Saint-Christophe (Savoie)

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Saint-Christophe
Saint-Christophe-la-Grotte
Saint-Christophe (Savoie)
Le village de Saint-Christophe-la-Grotte (Savoie).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Chartreuse
Maire
Mandat
Laurette Botta
2020-2026
Code postal 73360
Code commune 73229
Démographie
Gentilé Saint-christolins
Population
municipale
533 hab. (2019 en augmentation de 2,9 % par rapport à 2013)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 05″ nord, 5° 46′ 35″ est
Altitude Min. 385 m
Max. 1 253 m
Superficie 11,01 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chambéry
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pont-de-Beauvoisin (Savoie)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Christophe-la-Grotte
Liens
Site web saint-christophe-la-grotte.com

Saint-Christophe, ou Saint-Christophe-la-Grotte, est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Christophe-la-Grotte est formée de grandes forêts mais aussi de pâturages. On distingue de nombreux hameaux dans la commune, surtout dans la plaine du Guiers. La commune est située à la limite du massif de la Chartreuse situé à l'est et non loin des gorges du Guiers Vif au sud-est. Au sud de la commune se trouve une autre commune au nom proche, Saint-Christophe-sur-Guiers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune possède plusieurs hameaux ou lieux-dits : « Les Andrets, les Honches, Bande (ou Baude), les Bati(er)s, Boquière, chez Capuchon, Gerbaix, la Grotte, Saint-Blaise, Saint-Christophe, Saint Martin, chez Tirard [ou encore] le Villard »[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Christophe est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (57,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,8 %), prairies (26,8 %), zones agricoles hétérogènes (8,8 %), zones urbanisées (7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,5 %), terres arables (0,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence au saint et martyr Christophe de Lycie[8].

En raison de la présence des grottes des Échelles sur la commune, et pour la distinguer des autres communes portant ce nom, la paroisse de Saint-Christophe était nommée Saint-Christophe-des-Échelles ou encore Saint-Christophe près des Echelles[1]. Au cours de la période d'occupation révolutionnaire, la commune prend le nom de la Grotte, puis au XIXe siècle celui de Saint-Christophe-la-Grotte[8],[1]. Ce dernier est toujours utilisé, notamment par la commune pour sa communication.

La Grotte est par ailleurs le nom du chef-lieu du village[9],[10].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sin Kristof, selon la graphie de Conflans[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site est fréquenté au Magdalénien (Azilien[12]) puis au mésolithique par des chasseurs-cueilleurs comme l'atteste les différentes traces retrouvées au niveau des abris de la Fru[13].

Durant l'Antiquité, une voie romaine passa par le col du Chat, principal itinéraire pour franchir le chaînon Épine-Chat, avant d'être déplacée au niveau du col Saint-Michel, entre Aiguebelette et Cognin, pourtant plus élevé que le col du Chat de presque 300 mètres[14]. Cette route évolue pour être remplacée par la « route royale » ou « voie sarde »[15]. L'ascension vers le passage étroit naturel dans la montagne de l'Épine - défilé de la Grotte - est difficile et se faisait à l'aide d'échelles - gradins taillés dans la roche - qui donneront son nom à la commune voisine[15], que l'on appelle le passage du « Scabilio » ou « Grand Escallier »[16]. En 1667, le duc de Savoie Charles-Emmanuel II décide que la route du col, notamment ce difficile passage, doit être améliorée. Des travaux de nivellement ainsi qu'une rampe carrossable sont réalisés jusqu'en 1672[15],[16],[17]. Une stèle est envisagée afin de commémorer la gloire du grand duc par le maître auditeur à la Chambre des comptes de Savoie, René-Philibert Balland[16],[18]. La route prendra plus tard le nom de « grand chemin royal ».

Au cours de la période d'occupation du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises, à la suite du rattachement de 1792, le commune appartient au canton des Échelles, au sein du département du Mont-Blanc[19]. Les ingénieurs français souhaitent trouver une solution de contournement de la voie sarde toujours considérée comme malcommode. L'empereur Napoléon ordonne le percement d'un tunnel. Les travaux débutent en 1806 et se termine en 1820, alors que le duché de Savoie est revenu à la famille princière de Savoie. Le tunnel Napoléon ou des Échelles est d'une longueur de 307 m et était considéré pour l'époque comme le plus long du monde[17]. La RD 1006 (ex-nationale 6) l'empruntera.

