Saint-Hilaire (Isère)

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Saint-Hilaire
Saint-Hilaire (Isère)
Saint-Hilare en 2016, un jour de la Coupe Icare.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Le Moyen Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Jean-Bernard Allan
2014-2020
Code postal 38660
Code commune 38395
Démographie
Gentilé Saint-Hilairois
Population
municipale
1 348 hab. (2015 en diminution de 12,01 % par rapport à 2010)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 39″ nord, 5° 53′ 15″ est
Altitude Min. 647 m
Max. 2 060 m
Superficie 8,61 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.petites-roches.org/hilaire.html https://sainthilairedutouvet.com/

Saint-Hilaire est une commune française située sur le Plateau des Petites Roches dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Située en région grenobloise, elle accueille notamment la Coupe Icare, plus grande manifestation mondiale de vol libre.

Ses habitants sont appelés les Saint-Hilairois (Saint-Hilairoises).

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama de Saint-Hilaire au bord de la falaise.

La commune se situe sur le plateau des Petites Roches, un balcon naturel, en bordure orientale du Massif de la Chartreuse, dominé par la Dent de Crolles, qui renferme un labyrinthe souterrain.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

L'« ancienne cimenterie de Crolles » est un site géologique remarquable de 1,52 hectares qui se trouve sur les communes de Saint-Hilaire et de Crolles. En 2014, il est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Transport[modifier | modifier le code]

Le funiculaire en 1970.


Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Hilaire
Saint-Pierre-de-Chartreuse Saint-Bernard La Terrasse
Saint-Hilaire Lumbin
Saint-Pancrasse Crolles

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le château épiscopal de Saint-Hilaire-du-Touvet se trouvait à la place du "Chalet", proche de la gare de la funiculaire. En contrebas du Chalet, il y avait la basse-cour fortifiée, au lieu-dit Pré de la Cour, toponyme qui en conserve la mémoire. Aucun château ne s'est conservé jusqu'à nos jours[2].


Aucun grand événement ni bataille marquante n'ont marqué l'histoire se Saint-Hilaire. On se contentera de fournir quelques dates qui ont marqué la vie des habitants de Saint-Hilaire.

Les terres de Saint-Hilaire ont été longtemps (du Moyen Âge à la révolution) propriété des évêques de Grenoble. Droit que les évêques avaient acquis par donations de riches propriétaires (ex Les Porte-Traine), de transferts (ex prieure de Saint-Martin de Misere à l'évéché), par échange (ex avec le seigneur de Montfort) ou par achats. Un document daté de 1260 fait référence aux chefs de famille de Saint-Hilaire jurant fidélité à l' évêque de Grenoble. Cette fidélité durera jusqu'à la Révolution.

1293 construction par les évêques du château de Saint-Hilaire. Ce n’était pas un château mais plutôt une maison forte. C'était la résidence des représentants (les châtelains) des évêques qui administraient leurs biens et rendaient la justice. Il servait de résidence secondaire aux évêques. En 1495 il était encore en bon état. Il fut abandonné à la fin du XVIIe siècle. Du château il ne reste qu’un souvenir et le nom d’un lieu-dit le Pré de la Cour (de la cour de justice).

Le 25 juillet 1319 les habitants de Saint-Hilaire et de Saint-Pancrasse furent exemptés de leurs servitudes Ils devenaient des hommes libres. Ils obtenaient par exemple le droit de se marier avec une personne d'une autre commune. Cependant il fallut attendre 1423 pour voir abolir le droit de main-morte qui permettait au seigneur de récupérer les biens d'un défunt sans descendance directe.

24 février 1790 élection du premier maire de Saint Hilaire, Jean Vial.

1836 ouverture de la première école chez des particuliers. Il faut attendre 1862 pour que Saint-Hilaire se dote d’une école dédiée pour garçon et 1872 pour celle des filles.

