Sainte-Marie-du-Mont (Isère)

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Sainte-Marie-du-Mont
Entrée du hameau des Prés (Bourg central de Sainte-Marie-du-Mont)
Entrée du hameau des Prés
(Bourg central de Sainte-Marie-du-Mont)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Haut-Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Robert Monnet
2014-2020
Code postal 38660
Code commune 38418
Démographie
Gentilé Marie-Montois
Population
municipale
238 hab. (2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 25″ Nord 5° 56′ 47″ Est / 45.406944, 5.9463888
Altitude 934 m (min. : 522 m) (max. : 1 880 m)
Superficie 23,9 km2
Localisation

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Sainte-Marie-du-Mont
Liens
Site web [1]

Sainte-Marie-du-Mont est une commune française située, géographiquement dans le massif de la Chartreuse, administrativement dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes et, autrefois rattachée à l'ancienne province du Dauphiné et limitrophe de l'ancien duché de Savoie.

La commune, dont le territoire est entièrement rural, dans une zone de moyenne montagne est située dans l'arrondissement de Grenoble, dans le canton du Touvet et elle est adhérente à la communauté de communes du Pays du Grésivaudan.

La commune est également adhérente du Parc naturel régional de Chartreuse qui a été créé le 6 mai 1995[1] et révisé en 2008.

Les habitants de la commune se dénomment les Marie-Montois et les Marie-Montoises [2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et Description[modifier | modifier le code]

Panneau de la D282 dans Sainte-Marie-du-Mont

Sainte-Marie-du Mont appartient en son entier au massif de la Chartreuse, lui-même situé dans les Préalpes françaises, situées dans le Sud-Est de la France.

Le territoire communal, entièrement rural, est essentiellement un espace de moyenne montagne entièrement située entre 550 m et 2 000 m d'altitude, précisément positionné sur le plateau des Petites Roches, idéalement situé sur le rebord oriental du massif de la Chartreuse, zone très touristique et dominant la vallée du Grésivaudan. La mairie située au centre du territoire se positionne à 930 m d'altitude [3]. Flanqué au sud-est d'une falaise de 800 mètres de dénivelé qui donne sur la vallée du Grésivaudan, le territoire communal est lui-même au pied d'une falaise de près de 1 000 mètres de hauteur courant de la Dent de Crolles au sud au Mont Granier au nord.

Le territoire communal qui est relié à la vallée du Grésivaudan par la route départementale no 282, abrite une partie du territoire du Parc naturel régional de Chartreuse, lui-même sillonné par de nombreux sentiers dont certains démarrent au cœur de la commune, ainsi qu'une partie de la réserve naturelle nationale des Hauts de Chartreuse qui a pour mission de protéger et gérer ce territoire subalpin pour que les diverses activités rurales forestières et touristiques (nombreux sentiers de randonnées) soient compatibles avec la préservation de la faune, de la flore et du paysage.

Article connexe : Massif de la Chartreuse.
Article connexe : Préalpes (France).

Bien que le territoire communal soit entièrement situé dans le département de l'Isère, il se localise sur la bordure septentrionale de celui-ci, à la frontière du département de la Savoie.

Le plateau des Petites Roches, depuis Belledonne (Le territoire de Sainte-Marie-Du-Mont se situe dans la partie droite de la photographie)

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence de l'ensemble du territoire communal dans le massif alpin de la Chartreuse à une altitude correspondante aux zones de moyenne montagne.

Températures (sous abri, minimales) °C
J F M A M J J A S O N D Année
-1,4 -1,5 2,2 6,4 8,2 12,3 15,9 14,3 11 10,2 3,4 -2,2 2013
-2,3 0,3 1,8 5,1 9,6 13,2 15,9 13,8 9,2 6,9 3,1 -2,6 2010
1,7 2,3 2,5 7,2 10,9 13,9 14,1 14,2 10 7,6 1,5 -1 2007
Sources : L'internaute
Températures (sous abri, maximales) °C
J F M A M J J A S O N D Année
5,3 5,2 10,3 16,3 17,3 24,1 29,5 26,8 22,4 18,2 9,4 8,2 2013
3,4 7,2 13 18,7 18,7 24,3 25,3 24,5 21,8 15,7 8,8 4,1 2010
7,3 10,1 13 22,6 21,5 24,4 30 24,5 21,4 16,4 10,6 6,4 2007
Sources : L'internaute

Géologie[modifier | modifier le code]

Schéma de l'hydrosystème karstique.

