Montagnole

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Montagnole
Montagnole
Église et mairie devant la croix du Nivolet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Intercommunalité Grand Chambéry
Maire
Mandat
Jean-Maurice Venturini
2020-2026
Code postal 73000
Code commune 73160
Démographie
Gentilé Montagnolais
Population
municipale
978 hab. (2019 en augmentation de 16,85 % par rapport à 2013)
Densité 87 hab./km2
Population
agglomération
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 20″ nord, 5° 54′ 33″ est
Altitude Min. 360 m
Max. 1 445 m
Superficie 11,3 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Chambéry
(banlieue)
Aire d'attraction Chambéry
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pont-de-Beauvoisin (Savoie)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-montagnole.fr

Montagnole est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Montagnole se situe à 5 km sur les hauteurs sud de Chambéry, dans le département de la Savoie[1], adossée au nord du massif de la Chartreuse.

Montagnole s’étend sur une superficie de 1 130 hectares[2], étagée entre 400 et 1 485 mètres d'altitude et constituée de différents hameaux, comme Lovettaz, les Corneries ou encore le chef-lieu. Son emplacement permet un panorama sur le nord, notamment sur le lac du Bourget situé à une dizaine de kilomètres.

Climat[modifier | modifier le code]

Montagnole bénéficie d'un climat montagnard, mais l'été, un climat tempéré par les chaînes de montagne qui entourent la commune s'installe. Montagnole est une commune au climat sensible aux précipitations pluvieuses. Située dans l'axe du lac du Bourget, elle est sensible au vent du Nord. Son altitude moyenne lui donne toujours quelques jours de neige au sol dans la saison d'Hiver.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chef-lieu et territoire de Montagnole au pied du massif de la Chartreuse.

Montagnole est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Chambéry, une agglomération intra-départementale regroupant 35 communes[6] et 190 279 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,9 %), prairies (33,1 %), zones urbanisées (3,7 %), mines, décharges et chantiers (3,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,1 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes de Montagnole étaient Montagnola ou Montaniola au cours de la période médiévale[12]. On trouve ainsi Ecclesia de Montaniola (vers 1100, dans les cartulaires de l'église Cathédrale de Grenoble), Parrochia de Montagnola (1260), Ecclesia Sancti Andree de Montaigniola (1497)[13].

Le toponyme est constitué montagnette ou montagne, qui bien que synonyme de mont, il désigne localement une « propriété située sur les hauteurs où l'on conduit les troupeaux en alpage »[14],[13] et du suffixe diminutif -ole[15].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Montanyoula, selon la graphie de Conflans[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La commune était habitée à l'époque gallo-romaine, comme en atteste la présence d'un temple de Diane sur lequel fut construite l'église d'origine (selon Histoire des communes savoyardes. Savoie - Volume 1 - Page 184 / 1983), et par ailleurs la maison de Maistre qui a été bâtie sur les fondations d'une villa gallo-romaine[17].

Vase antique de verre représentant des combats de gladiateurs.
Urne cinéraire.

Un « vase antique de verre représentant des combats de gladiateurs » a été trouvé à Montagnole vers 1856 par M. Vissol (alors syndic de Montagnole) comme publié dans les Mémoires de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie (Tome II) et décrit par M. Rabut (Tome VIII). Il est devenu la propriété de M. Charvet, antiquaire à Paris et a fait l'objet d'un ouvrage de 7 pages avec planche par M. François Lenormant (mémoires Tome X de 1866).

M. Rabut décrit très précisément dans sa Notice une urne cinéraire et une tasse (le vase ou bol ci-dessus) contenus dans une grande amphore brisée en terre rouge non vernie, avec un poignard en fer. Il signale aussi dans les alentours des débris de poterie romaine, quelques médailles de bronze et des fragments de vases et de tuiles.

Ce bol est maintenant au Metropolitan Museum (MET) à New York aux États-Unis (inventaire détaillé 81.10.245)[18], ainsi que l'urne cinéraire (inventaire sommaire 81.10.10)[19].

Paroisse et église[modifier | modifier le code]

Après l'écroulement du mont Granier, le , et la disparition du village de Saint-André, le décanat de Savoie est transféré à Montagnole où s'installe le doyen Jean d'Ambléon. Même si la paroisse rurale s'affaiblit peu à peu au profit de celle de Grenoble, Montagnole reste longtemps première paroisse du décanat (son curé va chercher les Saintes huiles à l'évêché de Grenoble - celui de Chambéry n'a été créé qu'en 1777 - pour les remettre aux autres paroisses)[20].

Vers la fin du XIVe siècle ou le début du suivant, une nouvelle église est construite.

