Georges Demenÿ

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Georges Demenÿ
Naissance
Douai
Nationalité France
Décès (à 67 ans)
Paris
Profession photographe, inventeur, physiologiste
Animal soumis à des études physiologiques. À gauche : Étienne-Jules Marey, l'homme sans chapeau sur la droite est Georges Demenÿ

Georges Demenÿ (né le à Douai et mort le (à 67 ans) à Paris[1],[2]) est un photographe, inventeur et gymnaste français d'origine hongroise, considéré comme le fondateur de l’éducation physique scientifique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le 20 novembre 1891, le journal L'illustration fait sa Une sur l'invention du phonoscope par Georges Demenÿ [3], alors qu'il est l'assistant d'Étienne-Jules Marey, inventeur de la chronophotographie, puis, en 1894, le chronophotographe à came excentrique, un appareil prenant plusieurs photographies sur le film souple inventé par John Carbutt, entraîné par une came semblable à celle qu'utilisèrent un an plus tard les frères Lumière, mais sans perforations (le déplacement de la pellicule de 60 mm de large est provoqué par des pinces à pression intermittente, actionnées par la came). Ce qui fait de lui l'un des précurseurs du cinéma. On lui doit aussi, par ajout d'un phonographe, deux gros plans très brefs où un homme prononce « Vive la France! » et « Je vous aime! »[4]. Ruiné, il vend ses droits sur sa machine à Léon Gaumont qui commence ainsi sa carrière de producteur de cinéma et qui fait tourner ses premiers films en 1896 par Alice Guy, et lance en 1902 une collection de 770 films sonorisés par disques, les phonoscènes qui encore aujourd'hui, du moins pour les 140 qui subsistent, sont un fonds d'archives filmées sonores inestimable[5].

En 1903, il fonde le CSEP (Cour supérieur d'éducation physique) à Paris, qui est une école de formation sportive et médicale.

Georges Demenÿ était le frère du poète Paul Demeny.

Orthographe du nom[modifier | modifier le code]

L'écriture du nom de l'auteur Demenÿ, ainsi que son origine hongroise, ont été discutées par Jacques Gleyse[6] ainsi que par d'autres auteurs tel Laurent Mannoni[7]. La signature de Demenÿ fait bien apparaître un tréma mais on ne met pas de tréma sur un y même au début du XXe siècle. En conséquence, il est très probable que ce sont bien un i et un j qui composaient la finale du nom. Par ailleurs, dans la préface de l'ouvrage du Dr Lefebure où le nom Demenij est écrit en romain, minuscule ce sont bien un i et un j qui constituent la finale du nom. Dans la mesure où la famille de Demenij habite initialement en Belgique, ce type de finale en i j étant très courante dans les Flandres, il est tout à fait pertinent de penser que ce nom est un nom flamand qui a été soit anglicisé (dans l'anglophilie régnante dans le monde du sport), soit simplement mal orthographié. Dans le thesaurus des noms de Leyde aux Pays-Bas, on trouve le nom Demenij ainsi orthographié.

Tombe de Georges Demeny (cimetière de Montmartre, division 9)

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • L’Éducation physique en Suède, Paris, Société d'éditions scientifiques, 1892
  • Guide du maître chargé de l'enseignement des exercices physiques dans les écoles publiques et privées, Paris, Société d'éditions scientifiques, 1900
  • Les Bases scientifiques de l’éducation physique, Paris, Félix Alcan, 1902
  • Physiologie des professions. Le violoniste, art, mécanisme, hygiène, Paris, A. Maloine, 1905
  • Cours supérieur d'éducation physique, avec Jean Philippe et Georges-Auguste Racine, Paris, Félix Alcan, 1905
  • Mécanisme et éducation des mouvements, Paris, Félix Alcan, 1904 ; 1905
  • Danses gymnastiques composées pour les établissements d'enseignement primaire et secondaire de jeunes filles, avec A. Sandoz, 1908
  • Les Origines du cinématographe, Paris, H. Paulin, 1909
  • Science et art du mouvement. Éducation physique de la jeune fille. Éducation et harmonie des mouvements, Paris, Librairie des annales, 1911 ; 1920
  • L’Éducation de l’effort, Paris, Félix Alcan, 1914 Texte en ligne
  • Éducation physique des adolescents. Préparation sportive par la méthode synthétique avec l'art de travailler, Paris, Félix Alcan, 1917

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (notice BnF no FRBNF12157859)
  2. Voir aussi la notice biographique sur le site de l'université Bordeaux 2
  3. Christian Canivez, « Georges Demenÿ, père oublié du cinéma », La Voix du Nord,‎ , p. 38 (lire en ligne).
  4. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, des origines à nos jours, Paris, Flammarion,‎ , 719 p., p. 16
  5. Olivier Poupion, Histoire du cinéma à Rouen 1892-1919, vol. 1, Rouen,‎ (OCLC 470304143), « Léon Gaumont au Photo Club Rouennais (1897/1899) », p. 38
  6. in. Archéologie de l'Éducation Physique (PUF, 1995, L'Harmattan, 2006)
  7. Laurent Mannoni, Georges Demenÿ, Pionnier du cinématographe, Pagine, 1997

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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