Dietrich: A Personal Biography, Simon and Schuster, , p. 28
  9. Christian Soleil, Le Smoking du diable : La Vie dangereuse et secrète de Marlene Dietrich, Editions Publibook, , p. 13
  10. Steven Bach, op. cit., p. 39
  11. Steven Bach, op. cit., p. 42
  12. Louis Bozon, Marlene Dietrich : « Allô mon ange, c'est Marlene ! », Michel Lafon, 2012, p. 59.
  13. (en) Donald Spoto, Blue Angel : The Life of Marlene Dietrich, Cooper Square Press, , p. 45
  14. Christian Soleil, op. cit., p. 16
  15. (en) W. K. Martin, Marlene Dietrich, Chelsea House, , p. 52
  16. Vincent Pinel, Le Siècle du cinéma, éditions Bordas, 1994, p. 138.
  17. Vincent Pinel, op. cit., p. 132 et 154.
  18. Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, op. cit., p.  250.
  19. « Dans mon film préféré, La Femme et le Pantin […] ». Marlene Dietrich, Marlène D., Grasset, Paris, 1984, p. 69.
  20. Jean Tulard, Guide des films, coll. Bouquins, Robert Laffont, 2002, tome 2, p. 1147.
  21. Homer Dickens, Marlene Dietrich, éd. Henri Veyrier, 1974, p. 111.
  22. Thierry de Navacelle, Sublime Marlene, op. cit., p. 88.
  23. « All I know is that whenever the guys in the front office want to pay their mortgage, they call me up with an idea for a picture. » (en) Stephen G. Marshall, « Marlene Dietrich », sur American National Biography Online, .
  24. (en) M. J. Akbar, Byline, Chronicle Books, , p. 326
  25. Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, op. cit., p. 526.
  26. Thierry de Navacelle, Sublime Marlene, Ramsay, 1982, p. 91.
  27. Philippe Barbier, Jacques Moreau, Jean Gabin, gentleman du cinéma, Éditions Dualpha, , p. 63
  28. (en) « Dietrich's War » sur marlenedietrich.org
  29. Martin Pénet, « Lili Marleen », La Marche de l'Histoire, France Inter, 8 mai 2013.
  30. Patrick Glâtre et Olivier Millot, Jean Gabin : La Traversée d'un siècle, Creaphis éditions, , p. 24
  31. Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, op. cit., p.  647.
  32. Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, op. cit., p. 658.
  33. Bankhead et Dietrich dans The Big Show le 7 janvier 1951 sur YouTube.
  34. Photo de la première, le 15 décembre 1953 sur marlene-dietrichcollection.blogspot.fr.
  35. (en) Steven Bach, Marlene Dietrich : Life and Legend, Da Capo Press, , p. 368
  36. (en) Donald Spoto, op. cit., p. 287
  37. « Marlene Dietrich, la muse rebelle », France Culture,‎ (lire en ligne)
  38. Marie-Theres Arnbom, Marlene Dietrich, traduit de l'allemand par Adrien Rogge, édition Place des Victoires, 2010, p. 166.
  39. (en) Nicole Bröhan, Marlene Dietrich, Jaron, , p. 150
  40. (en) David Bret, Marlene Dietrich, My Friend : An Intimate Biography, Robson Books, , p. 214
  41. Louis Bozon, Marlene Dietrich, op. cit., p. 62.
  42. Discours de Dietrich à la cérémonie de remise des Prix du cinéma européen
  43. « Marlene Dietrich, la muse rebelle », France Culture, 27 juillet 2011.
  44. Interview de Frédéric Mitterrand à l'occasion de la mort de Dietrich sur Antenne 2 le 6 mai 1992.
  45. « Décès de Marlene Dietrich », Journal de 20h, Antenne 2, 6 mai 1992 sur le site de l'INA
  46. « Héritage Marlene Dietrich », Journal de 20h, Antenne 2, 24 octobre 1993 sur le site de l'INA
  47. Musée de la mode de la Ville de Paris (dir.), Marlene Dietrich : Création d'un mythe, éditions Paris Musées, 2003, p. 19, 20.
