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Michael Jackson

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Michael Jackson
Michael Jackson in 1988.jpg
Michael Jackson, en 1988.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 50 ans)
Los AngelesVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Période d'activité
Nom de naissance
Michael Joseph JacksonVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnoms
The King of Pop
BambiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoints
Enfants
Prince Michael Jackson I (en)
Paris Jackson
Prince Michael Jackson II (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Austin Brown (en) (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Grammy Award de la meilleure chanson R&B ()
Grammy Award de l'enregistrement de l'année ()
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Grammy Award de la meilleure musique de film ()
Grammy Award de la chanson de l'année ()
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Films notables
Discographie
signature de Michael Jackson
signature

Michael Jackson, né le à Gary (Indiana) et mort le à Los Angeles (Californie), est un auteur-compositeur-interprète, danseur-chorégraphe et acteur nord-américain. Le Livre Guinness des records le désigne comme étant l’artiste de variétés le plus couronné de succès de tous les temps[1],[2],[3],[4]. Pour le Rock and Roll Hall of Fame, il est l'artiste le plus populaire de toute l'histoire de l'industrie du spectacle.

Septième d'une famille de neuf enfants, il chante avec ses frères dès l'âge de six ans et commence une carrière professionnelle à onze ans au sein des Jackson Five, groupe formé avec ses frères aînés. Tout en restant membre du groupe (jusqu'en 1984), il entame en 1971 une carrière solo. Cinq de ses albums solo parus de son vivant figurent parmi les albums les plus vendus au monde : Off the Wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1991) et HIStory (1995).

Dans les années 1980, il devient une figure majeure de la musique pop. Il conçoit notamment des clips musicaux ambitieux et novateurs, conçus comme des courts métrages de cinéma, notamment pour les titres Beat It, Billie Jean, Thriller, Bad ou Smooth Criminal. Au cours de ses concerts, vidéos et apparitions publiques, il popularise de nombreux pas de danse, dont le moonwalk, qui devient sa signature. Ayant fusionné les genres de musique soul, funk, pop et rock, son style vocal et musical continue d'influencer nombre d'artistes de hip-hop, pop et r'n'b contemporain.

Surnommé « Le Roi de la Pop » (« The King of Pop »), Michael Jackson a battu plusieurs records de l'industrie du disque. Avec plus de 350 millions de disques vendus dans le monde[5],[6],[Note 1], il se classe parmi les trois plus gros vendeurs de disques de tous les temps, derrière les Beatles et Elvis Presley[7]. En 2000, il reçoit le « Millenium Award » lors des World Music Awards dans la catégorie Best Selling Recording Artist of All Time (artiste ayant vendu le plus d'albums de tous les temps)[8]. Avec des ventes estimées à 66 millions d'exemplaires, Thriller demeure l'album le plus vendu de l'histoire[9],[10] et a été certifié 33 fois disque de platine aux États-Unis[11],[12].

Il a donné plus de 400 millions de dollars à des œuvres caritatives, notamment grâce au projet USA for Africa et à sa tournée Dangerous World Tour, à la suite de laquelle est créée la Heal The World Foundation. Toutefois, son image publique est ternie par certains aspects de sa vie privée, notamment ses recours à la chirurgie esthétique et plus généralement les changements considérables de son apparence physique tout au long de sa carrière, son mode de vie jugé excentrique, et plus encore par deux plaintes pour abus sexuel sur mineur, en 1993 et 2003, qui n’aboutissent à aucune condamnation en justice. Ses deux mariages et ses trois enfants font également l'objet de polémiques, concernant aussi bien la sincérité de ces engagements que la véracité de sa paternité.

Alors qu'il prépare la série de concerts This Is It qui devaient se tenir à Londres, Michael Jackson meurt à l'âge de 50 ans d'une overdose de médicaments. Sa mort soudaine déclenche une immense vague d'émotion populaire dans le monde entier, comparable à celles qu'avaient suscité la mort d'Elvis Presley et de John Lennon, avec une couverture médiatique d'une intensité exceptionnelle.

Sommaire

Biographie

Famille, enfance et Jackson Five (1958–1976)

Famille et enfance (1958-1968)

Article connexe : Famille Jackson.

Michael Jackson, né le , est le septième des neuf enfants[13] de Joseph Walter Jackson et Katherine Esther Scruse. La famille vit dans une petite maison pourvue de deux chambres seulement, dans la ville ouvrière de Gary (Indiana), au sud-est de Chicago. Le père, qui joue de la guitare dans un groupe rhythm and blues appelé « The Falcons » (les Faucons), travaille comme simple ouvrier dans une aciérie, tandis que la mère élève ses enfants et travaille de temps en temps pour rapporter un complément de revenus au foyer[14]. Contre la volonté de son mari, elle élève ses enfants dans la religion des témoins de Jéhovah. Michael Jackson finira par quitter la secte en 1987[15].

Samuel Jackson
 
Crystal L. King
 
 
 
Prince A. Scruse
 
Martha B. Upshaw
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Joseph W. Jackson
 
 
 
 
 
 
 
Katherine E. Scruse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Rebbie Jackson
 
Jackie Jackson
 
Tito Jackson
 
Jermaine L. Jackson
 
La Toya Jackson
 
Marlon Jackson
 
Michael J. Jackson
 
Randy Jackson
 
Janet Jackson
 
Maison de la famille Jackson au 2300, rue Jackson, à Gary.

Joseph Jackson est un père autoritaire et intransigeant Il interdit, par exemple, à ses enfants de fumer ou de sortir le soir quand il travaille de nuit.[pertinence contestée] Dans une interview réalisée par Martin Bashir et diffusée en 2003, Michael Jackson raconte que son père les maltraitait physiquement et mentalement[16], lui et ses frères, et se moquait souvent de l'apparence physique du petit Michael, qu'il appelait « gros nez »[17]. L'enfant souffrait de multiples difficultés émotionnelles – cauchemars, troubles de sommeil, grande insatisfaction quant à son corps, comportement hyper-docile et tendance à rester enfantin – des difficultés compatibles avec les effets de la maltraitance chronique que Michael Jackson a vécue en tant qu'enfant[18]Source insuffisante .

Cependant la musique est très présente dans la vie de la famille. Dans un premier temps, Joseph joue de la guitare et fait chanter ses enfants[19]. L'utilisation de sa guitare leur est normalement interdite, mais Tito en joue parfois en cachette lorsque son père est absent. Quand il s'aperçoit qu'une corde est cassée, ce dernier menace ses enfants de les battre s'ils ne lui montrent pas qu'ils savent bien en jouer. C'est ainsi qu'il réalise que Tito et ses frères ont un vrai talent. Il offre alors sa propre guitare à Tito et une basse à Jermaine. Rejoints dès 1964 par Marlon et Michael, ils forment un groupe baptisé « The Jackson Five » sur la suggestion d'un de leurs voisins[19]. Michael en devient le chanteur principal grâce à sa voix étonnamment maîtrisée que son âge et à son habileté à reproduire les pas de danse de James Brown[20].

The Jackson Five (1968-1972)

Article détaillé : The Jackson Five.
Les Jackson Five, en 1972.

Les Jackson Five, qui se produisent d'abord à Gary, remportent tous les concours auxquels ils participent et acquièrent une renommée locale. Joseph obtient pour eux des engagements, le week-end, à Chicago, New York et Philadelphie. Les cinq garçons continuent à fréquenter l'école pendant la semaine[21]. En 1968, la famille part s'installer à Detroit, où Berry Gordy, président de la Motownlabel de musique soul composé principalement d'artistes noirs – convoque les Jackson Five pour une audition, et décide rapidement de les engager[14]. En août 1969, le groupe est officiellement présenté à la presse par Diana Ross [22], qui fait figure de marraine ; Berry Gordy répand la rumeur que c'est Diana Ross elle-même qui les a découverts, afin de maximiser la popularité du nouveau groupe en l'associant à une star déjà bien établie[22]. Les Jackson Five deviennent rapidement l'un des fleurons de l'écurie Motown. Peu après la signature du contrat, Berry Gordy et toute la famille Jackson quittent Detroit pour Los Angeles[23][24].

Le premier succès national des Jackson Five est une chanson composée par Joseph Jackson, I Want You Back, qui figure sur leur premier album Diana Ross Presents The Jackson 5, et devient numéro un au classement Billboard des singles pop en janvier 1970[25]. Michael a alors onze ans et demi, mais est officiellement présenté comme ayant deux ans de moins, pour accentuer son image de jeune prodige. Trois autres singles, extraits des deux albums suivants, deviennent également numéro un en 1970[26],[27] : ABC (également en lice pour un Grammy Award), The Love You Save, et I'll Be There, qui reste numéro un pendant cinq semaines en octobre et novembre[28]. C'est la première fois que les quatre premiers singles d'un groupe deviennent tous numéro un aux États-Unis[28]. La célébrité des Jackson Five ne cesse de croître et le jeune Michael devient le chouchou du public. Leur popularité commence à décliner vers 1972, mais ils obtiennent encore un succès avec Dancing Machine, qui atteint la deuxième place des classements en mai 1974[29].

Début de carrière solo (1972-1973)

Michael Jackson en 1974.

Parallèlement à sa carrière avec les Jackson Five, Michael Jackson fait paraître quatre albums solo. Got to Be There paraît en sous le label Motown, alors que Michael a à peine 13 ans. La même année, il acquiert, avec Ben, une plus grande maturité vocale, qui s'exprime notamment sur les nombreuses ballades que comprend cet album. La chanson-titre devient son premier no 1 solo en 1972[30], puis, comme elle figure sur la bande originale du film homonyme, lui vaut un Golden Globe et une nomination aux Oscars[30]. Music and Me comme Forever, Michael, respectivement sortis en 1973 et 1975, ne rencontrent pas le même succès que les deux précédents albums[29].

Signatures chez Epic et scission de Jermaine (1973-1976)

Après Dancing Machine, les Jackson Five se sentent de plus en plus frustrés par le label Motown, se plaignant de ne pouvoir ni composer leurs propres chansons ni jouer de leurs propres instruments. Leur père, longtemps manager du groupe, se plaint également d'avoir perdu son influence au profit de Berry Gordy, président de la Motown. Les membres du groupe estiment par ailleurs que les royalties perçues ne sont pas assez importantes au regard de leur succès. Ils finissent par annoncer, en juillet 1975, qu'ils quitteront la Motown à la fin de leur contrat, l'année suivante. Dans le même temps, ils signent un nouveau contrat avec Epic Records, label fondé par CBS Records[31] (qui deviendra plus tard une filiale de Sony Music).

Cette séparation ne va pas sans douleur. La direction de Motown, estimant qu'ils ont rompu leur contrat en signant avec Epic avant la fin de leur précédent engagement, leur intente un procès, au terme duquel la compagnie conserve ses droits sur le nom Jackson Five, et se voit également reconnu le droit d'utiliser les chansons des Jackson Five dans de futures compilations[31]. Le groupe est donc contraint de changer de nom et prend celui de « The Jacksons ». L'épisode conduit au départ d'un des membres du groupe : Jermaine, qui a épousé la fille de Berry Gordy, entame une carrière solo chez Motown. Il est remplacé par le benjamin de la fratrie, Randy (plus jeune frère de Michael), qui était déjà présent occasionnellement dans le groupe en tant que percussionniste[27]. De son côté, Michael met fin au contrat qui le liait à Motown en tant qu'artiste solo, et signe lui aussi chez Epic[32]. Mais ce n'est que quatre ans plus tard qu'il enregistrera son album solo suivant.

Off the Wall (1976–1982)

Article détaillé : Off the Wall.

Il faut attendre 1978 et l'album Destiny pour prendre la mesure du talent des frères Jackson, et plus particulièrement de Michael. Cet album, entièrement produit et écrit par eux, génère deux tubes : Blame It On The Boogie et Shake Your Body (Down To the Ground). L'album suivant, Triumph, sorti en 1980, contient notamment les tubes Lovely One et Can You Feel It ; ce dernier titre a fait l'objet d'un vidéo clip spectaculaire pour l'époque, abondant en effets spéciaux[33], imaginé par Michael lui-même. Michael éclipse désormais le groupe en chantant ses propres compositions. Un album live, issu du Triumph Tour, paraît en 1981 sous le titre The Jacksons Live!, comportant aussi bien des chansons publiées chez Epic que leurs premiers succès chez Motown sous le nom des Jackson Five.

