Barraux

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Barraux
Mairie et église de Barraux
Mairie et église de Barraux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Haut-Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Christophe Engrand
2014-2020
Code postal 38530
Code commune 38027
Démographie
Gentilé Barrolins
Population
municipale
1 883 hab. (2014)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 07″ nord, 5° 58′ 42″ est
Altitude Min. 241 m
Max. 950 m
Superficie 11 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-barraux.fr

Barraux est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont les Barrolins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vue générale de Barraux.

Barraux est un village situé dans la vallée du Grésivaudan mais surtout en surplomb de celle-ci (seul le quartier de la Gache est dans la vallée). Le centre du village est situé à 3 km de Pontcharra, petite ville de 7320 habitants au cœur de la grande vallée du Grésivaudan. Barraux est situé à 22 km de Chambéry et à 35 km de Grenoble. Les communes limitrophes avec Barraux sont Sainte-Marie-du-Mont, La Buissière, La Flachère, Pontcharra et Chapareillan.

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Géologie[modifier | modifier le code]

La carrière de sable sous le fort Barraux.

Le « cône alluvial de Chapareillan et la carrière de l'Arénier » constituent un site géologique remarquable de 55,79 hectares sur les communes de Barraux et Chapareillan. En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

La société cimentière Vicat exploite une carrière de sable à ciel ouvert situé sous le fort[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bourg est traversé par le ruisseau du Séchident, canalisé au-dessous de la maison Bèque, tandis que le ruisseau des Dégouttés traverse le hameau du Fayet. Autres ruisseaux : La Fourchette, Le Furet, La Maladière, Le Rif Mort[3]. La cascade du Furet est accessible par un chemin balisé.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ancienne gare de Barraux du Tramway Grenoble - Chapareillan

Autrefois, la gare de Barraux se trouvait sur la ligne du tramway Grenoble - Chapareillan.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune, dans son ensemble, comprend plusieurs quartiers que sont :

  • le Centre du Village
  • la Cuiller
  • Beauregard, La Frette
  • Le Fayet
  • La Gache

Le centre du village de Barraux regroupe les quartiers suivants : Centre Village, Le Carré, la Rua et La Croix.

La Gache est un hameau situé dans la vallée du Grésivaudan, il est divisé en trois quartiers : La Gache, Le Haut de la Gache et enfin la zone artisanale de La Gache-Pontcharra actuellement en plein développement (environ 20 entreprises sont installées).

Le quartier du Carré étaient autrefois un centre de fabrication de gants d'où le nom de la rue de La Ganterie située au centre qui abritait jadis la plus grande fabrique de gants de la Commune. Un magasin avec une petite fabrique était situé au début de la rue du Fort près de l'école primaire.

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Barraux au XIXe siècle, illustré par Alexandre Debelle (1805-1897).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 2008 Jean Vettier    
2008 en cours
(au avril 2014)
Christophe Engrand UMP-LR Conseiller départemental depuis 2015

Jumelages[modifier | modifier le code]