Le curé de la paroisse trouva un petit denier d'argent qu'il confia au maire M.Vissol[21]. Le 2 septembre 1858 M. François Rabut fit lecture de sa publication « Denier de l’évêché de Saint Jean de Maurienne frappé à Aiguebelle au XIe siècle » et contenant la reproduction recto-verso de cette monnaie : il est remarquable que ces deniers d'Aiguebelle soient justement connus par plusieurs textes de transactions entre des personnes de Saint-André, l'évêque Hugues et l'église de Grenoble, en raison du transfert de Saint-André à Montagnole mentionné ci-dessus. Cette pièce déposée au musée, sera exposée par M.Bourbon-Vissol lors de l'Exposition d'objet d'art ouverte à Chambéry le 10 aout 1863, avec l'urne cinéraire et la tasse en verre gallo-romaines. Le denier se trouve toujours dans le médailler de Chambéry au musée savoisien.

La Lettre de Jean-Claude Têtu[modifier | modifier le code]

Joseph de Maistre, réfugié à Lausanne, publie en 1795 un pamphlet contre-révolutionnaire intitulé :Lettre de Jean-Claude Têtu, maire de Montagnole, à ses concitoyens. Ce libelle incisif, tiré à plusieurs milliers d'exemplaires, fut lu avidement en Savoie. Le Conseil général s'en émut et sollicita la République de Genève d'en faire saisir l'édition nouvelle; les genevois répondirent, avec un semblant de raillerie, que leurs lois s'opposaient à un pareil acte arbitraire, mais que, si le Conseil leur faisait passer les 9 000 livres en numéraires que devait coûter l'édition, ils se feraient un plaisir de la leur expédier tout entière, sans que personne en pût distraire un seul numéro[22][réf. incomplète].

Le duché de Savoie, envahie en 1792 par les troupes révolutionnaires françaises, est annexée à la France. Elle devient le 84e département français, le Mont-Blanc.

Contrairement à la légende, Jean-Claude Têtu n'a pas été maire de la commune. Il s'agit d'un pseudonyme du comte Joseph de Maistre pour éditer le une « satyre ingénieuse des maximes et des opinions qui étaient alors en vogue », selon l'ouvrage Les supercheries littéraires dévoilées, galerie des auteurs de Joseph Marie Quérard (1847)[23].

L'auteur précisera ensuite de J.C. Têtu qu'il l'avait voulu laboureur, parlant cependant français, et de Montagnole : « Un site sauvage, la simplicité des habitants, et des vins détestables, avaient fait de ce nom une espèce de plaisanterie » (Lettres et opuscules inédits du comte Joseph de Maistre, par Joseph Marie comte de Maistre, Rodolphe comte de Maistre, 1851).

Il est indiqué en 1893 dans la Revue des deux mondes - Volume 118 - Page 223 que J. de Maistre se serait inspiré de la demande en revendication d'un certain Têtu de Montagnole contre son voisin, alors qu'il était substitut. Les détails fournis, à savoir le patronyme Têtu, le Mas de Lélia, la parcelle 1708 de la mappe de 1738, sont cependant introuvables dans la Liste des parcelles par numéro avec noms des propriétaires et des lieudits relative à la mappe de 1732 (Archives départementale de la Savoie).

Période moderne[modifier | modifier le code]

La période moderne a été marquée par le développement puis l'extinction d'une activité industrielle d'extraction minière et de production de ciment.

Le Courrier du Valais du 6 mars 1856 (citant la Gazette de Savoie) précise que M.de Seras a trouvé dans la carrière de M.Vissol à Montagnole des pierres à ciment romain, et qu'ils en ont commencé l'exploitation afin de permettre à la Savoie de ne plus devoir l'importer de France, et d'Isère en particulier. MM Vissol et Duclos établissent en 1857 une première fabrique de ciment qui durera pendant trois à quatre ans : les fours étaient situés aux Domaines, sur la route du Granier, et le moulin à broyer la pierre aux Corneries[24]. Ensuite acquise par M. Castellazzo, puis par MM Routin et Grumel, la fabrique se trouve en 1878 à Vimines, sans que le mode de transport depuis Montagnole et alentours soit précisé[25].

Une intense activité d'extraction et de transformation de pierre à ciment a ensuite été développée à Montagnole par la famille Chiron, avant le rachat des Ciments Chiron par la société Vicat. La distance séparant les carrières, mines et usine du Pontet à Montagnole de l'usine de la Revériaz à Chambéry conduisit les Chiron à utiliser successivement des transports routiers, ferroviaires puis aériens en passant par Jacob-Bellecombette, pour finalement percer le Métro de Montagnole décliné en plusieurs variantes successives.

Certaines parties du territoire de la commune présentent par conséquent des risques d'effondrement liés à cette activité minière passée, ainsi qu'à la nature même d'autres secteurs[26], et sont à ce titre prises en compte au niveau du PLU[27]. À Pierre Grosse, au lieu-dit « Maisolée », se détache toujours l'imposante cheminée provenant du four de l'usine du Pontet, sans plus émettre les poussières qui ont tant fait réagir la population[28].