En 1978, Michael aurait eu une fracture du nez, causée par une chute sur scène, ce qui l'aurait obligé à subir une première rhinoplastie, laquelle n'aurait pas été totalement réussie et aurait été corrigée par une seconde. Ce sont les deux seules rhinoplasties qu'il reconnaît avoir subies. Beaucoup de rumeurs circulent sur les modifications qu'il aurait ensuite apportées à son visage et sur leur nombre : même si certaines sont farfelues, d'autres sont indéniables et poussent les chirurgiens esthétiques à citer Michael Jackson comme exemple à ne pas suivre.[réf. nécessaire]

En 1979, Michael Jackson sort son premier album chez Epic : Off the Wall, coproduit avec Quincy Jones, qu'il a rencontré sur le tournage de la comédie musicale The Wiz, près de deux ans plus tôt. Certaines chansons ont été composées par Rod Temperton, Stevie Wonder et Paul McCartney[34]. L'album est un énorme succès : on estime qu'il s'est vendu à ce jour à plus de vingt millions d'exemplaires dans le monde[35]. Plusieurs singles qui en sont extraits se hissent en tête des charts : Rock with You devient numéro 1 au Billboard Hot 100 et y reste quatre semaines[36] ; Don't Stop 'Til You Get Enough est numéro 1 pendant une semaine ; la ballade She's Out of My Life intègre le Top 10 du Billboard Hot 100, tout comme la chanson Off the Wall. L'album mêle habilement funk, soul et disco. Malgré cet impressionnant succès, l'artiste n'est nommé aux Grammy Awards de 1980 que dans la catégorie meilleur chanteur R&B pour Don't Stop 'til You Get Enough. Accompagné de ses frères, il fera alors la promotion de son album pendant le Triumph Tour, en y interprétant les plus grands succès du disque. Déçu de ne pas avoir été nommé dans la catégorie album de l'année, il jure que son prochain album ne sera pas ainsi ignoré[37].

Thriller, séparation des Jacksons (1982–1986)

Records et révolution engendrés par Thriller (1982-1984)

Article détaillé : Thriller.
Son étoile sur l'Hollywood Walk of Fame.

Le , Michael Jackson sort Thriller, deuxième album créé en collaboration avec Quincy Jones, qui remporte un succès immédiat : un million d'exemplaires vendus en un mois, dix millions la première année[38]. L'album reste présent dans les hit-parades pendant deux ans et se maintient pendant un total de 37 semaines numéro 1 du classement Billboard ; c'est l'album le mieux vendu aux États-Unis en 1983[39] et 1984[40], et à cette époque, c'est le deuxième disque le plus vendu après le Greatest Hits (1971-1975) des Eagles[41] (soit le premier hors compilations). Entre 1982 et 1996, Thriller a été certifié à 25 millions d'exemplaires aux États-Unis et 20 millions à l'étranger[42]. En , il est reconnu par le Livre Guinness des records comme l'album le plus vendu de tous les temps (25 millions d'exemplaires à l'époque)[43] ; les estimations actuelles sont de 66 millions d'exemplaires[9],[10]. L'album est certifié 33 fois disque de platine par la RIAA aux États-Unis[11]. Avec Thriller, Michael Jackson remporte huit récompenses aux American Music Awards et huit aux Grammy Awards[44], et le 20 novembre 1984, il obtient son étoile sur l'Hollywood Walk of Fame[45].

Michael Jackson grimé en zombie dans le clip de Thriller.

L'album contient neuf titres dont sept sortiront successivement en singles et se classeront tous dans le Top 10 du Billboard Hot 100 : The Girl Is Mine (octobre 1982), Billie Jean (janvier 1983), Beat It (février 1983), Wanna Be Startin' Somethin' (mai 1983), Human Nature (juillet 1983), P.Y.T. (Pretty Young Thing) (septembre 1983) et Thriller (janvier 1984). Trois clips vidéo sont réalisés, pour Billie Jean, Thriller et Beat It : ce sont de véritables courts-métrages, réalisés avec un budget sans précédent, faisant usage d'effets spéciaux d'avant-garde. En particulier, le clip de la chanson Thriller, sorti le 2 décembre 1983, a coûté un million de dollars, et est une des premières vidéos d'un artiste noir-américain à être diffusée à grande échelle sur la chaîne MTV[46][47]. La cassette vidéo du making of est devenue à l'époque la plus vendue au monde[48]. L'avocat de Jackson, John Branca, indique alors que son client a le plus haut taux de royalties de toute l'industrie du disque : approximativement deux dollars par disque vendu[49]. Le succès est tel que l'album se vend non seulement comme un produit culturel, mais comme un bien de consommation courant.[précision nécessaire] En mai 1984, une poupée à l'effigie de Jackson, habillée tout de rouge comme dans le clip Thriller, se vend douze dollars dans le commerce[49].

Le 16 mai 1983, pour le vingt-cinquième anniversaire de la Motown, Michael apparaît sur NBC en compagnie de ses frères dans l'émission spéciale Motown 25: Yesterday, Today, Forever (réalisée le 25 mars). Le groupe y interprète ses plus grands titres. Michael interprète seul Billie Jean, la seule chanson interprétée ce soir-là à ne pas appartenir au répertoire Motown. Il effectue à cette occasion, et pour la première fois, son Moonwalk, qui est salué par une ovation spontanée des spectateurs. Ce pas de danse devient par la suite un de ses pas de danse emblématiques[50]. Cette prestation lui vaut un télégramme de Fred Astaire : « Je suis un vieil homme, j'attendais la relève. Merci. ». Il y interprète aussi avec ses frères Never Can Say Goodbye et I'll Be There.

Michael Jackson en 1984.

Le 27 janvier 1984, au cours du tournage d'un film publicitaire pour Pepsi-Cola, une étincelle provoquée par des équipements pyrotechniques met le feu aux cheveux de l'artiste. Miko Brando (fils de Marlon Brando) lui vient immédiatement en aide, suivi par d'autres témoins de l'accident, et Michael est amené d'urgence au Cedars Sinai Hospital. Diagnostic : brûlures au deuxième et troisième degré du cuir chevelu. Les équipements en cause se trouvaient à soixante centimètres seulement de sa tête, ce qui contrevient gravement aux règles de sécurité. Les images de son entrée aux urgences sur un brancard, le crâne recouvert d'un large bandage et sa main gantée saluant la foule, font le tour du monde. Il doit subir plusieurs interventions chirurgicales et des greffes de cuir chevelu. Les médicaments anti-douleurs auxquels il est contraint de recourir créent rapidement chez lui une certaine dépendance[51]. Au grand étonnement de certains, il choisit de ne pas poursuivre les dirigeants de Pepsi-Cola et d'exiger d'eux plutôt un don[52]. Les assurances lui versent un million et demi de dollars, somme qu'il remet lui-même immédiatement au Brotman Medical Center, le centre pour grands brûlés où il a été soigné, et qui sera plus tard rebaptisé « Michael Jackson Burn Center ».

Désunion des Jacksons (1984-1985)

En 1984, l'album Victory scelle la désunion des Jacksons, chaque membre n'assurant la production que de ses propres compositions, dont pour Michael un duo avec Mick Jagger, State of Shock (originellement enregistré avec Freddie Mercury). Le Victory Tour marque la dernière apparition sur scène du groupe – jusqu'aux concerts du Madison Square Garden des 7 et , en l'honneur des trente ans de carrière solo de Michael[53]. En 1989, les Jacksons enregistrent leur dernier album, 2300 Jackson Street, sur lequel Michael ne participe qu'à la chanson titre, apparaissant aussi dans le clip.

Catalogue Northern Songs et Captain Eo (1985-1986)

En 1985, la compagnie d'édition ATV Music, qui détient les droits de plusieurs milliers de titres, dont le catalogue Northern Songs, c'est-à-dire la majorité des chansons signées John Lennon et Paul McCartney enregistrées par les Beatles, est mise en vente[54]. Michael Jackson se montre immédiatement intéressé, mais il est averti qu’il va devoir faire face à une rude compétition. « Je m’en fiche. Je veux ces chansons, apporte-moi ces chansons, Branca », aurait-il dit à son avocat. John Branca[55] contacte l’avocat de Paul McCartney, qui lui explique que son client n’est pas intéressé : « trop cher ».[pas clair] Après que Jackson a démarré les négociations en vue d’acquérir le catalogue, McCartney change d’avis et tente de persuader Yoko Ono, veuve de John Lennon, de se joindre à lui, mais elle décline l’offre. Jackson remporte néanmoins cette « compétition » qui a duré dix mois, et acquiert le catalogue pour 47,5 millions de dollars. En un quart de siècle, sa valeur estimée serait passée à 1 milliard de dollars[54],[56].

En 1986, Michael Jackson tient le rôle principal dans un court-métrage en 3D, Captain Eo, produit par George Lucas (avec un budget de 17 millions de dollars, un record pour un court-métrage)[57] et réalisé par Francis Ford Coppola, qui sera diffusé dans les parcs d'attractions Disney pendant douze ans. Véritable prouesse scénique et technologique, le film impressionne par ses effets spéciaux avec lumières, lasers, fumée et technologie 3D d'avant-garde. On y entend des chansons telles que We Are Here To Change The World et Another Part of Me.

Bad (1986–1991)

Article détaillé : Bad.
Michael Jackson, photographié avec ses fans en 1988.
Michael Jackson interprétant The Way You Make Me Feel lors du Bad World Tour, en 1988.

En 1987, Michael Jackson sort l'album Bad, et part pour la première fois en tournée mondiale sans ses frères. L'année suivante, sort au cinéma un film réunissant plusieurs de ses clips, Moonwalker, dans lequel jouent notamment Joe Pesci et Sean Lennon, ainsi qu'une biographie intitulée Moonwalk. Moonwalker devient la vidéo musicale la plus vendue de tous les temps (battant ainsi son propre record de The Making of Thriller). Pendant un certain temps[Combien ?], Bad a été le deuxième album le plus vendu, avec plus de 39 millions de copies à travers le monde[58], dont dix millions aux États-Unis et cinq millions en Angleterre, record inégalé[réf. nécessaire].

Bad est encore un énorme succès pour Jackson. Même si l'album n'atteint pas les chiffres de ventes de Thriller, il contient néanmoins plus de titres classés numéro 1. Le clip du morceau Bad, réalisé par Martin Scorsese, est tourné dans une station désaffectée du métro new-yorkais, qui, détruite une semaine après le début du tournage[réf. nécessaire], sera reconstituée dans les moindres détails. Par ailleurs, les clips de The Way You Make Me Feel, Man in the Mirror (qui montre les grands moments d'amour et de paix du XXe siècle et dénonce la pauvreté dans le monde), Dirty Diana (où Jackson reproduit un mini-concert rock avec le guitariste Steve Stevens en invité vedette), Another Part Of Me (prestation live lors du Bad Tour 1988), Smooth Criminal (qui reprend les moments forts du film Moonwalker), Liberian Girl puis Leave Me Alone sont une nouvelle série de succès. La chanson I Just Can't Stop Loving You est enregistrée en espagnol et en français sous les titres de Todo Mi Amor Eres Tu et Je ne veux pas la fin de nous (sic).

Michael Jackson entre à nouveau dans l'histoire musicale en devenant le premier artiste dont cinq singles d'un même album sont classés no 1 aux billboards américains. Neuf singles en ont été extraits. Selon le producteur Quincy Jones[59], la chanson-titre Bad devait prendre la forme d'un duo avec le rival de Jackson, le chanteur Prince, mais ce dernier déclina finalement la proposition[60], étant notamment indisposé par la première ligne du texte « Your butt is mine ». À la différence de Thriller et de Off The Wall, Michael Jackson est l'auteur principal de l'album, dont il a composé neuf titres sur onze. Sa voix y est plus rocailleuse et, musicalement, Bad a un son beaucoup plus brut et métallique que son prédécesseur, une rythmique plus percutante et plus complexe (sur Smooth Criminal notamment), et comporte moins de moments calmes, même si trois titres peuvent être considérés comme des ballades (I Just Can't Stop Loving You, Man in the Mirror et Liberian Girl).

Dangerous (1991–1994)

Article détaillé : Dangerous.
Michael Jackson aux American Music Awards en 1993.
Michael Jackson lors de la tournée Dangerous World Tour en 1992

Le , Michael Jackson signe avec Sony un contrat d'un montant de 65 millions de dollars et d'une durée de quinze ans, par lequel il s'engage à produire six albums pour Epic, et à apparaître dans des films et des courts-métrages. Les revenus escomptés sont évalués entre 890 millions et un milliard de dollars[61],[62]. L'album qui inaugure ce nouveau contrat, Dangerous, sort le et devient no 1 des classements en trois jours[63]. Dangerous devient le deuxième album le plus vendu dans la carrière du chanteur, avec plus de 35 millions de copies vendues, surpassant Bad dont les ventes sont estimées à 34 millions de copies vendues[64]Source insuffisante  ; ses ventes atteint sept millions d'exemplaires pour les seuls États-Unis.