1865 ouverture de la route La Terrasse - St Bernard. 1888 ouverture de la route des tunnels Les Eymes - St Pancrasse. Avant l'ouverture de ces routes on pouvait accéder de la vallée au plateau des Petites Roches soit par le chemin du Manival (St Ismier - Les Baures) soit par le chemin de Craponoz (Bernin - St Pancrasse) soit par le Pas de fert (Montfort - St Hilaire) soit par le chemin du Grand Mollard (La Terrasse - St Bernard)

1898 Henri Fabre lance du bec Margain un aéroplane qui atterri à Lumbin.

1903 Installation de cabines téléphoniques

1923 inauguration du funiculaire construit pour transporter les matériaux nécessaires à la construction des sanatoriums il fut ouvert au public en 1924.

1924 Création du Syndicat d'Initiative et construction de la table d'orientation.

1928 Installation du réseau électrique

1929 inauguration du sanatorium de l'AMM. Les deux autres suivront en 1933.

1929 Installation du bureau de poste (dans l'école des filles).


Durant la seconde guerre mondiale la résistance présente sur le plateau n’avait pas fait de St Hilaire un lieu d’affrontement mais une base de repos, de soin et de convalescence en utilisant les facilités offertes par les sanas et la bienveillance de leurs directeurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1977 George Rieussec    
1977 1989 Claude Galaup    
1989 1995 Christiane Pauget PS  
1995 2001 Colette Gravier    
2001 2014 Pierre Boisselier[3]    
2014 2016
(démission)
Jean-Bernard Allan DVG Retraité Fonction publique
2016 → en cours Philippe Wack DVG  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2015, la commune comptait 1 348 habitants[Note 1], en diminution de 12,01 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
518330397404451482467421421
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
417390395403403395380363326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2712682412193136181 7412 1882 300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 3079871 1311 2981 4231 2481 7341 5151 330
2015 - - - - - - - -
1 348--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sapeurs-pompiers[modifier | modifier le code]

La caserne est de conception récente (1999) et moderne ; anciennement située dans les actuels garages communaux de Saint-Hilaire, elle a migré un peu plus loin au niveau du rond-point.

C'est une caserne composée exclusivement de sapeurs-pompiers volontaires, dont les effectifs varient aux alentours d'une vingtaine de personnes et dont les membres habitent le plateau. L'appel est effectué au moyen d'un bip porté par les sapeurs-pompiers en permanence et chaque commune du plateau dispose d'une sirène. Depuis l'été 2006, l'appel est sélectif : seul l'équipage au départ est appelé (système TAGIS). Les sapeurs-pompiers se mettent disponibles depuis un ordinateur ou leur mobile : ils ne peuvent être appelés que s'ils sont disponibles au planning.

La caserne effectue aux environs de 110 sorties par an, presque exclusivement sur le plateau, bien que tous les pompiers soient départementalisés depuis 1999. Le centre étant un centre isolé, les pompiers réalisent exceptionnellement des sorties en renfort dans l'Isère (ou le reste de la France comme pour l'été brûlant 2003 où le CCF de la caserne a parcouru les routes et feux de l'Isère pendant tout l'été).

Le centre est équipé des véhicules suivants :

  • un VSAV-HR (Véhicule de Secours et d'Assistance au Victimes - Hors Route)
  • une VLTT (Véhicule Léger Tout Terrain)
  • un VLHR (Véhicule Léger Hors Route)
  • un VTU (Véhicule Toutes Utilités)
  • un CCR (Camion Citerne Rural)

La dotation, relativement riche, est due à l'éloignement du centre des autres moyens de secours. Les centres les plus proches qui partent en premier renfort sont ceux de Crolles et du Touvet.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Coupe Icare 2005.

Vol libre : grand rendez-vous annuel des libéristes du monde entier (chaque année en septembre) : la Coupe Icare.

Santé[modifier | modifier le code]

Actuellement en cours de démolition, les établissements sanitaires de Saint-Hilaire ont accueilli les convalescents et les malades après leurs périodes d'hospitalisation[2].