La Chartreuse est un massif subalpin calcaire appartenant à l'ensemble des Préalpes françaises. Ce type de massif culmine généralement autour de 2 000 m d'altitude, bien que le massif de la Chartreuse soit, en moyenne moins élevé que ses deux principaux massifs préalpins voisins, le Massif des Bauges et le Massif du Vercors, mais son relief en est pour autant bien plus prononcé[4].

En effet, par rapport à ces autres massifs, la Chartreuse est caractérisée par un relief inversé car des roches calcaires ont été plissées, au moment de la grande poussée alpine et ont entrainé des formes en dépressions dites synclinaux qui se trouvent être perchés au sommets des plateaux. Ces formes géologiques originales sont une des principales caractéristiques géologiques de ce massif.

La Chartreuse est également caractérisée par son relief fracturé, avec notamment des failles transversales et de nombreuses types de fractures. Ce massif subit également d'importantes précipitations et l'eau qui en est la résultante a une action très érosive sur les calcaires transformant ainsi le sous-sol de la Chartreuse en véritable gruyère qui se caractérise par des vides souterrains assez conséquents. Le coté oriental du massif présente un des plus grands réseaux karstiques de France comme au niveau de la Dent de Crolles mais également du côté de la commune de Sainte-Marie-du-Mont qui possède son propre réseau de galeries en sous-sol.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Entremont-le-Vieux Chapareillan Barraux Rose des vents
Saint-Pierre d'Entremont N La Flachère
O    Sainte-Marie-du-Mont    E
S
Saint-Bernard (Isère) Saint-Bernard (Isère) Saint-Vincent-de-Mercuze

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est sillonné par de très nombreux ruisseaux et torrents issus des hauteurs du massif de la Chartreuse. Ceux-ci présentent des fluctuations saisonnières de type pluvial, fortement accentué à la fin du printemps en raison de la fonte nivale. Les cours d'eau les plus notables sont[5] :

  • Le ruisseau des dégoutés
  • Le ruisseau des Granges
  • Le ruisseau d'Alloix
  • Le ruisseau de Rivaillon
  • Le ruisseau de la combe du Coing
  • Le ruisseau des Granges
  • Le ruisseau du Rif mort
  • Le torrent de Bresson
  • La Draye de Drumon

Un petit étang formé par des eaux pluviales est visible dans le hameau de Bellechambre

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Saint-Marie-du-Mont se caractérise comme une agglomération rurale de moyenne montagne présentant un habitat dispersé en plusieurs hameaux.

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Plan du territoire communal

La commune compte de nombreux hameaux tels que « Le Villard » et « Bellechambre » et sa ferme à caractère thérapeutique (voir « chapitre économie »), sont situés, plus au sud sur la route de Saint-Hilaire. De position plus centrale, les hameaux de « La Chapelle » et « La Vieille église » sont très proches l'un de l'autre et ne forment plus qu'une seule entité.

Le hameau dénommé « Les Prés » correspond, en fait, de bourg central où se situent la mairie, l'ancienne école et l'église, et enfin, il reste le hameau « Saint-Georges », le plus important des hameaux en nombre d'habitants et d'habitations, situé plus au nord sur la route de Chapareillan et de Bellecombe.

Les lieux-dits et autres écarts de Sainte-Marie-du-Mont sont des zones généralement non habités mais qui sont identifiés par la commune sous des noms génériques et relevables sur les cartes de l'Institut national de l'information géographique et forestière plus connu sous l'abréviation d'IGN. Les principaux principaux d'entre eux sont :

Chez Guimet
Les Côtes
Fontaine Benoit
Le Charmille
La Touvière
Cugneroud
Vaujane
Le Grand Prayet
L'Alpe
L'Alpettaz
Les Perrières
Le Boutat
La ferme de Marcieu
La combe du Coing
Bozu

Le « vallon de Pratcel » qui se situe, en altitude au pied des dernières falaises du territoire de Sainte-Marie-du-Mont est une quasi enclave de la commune de Saint-Pierre-d'Entremont sur le territoire de Sainte-Marie-du-Mont.

