Film de science-fiction

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Un film de science-fiction (ou cinéma de science-fiction) est un genre cinématographique lié à la science-fiction (SF). Il utilise des représentations fictives, souvent basées sur la science, qui ne sont pas entièrement acceptées par la science traditionnelle, telles que par exemple les formes de vie extraterrestre, les mondes extraterrestres, la perception extrasensorielle et les voyages dans le temps. À cela peuvent s'ajouter des éléments futuristes tels que vaisseaux spatiaux, robots, cyborgs, voyages interstellaires ou autres technologies.

Les films de science-fiction sont souvent utilisés pour aborder des questions politiques ou sociales et pour explorer des questions philosophiques telles que la condition humaine, le rapport au réel, la conscience, le progrès, les rapports à soi, l'autre ou la société[1].

Comme tout autre support, le cinéma et sa version télévisée, ont permis l'expansion du genre auprès d'un plus large public. Si la saga Star Wars y est aujourd'hui pour beaucoup, il est à noter que la SF dans tous ses sous-genres a été exploitée par la télévision et le cinéma très tôt. De grands succès sur les deux plateformes ont très rapidement trouvé un public et assuré la pérennité du genre. On ne compte plus aujourd'hui le nombre de séries ou de films ayant impacté la pop culture et ce bien avant Star Wars (La Quatrième dimension, Flash Gordon, Star Trek, Rollerball, Soleil vertetc.).

Depuis les années 1950, la science-fiction, bien que souvent critiquée, a permis au public comme à l'industrie de donner une dimension nouvelle aux arts cinématographiques, que ce soit dans le progrès de la réalisation des effets spéciaux (Star Wars, Terminator, Avataretc.) ou dans la façon d'amener une histoire aux spectateurs afin qu'ils soient absorbés par l'œuvre (The Truman show, Farscape, Stranger Thingsetc.). Ceci a eu pour effet de renforcer un intérêt sans cesse grandissant du public pour le genre, le cinéma devenant ainsi le support de prédilection de la science-fiction.

Que ce soit sous forme de Blockbuster ou de petites productions, le cinéma a donné à la SF l'opportunité de marquer la culture populaire de son empreinte bien plus que ses supports de bases que sont la littérature et la bande dessinée[réf. nécessaire]. Ceci rattaché au fait que le cinéma est bien plus grand public que certaines autres formes d'art.

Genèse du cinéma de science-fiction (de 1900 jusqu’à la fin des années 1950)[modifier | modifier le code]

Les précurseurs[modifier | modifier le code]

Affiche publicitaire du film de SF horrifique Planète interdite (1956).

Dès l'origine du cinéma, la science-fiction (SF) s'est imposée comme une nouvelle forme d'expression à la fois visuelle et intellectuelle.

Certainement influencés par les précurseurs de ce genre initialement littéraire (Jules Verne, Mary Shelley) ainsi que par le père fondateur de la SF moderne, Herbert George Wells[2], les premiers cinéastes se sont rapidement approprié les thématiques futuristes propres au style.

Le Voyage dans la Lune (1902) du cinéaste français Georges Méliès est considéré comme le premier film de science-fiction à avoir vu le jour[3],[4],[5],[1],[6]. C'est un projet audacieux pour l'époque, jonglant à la fois avec une originalité scénaristique, faisant intervenir des dimensions plutôt incongrues pour le public du début du XXe siècle siècle (vaisseaux spatiaux, aliensetc.), mais aussi des effets visuels, avec de nouveaux moyens techniques permis par le médium cinématographique : des effets spéciaux précurseurs qui seront encore plus d'un siècle plus tard la marque de fabrique du genre.

Le cinéma de science-fiction est né. Il exploitera dès lors plusieurs facettes de ce que peut être la SF en mélangeant l'anticipation et la science fiction horrifique.