L'album Dangerous contient quatorze chansons dont neuf sortent successivement : Black or White (novembre 1991), Remember the Time (janvier 1992), In the Closet (avril 1992), Who Is It (juillet 1992), Jam (septembre 1992), Heal the World (novembre 1992), Give in to Me (), Will You Be There (juin 1993), qui devient plus tard le générique de fin du film Sauvez Willy, et Gone Too Soon (), une chanson en hommage à Ryan White, un jeune garçon victime du SIDA.

Dans les vidéos accompagnant les singles figurent plusieurs stars mondialement célèbres, parmi lesquelles Michael Jordan et Kris Kross dans Jam ; Naomi Campbell dans In the Closet – dont la voix féminine est celle de la princesse Stéphanie de Monaco ; Eddie Murphy, Magic Johnson et Iman dans Remember the Time ; Macaulay Culkin dans Black Or White ; et Slash dans Give in to Me.

En novembre 1992, une mini-série intitulée The Jacksons: An American Dream (« Les Jacksons : un rêve américain »), d'une durée totale de quatre heures, est diffusée en deux épisodes sur la chaîne ABC. La série aborde principalement la carrière des Jacksons Five et explore en profondeur leur vie au quotidien, notamment les préoccupations de Michael et les méthodes d'éducation de son père.

Pendant sa tournée mondiale Dangerous Tour, du 27 juin 1992 au 11 novembre 1993, Jackson annonce la création de son organisation caritative, Heal the World, à laquelle s'adjoint en 2001 Heal the Kids (les deux seront dissoutes au cours de cette même année). Le 31 janvier 1993, il chante lors de la mi-temps de la finale du Super Bowl, interprétant plusieurs de ses titres : Jam, Billie Jean, Black or White et Heal the World.

Le 17 août 1993, durant sa tournée, un certain Evan Chandler accuse Michael Jackson d'abus sexuel sur la personne de son fils Jordan, alors âgé de treize ans. Il aurait auparavant menacé l'artiste et exigé 20 millions pour la vente de quatre scénarios de films, et déposé plainte à la suite du refus de l'artiste.[réf. nécessaire] Les accusations publiques fusent et le scandale s'amplifie. Après une cure de désintoxication rendue nécessaire par sa dépendance aux calmants, Michael se dit prêt à affronter un procès, mais son entourage, les compagnies d'assurances et les gestionnaires de sa fortune l'en dissuadent. Une somme dont le montant est estimé entre 15 et 25 millions de dollars sera versée à la famille Chandler.[réf. nécessaire] L'affaire s'arrête là, mais elle a un fort retentissement sur l'état de santé de Michael, qui est contraint d'annuler plusieurs concerts de la fin de sa tournée.

HIStory (1994–1997)

HIStory : Past, Present and Future – Book I (1994-1997)

Article détaillé : HIStory.
Statue de Michael Jackson utilisée pour la promotion de l'album HIStory.

HIStory: Past, Present and Future – Book I, un double album, sort en . C'est officiellement le double album le plus vendu du monde, devant The Wall de Pink Floyd[65], s'écoulant à plus de 25 millions d'exemplaires (et générant 55 millions de ventes de singles)[66], même si ce n'est pas à proprement parler un véritable double album de musique originale. En effet, le premier disque contient quinze des plus grands succès, remastérisés, de Michael Jackson, et constitue ainsi sa première compilation. Une seizième piste à destination des fans, les remerciant de leur soutien, est présente sur les premiers pressages des éditions française, hollandaise et allemande[67],[68]. Le second disque – véritable nouvel album – comprend quinze nouvelles chansons (dont une reprise des Beatles, Come Together, enregistrée des années auparavant pour le film Moonwalker). L'album a propulsé de nouveaux singles et clips en tête des classements américains.[évasif] En mai 1995, sort le premier extrait de l'album, Scream, un duo avec sa sœur Janet. Le clip est, avec un budget de plus de sept millions de dollars, le plus cher jamais réalisé[69].

Michael Jackson au festival de Cannes 1997.

Suivent quatre autres singles : You Are Not Alone (août 1995) (Lisa Marie Presley, la première épouse de Jackson, fait une brève apparition dans le clip) ; Earth Song (novembre 1995), qui est un hymne pop-gospel contre la destruction de l'environnement ; They Don't Care About Us (avril 1996) ; et Stranger in Moscow (novembre 1996). Contrairement à You Are Not Alone, qui devint le premier et l'unique single à se placer directement à la première position au Billboard, et Scream/Childhood, qui débuta à la cinquième place, les trois autres singles de l'album ont eu un succès limité aux États-Unis, à l'inverse de l'Europe. Au Royaume-Uni, Earth Song est resté six semaines en tête des palmarès, et est le single de l'artiste le plus vendu dans ce pays (devant Billie Jean). En décembre 1995, This Time Around, quatrième piste du second disque de HIStory, sort en tant que single promotionnel. En , pendant la deuxième partie de la tournée HIStory, une version remixée de la chanson-titre sort partout sauf aux États-Unis. Le titre est accompagné de Ghosts, un titre extrait de l'album de remixes Blood On The Dance Floor sorti cette même année. Enfin, un autre titre de l'album, Smile, hommage à Charlie Chaplin, aurait dû sortir en single en , mais a été annulé peu avant sa distribution par Sony.[réf. nécessaire]

Lors de sa sortie, les paroles controversées de la chanson They Don't Care About Us déclenchent une polémique[70]. L'auteur doit se défendre des accusations d'antisémitisme. Les vers « Jew me, sue me / Kick me, kike me » n'en seront pas moins modifiés dans un second pressage de l'album[71]. Dans cette chanson, le chanteur exprime son désir de ne pas être enfermé dans des stéréotypes liées à sa couleur de peau ou à ses origines : « Ne me traitez ni de blanc ou de noir » (« Don't you black or white me », faisant ainsi directement allusion à la chanson Black or White, qui abordait la même thématique sur un ton plus consensuel). Spike Lee réalisera deux versions de ce clip. L'une où Jackson danse dans les favelas de Salvador de Bahia, l'autre – boycottée par les chaînes musicales américaines[72], qui refusent de la diffuser avant 21 heures[Contradiction] – où Jackson interprète le titre dans une cellule de prison tapissée d'écrans qui diffusent des images d'actualités de guerre, de famine et de bavures policières (on y voit notamment le passage à tabac de Rodney King). La version intégrale du vidéo-clip They Don't Care About Us incluant ces images demeure disponible sur certains DVD officiels, édités par SonyMusic, ainsi qu'en téléchargement légal en Europe.

Blood on the Dance Floor, HIStory in the mix (1997–2001)

Article détaillé : Blood on the Dance Floor.

En 1997, Sony impose à Michael Jackson de sortir Blood on the Dance Floor, un album comprenant des remixes de plusieurs chansons de HIStory ainsi que cinq nouveaux titres. Cet album est destiné à accompagner la partie européenne du HIStory World Tour. La chanson titre, Blood on the Dance Floor, sort en single, accompagnée d'un clip coréalisé par Jackson.[réf. nécessaire] L'album est passé presque inaperçu aux États-Unis, mais a encore une fois été plus populaire en Europe.[réf. nécessaire] C'est l'album de remixes le plus vendu de tous les temps : plus de neuf millions d'exemplaires[73].

Michael Jackson produit également Ghosts, un court-métrage fantastique de 40 minutes réalisé par Stan Winston, écrit par Michael Jackson et Stephen King, qui a été diffusé hors compétition au Festival de Cannes de 1997 puis dans quelques salles de cinéma. Outre la chanson éponyme Ghosts, le film utilise les chansons 2 Bad et Is It Scary (deux titres inédits de l'album Blood on the Dance Floor). Ghosts est le second single extrait de l'album de remixes, accompagné d'un clip constitué d'un montage d'images du court-métrage. Celui-ci est occasionnellement diffusé sur les chaînes télévisées musicales, surtout pendant la période d'Halloween.[réf. nécessaire] Au début du printemps 1998, John Mc Clain, cofondateur du label A&M et responsable du succès de Janet Jackson, devient le nouveau manager de Michael Jackson.[réf. nécessaire]

Invincible (2001–2003)

Article détaillé : Invincible.
Promotion d'Invincible.

Le , soit six ans après HIStory, Michael Jackson sort Invincible[74]. L'enregistrement de l'album commence en octobre 1997, et se termine avec le morceau You Are My Life, seulement huit semaines avant la sortie de l'album[75]. Avec un budget estimé à 30 millions de dollars, Invincible est l'album le plus cher de l'industrie musicale[76]. Pour accompagner sa promotion qui s'élève a 25 millions de dollars selon Sony[77],[78], CBS diffuse Michael Jackson : 30th Anniversary Special, un événement spécial organisé afin de célébrer les trente ans de carrière solo de Michael Jackson[79].

L'album débute no 1 au classement nord-américain Billboard et dans treize autres pays[80]. Il est certifié double disque de platine aux États-Unis le [81]. À la suite de mésententes profondes entre Sony et Jackson[précision nécessaire][réf. nécessaire], la compagnie de disques écourte la promotion de l'album, qui ne dure que trois mois. Seuls trois singles sont extraits de l'album : You Rock My World, Cry et Butterflies. En août 2009, l'album s'est vendu à 13 millions d'exemplaires dans le monde[82] dont 2,5 millions d'exemplaires aux États-Unis[83] ; bien que ces chiffres restent impressionnants dans l'absolu, Invincible est considéré comme un échec, ses chiffres de ventes étant très décevants en comparaison avec les albums précédents de l'artiste[84]. Certains rejettent la responsabilité de cet échec sur Michael Jackson en l'accusant d'avoir refusé de faire des tournées promotionnelles[85] ; tandis que Jackson accuse Sony Music de ne pas avoir suffisamment fait la promotion de l'album, d'avoir annulé la sortie de plusieurs singles[86], et d'avoir annulé la production de vidéoclips accompagnant les chansons, ou encore d'avoir fait paraître le 16 octobre 2001 une ré-édition spéciale de son album Dangerous, tout juste deux semaines avant la sortie d'Invincible, en plus d'avoir fait paraître trop peu de temps après la compilation Number Ones, une stratégie commerciale qui aurait éclipsé Invincible[85] et qui aurait pris des allures de sabotage orchestré par le PDG Tommy Mottola (à la suite de cette série d'incidents, Mottola sera congédié). La proximité de la sortie du disque avec les attentats du 11 septembre 2001 a aussi été considérée comme un facteur explicatif des (relativement) piètres ventes aux États-Unis, mais la qualité intrinsèque de l'album, généralement considéré comme nettement inférieur à ses prédécesseurs[87], et le changement des goûts du grand public au tournant du troisième millénaire, sont probablement les facteurs prépondérants.[réf. nécessaire]

En décembre 2009, l'album refait parler de lui : il est nommé meilleur album des années 2000 par 570 000 votants, essentiellement des lecteurs du magazine Billboard[88][89]

Le , Michael Jackson a été introduit, pour son travail de compositeur, au Songwriters Hall of Fame. Le clip vidéo à gros budget de You Rock My World affiche plusieurs stars au casting : Marlon Brando, Michael Madsen, Chris Tucker et Billy Drago. Lancée en grande pompe, la chanson a été un succès en Europe, notamment no 1 en France, no 2 en Norvège, Finlande, au Danemark et en Belgique, no 3 en Italie et no 5 en Suède et en Suisse[90], et s'est classée à la dixième position aux États-Unis (Billboard Hot 100)[91]. Le titre Butterflies est entré dans le Top 20 américain et est même monté à la deuxième place du classement R'n'B sans être commercialisé sous forme de single[92].

Les titres de l'album n'ont pas été interprétés sur scène, sauf lors des deux concerts Michael Jackson – 30th Anniversary Celebration, où Jackson interprète la chanson You Rock My World. En 2009, le titre Speechless a été répété pour la série de concerts avortée This Is It, et un extrait réorchestré de Threatened est inclus à la fin de la prestation de Thriller (tous deux visibles dans le film issu du projet).

Compilations et nouvelles récompenses (2003–2007)

En 2003, Sony sort une compilation CD et DVD de tous les titres de Michael Jackson ayant été no 1, intitulée Number Ones. La compilation contient également une nouvelle chanson, One More Chance, composée par R. Kelly[93]. Le disque se vend à 6 millions d'exemplaires dans le monde durant sa promotion[94],[95]. Le , Michael Jackson sort un box set de quatre CD et un DVD, intitulé The Ultimate Collection, retraçant l'ensemble de sa carrière et contenant d'anciens morceaux inédits, des démos, des versions inédites et quelques nouvelles chansons. Cheater, sorti sous forme de CD promo dans quelques pays, sert de façon restreinte à la promotion du coffret, et son clip composé d'extraits du DVD Dangerous Tour est diffusé sur certaines chaînes musicales. Un autre clip est diffusé, Beat It, extrait du même DVD. Ce coffret fut le dernier produit auquel Michael Jackson collabora avec sa maison de disques Sony BMG Music Entertainment, mettant fin à leur contrat signé en 1990.