Transport et voie de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par la route départementale 282 qui démarre à Saint-Vincent-de-Mercuze pour se terminer à Chapareillan. Les hameaux de Villard et de Bellechambre sont également raccordés à cette axe par la route départementale 30 C.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare SNCF la plus proche de la commune est la gare de Pontcharra, celle-ci, située à envrion 15 km de la commune et possède un rôle majeur à l'échelle de la vallée du Grésivaudan et de la communauté de communes du Pays du Grésivaudan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Territoire des Allobroges

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

Durant la période de l'Age du Bronze, des hommes fréquentèrent le plateau des petites Roches. Cette présence est attestée sur le sol de la commune par la découverte d’objets en bronze sur le site de la grotte de la Rousse à 1 550 m d'altitude. Dans cette cavité, il a été effectivement trouvé sept vases du bronze final, entièrement conservés, provenant du nord de la Lombardie[6].

Article connexe : Bronze final.

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire de Sainte-Marie-du-Mont, dominant la vallée du Grésivaudan, au pied des plus hauts sommets du massif de la Chartreuse se situait, durant cette période, en plein cœur du territoire des Allobroges, ensemble de tribus gauloises qui occupaient l'ancienne Savoie, le nord et le centre du Dauphiné.

Article connexe : Allobroges.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À compter du XIIIe siècle , la métallurgie devient, pour ce secteur du Haut-Grésivaudan, une des principales activités économiques, notamment grâce à la production de charbon de bois due à la présence très proche de forêt, le territoire de Sainte-Marie du Mont étant toujours resté une réserve forestière importante pour les artisans de la région[7].

Le Dauphin Humbert II de Viennois cède le Dauphiné au royaume de France le 30 mars 1349, par le traité de Romans, ce qui a pour conséquence pour le territoire de la future commune de Sainte-Marie-du-Mont d'être rattaché définitivement à la France.

Article connexe : Traité de Romans (1349).

Du XVe siècle au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Roi de France, Louis XII, traversant, la vallée que domine le village et dénommé le Grésivaudan en 1507, « enchanté par la diversité de ses plantements, par les tours en serpentant qu'y fait la rivière Isère », baptisa cette région du nom de « plus beau jardin de France »[8].

Le XXe siècle et Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le restaurant Grand et la fontaine au début du XXe siècle.

La commune de Saint-Vincent-de-Mercuze-Sainte-Marie-du-Mont a existé de 1973 à 1984. Elle a été créée en 1973 par la fusion des communes de Saint-Vincent-de-Mercuze et de Sainte-Marie-du-Mont. En 1984, à la demande des citoyens de Sainte-Marie-du-Mont, celle-ci a été supprimée et les deux communes constituantes ont été rétablies.

La commune, qui auparavant était isolée, adhère à la communauté de communes du Pays du Grésivaudan le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

  • Maire et Conseil municipal

Le conseil municipal est composé de 11 élus, dont le maire, trois adjoints et sept autres conseillers municipaux. L'hôtel de ville et ses services administratifs sont situés au hameau des prés[9]. Ce hameau, située au centre du territoire communal abrite également l'église paroissiale et l'ancienne école primaire.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Michel Gonin DVG  
2014 en cours Robert Monnet DIV Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

La commune de Sainte-Marie-du-Mont a été détachée de Saint-Vincent-de-Mercuze en 1983

Élections[modifier | modifier le code]

Services Publics[modifier | modifier le code]

La commune présente un équipement en mobilier urbain important pour sa taille : des bancs publics, des panneaux indicateurs pour les randonneurs, des toilettes publiques, du mobilier de déchets et des arrêts de bus de transport scolaires. L'ensemble étant facilement identifiables grâce à des signalisations et des présentations spécifiques propres à la commune.

Instance judiciaires[modifier | modifier le code]

Sainte-Marie-du-Mont est rattachée judiciairement à la cour Cour d’appel ainsi qu'au Tribunal d'instance, au Tribunal de commerce, au Conseil des prud’hommes ainsi qu'au Tribunal administratif de Grenoble, ville, située à environ 30 km du bourg centrale et qui est en outre le siège de la Préfecture de l'Isère et du Conseil départemental.

La brigade de gendarmerie la plus proche est située sur le territoire communal du Touvet, située à 5 km du bourg central.

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 238 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
377 385 404 408 444 526 508 465 432
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
382 377 325 212 229 282 216 207 192
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
169 154 107 103 113 108 90 86 57
1968 1990 1999 2004 2008 2009 2013 - -
42 116 204 218 229 238 238 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'ancienne école communale étant fermée, la commune de Sainte-Marie-du-Mont a organisé un regroupement pédagogique avec trois autres communes voisines de son territoire : les communes de La Buissière, de Sainte-Marie-d'Alloix et de La Flachère[12].

