Saint-Aupre

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Saint-Aupre
Saint-Aupre
Entrée de Saint-Aupre en septembre 2019
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Canton de Voiron
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Voironnais
Maire
Mandat
Pierre Durand
2014-2020
Code postal 38960
Code commune 38362
Démographie
Population
municipale
1 127 hab. (2016 en augmentation de 2,83 % par rapport à 2011)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 01″ nord, 5° 40′ 17″ est
Altitude Min. 436 m
Max. 925 m
Superficie 11,93 km2
Localisation

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Liens
Site web www.st-aupre.fr

Saint-Aupre est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Historiquement situé dans l'ancienne province du Dauphiné, ce petit village, situé en zone de moyenne montagne et à l'aspect essentiellement rural, est une des communes adhérentes de la communauté d'agglomération du Pays voironnais.

Les habitants sont dénommés les Saint-Aupriens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de Saint-Aupre et de ses communes limitrophes

Situation et description[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le centre-est de la France, en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans la partie septentrionale du département de l'Isère et plus précisément, au nord-est de la ville de Voiron, dans une zone de plateaux située à l'ouest du massif de la Chartreuse.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Aupre se situe entre des collines molassiques dites périalpines de l'avant-pays du Bas-Dauphiné et le prolongement septentrional du chaînon du Ratz, dénommé localement sous le nom de « montagne de Saint-Aupre », qui est le dernier relief que coupe la trouée de l'Isère avant de déboucher dans la large plaine alluviale (à remplissage lacustre) de Moirans. Ce dernier se rattache au domaine jurassien tant par sa série stratigraphique, pauvre en niveaux marneux, que par sa structure et son relief[2].

Le Tourniquet de Pierre Chave, situé sur la RD.49 entre Miribel et le bourg de Saint-Aupre (marquant la limite des deux communes), est un passage étroit qui emprunte une gorge similaire à celles du Crossey, mais moins profonde et moins large. Celui-ci a sans doute été également forée par des écoulements de fonte glaciaire mais ceux-ci franchissaient la montagne à une altitude supérieure (environ 600 m). Cette voie d'évacuation a sans doute été parcourue seulement par une partie des eaux de fonte mais assez rapidement abandonnée, ce qui a eu pour conséquence son bien moindre élargissement et approfondissement que d'autres vallées, dites « sèches », identiques[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Merlas Miribel-les-Échelles Rose des vents
Saint-Nicolas-de-Macherin N
O    Saint-Aupre    E
S
Saint-Étienne-de-Crossey Saint-Joseph-de-Rivière

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

La partie du territoire du département l'Isère dans laquelle se situe le territoire de Saint-Aupre et la région du Grand-Ratz est une zone de bas plateaux entourées de quelques collines de hauteur assez modeste mais présentant un climat un peu plus rude que dans la plaine. Il peut donc neiger sur le territoire de la commune alors que la plaine qu'elle domine peut n'être soumis qu'à un régime de pluie. Du fait du relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent assez aisément.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Aupre est situé à l'écart des voies de grandes circulation. L'autoroute la plus proche est l'A48 qui relie L'agglomération lyonnaise à celles de Grenoble. Seule la RD 49 qui relie Miribel-les-Échelles à Saint-Étienne-de-Crossey traverse le territoire. La RD49b qui s'en détache à la hauteur du hameau de La Croix-Rouge permet de rejoindre le bourg central.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Saint-Aupre, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[4].

  • Col du Pilori
  • la Montagne
  • Veissières
  • Chevillard
  • les Charrues
  • le Grand Bois
  • les Chambures
  • le Lazard
  • Bouteillon
  • le Grand Vivier
  • le Delphin
  • les Vials
  • Ture
  • le Chevaliers
  • Champtora
  • la Mièle
  • Combe Moussouaz
  • les Emptaz
  • le Barreau
  • Champalier
  • le Bellier
  • le Colombier
  • les Vessières
  • les Balmettes
  • la Forêt
  • la Croix Rouge
  • Bois de l'Église
  • Croix de l'Échaillon
  • Puzais
  • les Chaudières
  • le Grand Chemin
  • Bois de la Molardière
  • Bois de Plantimey
  • la Rossetière
  • les Mairies
  • les Marais
  • les Chartreux
  • Chapelle de la Madeleine
  • la Maladière

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Saint-Aupre est située en zone de sismicité n°4, non loin de la zone n°3 située plus à l'ouest[5].