Le 30 juin 2005, Michael Jackson quitte les États-Unis pour s'installer au Bahreïn, où il est reçu en tant qu'invité du cheikh Abdullah Bin Hamad Bin Isa Al-Khalifa, fils du roi[96]. Le , sort une nouvelle compilation, The Essential Michael Jackson, ainsi qu'un DVD contenant une captation vidéo du concert de Bucarest lors du Dangerous World Tour. Les deux se vendent très bien (notamment en France, où le CD compilation est no 1 avec plus de 350 000 exemplaires vendus, et le DVD no 1 des ventes de DVD musicaux[réf. nécessaire]).

Le , Michael Jackson quitte le label Epic Records (et donc sa maison de disques Sony BMG), sous lequel il a produit tous ses albums solo depuis Off The Wall en 1979, et signe un contrat avec l'Anglais Guy Holmes, PDG du label indépendant 2 Seas Records. Le contrat, rompu en , prévoyait la production d'au moins un nouvel album dont la sortie était prévue pour fin 2007[97]. En , il se rend à Londres afin de visiter les bureaux du Livre Guinness des records. Il reçoit à cette occasion un prix pour avoir battu huit records dont celui de « Premier artiste à avoir gagné plus de cent millions de dollars en un an », « Premier artiste à avoir vendu plus de cent millions de disques en dehors des États-Unis » ou encore « Meilleur artiste de tous les temps »[98],[99]. Michael Jackson est également présent aux World Music Awards pour y recevoir le Diamond Award, récompense réservée aux artistes ayant vendu plus de 100 millions d'albums[100].

De Thriller 25, au grand retour prévu sur scène (2007–2009)

À l'occasion des 25 ans de la sortie de l'album Thriller, Michael Jackson sort Thriller 25, le 11 février 2008. L'album comprend les titres de l'album original de 1982, remixés (pour cinq d'entre eux) ou réenregistrés, avec la participation en featuring d'artistes comme Akon, Fergie, will.i.am des Black Eyed Peas et Kanye West[101], et est agrémenté de deux titres inédits, For all time et Gots the hots (uniquement sur la version japonaise du disque). Deux singles extraits de Thriller 25, The Girl is Mine 2008 (avec Will.I.Am) et Wanna Be Startin' Somethin' 2008 (avec Akon) sortent simultanément. L'album comprend également un DVD des vidéoclips de Billie Jean, Beat It, Thriller et la prestation de Michael Jackson lors de l'émission spéciale des 25 ans de la Motown. Thriller 25 se classe en première place des ventes dans de nombreux pays européens[102] et en deuxième place aux États-Unis[103]. L'album se vend en tout à plus de cinq millions d'exemplaires[104]. Le , pour célébrer le cinquantième anniversaire de Michael Jackson, sort King of Pop, une nouvelle compilation de dix-huit chansons dont la liste a été choisie par des fans[105]. Le disque n'est pas sorti aux États-Unis, mais a été classé parmi les dix meilleures ventes dans de nombreux pays[106]. En , le magazine Rolling Stone classe Michael Jackson au 25e rang des plus grands chanteurs de tous les temps[107].

En , Michael Jackson retourne vivre définitivement aux États-Unis, à Bel Air[108]. Le 5 mars 2009, lors d'une conférence de presse à l'O2 Arena de Londres, il annonce lui-même qu'il entamera ses dernières représentations scéniques, les This is it shows[109]. Jackson précise tout de même que ces concerts seront ses derniers, montrant clairement l'utilisation appropriée du nom des concerts This is it (en français : « C'est tout » ou « C'est fini »). Selon Randy Phillips, le président du promoteur de concerts AEG Live, Michael Jackson doit faire des concerts s'étalant sur trois ans et lancer un nouvel album, dans le cadre de son grand retour[110]. Au départ, il était prévu que Michael Jackson ne fasse que dix concerts à Londres en juillet, mais à l'issue de la prévente, le 12 mars, toutes les places pour quarante-cinq dates sont vendues. Cinq nouvelles dates sont ajoutées le lendemain, pour les ventes générales[pas clair], soit un total de cinquante concerts à Londres, s'étalant de juillet à septembre 2009 et de janvier à février 2010. Les représentations doivent démarrer le 8 juillet 2009, mais les quatre premiers concerts sont reportés, les producteurs invoquant un manque de temps « pour créer une expérience de musique live exceptionnelle », le programme de concerts étant par conséquent prévu pour commencer le 13 juillet 2009. This is It est cité comme l'évènement musical de l'année[111]. Mais la mort de l'artiste met brutalement un coup d'arrêt à ce projet pharaonique.

Après la mort du chanteur, Kenny Ortega réalise un film documentaire également intitulé Michael Jackson's This Is It, montrant entre autres les répétitions de Michael Jackson en préparation de la tournée qui devait se tenir à Londres. Les séquences ont été filmées au Staples Center de Los Angeles. Le film est sorti au cinéma le 28 octobre 2009. Le 10 août 2009, le juge de la Cour supérieure de Los Angeles a approuvé un accord entre AEG Live, le promoteur de la tournée Michael Jackson's This Is It, et Sony Pictures, concernant la succession des droits d'auteur sur les séquences filmées durant sa préparation. Sony Pictures peut donc éditer des centaines d'heures d'images contre 60 millions de dollars pour les droits cinématographiques[112]. Dans une déclaration publiée sur le site Web officiel de l'artiste, il a été confirmé que les séquences sélectionnées seront en 3D et que le film comprendra une rétrospective de la carrière de Michael Jackson ainsi que des entretiens avec d'anciens amis de la star[113].

Mort (2009)

Article détaillé : Mort de Michael Jackson.
Propofol, cause du décès de Michael Jackson.

Le , Michael Jackson se trouve dans sa maison d'Holmby Hills, un quartier de Los Angeles, lorsqu'il perd connaissance peu avant midi. Les secours paramédicaux du Los Angeles Fire Department arrivent rapidement sur place[114], et constatent que son médecin personnel, le docteur Conrard Murray, est déjà en train de procéder à une réanimation cardio-pulmonaire. Transporté au Ronald Reagan UCLA Medical Center, Michael Jackson est officiellement déclaré mort à 14h26, heure locale[115], malgré plus d'une heure de tentatives de réanimation[116]. Sa mort est annoncée officiellement à la presse américaine quelques minutes plus tard par son frère aîné Jermaine Jackson ; à 14h44 le site Web TMZ est le premier média à relayer l'information, confirmée à 14h51 sur le site du Los Angeles Times ; s'ensuit un pic de trafic Internet d'une intensité exceptionnelle, provoquant l'arrêt momentané de plusieurs sites majeurs pour cause de surcharge[117]. Une première autopsie médico-légale est pratiquée, puis quelques jours plus tard une seconde est réalisée à la demande de la famille, dans un cadre privé, le père de l'artiste ayant des doutes sur les causes de sa mort.

Appel aux urgences du médecin de Michael Jackson.
Foule rassemblée devant le Ronald Reagan UCLA Medical Center, le 25 juin 2009.

Au fur et à mesure de l'enquête, les accusations se portent sur son médecin personnel, Conrad Murray, criblé de dettes[118], qui lui aurait injecté du Propofol[119], un anesthésique, et du Lorazépam, un sédatif, en doses excessives et sans la surveillance requise. Les médecins légistes parlent alors d'« homicide accidentel » lié aux médicaments. Selon l'institut médico-légal, ces deux médicaments seraient à l'origine de la mort du chanteur, mais l'autopsie aurait révélé la présence d'autres médicaments : Midazolam, Diazépam, Lidocaïne et éphédrine[120], soit une combinaison de calmants et de stimulants. Le rapport de l'autopsie pratiquée au bureau du médecin légiste de Los Angeles par les docteurs Sathyavagiswaran et Rogers, que s'est procuré l'Associated Press, fait apparaître que Michael Jackson était en bonne santé. Il souffrait d'arthrite au bas de la colonne vertébrale et dans les mains et d'une inflammation des poumons, ce qui est assez courant chez un quinquagénaire. Son cœur, ses reins et ses autres organes étaient en bon état, et son poids, certes dans la moyenne basse, n'avait rien d'anormal[121].

Le 21 novembre 2009, la police de Los Angeles communique à la presse de nouvelles informations prouvant la culpabilité du docteur Murray dans la mort du chanteur[122]. Pour sa défense, celui-ci a émis l'hypothèse d'un suicide de l'artiste, qui, soumis à une trop forte pression et ne se sentant pas en mesure d'assurer la série de concerts annoncée, aurait préféré mettre fin à ses jours ; cela lui sera vivement reproché à la lecture du verdict. Le 7 novembre 2011, Murray sera reconnu coupable d'homicide involontaire par la Cour supérieure de Los Angeles et condamné à 4 ans de prison ; il a été libéré le 28 octobre 2013, en raison de la surpopulation carcérale.

Funérailles

Le , la direction du Staples Center, à Los Angeles, annonce la tenue d'une cérémonie d'hommage, dont les dix-sept mille billets d'accès seront attribués aux demandeurs par tirage au sort. Le lendemain, un million six cent mille personnes auraient participé au tirage au sort effectué par l'huissier Gerard Tillobat, ce qui fait de Michael Jackson la célébrité défunte dont l'hommage a rassemblé le plus de personnes dans le monde[123]. C'est à Ken Ehrlich, le producteur des Grammy Awards, qu'est confiée l'organisation de la cérémonie. AEG, propriétaire du Staples Center ainsi que des droits sur la tournée avortée de Michael Jackson, a autorisé sa retransmission gratuite en mondovision.

Lors de la cérémonie, la ville de Los Angeles était sous haute sécurité, les quartiers autour du Staples Center étaient bouclés et plus de 1400 policiers étaient placés en renfort pour l'occasion, le tout pour un budget de sécurité estimé à plus de quatre millions de dollars pour la ville[124].

Le , un service funèbre privé se tient à huis clos au Forest Lawn Memorial Hollywood Hills à côté de Burbank. Le même jour, ses funérailles publiques ont lieu au Staples Center. Retransmises en direct et en mondovision, elles auraient été suivies par un milliard de téléspectateurs[125]. En France, la cérémonie est diffusée en même temps sur trois des six chaînes hertziennes (TF1, France 2 et M6) ainsi que plusieurs chaines de la TNT (BFM TV, I-Télé) du câble et du satellite, un événement rare pour une personnalité civile. De nombreux artistes, figures politiques et les proches de Michael Jackson se sont succédé durant deux heures et demie sur la scène, lui rendant de vibrants hommages à proximité de son cercueil exposé. À l'issue de la cérémonie, Paris Jackson, fille de l'artiste, est apparue pour la première fois à visage découvert, rendant à son tour un émouvant hommage à son père.

Michael Jackson est enterré le [126] sur la terrasse du grand mausolée du Forest Lawn Memorial Park de Glendale au nord de Los Angeles.

Hommage planétaire

L'étoile de Michael Jackson sur le Walk of Fame, le .

À l'annonce de sa mort, de très nombreuses personnes se sont rassemblées spontanément de par le monde pour lui rendre hommage, et les membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont observé une minute de silence en son honneur[127]. La vague d'émotion qui a suivi sa mort a également provoqué un phénomène médiatique sans précédent, notamment au travers de l'audience mesurée par Akamai, qui a fait état d'une hausse de la consultation des sites d'information de plus de 50 %, et d'une hausse globale du trafic Internet mondial de 11 %[128]. « Sur Facebook, le nombre de statuts à la minute s'est envolé. [...] La fiabilité des sites d'information est tombée de 100 % à 86 %, alors que le temps pour afficher les pages d'accueil doublait [...]. Google, submergé de requêtes « michael jackson », a d'abord cru à une attaque de spammeurs. Vendredi 26 juin, le sujet était toujours qualifié de « volcanique », le plus haut niveau d'intérêt dans l'échelle de Google[128]. » Sur le site de musique musicMe, l'écoute des chansons de Michael Jackson a augmenté de 949 % du jour au lendemain[129]. Durant les semaines suivantes, les ventes de disques de la star atteignent un pic inattendu, induisant une rupture de stock parmi les plus grandes chaînes de ventes[130]. Parallèlement, ses principaux albums et singles sont relancés dans les classements et atteignent une nouvelle fois le premier rang. Certains singles dépassent même les statistiques établies lors de leur sortie officielle, par exemple Will You Be There au classement suisse Swiss Singles Chart. Sept semaines après sa mort, plus d’un million et demi d’albums de Michael Jackson ont été vendus en France et plus de dix-huit millions dans le monde entier[131],[132],[133]. Un de ses gants blancs couvert de brillants est vendu aux enchères, et acquis par le Hard-Rock Hotel de Las Vegas pour un montant de 49 000 $[134]. Un autre de ses gants, qu'il avait acheté trente dollars et qu'il portait en 1983 lors de la cérémonie des vingt-cinq ans de la Motown, au cours de laquelle il a interprété Billie Jean en exécutant pour la première fois son moonwalk, a été vendu aux enchères pour la somme de 325 000 $ à un homme d'affaires chinois.