Longtemps agricole (cultures, dont du vin[25], et surtout pâturages), la commune est devenue résidentielle, intégrée au bassin de vie et d'emploi de Chambéry.

Une anecdote locale qui perdure : l'Ours de Montagnole, Lallet, personnage né en 1807 au hameau des Bocquets et mort en 1889 à l'hospice de la Charité de la préfecture. A la fois clochard, excentrique et farceur, il animait la commune (et pas seulement par son humour !) jusqu'au grand hôtel de France quai Nézin à Chambéry. Il servi de modèle à des artistes et photographes, dont des cartes postales qui le présentent avec la légende : « Type de paysan savoyard », ce qu'il n'était pas bien sûr (selon l'ouvrage L'humour savoyard de Paul Vincent - 1982).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie.

Le conseil municipal de Montagnole se compose du maire, de quatre adjoints et de 9 conseillers municipaux.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal :

Groupe Président Effectif Statut
SE Jean-Maurice Venturini 15 Majorité

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des derniers scrutins électoraux
1er score 2e score Participation
Élections européennes de 2014 26,58 % pour Jean-Marie Le Pen (FN) 26,03 % pour Renaud Muselier (UMP) 53,71 %
Élections municipales de 2014 98,22 % pour Christiane Marechal (SE) 98,22 % pour Martial Perrier (SE) 61,74 %
Élections législatives de 2012 56,40 % pour Christiane Brunet (DVD) 43,60 % pour Bernadette Laclais (PS) 61,49 %
Élection présidentielle de 2012 61,33 % pour Nicolas Sarkozy (UMP) 38,67 % pour François Hollande (PS) 89,81 %
Élections régionales de 2010 41,97 % pour Françoise Grossetête (UMP) 40,41 % pour Jean-Jack Queyranne (PS) 57,69 %
Élections cantonales de 2008 69,72 % pour Lionel Mithieux (MoDem) 30,28 % pour Paul Chevallier (PS) 55,64 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[29]
Période Identité Étiquette Qualité
? ? Etienne Morel ... Maire en 1806, 1807, 1811, 1813, 1814
? 1861 Jean Vissol ... Propriétaire, syndic (1856) et maire
1861 1862 Antoine Bourbon(-Vissol) ... Avocat à Chambéry, beau-frère du précédent
1862 1865 Gabriel Janin ... ...
1865 1870 Benoit Guillermin ... ...
1870 1871 Anthelme Ruissel ... ...
1871 1884 Benoit Guillermin ... ...
1884 1891 Jean Mailland ... ...
1891 ? André Dubonnet ... Maire en 1901,1906,1911
? ? Burdin ... Maire en 1921,1926
? ? Jelans ? ... Maire en 1931,1936
19 juin 1942[30] ? Jean-Pierre Cadoux ...  
1995 2001 Roger Berrux ... ...
2001 2008 Jean Maurice Venturini ... ...
mars 2008 En cours
(au 30 juin 2020[31])
Jean Maurice Venturini SE ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Montagnolais[17].

L'appellation médiévale des habitants de Montagnola ou Montaniola était les Montagnolains[12].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2019, la commune comptait 978 habitants[Note 3], en augmentation de 16,85 % par rapport à 2013 (Savoie : +3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
481518491754804912754733774
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
779794734702680646604575580
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
466532545538471492406347462
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 -
560653669713723800830978-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Il est à noter que depuis 1896 les recensements (disponibles auprès des Archives départementales de la Savoie) précisent dans leur récapitulation, en sus des nombres de maisons, ménages, individus, les nombres de français et d'étrangers. En 1896 la proportion est de 7 étrangers pour 646 individus, pour s'accroitre ensuite en raison de l'activité minière. 1906 : 8 sur 575, 1911 : 12 sur 580, 1921 : 18 sur 466, 1926 : 118 (dont 92 au Pontet : des familles italiennes dont les hommes travaillent pour Chiron frères selon les registres) sur 532, 1931 : 159 (dont 120 au Pontet) sur 545, 1936 : 150 (dont 97 au Pontet) sur 538. Ils logeaient entre autres au Pontet dans une grosse bâtisse à proximité immédiate des mines, ou à Chambéry dans le secteur de la Rue Lucien Chiron actuelle, en bas de la route venant de Montagnole. Leur contribution apparait sur la courbe entre la baisse liée à l'exode agricole et la croissance liée à l'habitat résidentiel.

