Les Belles de nuit (film)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Les Belles de nuit.
Les Belles de nuit
Réalisation René Clair
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 89 minutes
Sortie 1952

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Belles de nuit est un film de production franco-italien réalisé par René Clair, sorti en 1952.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Nous sommes au début des années 1950, nuit après nuit Claude (Gérard Philippe), un jeune compositeur, travaille sur un opéra, mais jusqu'à présent ses œuvres ne lui ont rien rapporté, aussi doit-il gagner sa vie comme professeur de musique dans une petite ville de province, donnant quelquefois aussi des leçons particulières. Hélas, ce qu’il gagne ne lui suffit pas pour payer à temps son loyer chaque mois. Pour fuir ses soucis et le bruit insupportable de son quartier, il préfère se réfugier dans son lit et se mettre à rêver d'un monde meilleur. S’inspirant de l’adage « Autrefois tout allait beaucoup mieux ! », il erre à travers les siècles passés dans son monde imaginaire. Parfois il est un compositeur d'opéra à succès au tournant du siècle, parfois un officier héroïque au service de Napoléon ou encore un courageux révolté pendant la Révolution française. Il est toujours entouré de belles femmes langoureuses dont il connait les visages dans la vie réelle, comme celui de la charmante Edmée de Villebois, à la fille de laquelle il donne des leçons particulières, ou celui de la caissière d'un café qui se métamorphose dans son rêve et devient Leïla, une séduisante femme de harem. À plusieurs reprises c’est sa jolie voisine Suzanne qui apparait aussi dans ses châteaux en Espagne.

À mesure que le temps passe, Claude en arrive à se soustraire de plus en plus à la réalité au point qu’il ne peut plus y faire face : sa carte d’identité est expirée et il se retrouve en prison un moment pour insulte à un représentant de l’État. Il veut même se procurer des somnifères afin de pouvoir dormir plus longtemps. Déjà ses amis s'inquiètent pour lui. Ils craignent qu’il soit fatigué de la vie au point qu’il en vienne à se jeter du haut d'un pont ou à en finir avec des somnifères, c'est pourquoi ils font tout ce qu’ils peuvent, allant jusqu’à payer son loyer pour empêcher son suicide qu’il a apparemment planifié.

Mais voilà que Claude, alors qu’il s'abandonne à ses fantasmes, rencontre des difficultés inattendues dans son monde de rêves : un mari jaloux par exemple le défie en duel, une armée de soldats algériens en veut à sa vie, et le voilà plongé dans la tourmente sanglante de 1789. Quand il se réveille, épouvanté par ses visions barbares, le présent ne lui semble plus tellement horrible. Il commence à apprécier la réalité quotidienne autour de lui, ainsi que la vraie Suzanne qui a bien mieux à lui offrir que n'importe quelle illusion. Pour échapper à ses poursuivants imaginaires, il n’a plus envie de dormir.

Entretemps, une lettre l’attend toujours au bureau de poste, lettre qu’on a refusé de lui remettre puisque sa carte d'identité était invalide. Grâce à ses amis, il peut enfin la recevoir. C'est la réponse du directeur d’un opéra à qui il avait envoyé une de ses compositions quelques mois plus tôt. En fin de compte le directeur a aimé son opéra, Claude peut désormais envisager un avenir florissant avec Suzanne à ses côtés.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Salachas, Téléciné N° 40-41, F.L.E.C.C., Paris, Janvier-février 1954, Fiche N° 219.

Liens externes[modifier | modifier le code]