Hommage à Michael Jackson.
Graphique représentant la hausse spectaculaire du trafic des internautes sur le moteur de recherche Google pour la requête « Michael Jackson » le 25 juin 2009, date de la mort de Jackson. La première flèche correspond au moment où sa mort a été prononcée (à 14 h 26), et la seconde au moment où la nouvelle a été rendue publique par TMZ.com (à 14 h 44). Heures dans le fuseau Pacific Daylight Time (UTC-7).
Michael Enfant de Lumière, par le peintre français Arnaud Courlet de Vregille (2018, acrylique et pastel, 120 × 80 cm.)

De nombreux artistes de divers styles rendent hommage au « Roi de la pop » :

Style artistique et influences

Musique

Bien qu'il soit considéré comme le « roi de la pop », Michael Jackson s'est illustré dans plusieurs styles musicaux. D'un registre disco-funk dans Off The Wall, il est passé à un style mélangeant funk, hard rock (Beat It), ballade, soul (Thriller[154]), synthpop, new jack swing, jusqu'au r'n'b contemporain dans ses derniers albums.

L’identité sonore de Michael Jackson, outre ses composantes mélodiques et rythmiques, est construite de façon audible et tangible sur un phénomène de physicalité qui fait la part belle au bruitisme buccal, guttural, respiratoire ou corporel d’un chanteur qui dansait même lorsqu'il était en studio[155]. À ses débuts, le jeune Michael Jackson doit sa technique vocale en grande partie à Diana Ross. En octobre 1969, à l'arrivée de la famille Jackson en Californie, il est décidé que Michael habitera provisoirement chez Diana Ross. Durant cette période, il lui arrivait souvent de l'observer en train de répéter. Il confessera plus tard : « C'est elle que j'étudiais, sa façon de bouger, sa façon de chanter, sa façon d'être, tout simplement. Et après, je lui disais, « Je veux être exactement comme toi, Diana. » »[156] Mais Michael doit surtout à Diana Ross ses ooohs : à ses débuts, Michael Jackson ponctuait presque toujours ses vers de ooohs – pas un long oooh, mais plutôt une exclamation soudaine. Diana Ross usait de cet effet sur beaucoup des chansons enregistrées avec les Supremes, et le jeune Michael était ravi de se l'approprier[157]. Par la suite il a diversifié ce procédé vocal, en ajoutant des variations devenues emblématiques de son propre style.

Danse

Outre sa musique, Michael Jackson a également innové par ses talents de danseur, devenant l'icône de la danse à illusion. Le moonwalk, exécuté pour la première fois en public sur NBC le 26 mai 1983 sur le titre Billie Jean, deviendra au fil du temps sa signature en matière de chorégraphie[158]. Outre le moonwalk (qu'il n'a pas inventé – le mouvement était connu des danseurs de rue sous le nom de back-slide, soit « rétro-glissade », et James Brown exécutait des mouvements similaires – mais a perfectionné et popularisé), Michael Jackson pratiquait également sur scène des pas de danses tels que le sidewalk, l'airwalk, le turnwalk et plus particulièrement le lean (ou anti-gravity lean), un pas de danse particulier qui consiste à se pencher en avant de 45° et pouvoir se relever sans chuter, par prestidigitation, grâce à des chaussures spéciales[159], montré pour la première fois par Jackson et ses danseurs dans le clip de Smooth Criminal[160],[161]. Il a également popularisé le robot dance, en particulier sur le titre Dancing Machine, alors qu'il était encore membre des Jackson 5[158].

Scène

Michael Jackson lors du Bad World Tour, le , à Vienne.

Pionnier dans son style musical et dans son style de danse, Michael Jackson a également innové en matière de prestations scéniques, particulièrement au travers de ses tournées, qui furent toutes spectaculaires en termes de moyens mis en place, d'effets pyrotechniques et de chorégraphies musicales. Si, en 1987, le Bad World Tour de Michael Jackson était la plus grande tournée solo d'un artiste musical[162], ce n'est qu'en 1997 qu'elle a été dépassée par son propre HIStory World Tour[163]. Cette tournée mobilisait pas moins de 160 personnes à temps plein ainsi que trois scènes différentes permettant d'enchaîner les concerts. Pour chacune des scènes, sept camions d'un total de 200 tonnes étaient nécessaires, auxquels s'ajoutaient vingt-deux camions pour le matériel technique, ce qui représente quarante-trois camions au total[réf. souhaitée], un convoi à l'image du gigantisme de cette tournée.

Ce qui caractérisait les spectacles de Michael Jackson lors de ses tournées était notamment son entrée sur scène. Si lors du Bad World Tour il apparaissait dans un nuage de fumée, procédé relativement courant à l'époque, les effets sont beaucoup plus recherchés pour ses tournées suivantes. Lors du Dangerous World Tour il est éjecté au travers de la scène par une trappe, restant par la suite plusieurs minutes sans bouger, tandis que pour le HIStory World Tour il apparaît au travers d'une fusée futuriste.

Michael Jackson s'est en outre adjoint les services de guitaristes virtuoses dans un registre hard rock (Eddie Van Halen sur Beat it, Slash sur Give in to me), et en particulier de femmes, peu connues au début de leur collaboration, volontiers mises en avant sur scène, fait atypique pour une star masculine : Jennifer Batten pour le Bad World Tour, le Dangerous World Tour et le HIStory World Tour, puis Orianthi Panagaris qui aurait dû jouer lors des concerts This is it. (Prince, son principal « rival » musical, a également mis en avant des musiciennes sur scène, mais étant lui-même guitariste virtuose il ne laissait personne lui voler la vedette sur cet instrument emblématique du rock et du funk.)

Michael Jackson, lors du HIStory World Tour, le , à Lausanne.

Michael Jackson a participé très tôt aux tournées avec ses frères au sein des Jackson 5. Leur première tournée s'est tenue en 1970, alors qu'il avait seulement 11 ans, et la dernière, le Victory Tour, en 1984. En 1987, Michael Jackson commence le Bad World Tour, sa première tournée mondiale en tant qu'artiste solo. En 1992, il lance le Dangerous World Tour (dont certains des derniers concerts prévus sont annulés à la suite d'une plainte pour attouchements sexuels, ayant fortement ébranlé la santé de l'artiste). La tournée HIStory World Tour, dernière de Michael Jackson, s'est déroulée du au  ; Michael Jackson a donné 82 concerts dans 58 villes de 35 pays, devant plus de 4,5 millions de spectateurs[164]. Les deux derniers concerts de Michael Jackson sont donnés au Madison Square Garden de New York les 7 et , sous le nom Michael Jackson: 30th Anniversary Special, pour célébrer ses trente ans de carrière solo, réunissant des dizaines de stars (dont Britney Spears, Usher, Whitney Houston, N'Sync, Liza Minnelli, Gloria Estefan, James Ingram...). Les Jackson Five se sont reformés exceptionnellement, dix-sept ans après leur séparation, le temps d'un medley. Malgré le prix très élevé des billets, ces deux concerts restent ceux qui se sont vendus le plus rapidement dans l'histoire de la musique, à savoir quasi instantanément.[réf. nécessaire] Suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York, Michael Jackson organise un concert caritatif le 21 septembre 2001 qui a pour but de récolter des fonds pour venir en aide aux familles des victimes ; What More Can I Give, une chanson écrite deux ans plus tôt pour les concerts caritatifs Michael Jackson and Friends, est interprétée à cette occasion. Michael donnera son tout dernier concert le 24 avril 2002 à l'Apollo Theater de New-York[165].

En 2009, l'artiste avait prévu son grand et dernier retour en lançant This is it (« C'est ça », ou encore « C'est tout », « C'est fini »), projet initialement conçu comme une série de dix concerts à Londres, par la suite allongée à cinquante dates. Il était même question que Michael Jackson assure plusieurs séries de concerts s'étalant sur trois ans, parte en tournée mondiale, et sorte un nouvel album. Mais l'artiste meurt tragiquement quelques jours avant le début de la tournée, déjà repoussée une première fois à cause de difficultés techniques et matérielles[166].

Vidéoclips

Michael Jackson est reconnu comme le précurseur du clip vidéo au format de mini-film servant à la promotion, qui a transformé le monde de la musique pop[167]. En effet, pour la première fois avec Thriller, réalisé par John Landis, un scénario construit apparaît dans un clip vidéo coûtant plus de 500 000 $. Sa durée inhabituelle lors de sa sortie en 1983 (14 minutes pour le film principal, précédé d'un making-of de 45 minutes – également un procédé innovant) et sa chorégraphie ont largement contribué à son succès, tout comme le clip a largement contribué à asseoir celui de la nouvelle chaîne musicale MTV. Michael Jackson est d'ailleurs le premier chanteur afro-américain diffusé sur cette chaîne[167]. Mais Thriller n'est pas la première vidéo dans laquelle il s'implique. En effet, le clip de Can you feel it des Jacksons est inspiré de Rencontres du troisième type et imaginé par l'artiste lui-même.

Parmi ses clips les plus célèbres figurent : Billie Jean, Beat it, Thriller, Bad (réalisé par Martin Scorcese), The Way You Make Me Feel, Smooth Criminal, Black or White (dans lequel il innove en introduisant le procédé de morphing à un niveau jamais vu auparavant[168]), Ghosts, Remember the Time, Jam, ou encore Scream (estimé comme le clip le plus cher jamais réalisé, avec un buudget de 7 millions de dollars américains, devant le deuxième plus cher à « seulement » 2,7 millions[réf. nécessaire]). Quatre de ses clips sont parmi les quinze plus chers de l'histoire (à plus de 1 million de dollars américains)[169].

Vie privée et controverses

Vie amoureuse et paternité

Au début de sa carrière, Michael Jackson aurait demandé la main de l'actrice Brooke Shields, qui aurait décliné ses avances[170]. Sa première relation notable fut, selon lui, avec l'actrice Tatum O'Neal ; mais il ne s'estimait « pas prêt à assumer la relation que [la jeune femme] souhaitait », et ils se seraient séparés en 1979[171]. Il aurait eu également une relation avec la danseuse Tatiana Thumbtzen, au cours du Bad World Tour, avant qu'elle ne soit renvoyée par les producteurs pour avoir embrassé Michael sur scène.[réf. nécessaire]

Premier mariage

Jackson se marie avec Lisa-Marie Presley le 26 mai 1994.

Le , Michael Jackson se marie avec Lisa-Marie Presley, la fille d'Elvis Presley, au cours d'une cérémonie privée en République dominicaine[172]. Ils s'étaient rencontrés pour la première fois en 1975 lors d'une représentation à Las Vegas[173], puis se sont rencontrés de nouveau en 1993 lors d'un dîner organisé par l'artiste Brett Livingston-Stone à son domicile, et sont ensuite restés en contact par téléphone. Lisa-Marie est un soutien affectif important[174] et se préoccupe de la santé de Jackson pendant la période où des accusations de pédophilie sont portées contre lui[174]. Elle expliquera : « Je pense qu’il n’a rien fait de mal et qu'il a été accusé à tort, et oui, j'ai commencé à tomber amoureuse de lui. Je tenais à le sauver. Je sentais que je pouvais le faire. »[175] Elle pourrait avoir persuadé son compagnon de régler à l'amiable le scandale lié aux allégations, comme les assurances de Jackson le réclamaient également[174]. Vers l’automne 1993, par téléphone, Jackson propose à Lisa Marie de se marier, disant : « Si je te demandais de te marier avec moi, serais-tu d’accord ? »[174]

Ils n'annoncent officiellement leur mariage que le [172]. À l'époque, de nombreux médias émettent l'hypothèse que ce mariage n'est qu'une manœuvre organisée par Michael Jackson afin de détourner l'attention de ses problèmes judiciaires et de redorer son image auprès du public, ou encore qu'il s'agit d'une manigance de Lisa-Marie Presley afin d'extorquer de l'argent à son époux pour l'Église de scientologie, ce que tous deux réfutent[176],[177]. Le , sous l'effet conjugué de la fatigue et d'un virus hivernal, Michael s'effondre sur la scène du Beacon Theatre, lors de la préparation du concert One Night Only. Il est transporté d'urgence à l'hôpital ; les médecins le trouvent dans un état de déshydratation aiguë et de grande faiblesse. Le lendemain du malaise, Lisa-Marie rend visite à son mari à l'hôpital, où aurait éclaté une dispute conjugale. Le , Lisa-Marie dépose une demande de divorce, pour cause de « différences irréconciliables »[178]. Le divorce sera prononcé le .