S'il est bien un film qui marque le cinéma, il faut remonter jusque dans les années 1920 avec le célèbre et déroutant Metropolis (1927) de Fritz Lang, qui amène la science-fiction cinématographique à un nouveau niveau[7],[6]. Avec son ambiance sombre, sa lecture politique et sociologique, la dystopie de Lang apporte un souffle novateur qui influencera énormément la SF des années à venir, tout en introduisant des notions et thématiques quasi indissociables du genre telles que l’oppression du système, les androïdes ou l’opulence technologique.

On peut également citer d'autres films relativement importants de la période dont Aelita (1924) du cinéaste russe Protozanov[8],[1], inspiré d'un roman de Tolstoï ; Frankenstein (1931) de James Whale[1] ; L'homme invisible (1933)[1] et King Kong (1933).

Les années 1940, marquées par la seconde guerre mondiale et l'immédiat après-guerre, ne sont pas propices à l'élaboration d'œuvres majeures en science-fiction[8].

Avec les années, les réalisateurs s'orientent beaucoup vers la SF d'horreur, le cinéma faisant de la science et des possibilités de l'univers un coffre à idées pour le cinéma d'horreur et ce jusque dans les années 1950 et le début des années 1960 ; des exemples en sont les films Le Jour où la Terre s'arrêta (1951)[1],[6],[8] et Planète interdite (1956)[8].

Après l'apocalypse, les heures froides[modifier | modifier le code]

Numéro d’octobre 1933 d'Amazing Stories, magazine « Pulp » spécialisé dans la science-fiction. Dans ses pages ont été publiés bon nombre d’auteurs classiques et d'incontournables du genre.

Dans les années qui suivent, notamment après la seconde guerre mondiale, la science-fiction, à l’instar de la fantasy, se développe énormément aux États-Unis[8], par le biais de la génération « Pulp »[9] — en lien avec les magazines lui donnant son nom, qui ont pré-publié des nouvelles et des romans sous forme de feuilletons dans la première moitié du XXe siècle, surtout en polar et en fantastique-horreur au début, puis rapidement en fantasy et surtout en science fiction ; ils étaient la plus part du temps vendus dans les gares ou les librairies. C’est à cette époque que seront publiés les grands noms du romans de SF comme Isaac Asimov, Philip K. Dick, Frank Herbert, Robert Heinleinetc. En parallèle, le genre se décline aussi de façon exponentielle en bande dessinée, que ce soit aux États-Unis, au Japon ou en Europe avec des œuvres telles qu'Astro Boy de Tezuka, Flash Gordon, Green Lanternetc.

Le cinéma suit le mouvement et la production va se lancer dans le spectaculaire et l’horrifique, cherchant constamment à innover en termes de technique. Le genre devient le terrain de jeu de la recherche d’effets spéciaux, maquettes, marionnettes, montages, jeux de lumières, costumes, maquillages, le tout mélangé dans une atmosphère de guerre froide, omniprésente dans les propos et donnant un réalisme pour l’époque à l’anticipation[10],[1].

Les films de SF deviennent les films que les adolescents vont voir pour se faire peur, et les séries télévisées sont celles que regardent les enfants pour rêver d’aventure. Bien que certaines réalisations se démarquent plus que d’autres et restent dans la culture populaire comme des œuvres de références (La Quatrième dimension, Planète interdite (1956), Buck Rogers au vingt-cinquième siècleetc.), c’est davantage sur le plan de la littérature que le style se développe et prend de l’ampleur à cette époque.

Ainsi, jusqu'au début des années 1960, le genre devient une sorte de niche populaire mais peu assujettie au respect de la critique qui voit en lui une « pseudo forme artistique », s’appuyant sur le fait que peu de grands réalisateurs de l’époque plébiscitent la science-fiction, la laissant aux productions à petit budget.

SF sur petits et grands écrans (des années 1960 à la fin des années 1970)[modifier | modifier le code]

La renaissance et l'engouement[modifier | modifier le code]

Les années 1960 commencent à peu près comme ont fini la décennie précédente pour la réalisation d’œuvres de science-fiction.