Terminologie des zones sismiques[6]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'ecclesi sancti aupri (ou apri) du XIe siècle donna le nom de la commune en 1790 quand la paroisse fut détachée de Voiron. 245 noms de lieux recensés sur cette commune[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Aucune information ne nous permet de savoir à quelle date la commune de Saint-Aupre fut fondée. Néanmoins, des hameaux à la voie romaine qui traversait autrefois le village, les traces d'un passé lointain sont nombreuses. Les premières informations historiques précises concernant Saint-Aupre remontent au XIe siècle avec la fondation, par les comtes de Savoie, d'une maladrerie, reprise en 1315 par les pères chartreux. La maladrerie faisait l'objet d'un important pèlerinage. Elle s'éteignit dans les années 1610.

La commune de Saint-Aupre renferme cependant d'autres monuments remarquables parmi lesquels le château de la Tour, datant du XVe siècle et restauré au XVIIe siècle, le château de La Rossetière, retouché au XVIIIe siècle, ainsi que l'ancienne maison forte du Bellier, bâtie au XIIIe siècle et dont les terres furent érigées en baronnie. Saint-Aupre est le berceau d'une branche de la famille de Barral venue de Gaspard de Barral et dont les membres, redevenus seigneurs d'Allevard où se trouvait une de leurs souches anciennes, donneront quelques célèbres maîtres de forges, prélats, magistrats, homme politiques et militaires du XVIIe au XIXe siècle. Sous la Terreur, l'épouse du général André Horace François de Barral de Rochechinard, née Beauharnais, tante de la grande duchesse Stéphanie de Bade se réfugiera à Saint-Aupre.

Depuis maintenant 400 ans, la commune de Saint-Aupre accueille chaque année une foire aux chèvres devenue célèbre dans toute la région.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Aupre

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 En cours Pierre Durand SE Retraité de l'enseignement
2001 2014 César Delphin    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2016, la commune comptait 1 127 habitants[Note 1], en augmentation de 2,83 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8658178431 0261 0411 0661 1271 1291 124
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0511 007968947945900904867848
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
807771718550521488477450394
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4083893885606768721 0251 0571 113
2016 - - - - - - - -
1 127--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire municipale est située près de la mairie.

Équipements culturel et sportif[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La foire aux chèvres[12] ;
  • la rando du Hibou[12].

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, assez régulièrement, y compris le dimanche, dans son édition du Voironnais à la Chartreuse, un ou plusieurs articles à l'actualité de la communauté de communes, du canton et quelquefois du village, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur agricole et forestier[modifier | modifier le code]

Le commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[13],[14].

Autres secteurs[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le tourniquet de Pierre-Chave
  • Le tourniquet de Pierre-Chave :
un pont sur lequel la même route passe d'abord dessus puis dessous.partagé entre les communes, de Saint-Aupré et Miribel-les-Échelles, ce passage est situé entre les hameaux de Saint Roch (Miribel) et de Ture (Saint-Aupre)[15].
  • La maison forte de la Tour, des XVe et XVIIe siècles[15].
  • Le château de la Rossetière, renouvelé au XVIIIe siècle[15].
  • La chapelle de la Madelaine, au lieu-dit Maladière, ce qui reste de l'ancienne léproserie du XIIe siècle[15].
  • L'église de Saint-Aupre, du XIXe siècle, qui conserve une pierre funéraire d'époque romaine[15].
  • La maison forte du Bellier, du XIIIe siècle[15].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

  • l'étang des Chartreux,
situé dans les bois, au nord-ouest du bourg, près du hameau du Grand Vivier
  • le tilleul centenaire de Sully.
  • la forêt de Saint-Aupre

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Saint-Aupre possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 31 août 2019
  2. Site géol-alp.com, page sur la montagne de Ratz, consulté le 31 août 2019
  3. Site Site géol-alp.com, page sur Miribel, col des Mille Martyrs, Saint-Aupre, consulté le 31 août 2019
  4. Site géoportail, page des cartes IGN
  5. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité.
  6. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance.
  7. Corinne Bourrillon, 10 000 lieux en pays voironnais, tome 1, , p. 142 à 145
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. a et b Présentation, www.st-aupre.fr, accès le 18 mars 2017.
  13. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  14. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  15. a b c d e et f Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 978-2-911148-66-8), pp. 432-435

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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