En 1995, le couple apparaît à demi nu dans le clip You are not alone, s’embrassant et se câlinant, l’un des rares moments où leur affection a pu être observée par l’opinion publique. Ils s’expliquent à ce sujet dans un prime time présenté par Diane Sawyer, où ils affirment être un couple parfaitement normal et sexuellement actif. Au mois d'octobre 2010, Lisa-Marie accorde une entrevue à Oprah Winfrey, où elle martèle ces mêmes affirmations, en plus de réitérer que Jackson a subi de fausses accusations par le passé. Elle indique également avoir poursuivi sa relation amoureuse avec Michael Jackson, et ce jusqu'en 2000, après quoi ils ont maintenu une amitié proche ; cette affirmation est confirmée par le principal biographe de la star, J. Randy Taraborrelli.

Deuxième mariage

Michael Jackson a rencontré Debbie Rowe lorsqu'il a été diagnostiqué du vitiligo en 1981 ; elle était l'infirmière de son dermatologue Arnold Klein. Debbie annonce en 1996 être enceinte du chanteur ; ils s'épousent dans une cérémonie civile le , dans la suite présidentielle du chanteur à l'hôtel Sheraton On The Park à Sydney en Australie (d'où Debbie Rowe est originaire par sa mère), seulement deux heures avant le début de la tournée mondiale HIStory World Tour qui débute par deux concerts dans cette ville les 14 et 16 novembre.

Ils ont un premier fils, Prince Michael Junior, né le , et une fille, Paris Michael, née le . Ils divorcent à l'amiable le [179]. Debbie Rowe déclarera laisser en « cadeau » (en réclamant quelques millions de dollars) les deux enfants à la garde exclusive de Michael Jackson, abandonnant ses droits parentaux. En , ayant changé d'avis, elle saisit un tribunal familial pour reprendre ses droits parentaux, son ex-mari lui ayant refusé des droits de visite. Depuis, Rowe a définitivement abandonné ses droits parentaux moyennant une somme d'argent non dévoilée officiellement.[réf. nécessaire]

Paternité

Michael Jackson et son fils Blanket au Parc Disneyland en 2006.

Avec Deborah Rowe, Michael Jackson a eu durant leurs trois années de mariage deux enfants : Michael Joseph Junior dit Prince[180], né le à Los Angeles, et Paris Michael Katherine, née le à Los Angeles. Le , Jackson a un autre fils, Prince Michael II, plus souvent appelé « Blanket », conçu par insémination artificielle et recours à une mère porteuse dont l'identité est restée confidentielle[181].

Au mois de , le chanteur se rend à Berlin pour y recevoir une récompense. Il réside à l'hôtel Adlon devant lequel de nombreux admirateurs se rassemblent. Afin de leur présenter son fils depuis le balcon de sa chambre, Michael Jackson le suspend quelques secondes au-dessus du vide, ce qui déclenche de vives polémiques dans la presse[182]. Quelques jours plus tard, après la diffusion d'images de l'incident, il déclare que c'était une « terrible erreur » et présente ses excuses dans un communiqué écrit[183]. Dans le reportage Living with Michael Jackson en , il commente l'incident en déclarant avoir tenu fermement l'enfant, assurant qu'il ne l'aurait pas mis volontairement en danger et que les médias avaient eu tort de le décréter irresponsable.

Lors de leurs apparitions publiques, les visages de Prince, Paris et « Blanket » sont dissimulés sous des masques pour enfants ou des voiles afin de préserver leur identité. Debbie Rowe déclara que c'était son idée, à cause des nombreuses menaces de mort anonymes qu'ils recevaient et de possibles tentatives d'enlèvement[184]. Le , un peu plus d'un mois après la mort du chanteur, la justice américaine décide d'accorder la garde définitive de ses enfants à sa mère, Katherine ; ainsi la justice respecte le testament du défunt, qui voulait que leur grand-mère les élevât[185] (en cas de refus par celle-ci, ou d'impossibilité de les prendre en charge, il avait désigné Diana Ross comme tutrice légale, tandis que Debbie Rowe n'était pas mentionnée[186]).

État de santé et apparence

Il semble que Michael Jackson ait vivement souffert de son image physique (il en témoigne dans Living with Michael Jackson) notamment en raison de son nez, raillé par son père, et de l’acné très sévère dont il a été affecté durant son adolescence. À partir du milieu des années 1980, la question de la modification physique du visage de Michael Jackson fait la une des journaux de la presse populaire. À la même période, on lui a diagnostiqué à la fois un vitiligo (dépigmentation de la peau)[187] et un lupus (inflammation de la peau). Le rapport d'autopsie de 2009 confirme qu’il souffrait bien d'un vitiligo depuis plus de 20 ans[188]. Des médias indiquent qu'il se fait blanchir la peau, ce qu'il démentira longtemps, pour finalement le reconnaître, en 1993, dans une entrevue avec Oprah Winfrey, où il explique utiliser du maquillage pour créer une couleur de peau homogène au fil de l'évolution de la maladie[189],[190]. Des sources indiquent que sa couleur de peau étant devenue inégale du fait du vitiligo, il a uniformisé son teint avec une crème à base d'hydroquinone ; Arnold Klein, son dermatologue de 1984 à sa mort, confie lui avoir recommandé de se débarrasser des dernières régions plus foncées restantes[187].

En 1998, Steven Hoefflin, chirurgien esthétique et médecin personnel du chanteur depuis la fin des années 1970, lui pratique une dernière rhinoplastie, et le met en garde contre toute intervention supplémentaire. Michael Jackson en subit cependant une nouvelle au début de l’année 2001. Le , lors d'un procès l'opposant au producteur allemand Marcel Avram, le chanteur apparaît avec le nez recouvert d'un pansement, ce qui amène Hoefflin à publier un communiqué de presse dans lequel il indique qu'il n’a plus pratiqué d'intervention sur Jackson depuis 1998[191].

Le rapport d'autopsie que s'est procuré l'Associated Press révèle que l'artiste avait des tatouages permanents : autour des yeux, des lèvres et les sourcils. Le devant de son crâne était aussi tatoué, pour camoufler un début de calvitie, qu'il cachait sous une perruque. Son corps comportait aussi des cicatrices, la plupart dues à la chirurgie esthétique et situées derrière les oreilles, sur le côté de chaque narine et à la base du cou[121].

Situation financière

Dans les années 1980 et 1990, les revenus annuels de Michael Jackson ont été estimés à 50 millions de dollars et en 2003, la somme totale gagnée au cours de sa carrière a été évaluée à 2 milliards de dollars[192]. Une grande partie de cette fortune repose cependant sur la part qu'il possédait dans le catalogue de Sony / ATV Music Publishing, comportant plus de quatre mille chansons. En , il s'était porté acquéreur, pour 47,5 millions de dollars, de ce catalogue qui inclut des chansons des Beatles, d'Elvis Presley ainsi que ses propres chansons[193]. En 1995, Michael Jackson vend la moitié de ses parts à Sony pour 90 millions de dollars. En 2006, ce catalogue, qui génère 80 millions de dollars par an, a été estimé à un milliard de dollars[194]. En 2016, la société de gestion du patrimoine de Michael Jackson vend la deuxième moitié des parts du catalogue Sony / ATV Music Publishing à Sony (qui en devient désormais propriétaire à 100%) pour 750 millions de dollars[195].

À la suite du procès de 2005 suite une accusation d'abus sexuel sur mineur, Michael Jackson aurait reçu un soutien financier par le cheikh Abdullah Bin Hamad Bin Isa Al-Khalifa, deuxième fils du roi de Bahreïn, prenant notamment à son compte les frais de justice, soit 2,2 millions de dollars (1,8 million d'euros). Par la suite, le prince aurait avancé 7 millions de dollars, en échange de l'engagement du chanteur à enregistrer des disques, à écrire une autobiographie et à jouer dans une comédie musicale. L'entreprise de Jackson ayant contesté cette entente, le cheikh réclamera devant la Haute Cour de Justice de Londres le remboursement de la somme. Le 23 novembre 2008, un accord à l'amiable est conclu entre les deux parties[96].

En 2007, la fortune de Michael était estimée à 236,6 millions de dollars, soit 168,25 millions d'euros, selon une déclaration de l'Associated Press. Des journalistes estiment ses dettes à plus de 300 millions de dollars. À cette époque, le ranch de Neverland était estimé à 33 millions de dollars. Michael possédait pour 20 millions de dollars d'antiquités, voitures, pièces de collections et autres biens[196]. Après avoir failli vendre Neverland aux enchères, le , pour couvrir une dette de 24,5 millions de dollars, le fonds d'investissement américain Colony Capital a levé l'hypothèque. Le ranch a finalement été vendu pour 35 millions de dollars au début de novembre 2008 et a repris son nom d'origine Sycamore Valley Ranch[197].

Malgré son immense fortune, Michael Jackson aurait, dit-on, emprunté plus de 200 millions de dollars afin de soutenir son train de vie personnel, que des journalistes ont estimé à 30 millions de dollars par an[198]. Il aurait principalement emprunté cet argent à Sony, utilisant comme gage les 50 % de Sony / ATV Music Publishing qu'il possédait encore. En 2009, son testament provoque la surprise et révèle une situation financière plutôt avantageuse : son patrimoine personnel était estimé à 500 millions de dollars à l'époque de sa rédaction, mais vaudrait désormais un milliard de dollars, notamment grâce aux droits détenus sur le catalogue musical Sony / ATV Music Publishing[199].

À la suite de sa mort, les deux gérants de l'empire financier de Michael Jackson ont signé en deux mois pour plus de 80 millions de dollars d'accords commerciaux. Cent millions de dollars de revenus supplémentaires sont attendus avant la fin de 2009. Un contrat de 15 millions de dollars a été conclu avec Universal pour la commercialisation de produits dérivés, et l'exploitation du ranch de Neverland serait à l'étude[200]. En mars 2010, les héritiers de Jackson parviennent à un accord avec Sony Music : un contrat de 250 millions de dollars est signé, ce qui représente un record absolu pour un artiste disparu. Cette somme permet à ses héritiers de régler les dettes et de relancer l'empire érigé par la superstar[201],[202]. Le 21 avril 2010, le monde apprend qu'une entente est conclue entre la succession de Michael Jackson et le Cirque du Soleil, afin de préparer un spectacle hommage en tournée, ainsi qu'un spectacle permanent à Las Vegas en 2012. L'immense production de 80 millions de dollars sera la plus élaborée et dispendieuse de toute l'histoire du Cirque. MGM Mirage prévoit aussi la créatin d'une boîte de nuit à Las Vegas aux couleurs du Roi de la Pop[203].

En juin 2010, Billboard estime que Michael Jackson a généré au moins un milliard de dollars de revenus dans l'année suivant son décès[204]. Fin 2010, selon un classement établi par le magazine Forbes, Michael Jackson serait la personnalité décédée la plus rentable, ayant généré pas moins de 275 millions de dollars de revenus depuis sa mort[205].[Contradiction] Il dépasse ainsi Elvis Presley, qui arrive deuxième avec 60 millions de dollars générés par an, suivi par l'auteur J. R. R. Tolkien qui continue de générer environ 50 millions de dollars par an[205].

Poursuites judiciaires

Sans cesse à la recherche d'une enfance qu'il n'a jamais vraiment connue, ce dont témoigne par exemple sa chanson Childhood, Michael Jackson, victime du syndrome de Peter Pan, s'est progressivement construit un univers onirique au sein de son Ranch de Neverland. Sa proximité avec les enfants a fait naître des rumeurs et donné lieu à deux accusations d'abus sexuel sur mineur. La première, en 1993, n'a pas eu de suite judiciaire faute de preuves et témoignages corroboratifs, et a été réglée par le versement d'une importante somme d'argent. L'autre a abouti à un procès, au terme duquel Michael Jackson a été acquitté. Incidemment, chacune des deux accusations a été déposée quelques mois après la diffusion d'un des principaux entretiens télévisés auxquels l'artiste a participé, respectivement l'Oprah Winfrey Show () et Living with Michael Jackson (diffusé le ).

