Brian De Palma

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Brian De Palma

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Brian De Palma à la Mostra de Venise 2007

Nom de naissance Brian Russell DePalma
Naissance (73 ans)
Newark, New Jersey, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Réalisateur
Producteur
Scénariste
Films notables Obsession
Scarface
Body Double
Les Incorruptibles
L'Impasse
Mission impossible

Brian De Palma est un réalisateur, producteur et scénariste américain né le à Newark (New Jersey).

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Brian Russell DePalma nait le à Newark dans l’État du New Jersey. Il est le fils d'Anthony DePalma, un chirurgien orthopédiste d'origine italienne et de Vivienne (née Muti), femme au foyer[1],[2]. Bien que ses parents soient des catholiques italiens, Brian De Palma est baptisé dans une église presbytérienne[3]. Il grandit ensuite à Philadelphie en Pennsylvanie puis dans le New Hampshire. Ses parents souhaitant s'intégrer à la société où il vivent, les enfants sont élevés « comme n'importe quels protestants de la classe moyenne[3]. » Cela explique que, contrairement à Martin Scorsese, lui aussi italo-américain, De Palma ait peu filmé cette communauté envers laquelle il ne ressent pas d'appartenance forte[3].

Le jeune Brian de Palma fréquente notamment des écoles protestantes ou quakers, dont la Friends' Central School près de Philadelphie[2]. Ce type d'établissement fait faire aux enfants des réunions pour parler de la philosophie Quaker : c'est là que s'est développé le fort sens moral du cinéaste[3].

La famille De Palma est désunie, les parents se disputent beaucoup[3]. Le jeune Brian s'isole souvent dans sa chambre pour lire et s'abstraire de cette ambiance tendue. Ses parents encouragent l'esprit de compétition entre leurs trois fils[3]. Brian De Palma et son frère Barton grandissent dans l'ombre de leur frère aîné Bruce, adulé par leur parents, qui deviendra un brillant scientifique[1],[3]. Adolescent, Brian remporte cependant un concours grâce à un mémoire sur « l'application de la cybernétique aux équations différentielles »[1] ce qu'il considère comme « une manière de défier Bruce sur son propre terrain » (Bruce ne sera que troisième à ce concours[3]). Il s'inscrit ensuite à l'Université Columbia à Manhattan.

Brian de Palma a déclaré que la famille où il est né lui a donné l'idée que la famille est « une structure où s'exerce manipulation et destruction de l'individu » et dit ignorer en conséquence à quoi correspond l'expression « cocon familial[3]. »

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Très marqué par le film Sueurs froides d'Alfred Hitchcock, il découvre le monde du cinéma durant ses années universitaires[1]. Il fréquente alors l'université d'arts libéraux Sarah Lawrence College. Au début des années 1960, il s'achète une caméra 16 mm et réalise plusieurs courts et moyens métrages, dont le remarqué Woton's Wake en 1962 avec William Finley[1].

L'année suivante, il tourne son premier long-métrage, The Wedding Party, avec des camarades du Sarah Lawrence College et Robert De Niro. Le film ne sortira dans les salles américaines qu'en 1969. Entre-temps, De Palma tourne le très confidentiel Murder à la mod qui sort dans une salle new-yorkaise en 1968, et retrouve De Niro dans Greetings (1968), satire sur la Guerre du Viêt Nam. En 1970, De Niro reprend son personnage Jon Rubin de Greetings dans Hi, Mom!.

Enthousiasmé par une mise en scène de théâtre de Richard Schechner (en) il réalise en 1970 le documentaire Dionysus in '69, entièrement en split screen. C'est avec ce film qu'il développe son goût pour les plans longs, il mettra une scène filmée de cette manière dans presque tous les films qu'il fera par la suite[4].

C'est à cette époque qu'il se lie d'amitié avec plusieurs réalisateurs en herbe qui deviendront l'emblème du Nouvel Hollywood, parmi lesquels Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, George Lucas ou Steven Spielberg.

