Carmen (film, 1945)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Carmen (film).
Carmen
Réalisation Christian-Jaque
Scénario Christian-Jaque
Jacques Viot
d'après l'opéra
de Ludovic Halévy
et
de Henri Meilhac
et
d'après la nouvelle
de Prosper Mérimée
Acteurs principaux
Sociétés de production Scalera Film
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame musical
Durée 124 minutes
Sortie 1945

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Carmen est un film musical franco-italien, réalisé en 1942-1943 par Christian-Jaque, sorti en 1945.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1820 à Séville en Andalousie, l'histoire devenue célèbre de Don José (Jean Marais), brigadier des dragons, amoureux fou de Carmen (Viviane Romance), une belle et provocante gitane qui l'a séduit au point qu'il déserte pour elle. Dans un excès de jalousie, Don José tue son commandant et s'enfuit avec elle dans les montagnes, devenant lui-même le chef d'une bande de contrebandiers. Carmen parvient à aider certains de ses amis contrebandiers dont Garcia (Lucien Coëdel). Mais Carmen se lasse vite de cet amant qu'elle estime un peu trop transi et s'échappe avec le séduisant toréador Lucas (Julien Bertheau). Don José parvient à la retrouver et, une fois de plus aveuglé par la jalousie, commet l'irréparable en tuant Carmen.

Fiche du film[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

- Dans son livre Jean Marais l'enfant terrible[1], Henry-Jean Servat écrit : " (Jean Marais) part neuf mois en Italie pour y tourner, en pleine guerre et Occupation, en 1942, Carmen de Christian-Jacque. Interprétant un don José (que dans son livre, Prosper Mérimée décrit blond comme les blés) à la chevelure noire de corbeau face à une Viviane Romance aux lourdes grappes de perles en guise de boucles d'oreille exotiques, il découvre les courses à cheval, les ivresses du galop, les attaques de diligence et ses premières cascades, qu'il exécutera toujours lui-même ....... Christian-Jacque, constatant son amour du risque, en profite et en rajoute en lui mitonnant des scènes périlleuses ....... Mais revers de la médaille, Marais, avec humilité, s'imagine toujours inférieure à ses rôles. "Je n'ai jamais été content de moi comme comédien. Je ne suis content de moi que comme cavalier."

Durant le tournage du film, Bernard Blier, qui avait déjà plus de dix ans de carrière, dit à Marais : "Toi, tu es bon cavalier, moi je suis un bon acteur."

- Dans son livre Bernard Blier entre Jeanson et Audiard[2], Christian Dureau écrit : "Au mois de mai 1942, Christian-Jaque se rend dans l'Italie fasciste pour les repérages de son nouveau long métrage, Carmen. Charles Spaak et Jacques Viot ont écrit l'adaptation de la nouvelle de Prosper Mérimée et Henri Jeanson s'est chargé des dialogues, demandant toutefois de ne pas apparaître au générique, laissant attribuer ce travail à Claude-André Puget. Les prises de vues commencent à l'automne 1942, quatre mois plus tard, dans de grandes difficultés. En effet, les Allemands n'apprécient pas que ce tournage se déroule chez leurs alliés sans qu"ils en aient donné l'autorisation. L'équipe du film est bloquée à Nice, les visas étant refusés aux techniciens et aux comédiens. Christian-Jaque et la production sont contraints de parlementer pendant des journées entières tandis que les interprètes sont logés dans un hôtel de la ville. Après de longs pourparlers, chacun peut enfin passer de l'autre côté de la frontière et se rendre à Rome, dans les célèbres studios, où le producteur André Paulvé doit faire venir un peintre espagnol afin de rendre les décors plus authentiques. Neuf mois de travail vont être nécessaires au total, avec quelques extérieurs dans les Abruzzes et en Espagne."

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henry-Jean Servat, Jean Marais l'enfant terrible, Albin Michel, 1999 - (ISBN 2-226-10924-2)
  2. Christan Dureau, Bernard Blier entre Jeanson et Audiard, éditions Didier Carpentier, 2012 - (ISBN 978-2-84167-785-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]