  48. « Berlin : la tombe de Marlene Dietrich profanée », L'Humanité, 27 décembre 1993.
  49. Gilles Walusinski, « L'alibi artistique ! », Georges, février 1994, republié sur Mediapart, 23 mars 2012.
  50. David Custodio, « Révélation sur la mort de Dietrich », AFP, 26 décembre 2001.
  51. C'est l'avis de Beate Klarsfeld, comme elle le dit dans le documentaire consacré à l'actrice en 2001, Marlene Dietrich, her one song, réalisé par David Riva.
  52. site officiel des Tony Awards
  53. a, b, c, d, e et f Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, traduit de l'anglais par Anna Gibson, Anouk Neuhoff et Yveline Paume, éditions Flammarion, 1993, p. 684.
  54. Musée Galliera, Marlene Dietrich, création d'un mythe, éditions Paris Musées, 2003, p. 163.
  55. Musée Galliera, Marlene Dietrich, création d'un mythe, éditions Paris Musées, 2003, p. 164.
  56. Maria Riva, dans le documentaire Marlene Dietrich, la passion d'une vie, 2001
  57. Bacharach évoque Dietrich en 2013
  58. (en) Herbert G. Luft, « Marlene Dietrich First German to Receive Israel Medallion of Valour »[réf. insuffisante].
  59. (en) Herbert G. Luft, « Israel's Medallion of Valour Awarded Marlene Dietrich », The Jewish Chronicle, 3 décembre 1965, p. 20 (p. 40 de l'archive).
  60. a, b et c (en) « The Legendary, Lovely Marlene - Dietrich's War », sur le site Marlene Dietrich.org.uk (consulté le 7 février 2016).
  61. Musée Galliera, Marlene Dietrich : Création d'un mythe, op. cit., p.  234.
  62. Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, op. cit., p. 836.
  63. Maximilian Schell sur data.bnf.fr
  64. « Plan Place Marlène-Dietrich, Berlin », sur le site Cityzeum.com (consulté le 4 février 2016).
  65. (en) Lutz D. Schmadel, Dictionary of Minor Planet Names – (1010) Marlene, Springer Berlin Heidelberg, (ISBN 978-3-540-29925-7, lire en ligne), p. 87
  66. « Marlene Dietrich Special Edition »
  67. « Kaas fait des essais pour Donen », Le Parisien, 29 mai 2002.
  68. Judith Silberfeld, « Paltrow dans la peau de Marlene Dietrich », yagg.com, 3 janvier 2011.
  69. (en) « Europacorp TV produira Marlene, une mini-série avec Gwyneth Paltrow », Télé 2 Semaines, 23 décembre 2010.
  70. « Une série sur Marlene Dietrich et Greta Garbo en développement », premiere.fr, 17 avril 2014.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

par ordre chronologique[n 1]
  • Franz Hessel : Marlene: Ein Porträt, 1931. Publié en français aux éditions du Félin, coll. À la croisée, 1997, 86 p[n 2].
  • Manfred Georg, Marlene Dietrich, Berlin, 1931[n 2]
  • Jean Laserre, La Vie brûlante de Marlène Dietrich, Paris, 1931[n 2]
  • Homer Dickens, Marlene Dietrich, traduit de l'anglais par Henri Daussy, éditions Henri Veyrier, 1974, 226 p. (ISBN 2-85199-109-4)
  • Thierry de Navacelle, Sublime Marlène, éditions Ramsay, 1982, 160 p. (ISBN 2-85956-595-7)
  • Marlene Dietrich, Marlène D., autobiographie traduite de l'américain par Boris Mattews et Françoise Ducourt, Grasset, Paris, 1984, 246 p. (ISBN 978-2246288916)
  • Alexander Walker, Dietrich, coll. « Cinéma », éditions Flammarion, 1992
  • Maria Riva, Marlene Dietrich par sa fille, traduit de l'anglais par Anna Gibson, Anouk Neuhoff et Yveline Paume, Flammarion, 1993, 868 p. (ISBN 978-2080668196)
  • Charles Higham, Marlene, la vie d'une star, éditions Calmann-Lévy, 1994, 240 p.