Grâce au succès de Greetings, le jeune réalisateur est engagé par Warner Bros. pour diriger Attention au lapin (Get to Know Your Rabbit qui sort en 1972. Mais le tournage est une épreuve difficile pour Brian De Palma qui se fera même virer de l'équipe de tournage et n'aura plus aucun contrôle sur le montage[5]. Il accède malgré tout à la reconnaissance avec son film suivant, Sœurs de sang, qui sort en 1973. Avec ce thriller horrifique, il développe certains de ses futurs thèmes fétiches : le double et le voyeurisme (plus tard présents notamment dans Body Double, 1985). Ses films truffés de références lui valent alors le qualificatif de cinéaste postmoderne[1].

Le succès[modifier | modifier le code]

En 1974, c'est la consécration avec Phantom of the Paradise, adaptation rock du Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux, qui obtient notamment le Grand Prix au Festival international du film fantastique d'Avoriaz 1975. Il tourne ensuite deux films fantastiques Carrie au bal du diable (1976) et Furie (1978), ce dernier constituant pour lui son « premier vrai film de studio[6]. » Il tourne ensuite des thrillers plus psychologiques, dont le mélange de sexualité et de violence devient sa marque de fabrique. Ce « cycle » débute en 1978 avec Obsession, très influencé par Sueurs froides[réf. souhaitée]. Il poursuit cette direction avec Pulsions en 1980, avec Angie Dickinson, Michael Caine et sa femme de l'époque Nancy Allen. Alors qu'il est pressenti pour diriger Flashdance, il réalise un nouveau thriller intitulé Blow Out[7], qui est une sorte de « remake-hommage » à Blow-Up de Michelangelo Antonioni[8]. Dans ce film sorti en 1966, un photographe de mode prend une banale photographie. Au tirage, il découvre un détail intriguant : un agrandissement révèle apparemment, au fond de l'image, un revolver sortant des feuillages… De Palma conserve la trame en changeant quelques détails : John Travolta incarne Jack Terry, un preneur de son, qui assiste et enregistre un « accident » de voiture. Il poursuivra son « cycle double & voyeur » avec Body Double qui sort en 1984.

En 1983, il revient au film noir avec Scarface, remake du film homonyme de Howard Hawks sorti en 1932. Dans ce film écrit par Oliver Stone, Al Pacino incarne le personnage de Tony Montana, qui marquera de nombreuses générations[9]. Il reste ensuite dans l'univers des gangsters avec la comédie Mafia salad qui sort en 1986 aux États-Unis mais pas en France. Le réalisateur qualifiera ce film de « pire expérience de sa carrière[10] ». Mafia Salad a en effet souffert d'un changement d'équipe dirigeante dans le studio qui devait le produire avant son tournage, les nouveaux responsables se désintéressant du film qu'ils ne souhaitent plus produire[10]. Le réalisateur insiste pour le faire malgré tout, car il désire travailler avec Danny DeVito, mais il considère en 2013 avoir eu tort : il aurait dû accepter d'être payé sans faire le film comme le studio le lui a proposé, car la production n'a pas permis que le film ait une exploitation correcte[10].

Il renoue cependant avec le succès en 1987 avec Les Incorruptibles, où il retrouve également Robert De Niro, dans la peau d'Al Capone. Ce film révèle notamment Andy Garcia et est un des premiers succès publics de Kevin Costner. Sean Connery obtient quant à lui l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle lors de la 60e cérémonie des Oscars.