Sports[modifier | modifier le code]

Club de ski du plateau des Petites Roches favorisant une pratique loisir en ski alpin, ski de fond et snowboard.
  • FC Petites Roches-Saint-Hilaire
Petit club de football regroupant les villages des Petites Roches.
Club de judo affilié à la fédération française de judo proposant des cours de judo, ju-jitsu et de taïso.
  • deux courts de tennis extérieurs éclairés
  • des trampolines sécurisé par élastiques pour l'acrobungy sont à disposition proche de la gare haute du funiculaire.

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Station de ski :

  • Ski alpin : 10 pistes (bleues, vertes, rouges), 5 téléskis, 13 canons à neige
  • Ski de fond : une piste bleue de 5 km, « Les Dioux »

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église se Saint-Hilaire :

En 1827 fut pris la décision de remplacer l’ancienne église devenue insalubre par une nouvelle. François Gerente curé se Saint-Hilaire fut le principal artisan de cette décision. Après de longues tergiversation il fut décider de construire la nouvelle église sur les ruine de l’ancienne. Pierre Chatain de Saint-Hilaire dirigea les travaux. Une grande partie des matériaux utilisés furent pris sur les ruines du château épiscopal. La construction fut financée par le curé François Gerente lui-même et par les habitants de Saint-Hilaire. Le 7 août 1931 l’évêque consacra cette nouvelle église. Peu de temps après Pierre Gerente quitta le plateau pour rentrer au couvent de la Grande Chartreuse.

En 1832 furent fondues et installées les deux cloches, une en si bémol et l'autre en ré.

En 1836 une orgue mécanique fut installée derrière l'autel.

En 1855 la nef de l'église qui était enterrée fut remise au niveau du sol et l'église avait acquis son aspect actuel.

Les vitraux des chapelles latérales datent de 1964.

Prise de vue du funiculaire depuis le sentier du Pal de Fer. En arrière-plan : le hameau de Montfort (Crolles) au centre et Froges de l'autre côté de l'Isère.
Construit dans les années 1920, il réalise l'exploit de gravir la pente la plus forte d'Europe (83 % par endroits) et permet de gravir les 740 mètres de dénivellation en 20 minutes. Ouvert d'avril à mi-décembre avec possibilité de visiter la machinerie à la gare haute, ce funiculaire réalisé à voie unique sur 1 480 mètres comporte une courte section à doubles voies à mi-parcours pour autoriser le croisement des deux voitures.
  • Établissements hospitaliers
La commune abrite trois anciens sanatoriums reconvertis en établissements hospitaliers de convalescence et de rééducation. La construction de ces établissements remonte au début du XXe siècle, la ligne du funiculaire fut construite pour pouvoir amener les matériaux pour la construction de Rocheplane, le plus ancien des trois, sur le site du plateau des Petites Roches, difficile d'accès.
  1. AMM Rocheplane : ancien sanatorium de l'Association métallurgique et minière ouvert en 1929.
  2. Centre médico-chirurgical (CMC) Les Petites-Roches : ancien sanatorium des Petites-Roches ouvert en 1933.
  3. Centre médico-universitaire Daniel Douady (CMUDD) : ancien Centre universitaire de cure, ancien sanatorium des étudiants de France ouvert en 1935.
  • La pierre à cupules de Saint-Hilaire-du-Touvet a été déplacée. Actuellement elle se trouve déposée au flanc de l'église[8]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • une bibliothèque
  • le "laboratoire d'Icare" est un espace muséographique et de découverte de l'univers aérien, en présentant les expériences de Da Vinci, Newton et Galilée, des jeux sur l'air, la gravité et le vol, le fonctionnement de la funiculaire et son histoire, et les films de la Coupe Icare.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Hilaire Blason D'argent au chevron d'azur accompagné en pointe d'une mitre de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 453-454
  3. Réélu en avril 2008 (Communes et maires de L'Isère sur le site de la Préfecture de l'Isère
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Localisation de la pierre à cupules de Saint-Hilaire-du-Touvet : 45° 18′ 29″ N, 5° 53′ 13″ E