Économie[modifier | modifier le code]

Troupeau de moutons près du hameau de Saint-Georges

Secteurs économiques et emploi[modifier | modifier le code]

Le territoire de Sainte-Marie-du-Mont présentait à l'origine une vocation essentiellement agricole avec ses quelques fermes, mais depuis quelques années la mairie et de nombreux habitants tentent de dynamiser le secteur touristique en développant la randonnée par la création de « parcours découverte », les sports liées à la montagne et en assurant l'hébergement de quelques touristes en proposant des chambres d'hôtes et des gîtes ruraux.

La commune héberge également une ferme équestre située dans le hameau des près, celle ci proposant des promenades en poneys y compris avec des enfants autistes en accord avec une association locale. Les séances de poneys sont encadrés par une personne formée à l'analyse du comportement appliquée dite aussi méthode ABA[13]

La commune héberge enfin un foyer de vie pour personnes handicapées à vocation agricole dénommé « La ferme de Bellechambre » sur son territoire. C'est également le principal employeur local de par le nombre de salariés.

La Ferme de Belle Chambre[modifier | modifier le code]

La ferme de Bellechambre, entrée
étang de Bellechambre

Le hameau de Belle Chambre est située sur la route départementale 30C qui relie le hameau des près, le du Col de Marcieu et le village Saint-Bernard-du-Touvet. Installé au pied des falaise du massif de la Chartreuse, en contrebas de la forêt domaniale du Boutat, ce secteur de la commune abrite principalement un foyer de vie pour des adultes souffrant de troubles du spectre autistique et de troubles du développement de nature psychique.

Ce foyer, créé en 1989, est dénommé officiellement, « La ferme de Belle Chambre », du nom du hameau où il est implanté mais également pour bien démontrer le caractère agricole de cette institution éducative et thérapeutique originale[14].

Cette structure, novatrice dans son fonctionnement, est financée dans sa totalité par le Conseil départemental de l'Isère et géré par l'association Sésame autisme (dénomination officielle : « Fédération Française Sésame Autisme ») comprend principalement trois groupes d'accueil pour un effectif d'hébergement de trente deux résidents, depuis 2015, en tenant compte des hébergements temporaires s'organisant ainsi :

  • un groupe « Ferme » et son étable qui assure des travaux agricole, l'élevage de bovins, ainsi que la traite du bétail.
  • un groupe « Accueil » qui fabrique du fromage et gère l'élevage de petits animaux (poules, canards, lapins, cochons)
  • un groupe « Hôte » qui assure et gère des tables d'hôtes pour les visiteurs et propose également à la vente des produits de la ferme (fromage, lait, œufs) sur place et au marché des communes du secteur (Le Touvet, Chapareillan ou lors d'animations festives à caractère locale telles que la « fête du pain » à Sainte-Marie-du-Mont)[15].

Cet établissement à vocation médico-sociale est une ferme agricole authentique reconnue par la chambre d'agriculture locale mais aussi un lieu de vie et d'hébergement où il est proposé aux personnes souffrant d'autisme et de troubles assimilés de s'installer dans un domicile personnalisé au sein d'une petite collectivité dans un cadre tranquille, au milieu des animaux de la ferme et en assurant des activités agricoles.

La vie de cette exploitation à vocation éducative et pédagogique s'organise donc autour de ses activités agricoles, chaque travailleur étant un résident ayant son propre projet éducatif et un emploi du temps personnalisé est établi pour la semaine avec les activités prévues et partagées par demi-journées[16].

Article détaillé : Histoire de la notion d'autisme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Plus petit village du plateau oriental du massif de la Chartreuse et dominant la vallée du Grésivaudan, Sainte-Marie-du-Mont ne présente qu'une modeste église paroissiale, une école désaffectée et une ancienne ferme reconvertie en foyer de vie hébergeant des personnes adultes autistes, mais qui a gardé sa vocation agricole grâce à l'initiative d'une association privée.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

Cette petite église, entièrement rénovée en 2012, est située à l'entrée du hameau des Près, non loin du bâtiment de la mairie et de l'ancienne école municipale, aujourd'hui fermée. Un petit cimetière jouxte l'église à l'entrée même du hameau.

Patrimoine et tradition orale[modifier | modifier le code]

Les régions historiques de l'aire linguistique francoprovençale, avec toponymie en francoprovençal.
Aire linguistique francoprovençale

Le territoire de la commune de Sainte-Marie-du-Mont, du canton du Touvet (et de l'ensemble du Grésivaudan) se situe au nord-est de Grenoble et donc dans la zone linguistique des patois dauphinois, laquelle appartient au domaine des langues dites francoprovençales ou arpitanes au même titre que les patois savoyards, vaudois, Valdôtains, bressans et foréziens. (voir carte)

L'idée du terme franco-provençal attribuée à cette langue régionale parlée dans la quart centre-est de la France (et qui permet de différencier les patois de cette zone géographique du français, dit langue d'oil et de l'occitan, dit langue d'oc) est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques.

Articles connexes : Dauphinois et Francoprovençal.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La forêt[modifier | modifier le code]

Forêt Domaniale du Boutat

La forêt, en majorité des hêtraies Sapinières, occupe la majorité du territoire communal. Celle-ci cède au niveau de l'étage subalpin à des prairies d’alpage peuplées de pins à crochets au niveau des crêtes, et à des prairies cultivées au niveau des combes[17]

La « forêt domaniale du Boutat », entièrement située sur le territoire communal de Sainte-Marie-du-Mont, dans son côté occidental, présente une superficie actuelle de 889 hectares. Les essences principales sont dans l'ordre le hêtre (36% de la surface), le sapin pectiné (25%), l'épicéa commun (7%) puis des feuillus d'essence diverses (7%). Le restant de la surface du domaine forestier est composé de rochers, ravins, de diverses barres rocheuses, leurs éboulis et quelques couloirs d'avalanche aux peuplements clairsemés[18].

Selon l'arrêté du Ministère de l'agriculture de l'agroalimentaire et de la forêt datant du 22 septembre 2014, la forêt domaniale du Boutat est divisée en deux séries :

  • Première série destinée à la production du bois d'œuvre résineux et de bois de chauffage feuillu et à la protection contre les risques physiques tels que les érosion torrentielles, les avalanches et les chutes de roches. Sa superficie est légèrement supérieure à 425 hectares.
  • Seconde série destinée à la protection contre les risques physiques et à la production, d'un superficie légèrement inférieur à 464 hectares.

Au niveau de la Croix de l'Alpe, un des points culminant de la commune et un passage vers le plateau de l'Alpe, on peut découvrir des variétés de pin à crochets ou pin de Briançon (Pinus uncinata) qui est une espèce de pins, famille des Pinaceae, vivant dans les régions montagneuses d'Europe.

Les fleurs[modifier | modifier le code]
Pavot des Alpes

L'étage montagnard qui caractérise le territoire de Sainte-Marie-du-Mont est représenté par les prés de fauche qui se démarque par une flore très riche.

La flore de cette commune de moyenne montagne comporte de nombreuses espèces typiques du massif de la Chartreuse comme le Vulnéraire des Chartreux et d'autres espèces comme le sabot de Vénus, la grande gentiane jaune, le pavot des Alpes, le lis Martagon et bien d'autres plantes, endémiques de la région.

Article connexe : Flore des Alpes.

La Faune[modifier | modifier le code]

Chamois des Alpes

Le territoire de la commune abrite une faune variée comme toutes les communes du massif de la chartreuse. On peut y rencontrer divers ongulés comme le chamois des alpes, le cerf, le chevreuil, le mouflon, mais aussi des prédateurs comme le renard, le chat sauvage et plus rarement le lynx boréal.

Les oiseaux sont également nombreux : parmi les rapaces, on peut admirer les vols de l’aigle royal, du milan, de la buse variable, du faucon pèlerin. Diverses espèces de chouettes sont aussi visibles telles que la Chevêchette et la chouette ou Nyctale de Tengmalm. Plus rare, le grand duc est visible aux confins du massif[19]

Article connexe : Faune des Alpes.

Le Domaine d'altitude[modifier | modifier le code]

Les principaux sommets[modifier | modifier le code]

  • Le Sommet du Pinet ou « Le Truc » (1 863 mètres);
  • Les Rochers de Fouda blanc (1 861 mètres);
  • La Roche de Fitta (1 737 mètres);
  • Le Grand Manti (1 842 mètres);
  • L'Aulp du Seuil (1 892 mètres) est le point culminant du territoire communal (versant nord).

Les Cols et les passages[modifier | modifier le code]

  • Le Col des belles ombres[20]
  • Le Passage du Fourneau[21];
  • Le Pas de la Rousse;
  • Le Pas de l'Echelle;
  • Le Col de l'Alpe[22].

Ce dernier col est situé à la limite des communes d'Entremont-le-Vieux dans le département de la Savoie et de Sainte-Marie-du-Mont en Isère. Ce passage, relié à la route départementale par de nombreux sentiers est l'une des portes d'accès à la réserve naturelle des Hauts de Chartreuse. On peut y atteindre l'ancienne frontière entre la Savoie et la France marquée encore aujourd'hui par des bornes frontières[23].

Article connexe : Col de l'Alpe.

Aucun de ces cols et passages n'est accessible en véhicules motorisés ; ils ne peuvent être traversés que lors d'une randonnée pédestre.

La réserve naturelle des Hauts de Chartreuse[modifier | modifier le code]

À l'est du massif de la Chartreuse, la réserve naturelle s'étend du Mont Granier au nord, à la Dent de Crolles au sud sur environ 20 km. Le territoire concerne 11 communes sur deux départements. En Isère, les communes de Sainte-Marie-du-Mont, Saint-Pancrasse, Chapareillan, Saint-Bernard-du-Touvet, Saint-Hilaire-du-Touvet, Saint-Pierre-de-Chartreuse et Saint-Pierre d'Entremont sont concernées.

Le site forme un vaste plateau rocheux en altitude, bordé de hautes parois abruptes, visible depuis l'ensemble du territoire de Sainte-Marie-du-Mont. Cette réserve couvre une surface totale de 4 450 hectares dont 3 950 ha en Isère et 500 ha en Savoie pour une altitude comprise entre 900 m et 2 062 m.

Les sites spéléologiques[modifier | modifier le code]

Selon le site internet de la commune de Sainte-Marie du Mont, le réseau souterrain dit, « réseau de l'Alpe », est le 2ème réseau spéléologique français pour son développement, soit plus de soixante kilomètres dont la plus grande partie se situe dans les sous-sols du territoire communal[24]. Les principaux sites d'entrée de ce réseau souterrain sont :

  • Le Golet du Tambourin (dont le gouffre gouffre est marqué par une série de puits donnant accès sur une belle rivière souterraine);
  • Le Gouffre du berger (à ne pas confondre avec le gouffre Berger situé dans le Vercors);
  • Le Golet du pompier;
  • Le Gouffre de Source vieille;
  • Le Gouffre de la vache enragée (ces trois dernières cavités étant situées dans le secteur de la Ragne);
  • Le Gouffre Brutus;
  • Le Gouffre de la Combe de l'Arche.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Marie-du-Mont n'est jumelée avec aucune commune ou collectivité, que ce soit en France ou dans un pays étranger.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Carte d'identité du parc naturel régional de Chartreuse », sur parc-chartreuse.net (consulté le 28 juin 2014)
  2. site de l'internaute sur la commune
  3. site de l'office de tourisme du Grésivaudan
  4. Site de camptocamp, page sur la géologie du massif de la Chartreuse
  5. Site du Sierm sur les eaux de la commune
  6. Site du Parc de la Chartreuse sur l'Histoire des premiers hommes
  7. Site de la mairie, page sur les "métiers d'autrefois"
  8. Selon Guy Allard, Album du Dauphiné, XVIIe siècle
  9. Site officiel de la commune
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  12. Site de la mairie, page sur la vie scolaire
  13. Site de la ferme des prés
  14. Site de radio Grésivaudan, reportage sur la ferme de Bellechambre
  15. Site de Sesame Autisme sur la Ferme de Belle Chambre
  16. Site de la France agricole, page sur la ferme de Bellechambre
  17. Site du Parc de la Chartreuse sur la Forêt domaniale
  18. Arrêté d'aménagement de la Forêt domaniale du Boutat
  19. Site des amis du Parc de la Chartreuse, page sur la flore et la faune
  20. site de camptocamp, page sur la sangle des belles ombres
  21. site de camptocamp, page sur le passage du fourneau
  22. site de randoalpes sur le col de l'Alpe
  23. Site du Parc de la Chartreuse, page sur l'ancienne frontière entre la France et la Savoie
  24. Site de la mairie, page consacrée à la spéléologie

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Liens externes[modifier | modifier le code]