Les années 1990[modifier | modifier le code]

En 1989, il change de registre avec le film de guerre Outrages, d'après le roman Casualties of War de Daniel Lang qui relate le viol et le meurtre d'une jeune paysanne vietnamienne en 1966 par des soldats américains. Il y dirige de jeunes acteurs en vogue : Michael J. Fox et Sean Penn. Mais le film ne rapporte que 18 671 317 $ aux États-Unis[11] pour un budget 25 500 000 dollars. Son film suivant, Le Bûcher des vanités, connait le même sort en 1990. Avec son budget de 47 millions de dollars, le film est l'un des plus grands échecs de la Warner avec seulement 15 691 192 dollars de recettes américaines[12], malgré la présence de stars comme Tom Hanks, Bruce Willis, Melanie Griffith et Morgan Freeman. Il revient alors au thriller avec le plus modeste L'Esprit de Caïn en 1992, dans lequel John Lithgow incarne un père de famille schizophrène.

En 1993, il retrouve Al Pacino dans L'Impasse. Ce film noir rencontre un franc succès critique et public totalise notamment 63 848 322 $ de recettes mondiales pour un budget d'environ 30 000 000 $[13]. En revanche, le film ne rencontre pas le succès dans les salles françaises avec seulement 274 966 entrées[13].

De Palma est ensuite sollicité personnellement par Tom Cruise pour réaliser Mission impossible, adaptation cinématographique de la série télévisée éponyme des années 1960-1970. Il s'agit du film de sa carrière où De Palma jouit de la plus grande liberté[6]. Tom Cruise produit le film et le studio de production est tellement persuadé de sa réussite commerciale future qu'il est possible au réalisateur de retourner certaines scènes si le réalisateur estime qu'elles ne sont pas réussies ou qu'elles doivent être faites différemment[6]. Néanmoins, même dans ces conditions, il estime ne pas avoir « fait n'importe quoi » restant toujours attentif à la manière dont l'argent est dépensé sur un des ses films[6]. Mission impossible est un énorme succès international avec 456 478 184 de recettes mondiales[14]. Tom Cruise reprendra alors plusieurs fois son rôle de l'agent Ethan Hunt.

Après ce succès mondial, il réalise le thriller complexe Snake Eyes, avec Nicolas Cage et Gary Sinise, qui sort en 1998.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Brian De Palma au Festival international du film de Toronto en 2009.

Après le désistement de Gore Verbinski, Brian De Palma accepte de se lancer pour la première fois de sa carrière dans la science-fiction en 2000 avec Mission to Mars, film inspiré par le projet Mars Direct de la NASA. Le film n'est pas très bien reçu par la critique et le public, tout comme Femme Fatale deux ans plus tard. En bon francophile, Brian De Palma tourne son film entre Paris et Cannes, avec de nombreux acteurs français autour d'Antonio Banderas. Malgré ces échecs, il revient au cinéma 4 ans plus tard avec le film noir Le Dahlia noir, adapté du best-seller éponyme de James Ellroy lui-même inspiré du meurtre d'Elizabeth Ann Short. Le film est éreinté par les critiques américaines et françaises et ne totalise que 49 305 248 $ de recettes dans le monde pour un budget de 50 millions de dollars[15] !

En 2007, souhaitant travailler en numérique, il réalise le film Redacted[16]. Il s'inspire de journaux intimes filmés postés sur YouTube par des soldats pour raconter la guerre d'Irak[16]. Ce film engagé, dénonçant le pouvoir médiatique et la manipulation des images, est selon lui le prolongement de Outrages. Malgré un Lion d'argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise 2007, c'est un échec important pour Brian De Palma qui est de plus vivement critiqué dans son pays, notamment pour l'image qu'il présente de l'armée américaine[1].

Le retour[modifier | modifier le code]

Longtemps absent des plateaux de tournage, il débute à Berlin en mars 2012 le tournage de Passion, remake de Crime d'amour d'Alain Corneau. Le film est présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise 2012 et sort en France en février 2013. Pour ce film, il travaille pour la première fois avec le chef opérateur de Pedro Almodovar, José Luis Alcaine, de deux ans son ainé, qu'il choisit parce « [qu']il est de la vieille école » et qu'il sait « filmer les belles femmes[17]. » De Palma regrette en effet que la capacité à sublimer la beauté d'une actrice se soit perdue au fil du temps alors qu'il lui semble que c'est une « question fondamentale » lorsqu'on fait un film[17].