  • Gilles Plazy, La Véritable Marlene Dietrich, éditions Pygmalion, 2001, 269 p.
  • Josef von Sternberg, De Vienne à Shanghaï, les tribulations d'un cinéaste, Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 2001, 383 p.
    Le chapitre 9 notamment est consacré à sa rencontre et aux films qu'il tourna avec Dietrich.
  • Alain Bosquet, Marlene Dietrich, un amour par téléphone, éditions La Différence, 2002, 111 p.
  • Jean-Marc Loubier, Jean Gabin-Marlene Dietrich : Un rêve brisé, Acropole, 2002, 166 p.
  • Marlene Dietrich et Erich Maria Remarque, Dis moi que tu m'aimes, éditions Stock, 2002, 268 p. - correspondance entre les deux personnalités
  • Musée de la mode de la Ville de Paris (dir.), Marlene Dietrich : Création d'un mythe, éditions Paris Musées, 2003, 241 p. (ISBN 978-2879007304) - catalogue de l'exposition consacrée à l'actrice au musée Galliera en 2003
  • Donald Spoto, L'Ange bleu : Mythe et Réalité, éditions Belfond, 2003, 388 p.
  • Norma Bosquet, Marlene Dietrich : Les Derniers Secrets, Nouveau Monde éditions, 2007, 125 p.
  • Jean Pavans, Marlene Dietrich, coll. « Biographie », Folio, 2007, 272 p.
  • Marie-Theres Arnbom, Marlene Dietrich, traduit de l'allemand par Adrien Rogge, édition Place des Victoires, 2010, 304 p. (ISBN 978-2-8099-0184-9)
  • Louis Bozon, Marlene Dietrich : « Allô mon ange, c'est Marlene ! », Michel Lafon, 2012, 266 p.
  • Christian Soleil, Le Smoking du diable : La Vie généreuse et secrète de Marlene Dietrich (essai biographique), Publibook, 2013, 94 p. (ISBN 978-2342002164)
  • Georg A. Weth (de), Un dîner chez Marlene Dietrich, Michel De Maule, 2016, 186 p. (ISBN 978-2876236240)
  • Patrick Glâtre, Gabin-Dietrich, un couple dans la guerre, éditions Robert Laffont, 2016, 336 p. (ISBN 978-2221193594)

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Documentaires
  • Chris Hunt, No Angel: A Life of Marlene Dietrich, 1996
  • Daniel E. Schwartz, Mysteries and Scandals: Marlene Dietrich, 1999
  • David Riva, Marlene Dietrich: Her One Song (La Passion d'une vie), 2001
  • Greta Garbo and Marlene Dietrich ; documentaire de la série Hollywood Rivals, 2001.
  • Dominique Leeb, Marlene Dietrich : Le Crépuscule d'un ange, 2012
  • Christian Buckard et Daniel Guthmann, Un amour impossible : Marlene Dietrich et Jean Gabin, Allemagne, 2012
  • Marie-Christine Gambart, Dietrich / Garbo : L'Ange et la Divine, collection « Duels », France 5, 2015[n 3]
Références des annexes
  1. Bibliographie détaillée sur marlenedietrich-filme.de.
  2. a, b et c (de) « Bibliographie » (version du 9 octobre 2007 sur l'Internet Archive)
  3. Amandine Deroubaix, « Duels : Dietrich / Garbo : L'Ange et la Divine », Le Mag, 14-20 février 2015, sur le site de France 5.

Liens externes[modifier | modifier le code]