Barraux est jumelé avec le village de Lanhouarneau, dans le Finistère.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2012, pour sa politique de sauvegarde de la population, la ville est labellisée « Pavillon orange »[4] par le Haut Comité Français pour la Défense Civile.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 883 habitants, en augmentation de 2,28 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 312 1 318 1 244 1 286 1 452 1 608 2 029 1 595 1 731
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 885 1 917 1 481 1 446 1 406 1 354 1 322 1 172 1 158
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 067 1 208 1 014 794 772 870 788 800 777
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
800 800 871 939 1 214 1 474 1 713 1 862 1 883
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hector de Maniquet, seigneur du Fayet, maître-d'hôtel du roi Charles IX;
  • Charles d'Angoulême, fils naturel de Charles IX et de Marie Touchet, dame de Belleville, né en 1573 au château du Fayet à Barraux, Grand Prieur de France, comte d'Auvergne, homme de guerre, mémorialiste.
  • Joseph Laurent de Villard dit Villard le Poète né à Barraux en 1753, officier suisse du régiment de Sonnenberg, auteur de chansons humoristiques et de poésies.
  • La famille Thouvard, originaire de La Chapelle-Blanche (à présent en Savoie), vient s'établir à Barraux quand son village d'origine est rattaché au royaume du Piémont lors de la rectification de frontière qui courre jusqu'au comté de Nice. Entrepreneurs de fortifications, certains deviennent banquiers à Grenoble (Alcide Thouvard), d'autres entrepreneurs de travaux publics (Musée-bibliothèque de Grenoble, sanctuaire de la Salette). De ces derniers procèdent les Thouvard qui ont dirigé durant trois quarts de siècle la papeterie de Renage et épaulé la défense de l'Église face à la montée de l'anti-christianisme (alias anti-cléricalisme) (Grande Chartreuse entre autres affaires).
  • François-Paul Berthier (1772-1856), militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.
  • Jules Victor Gratier, né à Barraux en 1863, général de division, s'est illustré durant la Première Guerre mondiale.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte 2 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[9] et 1 lieu répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[10] : le Fort Barraux et le Château du Fayet avec son parc.

Patrimoine laïc[modifier | modifier le code]

Fort Barraux

Le fort Barraux, à fortifications en étoile, autrefois appelé fort Saint-Barthélémy, est pris par Lesdiguières en 1598 au duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier, qui venait de le faire construire (1597). Vauban le visite en 1692 sur ordre de Louis XIV et ordonne des travaux pour consolider la frontière avec la Savoie. Ces travaux sont réalisés et achevés en 1770[11]. Prison en 1793, Barnave y séjourne. Entre 1900 et 1933, Barraux est desservi par le Tramway Grenoble - Chapareillan. Camp d'officiers prisonniers allemands entre 1914 et 1918. Camp d'internement pour les juifs, résistants et trafiquants du marché noir de 1941 à 1948. Dépôt de munitions de la division alpine jusqu'en 1988. La chapelle, l'enceinte, le fossé et le pavillon du fort font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 23 août 1990[12].

Château du Fayet

Le château du Fayet, des XIIe et XVIe siècles[13], est où est né Louis Laurent Fayd'herbe de Maudave et où Marie Touchet a accouché d'un enfant de Charles IX de France. Gustave Rivet acheta ce château en 1894 et y séjourna surtout dans les dernières années de sa vie. La terrasse et la cheminée du château font l'objet d'une inscription au titre des monument historique par arrêté du 4 janvier 1988[14]. Menuiserie remarquable. Il est propriété d'une personne privée.

motte castrale du Châtelard[13]
maison forte de Barraux[13]
Château de Barraux, dit de Maximy[13]
mairie de Barraux, dans l'ancien prieuré de l'église du XIe siècle[13]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin, église néo-gothique, du XIXe siècle[13]

Galerie[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En mars 2017, la commune confirme le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. Franck Grassaud, Les habitants de Barraux (Isère) ont-ils raison d'être inquiets à l'heure de l'extension de la carrière Vicat? , France 3 Alpes, daté le 1er mars 2016, mis à jour le 13 décembre 2016 (accès le 6 août 2017)
  3. Sylvie Vallet (éd.) et alii, PLU de la Commune de Barraux. Projet d’Aménagement et de Développement Durables, www.reseaudescommunes.fr (accès le 6 aout 2017).
  4. Villes labellisées 4 étoiles, www.pavillon-orange.org
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Liste des monuments historiques de la commune de Barraux », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Liste des lieux et monuments de la commune de Barraux à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Robert Bornecque, « Par monts et par Vauban », in L’Alpe, Citadelles d’altitude, no 37, juin 2007, p. 14
  12. Notice no PA00117119, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. a, b, c, d, e et f Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 155-161
  14. « Château du Fayet », notice no PA00117118, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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