Affaire Chandler

Le , Michael Jackson est accusé d'abus sexuel sur mineur par un adolescent de treize ans nommé Jordan Chandler[206]. Jackson et la famille Chandler se sont rencontrés en mai 1992 et une forte amitié s'est développée entre la star et l'adolescent. En février 1993, Michael invite Jordan et sa famille à passer un week-end au ranch de Neverland, et dans les mois qui suivent, Jordan, sa demi-sœur et sa mère accompagnent Michael Jackson dans de nombreux déplacements (notamment à Monaco pour les World Music Awards en mai 1993). Cette complicité avec Jordan rend Evan, son père biologique, jaloux et colérique, et celui-ci n'hésitera pas à exiger le financement de voitures, voyages, et même de travaux d'extension pour sa maison, au frais de la star[207]. Après avoir appris que Sony et Jackson avaient conclu une entente de 40 millions de dollars pour d'éventuelles productions cinématographiques, Evan demande à Jackson 20 millions pour pouvoir financer ses propres scénarios de films, ce qu'il refuse. Evan prétendra peu après que son fils Jordan, sous l'effet d'un puissant sédatif, lui aurait avoué que Michael aurait pratiqué des attouchements sexuels sur lui. Evan exige alors de Michael Jackson qu'il paye 20 millions de dollars, ou il portera l'affaire devant les tribunaux. Jackson refuse et ses avocats prétendent que toutes ces accusations ne sont qu'une tentative d'extorsion de fonds[208]. Quelques jours plus tard, l'affaire prend encore plus d'ampleur lorsque Jordan affirme à un psychiatre que lui et Michael Jackson s'étaient embrassés, masturbés et avaient eu des rapports bucco-génitaux[209],[208].

Le père, Evan Chandler, porte plainte au civil le 14 septembre 1993[208]. Une enquête officielle est alors ouverte et la mère de Jordan affirme de manière catégorique que rien dans le comportement de Michael Jackson n'est à reprocher[210]. Des fouilles sont organisées au ranch de Neverland, tandis qu'enfants, amis et membres de la famille Jackson démentent que Michael soit pédophile. Michael acceptera que ses parties génitales soient photographiées aux fins de l'enquête, et la description de Jordan ne sera pas compatible. Jordan aurait notamment affirmé que Michael était circoncis, alors qu'il ne l'était pas[211].

Du fait du surcroît de stress généré par ces accusations, Michael Jackson aurait augmenté la prise des anti-douleurs qu'il consommait déjà, à la suite de ses graves brûlures en 1984 : du Valium, du Xanax et de l'Ativan, auxquels il devient dépendant à l'automne 1993[212]. Sa santé s'est détériorée à un tel point qu'il doit annuler plusieurs spectacles à la fin de sa tournée Dangerous World Tour pour faire une cure de désintoxication pendant quelques semaines[213]. Avec le stress, il cesse également de s'alimenter normalement et commence à perdre du poids. Face à cette santé déclinante, ses amis et les avocats qui s'occupent de sa défense comme de ses finances lui conseillent de gérer les accusations en dehors des tribunaux, estimant qu'un long procès serait dommageable pour son image et ses revenus. À cause de ces accusations, il interrompt prématurément la tournée Dangerous en novembre, tandis que Pepsi-Cola confirme le non-renouvellement du contrat publicitaire liant la multinationale au chanteur.[réf. nécessaire] Son image publique se dégrade encore plus lorsque sa sœur aînée, LaToya, déclare qu'elle a des doutes sur l'innocence de son frère, avant de se rétracter[214].

Au cours des premières audiences, Jordan aurait donné une description des parties génitales de Michael Jackson, et celui-ci aurait accepté un examen corporel et une prise de photos de 25 minutes, réalisée dans son ranch, afin de vérifier si la description donnée par Chandler était valide et ses accusations potentiellement fondées[215],[208]. Michael fait alors une déclaration publique où il proclame son innocence et critique les médias pour ce qu'il perçoit comme un parti-pris contre lui[216]. Selon Michael Jackson et Lisa Marie Presley interrogés par Diane Sawyer en 1995, les descriptions de l'adolescent, confrontées aux photos, ne correspondaient finalement pas[217].

Le , la famille Chandler et l'équipe de Michael Jackson signent un accord dont le montant, gardé secret, est estimé entre 15 et 25 millions de dollars, pour faire retirer la plainte. Cette transaction met fin à la plainte au civil[218]. Le , après avoir interrogé de nombreux témoins, la justice constate l'absence de preuves et le manque de témoignages pouvant corroborer les accusations (Jordan Chandler ayant en outre refusé de témoigner) et clôt cette enquête criminelle, qui aurait de toute évidence abouti à un non-lieu[219].

Peu de temps après la mort du chanteur en juin 2009, Jordan Chandler avoue avoir menti sur ses accusations portées en 1993[220]. Evan Chandler, le père de Jordan, se donne la mort, le 5 novembre 2009, en se tirant une balle dans la tête. On ne connaît pas le motif de ce suicide, qui semble être en rapport avec les récents aveux de son fils[221].

Affaire Arvizo

Fan néerlandais clamant l'innocence de Jackson (2004).

Michael Jackson apparaît dans un entretien, réalisé en 2002, mais diffusé le 3 février 2003 sur la chaîne de télévision britannique ITV Granada, Living With Michael Jackson, dans lequel il parle de son enfance, de sa jeunesse et de sa vie privée. Au cours du dialogue avec le journaliste Martin Bashir, regardé par plus de 14 millions de téléspectateurs[222], il révèle une personnalité décalée et excentrique. On le voit en train de dépenser plus de six millions de dollars dans un magasin à Las Vegas[223]. Il confie également qu'il ne trouve rien de choquant au fait qu'un adulte partage sa chambre avec des enfants[224].

Après la diffusion du reportage, un adolescent nommé Gavin Arvizo, âgé de 14 ans à l'époque, commence à accuser Jackson d'avoir abusé de lui et de son frère cadet ; il prétend que le chanteur leur aurait servi du vin, qu'il appellait « jus de Jésus »[225], qu'il leur aurait montré des sites Internet pornographiques, et qu'à deux reprises il se serait masturbé en leur présence[226]. Janet Arvizo, la mère de Gavin, prétend aussi avoir été séquestrée avec ses enfants à Neverland. Le 18 novembre 2003 (jour de la sortie de la compilation Number Ones incluant le nouveau titre One More Chance), 70 policiers perquisitionnent Neverland. Un mandat d'arrêt est lancé contre l'artiste, qui se trouve alors à Las Vegas pour tourner un nouveau clip[227]. Acceptant de se rendre aux forces de l'ordre, deux jours plus tard, Jackson déclare être victime d'une tentative d'extorsion de fonds de la part d'une famille de maîtres-chanteurs. Le procureur chargé de l'enquête, Thomas Sneddon, est le même qui, dix ans auparavant, avait dû classer l'affaire à la suite du retrait de la plainte des Chandler (cf. supra).

Michael Jackson, qui clame son innocence, se voit signifier, le 31 janvier 2005, dix chefs d'inculpation passibles de vingt années de prison[228]. Le procès People vs Jackson s'ouvre à Santa Maria deux ans après les premières investigations, et dure cinq mois, jusqu'à la fin . La santé de Michael Jackson décline : perdant du poids, il doit même être hospitalisé à deux reprises[229]. Le 13 juin 2005, le jury du tribunal rend son verdict, qui innocente Jackson de tous les chefs d'inculpation[230]. Dans une conférence de presse, le jury a souligné le manque de preuves, le caractère contradictoire des témoignages présentés par l'accusation et la nature manipulatrice de la mère[231], dont une enquête a démontré qu'elle était une habituée des plaintes calomnieuses, et qu'elle avait ouvert plusieurs comptes en banque pour récolter de l'argent et escroquer les services sociaux[232].

Lors de ce procès, l'accusation veut faire témoigner le premier accusateur, Jordan Chandler, mais l'avocat de Jackson, Tom Mesereau, rassemble de son côté plusieurs témoins de la tentative d'extorsion et des aveux de Jordan selon lesquels Michael ne l'aurait jamais agressé. Par la suite le nom des Chandler a périodiquement fait les manchettes, lorsque Jordan a demandé à être libéré de la garde légale de ses parents, lorsque Evan Chandler a attaqué et blessé son fils en 1996, lorsque Jordan aurait révélé en juillet 2009 avoir menti sur ses allégations[233], et enfin, le 5 novembre 2009, lorsqu'Evan Chandler s'est suicidé dans sa résidence, dans le New Jersey.

Les deux affaires semblent donc, jusqu'à preuve du contraire, n'avoir été que des tentatives d'extorquer la fortune de Michael Jackson en utilisant ses attitudes familières avec les enfants dues au syndrome de Peter Pan comme un moyen de fonder des accusations d'abus sexuel sur mineurs, cependant, les affaires ayant été réglées à l'amiable, aucun procès n'a pu avoir lieu.[réf. nécessaire] En Janvier 2019 un nouveau documentaire intitulé Leaving Neverland revient sur le sujet, en présentant de nouveaux témoignages à charge contre l'artiste 10 ans après sa mort, suscitant l'indignation de sa famille[234].

Plagiats musicaux

Le 4 septembre 2007, la cour d'appel de Bruxelles a définitivement statué que la chanson You Are Not Alone, écrite par R. Kelly pour Michael Jackson, était un plagiat d'un morceau des frères jumeaux Danny et Eddy van Passel publié en 1993 sous le titre If we can start all over. Selon ce même jugement, les droits d'auteur indûment versés à R. Kelly devront être restitués aux Van Passel. Depuis ce jugement – uniquement reconnu en Belgique – la chanson n'est plus diffusée sur les chaînes de radio et télévision belges[235].

Le titre Wanna Be Startin' Somethin' utilise un sample du morceau Soul Makossa du compositeur camerounais Manu Dibango, sorti en 1972, dont Jackson a repris, sans autorisation, le refrain et le désormais célèbre Mama-se, mama-sa, mama-coo-sa (le motif concerné étant à l'origine un chant traditionnel africain). Un accord financier à l'amiable est trouvé. En 2007, la chanteuse Rihanna reprendra le même Mama-se, mama-sa, mama-coo-sa dans sa chanson Don't Stop The Music. Estimant que l'accord ne portait pas sur les utilisations ultérieures, Manu Dibango attaque Jackson et Rihanna en justice, mais le juge le déboute sur la forme, en attendant une décision sur le fond[236].

Engagements et relations médiatiques

Action caritative

Michael Jackson a composé plusieurs chansons à vocation caritative dont :

Ronald Reagan et Michael Jackson le 14 mai 1984 devant la Maison-Blanche.

En 1980, Michael Jackson donne au Nassau Coliseum de New York un concert intitulé UNICEF Benefit Concert, au bénéfice de l'UNICEF[237]. Il récolte et donne 5 millions de dollars pour des œuvres caritatives grâce à la tournée Victory Tour[238].

Le 27 janvier 1984, lors du tournage d'un film publicitaire pour Pepsi-Cola, une étincelle provoquée par les équipements pyrotechniques met le feu aux cheveux de Michael Jackson. Michael est amené d'urgence au Cedars Sinai Hospital pour de graves brûlures du cuir chevelu. Avec l'argent qu'il percevra de l'assurance (un million et demi de dollars), il créera le Michael Jackson Burn Center, un centre de soins pour les grands brûlés.

En mai 1984, il est reçu à la Maison Blanche par le président Ronald Reagan, qui le décore pour son implication dans une campagne de lutte contre l'alcool au volant[239].

En 1985, il coécrit avec Lionel Richie la chanson We Are the World pour une œuvre de charité en faveur de la lutte contre la famine en Éthiopie[240]. L'enregistrement réunit quarante-quatre vedettes de la scène musicale américaine, dont Harry Belafonte, Cyndi Lauper, Diana Ross, Ray Charles, Stevie Wonder, Bruce Springsteen et Tina Turner, ainsi que quatre frères de Michael Jackson et sa sœur La Toya. Le single se vend à plusieurs millions d'exemplaires aux États-Unis[241], devenant le single à but caritatif le plus vendu de tous les temps (record battu en 1997 par Elton John avec Candle In The Wind, chanson écrite à l'origine en hommage à Marilyn Monroe et rééditée dans une nouvelle version dédiée à Lady Diana).

Le 3 mars 1988, lors du Bad World Tour, Jackson donne au Madison Square Garden de New York un concert privé, dont les bénéfices sont versés à l'organisation caritative afro-américaine United Negro College Fund[242].

En 1990, il est nommé « Artiste de la décennie » par le président George H. W. Bush[243]. En 1992, ce dernier le nomme Point of Light Ambassador[243],[244] pour avoir accueilli dans son ranch de Neverland des enfants défavorisés, orphelins ou malades, auxquels il offrait quelques instants d’évasion hors de leur univers quotidien, pour les aider à se rétablir. Il est, à ce jour, le seul artiste à avoir reçu ce prix[244].

