Série Z

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Le film au budget très limité Plan 9 from Outer Space (1959) de Ed Wood est devenu l'un des films Z les plus célèbres, qualifié de « pire film jamais réalisé »[1].

Une série Z ou film Z (Z movie) désigne une œuvre cinématographique bon marché ou de mauvaise qualité. L'expression s'utilise généralement par dérision ; il ne s'agit pas d'un classement officiel mais d'un jugement de valeur, avec ce que cela implique de subjectivité. Le terme sous-entend généralement une production cinématographie de piètre qualité artistique.

Selon le site spécialisé Nanarland : « La série Z est le parent pauvre de la série B, qui est elle-même le parent pauvre du grand cinéma. Si le budget d'une série B est modeste, celui d'une série Z est indigent. Le terme de série Z étant employé la plupart du temps pour qualifier négativement une série B jugée particulièrement médiocre et fauchée, il est généralement synonyme de grande pauvreté artistique »[2].

Le terme « série Z » est une invention de passionnés dans le milieu des fanzines (journaux amateurs consacrés à des œuvres méprisées par la critique, surtout dans le genre des films d'horreur).

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Un film catégorisé comme « série Z » présente généralement une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : budget faible, mauvaise interprétation des comédiens, mauvaise postproduction (montage, postsynchronisation, effets spéciaux), erreurs techniques plus ou moins flagrantes (par exemple, micro du perchman visible à l'image, etc.).

Les séries Z s’avèrent souvent plus alléchantes qu’elles ne le sont réellement, car rares sont celles qui peuvent se permettre d’offrir tout ce qui était envisagé au départ, la faute en grande partie aux budgets dérisoires, le manque de moyens se ressentant fortement à l'arrivée.

Certains cinéastes se sont, volontairement ou non, spécialisés dans ce genre de productions, rapides et peu onéreuses, tel Ed Wood, souvent qualifié de « plus mauvais réalisateur de tous les temps[3] », dont les films sont considérés comme des archétypes de la catégorie. On peut aussi citer l'exemple Uwe Boll, dont l'insuccès critique de ses films[4] aurait normalement pu ralentir sa carrière de réalisateur, mais ne le fut pas, grâce au système de financement allemand.

Quelques réalisateurs[modifier | modifier le code]

Quelques sociétés de production[modifier | modifier le code]

Quelques films[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Golden Turkey Awards », websters-online-dictionary.org
  2. « Le glossaire de nanarland — Z (série) », Nanarland.com (consulté le 13 novembre 2020).
  3. a et b Voir sa biographie sur le site Nanarland.com, spécialiste francophone des films de série Z.
  4. (en) La terrible vérité sur le pire réalisateur du monde.
  5. « zwartgeelrood>>>une fois - "Parts of the family" », nova-cinema.org (consulté le 24 juin 2017).
  6. Chronique de Mad Mutilator, sur Nanarland.com.
  7. Philippe Simon, « Jean-Jacques Rousseau : Wallonie 2084 », sur Cinergie.be, .
  8. https://next.liberation.fr/culture/2015/07/06/les-bobines-a-nanar_1344464
  9. Fiche du film, sur Nanarland.com.

Articles connexes[modifier | modifier le code]