Mais 1960 marque la première grande adaptation sur grand écran d’une œuvre majeure : La Machine à explorer le temps (1960) de l'américain George Pal, tirée du roman éponyme — premier véritable livre de SF moderne — de H. G. Wells. Apportant un souffle nouveau, prenant les thématiques plus aux sérieux en les mettant en scène de façon très professionnelles avec un budget relativement conséquent pour l’époque, le cinéma de SF se veut plus proche de ce qui fait l’essence même du genre, à la manière de la série américaine La Quatrième dimension (diffusée à la télévision entre 1959 et 1964).

De plus, la perpétuelle recherche dans le domaine des effets spéciaux pour les films futuristes permet à cette adaptation de Wells de remporter en 1961 l’Oscar des meilleures effets spéciaux. Ce qui deviendra avec les années la marque de fabrique du genre[11].

Les années suivantes marquent un tournant. Une démocratisation vers le grand public se met petit à petit en place. Dans la lignée de La Quatrième dimension, les sujets abordés se veulent plus sombres tout en étant plus terre-à-terre.

La grande révolution visuelle a lieu en 1968 avec la sortie du film 2001, l'Odyssée de l'espace[12],[13],[14],[6] réalisé par Stanley Kubrick, en parallèle à la sortie du roman éponyme d'Arthur C. Clarke, auteur à succès et scénariste sur le long métrage. C'est un carton commercial, le film devient très rentable et l'engouement du public, bien que parfois mitigé, propulsera l’œuvre au rang de classique du 7e art ; de même, la critique, même si plus tempérée à l'époque de la sortie, est aujourd'hui unanime sur la qualité du rendu final. C'est une véritable avancée, tant sur la manière de raconter une histoire que par les progrès des techniques d'effets spéciaux. Avec 2001, l'Odyssée de l'espace, la critique élitiste commence à admettre que la science-fiction peut être un sujet intéressant, bien que ce monument du cinéma fait presque office « d'exception » dans les écrits de la presse de l'époque. De nos jours, la presse élitiste ne manque pas d'éloges à son égard[15].

Les acteurs William Shatner et Leonard Nimoy, respectivement dans leurs rôles du capitaine Kirk et de Spock dans la première série Star Trek.

Ces années sont également marquées par un grand nombre de sorties d’œuvres devenues cultes aujourd'hui. Il en est ainsi de La Planète des singes (1968)[6],[8] de Franklin Schaffner, film tiré du roman du français Pierre Boulle avec en vedette l'une des plus grandes stars hollywoodiennes de la décennie : Charlton Heston. C'est aussi l'arrivée à la télévision de séries incontournables du genre avec notamment Les Envahisseurs (1967)[6] et surtout Star Trek (1966)[6] qui devient un des premiers phénomènes de masse lié à la SF. Cette dernière série deviendra en effet une des principales références du cinéma de fiction. Elle sera aussi au fur et à mesure des décennies dérivée en suites, spin-offs, reboots et remakes sur grands comme petits écrans, la franchise devenant une figure de proue qui aura une influence considérable sur les réalisateurs et scénaristes en devenir et ce, jusqu'à nos jours. Avec Star Trek, la SF, bien que toujours pointée du doigt, s'est vue devenir de plus en plus communautaire[précision nécessaire], rassemblant des légions de fans à travers le monde[16].

La rébellion[modifier | modifier le code]

Les années 1970 sont le grand tournant pour la science-fiction sur pellicule.

En plein contexte de changements sociaux, le cinéma de science-fiction, bien qu'étant toujours un divertissement, se rapproche de la critique sociétale et politique, explore la théologie, cherche à percer l'essence de l'être humain. La violence n'y est plus représentée uniquement de façon guerrière, aventurière ou apocalyptique. Elle devient crue, réaliste, saignante et macabre. La SF devient une démonstration de ce qu'est la folie humaine, de ce qu'elle peut engendrer, de ce vers quoi nous pourrions aller[17]. Ainsi naissent quelques grands classiques tel que Soleil vert (1973)[18],[1],[6],[7] de Richard Fleischer avec Charlton Heston, adapté du roman du même nom de Harry Harrison ; le sanglant Rollerball (1975) de Norman Jewison; le très violent et dérangeant Orange mécanique (1971) de Kubrick[6],[8] ; ou encore Mad Max (1979) de George Miller avec Mel Gibson où la folie humaine, poussant chacun de plus en plus vers les atrocités, finit par déclencher l'Apocalypse.