En 1992, il annonce la création de sa propre organisation caritative, nommée Heal The World Foundation, qui a pour mission de fournir des médicaments pour les enfants, de lutter contre la famine et les abus sexuels sur mineurs. Il déclare vouloir améliorer les conditions de vie des enfants partout dans le monde[245]. Tous les bénéfices du Dangerous World Tour sont versés à des organisations caritatives, dont la Heal The World Foundation[246].

En juin 1999, Jackson rejoint le ténor Luciano Pavarotti pour un concert à Modène, en Italie. Les bénéfices du concert ont été versés à l'association à but non lucratif War Child, l'Opération Force alliée et aux enfants du Guatemala[247]. La même année, sont organisés deux concerts à but caritatif intitulés Michael Jackson & Friends, l'un au Stade Olympique de Séoul en Corée du Sud et l'autre au Stade Olympique de Munich en Allemagne. Ces concerts réunissent sur scène avec Michael Jackson quelques-uns des plus grandes stars mondiales du moment (Andrea Bocelli, Mariah Carey, Scorpions, Noa, Ringo Starretc.). Tous les bénéfices de ces deux concerts sont versés à la fondation Nelson Mandela Children's Fund, la Croix-Rouge et l'UNESCO[248]. Une chanson écrite pour l'occasion, What More Can I Give, ne sera finalement pas interprétée sur scène ni commercialisée avant les attentats du 11 septembre 2001 (voir ci-dessous).

En 2000, le Livre Guinness des records déclare que Michael Jackson a soutenu plus d'actions caritatives que tout autre artiste ou personnalités (39 œuvres caritatives soutenues)[249]. Lors d'un discours à l'Université d'Oxford le 14 février 2001, Michael Jackson lance Heal The Kids, dans le cadre de sa fondation Heal The World, afin d'aider au bien-être des enfants dans le monde.

Le 21 octobre 2001, un concert caritatif intitulé United We Stand: What More Can I Give est organisé au RFK Stadium de Washington D.C., afin de récolter des fonds pour les familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001. La chanson éponyme (écrite deux ans plus tôt mais resté inédite) est interprétée à cette occasion, mais le single What More Can I Give, réunissant Jackson et de très nombreux artistes – parmi lesquels Céline Dion, Beyoncé, Usher, Luther Vandross, Mariah Carey – ne sort pas dans le commerce à la suite du refus de Sony (au motif que le producteur de la chanson, Marc Schaffel, serait également un producteur de films pornographiques[réf. nécessaire]) ; le titre est quand même disponible en téléchargement payant sur Internet, et les fonds récoltés iront aux victimes des attentats du 11 septembre. Un clip a également été produit, et la chanson a par ailleurs été adaptée en espagnol sous le titre Todo Para Ti, avec entre autres la participation de Shakira, Ricky Martin, Gloria Estefan.

Après la mort du chanteur, ses biens ont été placés dans un fonds privé. Ses trois enfants, ainsi que sa mère Katherine qui en a la garde, doivent recevoir 80 % de cette immense fortune, le reste devant aller à des organisations caritatives.

Relation avec les médias et rumeurs

Peu à l'aise sur sa vie privée devant les caméras, Michael Jackson a rarement accordé des entretiens télévisés[250]. Si on peut faire remonter sa première interview à 1979[251], il a fallu attendre l'Oprah Winfrey Show en 1993, pour voir le « King of Pop » faire une apparition télévisée lors d'une entrevue retransmise mondialement[252]. Parmi ces rares entretiens on peut notamment citer :

  • en 1979, interview pour Soul Beat[251] ;
  • en janvier 1980, interview par Sylvia Chase pour l'émission 20/20 de la chaîne ABC[253] ;
  • le 10 février 1993, lors du Oprah Winfrey Show, émission suivie en direct dans le monde entier (l'entretien se déroule au domicile du chanteur en Californie) ;
  • en juin 1995, lors de l'émission Prime Time Live sur ABC, présentée par Diane Sawyer, en compagnie de son épouse de l'époque, Lisa-Marie Presley.
  • en 1995 à l'occasion des MTV vidéo Music Awards, Michael accepte une interview, dans laquelle interviennent les Boyz II Men, Shaquille O'Neal, R. Kelly, Janet Jackson...
  • le 7 septembre 1997, il accorde un entretien à Barbara Walters à Paris, y évoquant la mort de la Princesse Diana, les paparazzi et ses « excentricités » ;
  • le 3 février 2003 sur Granada Television, long entretien lors de l'émission spéciale Living With Michael Jackson, présentée par Martin Bashir, au cours duquel l'artiste parle de son enfance, de sa jeunesse et de sa vie privée ;
  • en février 2005, entretien avec Geraldo Rivera ;
  • le 28 mars 2005, interview avec le Révérend Jesse Jackson, lors de son émission Keep Hope Alive sur WGRB ;
  • en octobre 2006, interview pour l'émission télévisée américaine Access Hollywood (Michael Jackson réside dans une maison à l'extérieur de Dublin et enregistre, dans le studio de la maison, de nouvelles chansons avec Will.i.am).

La longue période de silence médiatique – 13 ans – entre les interviews de Sylvia Chase et d'Ophrah Winfrey[252] a incité la presse à scandale à nourrir de nombreuses rumeurs sur la vie de l'artiste[250]. Celles-ci ont pris pour cible le mode de vie excentrique du chanteur ainsi que son changement d'apparence physique, puis sa relation avec les enfants. Le début de cette relation controversée trouve son origine en 1986, dans la publication d'une image où l'on aperçoit Michael dans un caisson à oxygène : les rumeurs allaient alors bientôt prétendre que le chanteur dormait dans un tel caisson, afin de se préserver contre le vieillissement[254].

En 1986, Jackson recueille un chimpanzé nommé Bubbles, le sauvant d'un laboratoire qui devait procéder sur lui à des expériences. Le singe disparait des médias à la fin des années 1990. On le croyait mort, mais en fait, en 2009, âgé de 26 ans, il vit ses derniers jours dans un zoo de Floride[255]. Selon le journal britannique The Sun du 24 novembre 2008, Michael Jackson, ancien témoin de Jéhovah, se serait converti à l'Islam, inspiré et encouragé par son frère Jermaine, lequel s'était déjà converti depuis plusieurs années. Michael aurait, selon le même journal, changé son nom en Mikael Jackson. Cette rumeur a été relayée en 2010 par l'écrivain turc Adnan Oktar[256]. Dans une interview, Jermaine Jackson indique que l'Islam aurait pu apporter une paix intérieure à son frère si celui-ci s'était effectivement converti[257]. S'il est vrai que la question est relayée par de nombreux journaux et rumeurs, l'information n'est ni confirmée, ni infirmée par l'intéressé.

En 1987, une autre rumeur court, selon laquelle Michael Jackson, qui a déclaré se sentir proche de Joseph Merrick dit « Elephant Man », aurait tenté d'acheter les restes de l'infirme. Cette rumeur n'a pas été confirmée[258],[259]. À la suite de ces multiples rumeurs, la presse lui attribue le sobriquet moqueur de « Wacko Jacko »[260] (« Jacko le dingo »). Plus il devient discret, plus les médias alimentent les rumeurs. Michael Jackson en jouera médiatiquement et s'en moquera – la chanson Leave Me Alone et son clip reprennent la plupart de ces rumeurs farfelues en caricaturant les procédés de la presse à scandale – mais elles l'affecteront profondément tout comme elles affecteront son image durablement, les vraies informations devenant difficilement discernables des rumeurs. Quant à celles sur sa vie privée, Michael Jackson a dénoncé à plusieurs reprises les tabloïds qui en sont à l'origine. On retrouve ce thème de manière récurrente et croissante au fil du temps dans certaines de ses chansons comme Wanna Be Startin' Somethin', Leave Me Alone (dénonciation des ragots des médias de 1989), Why You Wanna Trip On Me, Tabloïd Junkie, Privacy, ou encore Breaking News. Alors que dans les premières chansons, il se moque des médias, les titres les plus récents comme Privacy, d'une tonalité nettement plus pathétique, révèlent la souffrance ressentie par l'artiste.

Discographie

Michael Jackson a vendu plus de 350 millions de disques dans le monde[5],[6]. Le chiffre de 750 millions apparaît parfois dans les médias mais selon plusieurs journaux comme The Wall Street Journal, il s'agit d'un chiffre gonflé[261] inventé par Raymone Bain, manager du chanteur, à des fins promotionnelles[262]. Après enquête, la Fédération internationale de l'industrie phonographique a par ailleurs confirmé que ce chiffre était exagéré[263].

Albums solo au label Motown
Albums solo aux labels Epic Records et CBS
Albums posthumes aux labels Epic Records et Sony

Compilations et coffrets

Filmographie

Article détaillé : Filmographie de Michael Jackson.

En tant qu'acteur

Année Film Rôle
1978 The Wiz L'épouvantail
1986 Captain Eo Le capitaine Eo
1988 Moonwalker Lui-même
1996 Ghosts Maestro / Maire / Squelette / Grand Démon / Démon du maire
2002 Men in Black 2 L'agent M
2004 Miss Cast Away L'agent MJ
2009 Michael Jackson's This Is It Lui-même

En tant que producteur

Sur Michael Jackson

La diffusion d’un docu-fiction sur l'autopsie de Michael Jackson, initialement prévue le en Grande-Bretagne et dans plusieurs pays européens dont la France, a été annulée par la chaîne Discovery, suite aux protestations des exécuteurs testamentaires, fustigeant le « mauvais goût » et le caractère d'exploitation du contenu de l'émission autant que de sa programmation quelques jours après l'annonce du procès du docteur Conrad Murray pour homicide involontaire[265].

Autobiographies

Récompenses

Avec plus de 240 récompenses, Michael Jackson est l'homme le plus récompensé de l'histoire, la plupart étant dans le domaine musical[267]. Il est, selon le Livre Guinness des records et le Rock and Roll Hall of Fame, « l'homme de spectacle le plus populaire de tous les temps »[2],[268].

Michael Jackson est l'une des rares célébrités à avoir deux étoiles à son nom, dans la même catégorie (musique), sur le Walk of Fame de Los Angeles : une en tant que membre des Jackson Five et une en tant qu'artiste solo[269].

Produits dérivés

Jeux vidéo

Michael Jackson a inspiré plusieurs jeux vidéo :

Notes et Références

Notes

  1. Le chiffre de 750 millions apparaît parfois dans les médias mais selon plusieurs journaux comme The Wall Street Journal, il s'agit d'un chiffre gonflé, inventé par le manager du chanteur, Raymone Bain, à des fins promotionnelles. Après enquête, la Fédération internationale de l'industrie phonographique a par ailleurs confirmé que ce chiffre était exagéré.

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Annexes

Travaux universitaires

  • Isabelle Stegner-Petitjean, sous la direction de Catherine Rudent et Olivier Julien, Les dynamiques raciales dans la production artistique de Michael Jackson (1979-2001). Aspects commerciaux, stylistiques et visuels, thèse de doctorat en musicologie et arts, Sorbonne Université, 2017.
  • Isabelle Stegner-Petitjean, sous la direction de Xavier Hascher, La personnalité vocale de Michael Jackson: identité, syncrétisme, corporalité, mémoire de master 2 en musicologie, université des Arts March Bloch, Strasbourg, 2010, 165 p.
  • Isabelle Stegner-Petitjean, "“The Voice in the Mirror”. Michael Jackson : d’une identité vocale à sa mise en image sonore". Volume !, no 8-2, Nantes, Éditions Mélanie Seteun, 2011.
  • Isabelle Stegner-Petitjean, recension "Michael Jackson. Grasping the Spectacle", Volume! no 10-1, 2013.
  • Amélie Dalmazzo, sous la direction de Frédéric Lambert, Charismes, identités, fanatismes, le charisme médiatique et les fans de Michael Jackson, l'idéal et le monstre : les représentations d'une figure charismatique dans les espaces conjoints de l'industrie culturelle et des médias. Typologie des publics fans face à ces représentations, thèse de Doctorat en sémiologie des médias, université Panthéon-Assas, Paris 2, 2009, 504 p. en 3 vol.
  • Buata B. Malela, Michael Jackson. Le visage, la musique et la danse : Anamnèse d’une trajectoire afro-américaine, Paris, Anibwe, 2012.
  • Mohamed Ali Khedidi, sous la direction du Dr Ridha Bou Khadida et la consultation du spécialiste Chokri Ben Omrane, L'artiste entre la biographie et l'œuvre : étude du spectacle concert de Michael Jackson (HIStory tour 1996-1997). Mémoire de master en arts du spectacle, université de Sousse, Tunisie, 2011, 170 p.

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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