Pour son film suivant, il retrouvera Al Pacino pour le projet Happy Valley, film biographique sur l'entraineur de football américain Joe Paterno, au cœur d'un scandale sexuel à l'Université d'État de Pennsylvanie en 2011[18].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Avant d'être le compagnon de la chanteuse Elli Medeiros, il a été marié de 1979 à 1983 à l'actrice Nancy Allen, qui a joué dans plusieurs de ses films (Carrie, Home Movies, Pulsions et Blow Out), à la scénariste et productrice Gale Anne Hurd de 1991 à 1993 et à l'actrice Darnell Gregorio de 1995 à 1997.

Il a eu une fille avec Gale Anne Hurd, Lolita De Palma, née en 1991 ainsi qu'une autre fille avec Darnell Gregorio, Piper De Palma, née en 1996.

Il est ami avec de jeunes cinéastes : Wes Anderson, Noah Baumbach et Jake Paltrow[10]. Il a déclaré chercher à vivre sans s'« isoler de la réalité ». Même s'il gagne beaucoup d'argent, il estime en tant qu'artiste devoir avoir une vie normale et prendre notamment le métro comme la plupart des gens[10]. En dehors d'une « parenthèse » à Hollywood, il habite Greenwich Village depuis plus de 40 ans[10].

Carrière[modifier | modifier le code]

Méthodes de travail[modifier | modifier le code]

De Palma ayant débuté sa carrière par des films à petit budget, il a pris l'habitude de très minutieusement préparer ses tournages à l'avance, en particulier en travaillant avec un story-board précis[6]. Il garde aussi de ses débuts une certaine faculté d'adaptation, sachant improviser quand ce qu'il a prévu ne fonctionne pas[6]. Il déclare avoir eu peu d'affrontement avec ses producteurs, considérant qu'il faut voir le producteur comme un allié et qu'il faut savoir travailler avec lui au lieu de perdre du temps en s'y opposant de manière stérile, et savoir être persuasif[6]. Il estime en 2013 avoir dû batailler contre ses producteurs seulement dans un cas précis : sur Carrie au bal du diable où un des producteurs voulait rajouter des paroles écrites par son épouse sur la musique de la séquence de la douche au début du film, ce qui aurait rendue la scène « ridicule[6] ». Il estime aussi qu'il arrive régulièrement que la production fasse des demandes qui ne vont pas dans le sens du film, comme sur Le Dahlia noir lorsque Universal Pictures a longuement demandé à ce que le meurtre soit placé plus tôt dans le film, ce qu'il a refusé avec persévérance, considérant que l'histoire devait d'abord voir se développer la relation entre les deux personnages principaux[6].

Influences[modifier | modifier le code]

Brian de Palma cite parmi les films qui l'ont influencé Les Chaussons rouges de Michael Powell[19]. Dans Phantom of the Paradise la séquence où Anton Walbrook assiste au spectacle depuis sa loge est d'ailleurs directement inspirée de ce film[19]. Les Chaussons rouges est pour Brian de Palma « le film parfait », à la fois « novateur » et « émouvant », une réussite de tous les points de vue et un des rares films qu'il connaisse par cœur au point qu'il peut s'en repasser chaque image mentalement[19]. Il juge que c'est le plus grand film qu'il ait vu à traiter de la création artistique, le ballet y étant une « métaphore de toutes les œuvres artistiques[19]. »

Style[modifier | modifier le code]

De Palma est considéré par de nombreux critiques comme l'héritier d'Alfred Hitchcock, tant pour son goût pour le suspense que par sa maîtrise du genre[20], même si certains ne voient en lui qu'un « disciple peu inventif et très superficiel[21]. »

