Myans

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Myans
Entrée dans Myans, commune du parc naturel régional de Chartreuse.
Entrée dans Myans, commune du parc naturel régional de Chartreuse.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Montmélian
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Savoie
Maire
Mandat
Jean-Pierre Guillaud
2014-2020
Code postal 73800
Code commune 73183
Démographie
Gentilé Myannérains
Population
municipale
1 155 hab. (2014)
Densité 323 hab./km2
Population
aire urbaine
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 55″ nord, 5° 59′ 13″ est
Altitude Min. 290 m – Max. 347 m
Superficie 3,58 km2
Localisation

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Liens
Site web www.myans.fr

Myans est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Myans est une commune de 358 hectares (3,58 km2) située au centre de la cluse de Chambéry, à environ 10 kilomètres de la ville de Chambéry, chef-lieu du département de la Savoie. Cette cluse sépare les massifs alpins des Bauges au nord-est et de la Chartreuse au sud-ouest, mais Myans s'y trouvant relativement au centre, son dénivelé total reste limité, de 290 à 347 mètres d'altitude (dénivelé beaucoup moins important que pour de nombreuses autres communes du bassin chambérien). La commune fait malgré tout partie du parc naturel régional de la Chartreuse, dont elle est la plus proche (en comparaison avec les Bauges).

Le faible dénivelé présent sur la commune de Myans (de 57 mètres) n'induit pas pour autant une absence totale de relief. En effet, Myans est constituée de petites collines, issues de l'éboulement du mont Granier en 1248, et constituant les Abymes de Myans (aussi présentes sur les communes voisines des Marches et d'Apremont).

Myans comprend sinon un chef-lieu et divers hameaux répartis sur un territoire composé principalement de pâturages et de vignobles. Côté hydrologie, le ruisseau du Bondeloge[1] traverse la commune et l'Albanne, rivière provenant de Chartreuse, la longe sur sa limite nord-ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Myans possède au total sept communes limitrophes. Il s'agit des Marches au sud/sud-est, d'Apremont à l'ouest/sud-ouest, de Saint-Baldoph au nord-ouest, sur une très courte distance de la Ravoire au nord et de Challes-les-Eaux au nord-est (moins de 500 mètres), de Saint-Jeoire-Prieuré et Chignin à l'est. Parmi ces communes, quatre appartiennent à la communauté d'agglomération de Chambéry métropole (au nord de Myans, de Saint-Baldoph à Saint-Jeoire-Prieuré).

Communes limitrophes de Myans
Saint-Baldoph La Ravoire Challes-les-Eaux,
Saint-Jeoire-Prieuré
Apremont Myans Saint-Jeoire-Prieuré,
Chignin
Apremont Les Marches Les Marches

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La disposition de l'étendue de Myans fait que la commune voit passer sur son territoire deux courtes portions (moins d'1 kilomètre) de l’autoroute A43 rejoignant Lyon à l'Italie via la vallée de la Maurienne et le tunnel du Fréjus. En arrivant de Lyon et a fortiori de Chambéry, l'autoroute traverse une première fois, sur environ 900 mètres, la commune au nord en arrivant de la Ravoire, puis la longe avant de la retraverser au sud-est, sur un court kilomètre, et de continuer sur la commune des Marches. En outre, une sortie existe à chaque extrémité de la commune, la no 20 au nord et la no 21 au sud-est, la dernière avant la gare de péage de Chignin. Cette autoroute permet également une relation directe pour Grenoble par la bifurcation vers l'autoroute A41 Sud après Chignin, et Annecy et Genève par l’A41 Nord après l'échangeur de Chambéry-nord.

Cette autoroute est le seul axe routier majeur sur la commune de Myans. La départementale 1006, ex-Nationale 6, longe la commune par l’est à Saint-Jeoire-Prieuré et ne la traverse donc pas. Myans est principalement quadrillée par un réseau de petites routes départementales et communales liant les différents hameaux.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Myans est traversée sur un kilomètre, au même emplacement que la portion nord de l’autoroute A43, par la ligne ferroviaire dite ligne de la Maurienne de Culoz à Modane et à la frontière italienne via Chambéry. La gare ferroviaire la plus proche est aujourd'hui (depuis la fermeture de la gare de Chignin-Les Marches) la gare de Montmélian située à moins de sept kilomètres à l'est.

La gare de Chambéry - Challes-les-Eaux, située à une dizaine de kilomètres au nord-ouest, permet un accès direct par TGV pour Paris (trajets d'environ 3 heures), ainsi que pour Turin et Milan en Italie. Les relations par TER Rhône-Alpes permettent quant à elles des liaisons directes vers les villes de Lyon, Grenoble, Annecy, Genève (Suisse) et les vallées alpines que sont la Tarentaise et la Maurienne.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche de Myans est l'aéroport de Chambéry-Savoie situé au sud du lac du Bourget sur la commune de Voglans au nord de Chambéry à environ 15 kilomètres de la commune.