En 1885, la Société des Grottes des Échelles aménage pour les visiteurs des grottes[20]. En outre, la commune fut rattachée à la communauté de communes du Mont Beauvoir de 2005 à 2013. Depuis 2014, la commune est rattachée à la communauté de communes Cœur de Chartreuse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Zurdo ... ...
mars 2008 En cours Jean-Pierre Zurdo ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Saint-christolins[21].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2019, la commune comptait 533 habitants[Note 3], en augmentation de 2,9 % par rapport à 2013 (Savoie : +3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
575646738656851741596577555
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
563547530512463419378365363
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
386350354352352335355288344
1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018 2019 -
354385442485497518532533-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[26],[27].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les grottes des Échelles et la voie sarde[modifier | modifier le code]

  • Les grottes des Échelles, dites également de Saint-Christophe, sont ouvertes à la visite du public. L'abri de la Frue aux environs de la fin du Paléolithique[1],[28].
  • La voie sarde qui mène à la grotte en empruntant l'ancienne voie romaine et qui permet de découvrir le Monument à Charles-Emmanuel II de Savoie (1670) Logo monument historique Inscrit MH (1952)[29] avant d'accéder au site de la grotte supérieure et de la grotte infréieure. Une scène d'embuscade tendue par des résistants savoyards a été tournée sur le site pour les besoins du film devoir de mémoire Gloire et Déshonneur[30]. Son réalisateur Richard Delay a souhaité faire un clin d'oeil au dynamitage, par l'armée le 21 juin 1940, de la monumentale rampe d'accès au défilé et à l'attaque d'un convoi allemand par un groupe de maquisards en amont du tunnel des Echelles le 13 août 1944[31].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason
Écartelé: au 1er contre-écartelé au I d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au 2e burelé d'argent et d'azur au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or, au III d'or au lion de gueules, au IV d'argent au lion de gueules, au 2e parti au I de gueules au cheval cabré contourné d'argent, au II fascé d'azur et d'or de huit pièces au crancelin fleuronné d'or, enté en pointe d'argent à trois bouterolles de gueules, au 3e parti au I d'argent semé de billettes de sable et au lion du même, au II de sable au lion d'argent, au 4e parti au I échiqueté d'or et d'azur, au II de gueules à la fasce d'argent; sur le tout de gueules à la croix d'argent[33].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Histoires des communes savoyardes 1984, p. 180.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Chambéry », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. a et b Henry Suter, « Saint-Christophe », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le ).
  9. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 224..
  10. Jean Luquet, Dictionnaire du duché de Savoie : M.DCCCXL (1840), publié dans Mémoires et documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, La Fontaine de Siloé, coll. « L'Histoire en Savoie » (réimpr. 2005) (1re éd. 1856) (ISSN 0046-7510), p. 179.
  11. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  12. Collectif, La Recherche archéologique en France : Bilan 1990-1994 et programmation du Conseil national de la recherche archéologique, Paris, Maison des Sciences de l'Homme, , 460 p. (lire en ligne), p. 68.
  13. André Thevenin, « Les premières manifestations du Mésolithique en France » (p. 113-123), publié dans Christophe Cupillard et Annick Richard, Les derniers chasseurs-cueilleurs d'Europe occidentale (13 000-5 500 av. J.-C.) : actes du Colloque international de Besançon, Doubs, France, 23-25 octobre 1998, vol. 27, Presses universitaires de Franche-Comté, , 415 p. (ISBN 978-2-913322-78-3).
  14. Pierre Dagenais, art. cit., p. 769-770 ou François de Lannoy de Bissy, op. cit., p. 14.
  15. a b et c Thérèse Leguay et Jean-Pierre Leguay, La Savoie, Éditions De Borée, , 128 p. (ISBN 978-2-84494-030-8), p. 40-41.
  16. a b et c [PDF] « Le grand chemin royal de la Grotte, un dessin inédit », La rubrique des Patrimoines de Savoie, no 22,‎ , p. 6_7 (lire en ligne).
  17. a et b Dans les traces d'Hercule : les voies transalpines du Mont-Cenis et du Petit-Saint-Bernard, Presses des Ponts, , 271 p. (ISBN 978-2-85978-376-1, lire en ligne), p. 47.
  18. Histoires des communes savoyardes 1984, p. 146.
  19. Jules-Joseph Vernier, Étude historique et géographique sur la Savoie, Paris, Le Livre d'Histoire - Res Universis, (réimpr. 1993) (1re éd. 1896), 137 p. (ISBN 978-2-7428-0039-1 et 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129), p. 96-99.
  20. Pierre-Olaf Schut, L'exploration souterraine : Une histoire culturelle de la spéléologie, Paris, L'Harmattan, , 394 p. (ISBN 978-2-296-03391-7), p. 95.
  21. Habitants.fr, « Saint-Christophe (73360) », sur habitants.fr.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  26. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  27. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  28. Site officiel.
  29. « Monument à Charles-Emmanuel II de Savoie », notice no PA00118293, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. Richard Delay, « La Gloire et le Déshonneur » [making-of 4], sur Youtube,
  31. Eric Le Normand, L'embuscade des gorges de Chailles le 14 août 1944, AERI, , DVD-ROM, La Résistance en Savoie
  32. Jean Dufresne, L'avant-pays savoyard, Montmélian, La Fontaine de Siloé, , 64 p. (ISBN 978-2-84206-318-4), p. 4.
  33. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=18858