La science-fiction devient une forme d'expression puissante permettant d'expérimenter à l'écran de nouvelles manières d'aborder des idées, en rendant le visuel, l'image, une source d'interrogation.

D'un autre côté, c'est également à cette époque que l'avènement du genre a véritablement lieu. La SF devient un divertissement grand public pour toutes les tranches d'âges, aidée par la démocratisation de la télévision. L'animation — dont l'animation japonaise — s'empare du genre en donnant naissance aux célèbres dessins animés Capitaine Flam et Albator, le corsaire de l'espace. La télévision commence à produire des séries télévisées avec un peu plus de budget comme Super Jaimie, Cosmos 1999, L'Homme qui valait trois milliards ou le cultissime Galactica. De son côté, le cinéma américain d'Hollywood hésite de moins en moins à investir dans des productions du genre, ces dernières demandant de plus en plus d'argent pour la réalisation afin de sans cesse faire évoluer le progrès des effets spéciaux. Dans cette lignée, voient le jour des incontournables : Rencontres du troisième type (1977) de Steven Spielberg[19], Superman (1979) de Richard Donner, Alien I (1979)[20],[6] de Ridley Scott et, surtout, le film qu'aucun producteur ne voulait financer[21] mais qui bouleversera aussi bien les codes de la science-fiction que l'industrie du cinéma tout entière : Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (1977) de George Lucas[9],[22],[6].

Plus qu'un simple film, Star Wars et devenu en quelques mois un véritable phénomène de société. Plus que rentable, l'univers de Lucas touche toutes les tranches d'âges, toutes les couches de la société. Merchandising, produits dérivés, suites, etc. Très vite, l’œuvre devient l'un des plus grand classique du cinéma de science-fiction. Aujourd'hui encore le phénomène ne cesse de prendre de l'ampleur au point que même une religion s'est développé autour des films.

Développement et consommation du genre (les années 1980)[modifier | modifier le code]

Les années SF[modifier | modifier le code]

La décennie 80 restera comme la plus marquante pour le soft power américain[23]. Centrée sur la jeunesse et l'innovation, elle est pour le cinéma en général, mais surtout pour la science-fiction l'époque de toutes les possibilités[24].

On ne compte plus le nombre de classiques du genre parus dans ces années-là. Tantôt légère, tout public et humoristique, tantôt sombre, oppressante et déshumanisée, la SF en séries comme en longs métrages des années 1980 est un carrefour à la croisée des chemins de l'infiniment possible.

Tout public[modifier | modifier le code]

Dans un contexte où la télévision est maintenant dans quasiment tous les foyers, les productions — notamment américaines pour les séries et les films, et japonaises pour les séries d'animation — ont commencé à se multiplier. Ainsi, très rapidement, le genre est grandement représenté, facilitant ainsi l'approche du public.

Alf (1986), San Ku Kaï (1980), V (1983), Les Mystérieuses cités d'or (1982), K 2000 (1982) ou encore Ulysse 31 (1981) sont autant d'exemples télévisuels, parmi beaucoup d'autres, de l'influence sur la culture populaire qu'a eu le cinéma de SF des années 1980[25].

Les feuilletons télévisés de SF se veulent souvent mêlés avec l'aventure. Les scénarios n'y sont pas toujours développés autour du genre, mais l'esprit y est davantage bon enfant que lors de la décennie précédente, qui était plus ferme, plus terre-à-terre dans l'ensemble.

Une des DoLorean utilisées pour le tournage des films de la saga Retour vers le futur.

Il en va de même pour la diffusion sur grand écran.

En effet, beaucoup de sorties témoignent de cette orientation tirant de plus en plus vers le divertissement, où le propos n'est pas de questionner le spectateur, mais de l'embarquer dans une histoire plaisante. C'est dans cette optique que des films cultes ayant marqué l'histoire d'Hollywood et du cinéma en général voient le jour[26].