À partir du documentaire Dionysus in '69, peu découpé, avec des plans dont certains peuvent durer jusqu'à huit minutes, Brian De Palma prend goût au filmage en plan longs[4]. Il l'explique par une métaphore empruntée à Orson Welles : « c'est la meilleure manière de filmer la foudre lorsqu'elle tombe dans la bouteille[4]. » En filmant en plan long on peut capter quelque chose qui n'a lieu qu'une seule fois. « Si vous parvenez à filmer un moment pareil dans tout son développement, alors vous aurez en votre possession un vrai bloc organique dont la force ne pourra jamais être recréée par des effets de montage[4]. » L'émotion créée par le montage l'est pour De Palma « de manière artificielle » par manipulation du public et « mensonge[4] ».

Dans le début de sa carrière, Brian De Palma souhaite expérimenter tous les possibilités de filmage possible. C'est ainsi qu'il tourne Dionysus in '69 entièrement en écran divisé[4]. Il reprendra ce procédé pour la scène de la destruction de la salle de bal dans Carrie au bal du diable mais il estime en 2001 que c'était une erreur, jugeant ce procédé trop « méditatif » pour les scènes d'action[22]. Il revient par la suite à une manière de tourner utilisant moins ce type d'effets : « Plus on vieillit, moins on raffole de ce genre de gimmicks. On a tendance à revenir aux bases[22]. »

Thèmes abordés dans son œuvre[modifier | modifier le code]

Un des thèmes récurrents chez De Palma est celui du double : un personnage positif et un autre négatif sont mis en présence l'un de l'autre[23]. Le héros voit chez le personnage négatif « le reflet du monstre qu'il aurait pu devenir[23]. » Cette opposition est particulièrement forte dans Phantom of the Paradise entre le héros, le compositeur Winslow et le producteur Swan[23].

Un autre thème est celui de personnage qui vivent coupés de la réalité, dans un monde qu'il se sont créé et auquel les autres doivent se conformer. C'est le cas de Swan dans Phantom of the Paradise, du sergent Meserve dans Outrages ou de Sherman McCoy dans Le Bûcher des vanités[23]. Brian De Palma se dit d'ailleurs fasciné par les personnages réels riches qui s'isolent et se coupent du monde, certains d'entre eux finissant par évoluer dans « un univers opaque, déshumanisé fonctionnant sur les valeurs les plus corrompues[23]. » Il cite parmi les « démiurges » qui exercent cette fascination sur lui le producteur Howard Hugues, qui a servi de modèle pour le personnage de Swan, ainsi que Hugh Hefner, le fondateur du magazine Playboy ou encore Walt Disney qui a su construire un monde qui lui est propre, Disneyland[23].

Le thème du sacrifice semble obséder Brian De Palma[4]. Il apparait dans son œuvre avec le documentaire Dionysus in '69 qui montre des extraits de la pièce Les Bacchantes d'EuripidePenthée est démembré et dévoré par des femmes, dont sa propre mère[4]. La figure d'une femme aux mains couvertes de sang, visible dans ce film, se retrouve dans plusieurs films de De Palma : Sœurs de sang, Phantom of the Paradise, Carrie au bal du diable, Furie, Pulsions, Outrages et Snake Eyes[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant que réalisateur[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

En tant que producteur[modifier | modifier le code]

En tant qu'acteur[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Les films réalisés par Brian de Palma ont totalisé 636 millions de dollars de recettes au box-office américain[24] et 16,5 millions d'entrées au box-office français [25].

