Saint-Hilaire (Isère)

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Saint-Hilaire
Prise de vue du funiculaire depuis le sentier du Pal de Fer. En arrière plan : le hameau de Montfort (Crolles) au centre et Froges de l'autre côté de l'Isère.
Prise de vue du funiculaire depuis le sentier du Pal de Fer. En arrière plan : le hameau de Montfort (Crolles) au centre et Froges de l'autre côté de l'Isère.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Le Moyen Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Jean-Bernard Allan
2014-2020
Code postal 38660
Code commune 38395
Démographie
Gentilé Saint-Hilairois
Population
municipale
1 330 hab. (2014)
Densité 154 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 39″ nord, 5° 53′ 15″ est
Altitude Min. 647 m – Max. 2 060 m
Superficie 8,61 km2
Localisation

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Saint-Hilaire
Liens
Site web www.sainthilairedutouvet.com

Saint-Hilaire est une commune française située sur le Plateau des Petites Roches dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Saint-Hilairois (Saint-Hilairoises).

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama de Saint-Hilaire du Touvet.

La commune se situe sur le Plateau des Petites-Roches, un balcon naturel, en bordure orientale du Massif de la Chartreuse, dominé par la Dent de Crolles, qui renferme un labyrinthe souterrain.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

L'« ancienne cimenterie de Crolles » est un site géologique remarquable de 1,52 hectares qui se trouve sur les communes de Saint-Hilaire et de Crolles. En 2014, il est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Hilaire
Saint-Pierre-de-Chartreuse Saint-Bernard La Terrasse
Saint-Hilaire Lumbin
Saint-Pancrasse Crolles

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1977 George Rieussec    
1977 1989 Claude Galaup    
1989 1995 Christiane Pauget PS  
1995 2001 Colette Gravier    
2001 2014 Pierre Boisselier[2]    
2014 2016
(démission)
Jean-Bernard Allan DVG Retraité Fonction publique
2016 → en cours Philippe Wack DVG  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 330 habitants, en diminution de -12,21 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
518 330 397 404 451 482 467 421 421
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
417 390 395 403 403 395 380 363 326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
271 268 241 219 313 618 1 741 2 188 2 300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 307 987 1 131 1 298 1 423 1 248 1 734 1 515 1 330
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sapeurs-pompiers[modifier | modifier le code]

La caserne est de conception récente (1999) et moderne ; anciennement située dans les actuels garages communaux de Saint-Hilaire, elle a migré un peu plus loin au niveau du rond-point.

C'est une caserne composée exclusivement de sapeurs-pompiers volontaires, dont les effectifs varient aux alentours d'une vingtaine de personnes et dont les membres habitent le plateau. L'appel est effectué au moyen d'un bip porté par les sapeurs-pompiers en permanence et chaque commune du plateau dispose d'une sirène. Depuis l'été 2006, l'appel est sélectif : seul l'équipage au départ est appelé (système TAGIS). Les sapeurs-pompiers se mettent disponibles depuis un ordinateur ou leur mobile : ils ne peuvent être appelés que s'ils sont disponibles au planning.

La caserne effectue aux environs de 110 sorties par an, presque exclusivement sur le plateau, bien que tous les pompiers soient départementalisés depuis 1999. Le centre étant un centre isolé, les pompiers réalisent exceptionnellement des sorties en renfort dans l'Isère (ou le reste de la France comme pour l'été brûlant 2003 où le CCF de la caserne a parcouru les routes et feux de l'Isère pendant tout l'été).

Le centre est équipé des véhicules suivants :

  • un VSAV-HR (Véhicule de Secours et d'Assistance au Victimes - Hors Route)
  • une VLTT (Véhicule Léger Tout Terrain)
  • un VLHR (Véhicule Léger Hors Route)
  • un VTU (Véhicule Toutes Utilités)
  • un CCR (Camion Citerne Rural)

La dotation, relativement riche, est due à l'éloignement du centre des autres moyens de secours. Les centres les plus proches qui partent en premier renfort sont ceux de Crolles et du Touvet.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Coupe Icare 2005.

Vol libre : grand rendez-vous annuel des libéristes du monde entier (chaque année en septembre) : la Coupe Icare.

Santé[modifier | modifier le code]

Actuellement en cours de démolission, les établissements sanitaires de Saint-Hilaire ont accueilli les convalescents et les malades après leurs périodes d'hospitalisation[7].

Sports[modifier | modifier le code]

Club de ski du plateau des Petites Roches favorisant une pratique loisir en ski alpin, ski de fond et snowboard.
  • FC Petites Roches-Saint-Hilaire
Petit club de football regroupant les villages des Petites Roches.
Club de judo affilié à la fédération française de judo proposant des cours de judo, ju-jitsu et de taïso.
  • deux courts de tennis extérieurs éclairés
  • des trampolines sécurisé par élastiques pour l'acrobungy sont à disposition proche de la gare haute du funiculaire.

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Station de ski :

  • Ski alpin : 10 pistes (bleues, vertes, rouges), 5 téléskis, 13 canons à neige
  • Ski de fond : une piste bleue de 5 km, « Les Dioux »

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le funiculaire en 1970

Aucun château s'est conservé jusqu'à nos jours. Au Moyen Âge, le château épiscopal de Saint-Hilaire-du-Touvet se trouvait à la place du "Chalet", proche de la gare de la funiculaire. En contrebas du Chalet il y avait la basse-cour fortifiée, au lieu-dit Pré de la Cour, toponyme qui en conserve la mémoire[7].

Construit dans les années 1920, il réalise l'exploit de gravir la pente la plus forte d'Europe (83 % par endroits) et permet de gravir les 740 mètres de dénivellation en 20 minutes. Ouvert d'avril à mi-décembre avec possibilité de visiter la machinerie à la gare haute, ce funiculaire réalisé à voie unique sur 1 480 mètres comporte une courte section à doubles voies à mi-parcours pour autoriser le croisement des deux voitures.
  • Établissements hospitaliers
La commune abrite trois anciens sanatoriums reconvertis en établissements hospitaliers de convalescence et de rééducation. La construction de ces établissements remonte au début du XXe siècle, la ligne du funiculaire fut construite pour pouvoir amener les matériaux pour la construction de Rocheplane, le plus ancien des trois, sur le site du Plateau des Petites-Roches difficile d'accès.
  1. AMM Rocheplane : ancien sanatorium de l'Association métallurgique et minière ouvert en 1929.
  2. Centre médico-chirurgical (CMC) Les Petites-Roches : ancien sanatorium des Petites-Roches ouvert en 1933.
  3. Centre médico-universitaire Daniel Douady (CMUDD) : ancien Centre universitaire de cure, ancien sanatorium des étudiants de France ouvert en 1935.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • une bibliothèque
  • le "laboratoire d'Icare" est un espace muséographique et de découverte de l'univers aérien, en présentant les expériences de Da Vinci, Newton et Galilée, des jeux sur l'air, la gravité et le vol, le fonctionnement de la funiculaire et son histoire, et les films de la Coupe Icare.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Hilaire Blason D'argent au chevron d'azur accompagné en pointe d'une mitre de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. Réélu en avril 2008 (Communes et maires de L'Isère sur le site de la Préfecture de l'Isère
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 453-454