Que ce soit E.T., l'extra-terrestre (1982) de Steven Spielberg qui a ému toute une génération, Retour vers le futur (1985) de Robert Zemeckis, Cocoon (1985) de Ron Howard, L'Aventure intérieure (1987) de Joe Dante, J'ai épousé une extra-terrestre (1988) de Richard Benjamin ou les énormes succès commerciaux que sont les deux nouveaux opus de la saga Star Wars, Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque (1980) et Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi (1983), tous dénotent de cette envie de captiver plus que de questionner.

Bien que la lignée des films des années 1970 soit tout de même assurée avec, par exemple, les suites de Mad Max, Mad Max 2 : Le Défi (1982) et Mad Max 3 : Au-delà du dôme du tonnerre, ou encore Alien II (1986) de James Cameron, ceux-ci dénotent d'une influence et d'une émergence de plus en plus forte d'un point de vue commercial pour le genre.

La TechNoir[modifier | modifier le code]

Le policier cyborg ''RoboCop''.

La TechNoir (également écrite Tech-noir et connue sous les noms cybernoir ou science-fiction noir) et un sous-genre du cinéma de SF, mélange de film noir et de science-fiction[27].

Le terme vient du film Terminator (1984) de James Cameron — dans lequel la boîte de nuit porte ce nom — et définit des films dans lesquels la technologie est présentée comme une force néfaste, destructrice, dangereuse, à l'image de ses créateurs, habitée par le goût et le désir destruction[28].

En contraste avec la SF tout public très développée de l'époque, la TechNoir reprend les codes de la violence propres à la décennie précédente en venant lui greffer des éléments de films d'actions (très populaires dans les années 1980) et en rendant la brutalité moins malsaine afin de la rendre plus spectaculaire ou de la détourner en gêne par blocage vis-à-vis de nos normes sociales.

Le véritable pionnier du genre est Blade Runner (1982) de Ridley Scott, première adaptation du romancier Philip K. Dick — d'après son roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, renommé plus tard avec le titre du film[27]. Son univers cyberpunk, son ambiance de polar, ses décors étouffants et ses androïdes fugitifs et tueurs donnent à la science-fiction une dimension nouvelle ; l'homme y est écrasé par le système, la technologie y est dangereuse et la violence quasi omniprésente. Dans cette lignée, sortiront alors des titres marquants, pas forcément rattachés au cyberpunk, mais tous issus des sous-genres les plus sinistres de la SF (dystopie, utopie malsaine, SF militaire, SF horrifique…). On peut citer parmi les plus connus : le premier film Terminator, Brazil (1985) de Terry Gilliam, Tron (1982) de Steven Lisberger, Maximum Overdrive (1986) de Stephen King, La Mouche (1986) de David Cronenberg ou encore le très violent RoboCop (1987) de Paul Verhoeven.

Le style TechNoir continuera de se développer durant la décennie suivante et perdure aujourd'hui encore.

Influence et culture kitch[modifier | modifier le code]

Plus qu'une période, les années 80 ont une influence très importante sur la culture populaire, des décennies plus tard, ses séries, films et autres univers ont marqués les générations. On pourrait aller jusqu'à parler d'une ''nostalgie des années 80''[29].

La plus part des films de SF de ces années ont créés un engouement fort et influencés les gens dans tous les domaines[30]. En science-fiction, cette influence se ressentira énormément dans les années 90 et même jusque dans les années 2010 ou 2020 ou les 80's fascinent et reste une tendance, on peut citer par exemple la série Stranger Things (2016) des frères Duffer, une des plus regardée sur la plate-forme Netflix et considérée par le public[31] comme par la critique[32] comme l'une des meilleures toutes générations confondues, son principe reposant sur le contexte, le cadre et le décor des années 80[33],[34].

Déferlante des films de SF (des années 1990 à la fin des années 2000)[modifier | modifier le code]

Héritage et évolution[modifier | modifier le code]

Les années 1990 reste une périodes relativement ambiguë pour le genre à la fois dans la continuité de la dernière décennie et en même temps dans une optique de modernité. Ces années ont vues arriver énormément de projets.