Film Budget Drapeau des États-Unis États-Unis[24],[26] Drapeau de la France France [25] Monde Monde
Sœurs de sang 500 000 $ [27] 1 000 000 $ [27] 34 674 entrées [25] N/A
Phantom of the Paradise 1 300 000 $ [28] N/A 1 114 958 entrées [25] N/A
Obsession 1 400 000 $ [29] 4 468 000 $ [29] 179 469 entrées [25] N/A
Carrie au bal du diable 1 800 000 $ [26] 33 800 000 $ [24] 1 290 685 entrées [25] N/A
Furie 5 500 000 $ [30] 24 000 000 $[30] 511 504 entrées [25] N/A
Pulsions 6 500 000 $ [24] 31 899 000 $ [24] 1 147 059 entrées [25] N/A
Blow Out 18 000 000 $ [26] 13 747 234 $ [26] 613 083 entrées [25] N/A
Scarface 25 000 000 $ [26] 45 408 703 $ [24] 770 544 entrées [25] 65 884 703 $ [24]
Body Double 10 000 000 $ [26] 8 801 940 $ [24] 426 622 entrées [25] N/A
Mafia salad 13 000 000 $[31] 8 475 466 $[24] N/A N/A
Les Incorruptibles 25 000 000 $ [26] 76 270 454 $ [24] 2 459 380 entrées [25] 186 270 454 $ [32]
Outrages 22 500 000 $ [33] 18 671 317 $ [24] 346 196 entrées[25] N/A
Le Bûcher des vanités 47 000 000 $ [24] 15 691 192 $ [24] 239 029 entrées [25] N/A
L'Esprit de Cain 11 000 000 $ [26] 21 370 057 $ [24] 202 916 entrées [25] N/A
L'Impasse 30 000 000 $ [24] 36 948 322 $ [24] 274 966 entrées [25] 63 848 322 $ [24]
Mission impossible 80 000 000 $ [24] 180 981 856 $ [24] 4 120 262 entrées [25] 457 696 359 $ [24]
Snake Eyes 73 000 000 $ [24] 55 591 409 $ [24] 1 094 735 entrées [25] 103 891 409 $ [24]
Mission to Mars 100 000 000 $ [24] 60 883 407 $ [24] 647 000 entrées[34] 110 983 407 $ [24]
Femme Fatale 35 000 000 $ [26] 6 630 252 $ [24] 420 801 entrées [25] 16 838 910 $ [24]
Le Dahlia noir 50 000 000 $ [24] 22 545 080 $ [24] 409 697 entrées [25] 49 332 692 $ [24]
Redacted 5 000 000 $[26] 65 388 $ [24] 40 587 entrées [25] 782 102 $ [24]
Passion 30 000 000 $ [25] 92 181 $[24] 132 486 entrées[25] 1 416 584 $[35]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

Au fil du temps, Brian De Palma s'est entouré de nombreux acteurs avec lesquels il a travaillé à plusieurs reprises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Biographie de Brian De Palma - AlloCiné
  2. a et b (en) Biographie, FilmReference.com
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Blumenfeld et Vachaud, p. 14-16
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i Blumenfeld et Vachaud, p. 30-32
  5. Critique d'Attention au lapin - RayonPolar.com
  6. a, b, c, d, e, f, g, h et i Fernando Gonzo, « La Vie de Brian », So Film, no 16,‎ décembre 2013, p. 32-33
  7. The De Palma Cut: The Films of America's Most Controversial Director de Laurent Bouzereau - publié en 1988
  8. Secret de tournage de Blow Out sur AlloCiné
  9. « Tony Montana, héros des cités », Politis
  10. a, b, c, d, e et f Fernando Gonzo, « La Vie de Brian », So Film, no 16,‎ décembre 2013, p. 41
  11. (en) Box office de Outrages sur Box Office Mojo
  12. (en) Budget & Box-office Le Bûcher des vanités sur Box Office Mojo
  13. a et b Box-office de L'Impasse sur JP's box-office
  14. Box-office de Mission impossible sur JP's box-office
  15. Box office du Dahlia noir sur JP's box-office
  16. a et b Fernando Gonzo, « La Vie de Brian », So Film, no 16,‎ décembre 2013, p. 34-36
  17. a et b Fernando Gonzo, « La Vie de Brian », So Film, no 16,‎ décembre 2013, p. 36
  18. « Pacino et De Palma se retrouvent dans la Happy Valley ! », AlloCiné
  19. a, b, c et d Blumenfeld et Vachaud, p. 48-49
  20. « Pour le public comme pour la critique, l'image de Brian De Palma a été pendant longtemps indissolublement liée à celle d'Alfred Hitchcock » Leonardo Gandini, Brian De Palma, Gremese, coll. « Grands cinéastes de notre temps »,‎ 1996 (présentation en ligne), p. 5
  21. Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma, tome 3 : « Les Films », coll. Bouquin, éd. Robert Laffont, p. 1626, 1992
  22. a et b Blumenfeld et Vachaud, p. 70
  23. a, b, c, d, e et f Blumenfeld et Vachaud, p. 50
  24. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag et ah Box Office Mojo
  25. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v et w JP's box-office
  26. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j The Numbers
  27. a et b IMDb
  28. IMDb
  29. a et b IMDb
  30. a et b IMDb
  31. IMDb
  32. JP's box-office
  33. JP's box-office
  34. http://www.cine-directors.net/D/depalma.htm
  35. http://www.boxofficemojo.com/movies/intl/?page=&country=00&wk=2013W7&id=_fPASSION201
  36. Site officiel
  37. IMDb