Plus proche, à Challes-les-Eaux se trouve également l’aérodrome de Chambéry - Challes-les-Eaux, situé à cinq kilomètres plus au nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme de « Myans » tout comme celui de « Moens » dérive de l'anthroponyme burgonde. Il provient d'un *Môdingos, « chez les Môdingi », dérivé du nom propre Moda, Modo[2].

Le lieu est mentionné dans le Cartulaire de la Cathédrale de Grenoble (v. 1100) — le décanat de Savoie dépendait de l'évêché de Grenoble — avec Ecclesia de Meianes, ou encore v. 1340 avec Capella de Means[3].

Chacusard est le nom d'un hameau, mais aussi l'ancien nom de la paroisse[4]. Le nom est mentionné, vers 1100, dans le cartulaire de la cathédrale de Grenoble, sous la forme de Jacusa[5]. Il semble que le toponyme dérive d'un nom d'homme selon l'abbé Gros[5].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Myan, selon la graphie de Conflans[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Myans a été créée en 1881 par scission d' avec la commune des Marches[4],[7]. C'est ainsi que le décret no 10759 du 29 avril 1881 « distrait la section de Myans-Chacusard de la commune des Marches, pour en former une municipalité distincte » (bulletin des lois de la République Française no 629 p. 910, 1881).

La paroisse de Myans portait le nom de Chacusard. Elle fut détachée de celle des Marches en 1458, puis instituée en 1803[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
29 avril 1881 (création commune) 18 mai 1884 Jean Perret    
18 mai 1884 10 janvier 1886 (décès) Pierre Collomb    
25 février 1886 20 mai 1888 Joseph Grumel    
20 mai 1888 23 mars 1890 Jean Perret    
23 mars 1890 15 mai 1892 Pierre Léger    
15 mai 1892 15 mai 1904 Joachim Rossi    
15 mai 1904 17 mai 1908 Joseph Girard    
17 mai 1908 28 juillet 1938 (décès) Clément Grumel    
02 octobre 1938 décembre 1940 Michel Chaffardon    
janvier 1941 août 1944 Jean Bernard    
septembre 1944 mars 1971 Louis Billard    
mars 1971 mars 2001 Pierre Billard    
mars 2001 mars 2014 Bernard Besson    
mars 2014 en cours
(au mars 2015)
Jean-Pierre Guillaud ...  

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Myannais[8].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1881. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 155 habitants, en augmentation de 6,26 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
454 447 553 434 430 436 418 391 401
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
395 373 371 384 340 394 541 732 719
1999 2004 2009 2014 - - - - -
730 922 1 087 1 155 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les travaux du sanctuaire de la Vierge Noire débutent en 1452. Le sanctuaire est créé à la suite d'un glissement de terrain dans la montagne de la Chartreuse provoquant l'écroulement d'une importante partie du Mont Granier le 24 novembre 1248. Celui-ci fait 5 000 morts mais s'arrête juste devant une petite chapelle dédiée à Marie. Les habitants y voient là un miracle, et deux siècles plus tard le comte de Montmayeur fait venir de Belley quatre religieux franciscains et leur confie la tâche de bâtir une petite église[12].

Les travaux commencent en 1452. La crypte est bénie en 1458 puis les moines construisent au-dessus de la crypte une autre chapelle pour leurs offices en 1498[13].

De 1450 jusqu'à 1792, ce sont les moines franciscains qui accueillent les pèlerins. En septembre 1792, les Révolutionnaires français aux ordres du marquis de Montesquiou envahissent la Savoie. Ils saccagent le sanctuaire et la Vierge noire (la tête et l'enfant) cassée à coups de pieds. En 1803, elle est ressortie puis réparée en 1870 et 1890[14].

La Vierge Noire (XIIe siècle) est en ébène (70 cm). Elle est recouverte de feuille d'or. La statue, s'élevant jusqu'à 130 mètres de hauteur, est mise en place le 17 octobre 1855.

Les fresques ont été exécutées en 1936 par Leon Raffin et le tabernacle est l'œuvre de Vera Zekelly.

Voir le « Récit du placard de Myans », 1533 de Greffin Affagart, une légende liée au pape Pierre de Tarentaise.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire-mairie.fr
  2. D'après Henry Suter, « Moens, Myans », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté en novembre 2014).
  3. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 314, Article « Myans ».
  4. a, b et c « Myans », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en novembre 2014), Ressources - Les communes.
  5. a et b Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 91, Article « Chacusard ».
  6. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. « Savoie > Myans (73800) », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 9 décembre 2012)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Le site officiel du Sanctuaire de Myans.
  13. (Diocèse de Chambéry)
  14. Connaître le Sanctuaire de Notre Dame de Myans