D'un côté, certains réalisateurs sont restés dans le chemin déjà tracé par les années 80, notamment la TechNoir, qui pour une bonne partie des sorties du genre ressemblaient à si méprendre à celle déjà existante, les deux suites de RocoCop, très proches de la série B[35], montre cette lignée, à l'instar de film comme Planète hurlante (1995) de Christian Duguay ou de Ghost in the shell (1995) de Mamoru Oshii ainsi que Total Recall (1990) de Verhoven. Résultat de l'influence du cinéma américain et de l'impact des œuvres de SF sur les auteurs, scénaristes et réalisateurs en devenir.

Cette influence des années passées se retrouve également dans les films SF en général. Que ce soit par le côté film d'action comme dans Demolition Man (1993) de Marco Brambilla, avec pour vedette Sylvester Stallone, star du cinéma d'action des 80's, ou par le côté décalé et familial comme dans Coneheads (1993) de Steve Barron, de Opération Alf (1996) de Dick Lowry ou de la conclusion de la saga Retour Vers le futur avec son troisième volet.

À la télévision on assiste plus rapidement à une émancipation vis-à-vis de la génération précédente. Des séries plus dans leur du temps voient le jour, certaines devenant même des références incontestée du cinéma de science-fiction. Citons par exemple Stargate SG-1 (1997) adaptée du film Stargate, la porte des étoiles (1994) de Roland Emmerich avec Kurt Russell, Sliders (1995), le réaliste et effrayant X-Files (1993), Futurama (1999), SeaQuest (1993), Cowboy Bebop (1998) ou la passionnante et inventive aventure Farscape (1999) qui deviendra une des références en matière de science-fiction, toutes générations confondues[36],[37].

Mais les années 90 sont aussi la période de la modernisation, tant sur le plan technologique que sur celui des effets spéciaux. De nouvelles techniques sont expérimentées notamment les images numériques (ou images de synthèses) et vont rapidement se démocratiser. Ainsi naîtront des visuels jamais pour l'époque comme dans Star Wars, épisode I : La Menace fantôme (1999) qui d'une main de maître imposera une fois encore la saga comme maîtresse du genre.[38]

La TechNoir aussi se fait peau neuve, évoluant sur de nouvelles idées scenaristiques et de nouveaux concepts avec Virus (1990) de John Bruno ou le cultissime Terminator 2 : Le Jugement dernier (1991) de Cameron, moins sombre que son prédécesseur mais plus moderne, plus entraînement plus dramatique que celui-ci. Et s'émancipera vraiment avec Matrix (1999) des Wachowski où Machine dangereuse et impitoyable devient notre société toute entière. Ce dernier deviendra un pillier du genre et provoquera un véritable engouement tant dans la culture pop que dans les cultures internet et complotistes[39].

De plus, la patte de cette fin de XXème siècle se fait également ressentir dans des productions mémorables de cette décennie avec, pour ne citer qu'eux L'Homme Bicentenaire (1999) de Chris Columbus d'après l'œuvre d' Asimov, Bienvenue à Gattaca (1997) de Andrew Niccol renouant avec la tradition de la dystopie ou bien Armageddon (1998) de Michael Bay. Des films relativement terre-à-terre faisant contraste avec les production de SF humoristique très ancrées dans l'époque comme la trilogie Austin Powers commencée en 1997 ou Men in Black la même année.

L'an 2000, le futur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. Futura, « Herbert George Wells », sur Futura (consulté le 10 mai 2021)
  3. Jean Tulard, « Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès, premier film de fiction », (consulté le 10 mai 2021)
  4. Thomas Baurez, « Au cinéma, la science-fiction se mange à toutes les sauces », sur LExpress.fr, (consulté le 11 mai 2021)
  5. Équipe de recherche Fabula, « Tendances et évolutions du cinéma de science-fiction (ReS Futurae) », sur https://resf.hypotheses.org/3704 (consulté le 11 mai 2021)
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  39. « Comment « Matrix » a fait passer la pilule du complotisme », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mai 2021)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]