Économie[modifier | modifier le code]

Vicat dispose jusqu'au 01-05-2022 d'une autorisation de production de 300 000 tonnes de granulats par an, plus précisément de graves (un mélange de sable et de gravillons), issus de la carrière de Montagnole[36], dont le transport sur le site de la Revériaz est assuré par la route, par des camions, et pourrait dans le cadre du renouvellement de cette autorisation être assuré à hauteur de 500 000 tonnes par une bande transporteuse empruntant l'ancien tunnel du Métro de Montagnole[37]. Une installation de stockage de déchets inertes ISDI (ex-CET de classe 3) avait été également envisagée à la demande du Préfet, en relation avec cette bande transporteuse, pour remonter les déchets en sens inverse de la descente des granulats[38].

Une présentation par Vicat au conseil municipal de Jacob-Bellecombette confirme le 11 mai 2021 ce projet de passer à la descente des 80 000 tonnes actuelles par an de granulats (limité par le transport routier) à 500 000 voire 800 000 tonnes en pointe, par une bande transporteuse, et de remonter des déblais venant des chantiers de BTP (100 000 tonnes actuelles par an)[39].

Par ailleurs, la station de chute de blocs rocheux de L'IFSTTAR (dans l'Université Gustave Eiffel depuis 2020) permet de mener des recherches et études au droit de la falaise de cette carrière au Pontet[40].

La commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[41],[42].

Le champ de tir des chasseurs alpins installé au Pas de la Fosse qui était utilisé avec de très gros calibres est maintenant réservé aux armes légères d'infanterie. Il a été fermé de 2011 à 2018 pour permettre de répondre aux nouvelles exigences liées à cette activité[43].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-André.

L'église de la commune est consacrée à Saint-André, puisque sa construction au XVe siècle fait suite à l'éboulement de 1248 du mont Granier provoquant la destruction du village du même nom dans la cluse de Chambéry et l'établissement du doyen représentant l'évêque de Grenoble à Montagnole. En mauvais état, elle est remplacée par l'église actuelle, construite au XVIIIe siècle[44].

Un important centre équestre est implanté sur le plateau de la commune, ainsi qu'un terrain de football, un terrain d'évolution, et deux courts de tennis. Une salle des fêtes de taille moyenne est située non loin de la mairie. Un monument aux morts de la Première et la Seconde Guerre mondiale a été construit à côté de la mairie, devant lequel les enfants de l'école chantent chaque année en l'honneur des soldats disparus.

Une petite école primaire (trois classes pour 30 élèves) était située dans le même bâtiment que celui de la mairie. Cette école bénéficiait de trois classes pour environ 30 élèves, de la maternelle au CM2. Une nouvelle école a été construite en 2007. En 2017, l'effectif est de 73 enfants.

Culture[modifier | modifier le code]

Diverses fêtes et concours sont organisés chaque année, telles les failles, la montée historique, la vente de diots-polente et de paella ainsi que le trail. Le tissu associatif local est très vivace de par l'aspect village de la commune. Les bénévoles sont très actifs afin de conserver ces activités.

Le Trail de Montagnole

Course à pied qui a lieu chaque année depuis 2008 en automne vers le mois de novembre. Cette course est organisée par l’association des MONT’RAILER. La distance à parcourir est de 22 kilomètres pour un dénivelé de 1 100 mètres[45].

Le Championnat du monde de cyclisme sur route en 1989

Il eut lieu en à Chambéry avec la « côte de Montagnole » comme principale difficulté (les professionnels homme ont parcouru 21 fois la boucle de 12 km, pour un total de 259 km) et il fut remporté respectivement pour les professionnels par Jeannie Longo et Greg LeMond[46]. Toujours balisé (photo de la borne n°22 sur la D6)[47], de nombreux amateurs (photo d'une amatrice au milieu de la côte)[48] affrontent encore cette côte chaque année (2 circuits l'empruntant sont proposés)[49][pertinence contestée].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Vissol (né à Chambéry, décédé le 23 août 1861 à Montagnole, à 43 ans), connu comme le premier exploitant du ciment de Montagnole[24], découvreur d'antiquités gallo-romaine (actuellement conservées au Metropolitan Museum of Art)[18],[19], syndic, puis maire de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bachasson Marif, Petite histoire de Montagnole, La Fontaine de Siloé, 2001. 255p. (ISBN 2-84206-172-1).
  2. Commune de Montagnole, « Histoire et patrimoine », sur mairie-montagnole.fr.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Chambéry », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Chambéry », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. a et b Histoire des communes savoyardes, 1984, p. 183.
  13. a et b Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 290..
  14. Aimé Constantin, Joseph Desormaux, Dictionnaire savoyard, Annecy, Académie florimontane, (lire en ligne), p. 275.
  15. Henry Suter, « Mons », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en ).
  16. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  17. a et b « Histoire de Montagnole », sur Mairie de Montagnole, (consulté le )
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