Francesco Rosi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rosi.
Francesco Rosi
Description de cette image, également commentée ci-après

Francesco Rosi au Festival de Cannes en mai 1991.

Naissance
Naples, Campanie
Italie
Nationalité Drapeau d'Italie Italien
Décès (à 92 ans)
Rome
Profession Réalisateur
Films notables Salvatore Giuliano
Main basse sur la ville
Lucky Luciano

Francesco Rosi est un réalisateur et scénariste italien, né le à Naples et mort le à Rome, connu pour ses films engagés politiquement. Il est parfois crédité sous le nom Franco Rosi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père du jeune Francesco tient un laboratoire de photographie. Enfant il aime le cinéma d’aventures américain[1]. Francesco Rosi suit des cours de droit pendant la Seconde Guerre mondiale. Il doit les arrêter en 1943, mais entreprend une carrière d'illustrateur de livres pour enfants ; en même temps il travaille à Radio Naples où il fait connaissance avec Raffaele La Capria, Aldo Giuffrè et Giuseppe Patroni Griffi, avec lesquels il collaborera souvent dans sa carrière[2],[3].

En 1946, il débute au théâtre comme assistant d'Ettore Giannini, puis au cinéma comme assistant-réalisateur auprès de Luchino Visconti pour le film La Terre tremble (1948)[4]. Après divers scénarios (Bellissima, Les Coupables), il tourne quelques scènes du film Les Chemises rouges (1952) de Goffredo Alessandrini. En 1956, il co-dirige avec Vittorio Gassman le film Kean[4].

Il attend 1958 pour réaliser son premier long-métrage, Le Défi, une histoire de Camorra se déroulant dans sa ville natale, qui intéresse autant la critique que le public et reçoit le prix du jury à la Mostra de Venise.

Ses films, comme Cadavres exquis et Oublier Palerme, traitent souvent de la mafia, fléau du Sud de l'Italie dont il est originaire. Il obtient l'Ours d’argent à la Berlinale pour Salvatore Giuliano en 1962, le Lion d’Or au Festival de Venise 1963 pour Main basse sur la ville, sur les scandales immobiliers à Naples et ses environs, le grand prix du jury au Festival de Cannes pour L'Affaire Mattei où il dénonce les pouvoirs de l'industrie pétrolière, responsable de l'assassinat d'Enrico Mattei, en 1972[4]. En 1984, il change de registre cinématographique en mettant en scène Carmen, l'opéra de Bizet.

En 1996, après une longue absence, il revient sur la scène cinématographique avec La Trêve, adaptation du roman de Primo Levi qui raconte son retour à Odessa, une fois libéré des camps de concentration[4]. Il reçoit en 2008 l'Ours d'or d'honneur pour l'ensemble de sa carrière à la Berlinale 2008 et, en 2012, un Lion d'or d'honneur à la Mostra de Venise 2012 qu'il reçoit [5]. Il est le père de l'actrice Carolina Rosi[6].

Style[modifier | modifier le code]

Francesco Rosi est connu pour avoir entre autres élaboré les normes du « film-dossier », superposant une fiction et des images d'archives, dont Costa-Gavras est également l'un des tenants[2].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Assistant réalisateur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Réalisateur et scénariste[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le réalisateur est fait Chevalier grand-croix de l'ordre du Mérite de la République italienne en 1995[7]. En 2009, il est nommé Officier de la Légion d'honneur et reçoit la médaille d'honneur de l'Académie de France à Rome[8].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Mostra de Venise[modifier | modifier le code]

Festival de Cannes[modifier | modifier le code]

César[modifier | modifier le code]

Berlinale[modifier | modifier le code]

Rencontres[modifier | modifier le code]

Hommage[modifier | modifier le code]

En 2015, Paolo Sorrentino lui dédie un hommage dans son film Youth.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « au point qu’il gagne, enfant, un concours et un voyage à Hollywood. Son père l’a photographié, casquette sur la tête, déguisé en Jackie Coogan, le Kid de Chaplin. Mais Madame Rosi mère, peu désireuse d’accompagner ses hommes en Amérique, fera capoter le voyage... », Mort de Francesco Rosi, inventeur d'un cinéma politique,Télérama du 10 janvier 2015.
  2. a et b Jacques Mandelbaum, « Mort de Francesco Rosi, maître du cinéma italien », Le Monde,‎
  3. Didier Péron, Éric Loret, « Franco Rosi, annonce d'une mort chronique », Libération,‎
  4. a, b, c et d (it) Valeria Rusconi, « Addio a Francesco Rosi, il regista che raccontò il malaffare italiano », La Repubblica,‎
  5. (en) Nick Vivarelli, « Francesco Rosi, Palme d’Or-Winning Italian Director, Dies At 92 », Variety,‎
  6. (en) Carolina Rosi sur l’Internet Movie Database
  7. (it) « Morto Francesco Rosi », Il Tempo,‎
  8. Béatrix Romain-Huttin, « Cinéma – La France honore Francesco Rosi », Le Petit Journal,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-A. Gili, Francesco Rosi : cinéma et pouvoir, Éditions du Cerf, 1976 (OCLC 417932296)
  • Jean A. Gili, Francesco Rosi, Lettres modernes Minard, 2001
  • Michel Ciment, Le Dossier Rosi, Ramsay, 1987 (ISBN 2859565736 et 978-2859565732)
  • Le Cinéma de Francesco Rosi, sous la direction de Francis Marcoin, Arras, Service culturel de l'université d'Artois - Association Plan Séquence, 2000

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Les Écrivains italiens et l'Italie des écrivains : ombres et questions, documentaire en trois parties, Italiques, 1973-1974

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :