Saint-Vincent-de-Mercuze

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Saint-Vincent-de-Mercuze
Saint-Vincent-de-Mercuze en 1900
Saint-Vincent-de-Mercuze en 1900
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Haut-Grésivaudan
Intercommunalité CC. du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Philippe Baudain
2014-2020
Code postal 38660
Code commune 38466
Démographie
Gentilé Rutissons
Population
municipale
1 462 hab. (2014 en augmentation de 2,31 % par rapport à 2009)
Densité 186 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 30″ nord, 5° 57′ 02″ est
Altitude 347 m
Min. 238 m
Max. 863 m
Superficie 7,85 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-vincent-de-mercuze.com

Saint-Vincent-de-Mercuze est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ville fleurie : 1 fleur.

Sainte-Marie-du-Mont a été détachée de Saint-Vincent-de-Mercuze-Sainte-Marie-du-Mont en 1983.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

La banquette interglaciaire de Barraux et les vallées perchées du Grésivaudan sont un site géologique remarquable de 556,69 hectares qui se trouve sur les communes de Goncelin, Le Cheylas, La Flachère, Morêtel-de-Mailles, Sainte-Marie-d'Alloix et Saint-Vincent-de-Mercuze-Sainte-Marie-du-Mont. En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune de Saint Vincent de Mercuze se constitue par le regroupement de plusieurs hameaux le long des deux grandes axes routiers que constituent les deux routes départementales. : Les Rivoires, le Rochassin, le Monde Vieux, le Petit Saint Vincent et le Montalieu.

Le territoire est bordé à l'est par l'Isère avec sa zone humide remarquable de l'étang de la Berche, au sud et au nord respectivement par les torrents du Bresson et de l'Alloix et leurs cascades, et enfin, à l'ouest par les contreforts de la Chartreuse avec le mont de Bellechambre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Marie-du-Mont La Flachère Rose des vents
N Sainte-Marie-d'Alloix
O    Saint-Vincent-de-Mercuze    E
S
Le Touvet Le Cheylas

Histoire[modifier | modifier le code]

Le gentilé "rutisson" provient de l'ancien domaine romain présent sur le territoire.

Le nom de la commune dérive de "Sancti Vincenti de Malcusia". "Malcusia" désignant un chemin de travers, un passage difficile.

Le territoire a été marqué par l'industrie de la sidérurgie, qui se développe dans la vallée notamment aux XVII et XVIIIe siècle, la présence du vestige de hauts fourneaux en témoigne.

La commune de Saint-Vincent-de-Mercuze a été fusionnée, de 1973 à 1984, avec la commune voisine de Sainte-Marie-du-Mont.

Dans les années 1980 et 1990, la population double sous l'effet de la périurbanisation. Le rythme de croissance s'est depuis stabilisé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Vincent-de-Mercuze
Principaux maires de Saint-Vincent-de-Mercuze
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1984 Aimé Paquet PPUS puis
CNIP puis
RI puis UDF-PR
Agriculteur
Député (1951-1973)
Secrétaire d'État (1973-1974)
2001 en cours Philippe Baudain SE Professeur de faculté

Économie[modifier | modifier le code]

Le rucher Monnet, à Montalieu, gagnant deux 1er prix au concours de Goncelin en 1909, et un 1er prix au concours de Touvet en 1911.

L'agriculture était l'activité principale du secteur. Au XVIIIe siècle les châtaigniers ont laissé la place aux noyers et la production des noix devint l'activité principale de beaucoup de communes de la vallée de l'Isère, du haut Grésivaudan et surtout du bas Grésivaudan (la région de Saint-Marcellin). Quelques producteurs locaux complétaient leurs revenus avec la production du miel, ou la polyculture[2]..

La fermeture des entreprises historiques Alpstyl (2004), Sofaditex (2007) et ECOPLA (2017, en pleine campagne présidentielle et au terme d'un long feuilleton judiciaire) représente une page qui se tourne dans l'histoire économique de la commune. Symbole d'un nouveau chapitre, un des anciens sites de Sofaditex est reconverti en 2008 en pépinières d'entreprises. Projet pivot de la nouvelle zone économique intercommunal Eurekalp venue s'implanter à côté de la zone d'activité communale Tire Poix, qui bascule ainsi sous le giron de la communauté de communes en janvier 2017. Le second site Sofaditex a depuis été reconverti en atelier pour les service techniques de la communauté.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2014, la commune comptait 1 462 habitants[Note 1], en augmentation de 2,31 % par rapport à 2009 (Isère : +3,89 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
429 508 567 531 606 605 605 608 591
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
568 582 554 763 735 730 723 676 651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
653 622 600 500 468 417 443 447 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
447 433 572 802 1 060 1 360 1 383 1 386 1 375
2014 - - - - - - - -
1 462 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

C'est en partie à Saint-Vincent-de-Mercuze qu'a été tourné le film Le Vieil Homme et l'Enfant.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église.
  • L'église du XIXe siècle[7]
  • L'ancienne Eglise - Tombeau Doudart de Lagrée

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Monument dédié à Ernest Doudart de Lagrée, situé non loin de l'église
  • Monument dédié à Ernest Doudart de Lagrée, et sa maison natale[7].
  • Le château de Langrée ou de la Combe, au hameau de Montalieu, du XVIIIe siècle[7].
  • Le château du Montalieu, du XVe siècle[7],[10]
  • La maison forte du chemin de la Source, du XIVe siècle[7].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En mars 2017, la commune confirme le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ernest Doudart de Lagrée 
Officier de marine : Après avoir participé à la guerre de Crimée, il commanda les troupes françaises du Cambodge en 1862 et reconnut le Mékong en 1866.
Aimé Paquet 
Maire de la commune, conseiller général puis député de l'Isère de 1951 à 1973. Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Équipement, du Logement et du Tourisme d'avril 1973 à février 1974. Second médiateur de la République (France).

Transport[modifier | modifier le code]

Située sur l'axe Grenoble-Chambery, la commune bénéficie d'une bonne accessibilité ferroviaire (gare de Goncelin) et routière (A41 - sortie Goncelin/LeTouvet, RD1090).

La RD9 traversant le village sert d'itinéraire de desserte aux communes de Sainte Marie du Mont et La Flachère.

Enfin, cinq lignes de bus desservent la commune (G50, SCO3G, SCO5L, SCO3E, SCO5H)[12].

Saint-Vincent-de-Mercuze était desservi par le Tramway Grenoble - Chapareillan de mars 1900 à mai 1933, date à laquelle la ligne est limitée à Crolles[13].

Sport et Culture[modifier | modifier le code]

Les clubs sportifs[modifier | modifier le code]

  • L'ASTT 38 (Association Sportive du Touvet-Terrasse 38 football). Champion d'isère -13 ans en 2008.
  • La MJC (Maison des Jeunes et de la Culture) , association culturelle et sportive, née en 1947.
  • TCST (tennis club Saint Vincent le Touvet.) Champion d'Isère -14 ans 2007.
  • Les Tire-Clous escalade
  • Le Contoir du Montalieu, association culturelle et salle de spectacles
  • Les Trois Coups , association théâtrale.

Fêtes annuelles[modifier | modifier le code]

  • Fête de la Saint Vincent

Chaque année, en janvier, le village célèbre la Saint Vincent. Cet évènement est surtout marqué par la traversée du village de chars tirés par tracteur. 4 chars parcourent l'ensemble de la commune et se rejoignent à la salle des fêtes. Les habitants les suivent et habituellement, les enfants sont invités à monter dedans. Pour illuminer la soirée, des bougies sont disposées dans les jardins et façades des maisons. La soirée est ponctuée par un concert puis par un feux d'artifice tiré depuis un champ.

  • Metal Gresi Fest

En mai, se tient le festival de hard-rock Metal Gresi Fest[14].

  • Lâcher de peintres

Début juin, un concours pour peintres amateurs est organisé dans la commune par la MJC.[15]

  • Fête des fours à pains

Courant juin, utilisation collective des différents fours à pain de la commune dans le cadre d'un grand déjeuner convivial sur la place de la Mairie.

  • GresiBlues Festival

Fin juin, c'est au tour du blues de présenter son festival sur la commune[16].

  • Fête de la fin de l'été

A la fin du mois d'août, le Comité des fêtes organise une fête à la piscine municipale à base de jeux aquatiques collectifs.

  • Forum des associations

Début septembre, les associations font leur rentrée.

Services de proximité[modifier | modifier le code]

  • Bike Park (chemin des Vorges)
  • Garage automobile (Grand Rue)
  • Bar-Restaurant de la Mairie (Grand Rue)
  • Bibliothèque municipale (place de la Mairie)
  • Halte-garderie et relai Assistante maternelle (place de la Mairie)
  • Centre de Loisirs et Espace Jeunes (place de la Mairie)
  • Epicerie (place de la Mairie)
  • Courts de tennis (rue Aimé Paquet)
  • Cabinet Médical (rue Aimé Paquet)
  • Boulangerie (impasse de la Piscine)
  • Piscine (rue Aimé Paquet)
  • Terrain de basket-ball (rue Aimé Paquet)
  • Salle des fêtes (rue Aimé Paquet)
  • Auberge St Vincent (rue du Montalieu)
  • Via ferrata (stationnement chemin de la vieille église)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pas de jumelage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. Claude Muller, L'Isère 1900-1920. Mémoire d'hier, éd. Gérard Tisserand, 2000, p. 24. (ISBN 2-84494-044-7)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  7. a, b, c, d, e et f Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 523-526
  8. « Ancien haut-fourneau », notice no PA00118111, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. http://www.monumentum.fr/ancien-haut-fourneau-pa00118111.html
  10. Site du Château du Montalieu
  11. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).
  12. TouGo - Grésivaudan, « Plans du réseau et des secteurs - TouGo - Grésivaudan », sur www.tougo.fr (consulté le 25 août 2017)
  13. Dominique Allemand et Patrice Bouillin, Le tramway de Grenoble à Chapareillan, Patrice Bouillin, (ISBN 2-905-447-02-8)
  14. « MetalGresiFest », sur Metalgresifest.com
  15. « Lacher de Peintres »
  16. « Gresiblues festival », sur gresiblues

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]