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres utilisés pour la rédaction de l'article[modifier | modifier le code]

  • Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Brian de Palma : Entretiens avec Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Calmann-Lévy,‎ 2001, 214 p. (ISBN 2-7021-3061-5)
  • Leonardo Gandini, Brian De Palma, coll. Grands cinéastes de notre temps, Gremese, Rome, 2002, 127 p. (ISBN 88-7301-493-3)

Autres ouvrages sur le sujet[modifier | modifier le code]

Sur Brian De Palma
  • Dominique Legrand, Brian De Palma, le rebelle manipulateur, éd. du Cerf, Paris, 1995, 247 p. (Collection 7e art ; 100). (ISBN 2-204-05148-9)
  • (en) Brian de Palma's Interviews, University of Mississippi, 2003
  • Jean-Michel Durafour, Brian De Palma. Epanchements : sang, théorie, perception, L'Harmattan, Paris, coll. "Esthétiques", 2013 (ISBN 2343009341))
  • Luc Lagier, Les Mille Yeux de Brian de Palma, Dark Star, Paris, 2003, 255 p. (ISBN 2-914680-06-6)
    Nouvelle éd. augmentée, Cahiers du cinéma, Paris, 2008, 197 p. (ISBN 978-2-86642-499-2)
Sur les films de Brian De Palma
  • Marvin Hubert Albert, Les Incorruptibles, Presses de la Cité, Paris, 1987, 208 p. (ISBN 2-258-02079-4)
  • Brian De Palma et Campbell Black, Pulsions / trad. Herbert Draï, J'ai lu Policier no 1198, Paris, 1989, 250 p. (ISBN 2-277-21198-2)
  • Peter Barsocchini, Mission impossible / trad. Carole d'Yvoire, Pocket, Paris, 1996, 170 p. (ISBN 2-266-07058-4)
  • David M. Jacobs, Snake Eyes : 14.000 témoins, personne n'a rien vu / trad. Michelle Charrier, Pocket no 10525, Paris, 1998, 190 p. (ISBN 2-266-08526-3)
  • Luc Lagier, Visions fantastiques : Mission impossible de Brian de Palma, Ciné-films no 1, Dreamland, Paris, 1999, 128 p. (ISBN 2-910027-52-X)
  • Brian De Palma, Femme fatale / trad. Stephen Levine, Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma no 72, Paris, 2002, 173 p. (ISBN 2-86642-342-9)
  • Luc Lagier, Scarface : Le Livre officiel du film, Dark Star, Paris, 2004, 88 p. (ISBN 2-914680-08-2)

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