Miribel-les-Échelles

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Miribel-les-Échelles
Église de Miribel-les-Échelles.
Église de Miribel-les-Échelles.
Blason de Miribel-les-Échelles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Chartreuse-Guiers
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Chartreuse
Maire
Mandat
Gilles Périer-Muzet
2014-2020
Code postal 38380
Code commune 38236
Démographie
Gentilé Miribelains
Population
municipale
1 718 hab. (2014)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 37″ nord, 5° 42′ 25″ est
Altitude Min. 310 m
Max. 920 m
Superficie 29,34 km2
Localisation

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Miribel-les-Échelles

Miribel-lès-Échelles est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Miribelain(e)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Notre-Dame du Château devant Entre-deux-Guiers, Les Echelles et les Gorges de l'Echaillon

Située en face du massif, Miribel-lès-Échelles est comme un balcon sur le massif de la Chartreuse. Cette commune appartient au parc naturel régional de la Chartreuse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Voissant Saint-Franc (73) Rose des vents
Merlas N Saint-Pierre-de-Genebroz (73)
Les Échelles (73)
Entre-deux-Guiers
O    Miribel-les-Échelles    E
S
Saint-Aupre Saint-Joseph-de-Rivière Saint-Laurent-du-Pont

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Mirabel et Miribel au XIe siècle, Mandamentum et Miribellum au XIIe siècle [1].

En latin populaire le verbe regarder se disait « mirare », en latin classique « mirari », en franco-provencal « mira », en vieux français « mirer »[1]. Associé à bel et beau il a donné naissance à ce toponyme.

Le nom de Mirabel vient de l'occitan et signifie « voit loin » du fait de sa position élevée.

On peut expliquer le toponyme "Miribel" de trois façons différentes :

- Il peut être formé sur le verbe latin MIRARE (regarder) et BELLUS (beau).

- Il peut avoir une origine celtique : "MYR" (ruisseau)et "BEL" (cime, montagne)

- En latin, "BELLUM" est relatif à la guerre, "MIRIBELLUM" pourrait donc signifier "Lieu d'où l'on voit bien pour faire la guerre"

Quand au reste du toponyme, lès signifie "près de", il s'agit donc de Miribel près des Échelles

Miribel-les-Echelles est surnommé "le balcon de Chartreuse" en raison de la vue sur le massif du même nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Généralités de l'occupation antique de Miribel à la formation du Dauphiné[modifier | modifier le code]

Une présence humaine préhistorique semble être attestée par plusieurs blocs rocheux auxquels on attribue (sans pour autant en être sûr) la qualification de dolmens ou encore de pierres druidiques. Plusieurs sont présents sur la commune. Le plus imposant est situé entre Merlas et Miribel et est nommée "Pierre à Mata". Il a été jusqu'au début du XIXe siècle été le lieu de divers cultes et traditions locales. D'autres blocs sont présents dans la commune : la pierre du Neyset, au lieu-dit du même nom, la pierre à cupules, dressée devant la caserne des pompiers, la pierre Aiguë, anciennement appelée pierre du Frou, la pierre à Sacrifices et le rocher de Lentillère.

Dès le Ve siècle av. J.-C., les Allobroges occupaient le territoire compris entre le Rhône et les Alpes. Comme témoin de cette occupation, plusieurs monnaies jadis utilisées par ce peuple furent mises au jour, non loin de là, sur la commune de Saint-Laurent-du-Pont, à Villette, un trésor monétaire dans lequel se trouvait des monnaies datant de 141 à 45 av. J.-C. et dont certaines sont aujourd'hui propriété de la Bibliothèque municipale de Grenoble et du Musée dauphinois.

La région fut soumise à Rome en 121 av. J.-C., bien avant la conquête de la Gaule par Jules César en 58 av. J.-C..

Au Ve siècle, Rome est en proie à de multiples invasions barbares (Vandales…) mais dans notre région, il faudra attendre l'arrivée des Burgondes vers 443 pour pouvoir observer un établissement de longue durée.

En 493, Clovis Ier roi des Francs, épouse à Soissons Clotilde, fille du frère des rois Burgonde Gondebaud et Godisel, respectivement rois de Vienne et de Genève. Clovis, de son vivant, tenta de conquérir Vienne en vain. Ce sont seulement ses fils qui parviendront, en 534 à réunir la Burgondie au royaume franc.

À la mort de Louis le Bègue en 879, le Sud-Est de la Gaule se sépare de l'Empire franc. Cela est dû à l'élévation à la royauté, après l'assemblée de Mantaille, du comte Boson, un parent de Charles le Chauve ; il devient alors roi de Provence. Cette lignée des Bosonides va s'éteindre en 933 pour laisser place aux Rodolphiens. Ces rois se succéderont au pouvoir jusqu'à la mort de Rodolphe III en 1032.

Auparavant, Brochard, archevêque de Vienne, avait reçu en 1023, de la reine Hermangarde, une partie de ces terres. Brochard inféode ensuite cette province à deux seigneurs : Humbert aux Blanches Mains pour la partie nord, ce qui fut l'origine du comté de Savoie, Guigues le vieux, comte d'Albon, pour la partie sud, ce qui deviendra le Dauphiné.

Miribel, situé aux confins de ces deux régions faisait donc l'objet d'ardentes convoitises.

Fondation du prieuré et Histoire jusqu'en 1789[modifier | modifier le code]

La fille de Humbert aux Blanches mains y envoya des moines bénédictins. Puis, un dénommé Borno, originaire de Vienne, fut le premier le premier seigneur de ce lieu. Il prit le nom de "de Miribel". Cette famille demeura à la tête de la seigneurie jusqu'au XVe siècle. Un château, d'abord en bois puis en pierre, fut édifié sur l'emplacement actuel de la chapelle de Notre Dame du Château. Après les "de Miribel", les "de Robe", les "de Thomassin", les "de Galles" et les Chartreux se succédèrent, jusqu'à la révolution de 1789.

Avant le traité de Paris en 1355, Miribel est souvent passée sous domination savoyarde.

Le château fut détruit en juillet 1595 par Lesdiguières, dans un contexte de guerres de religion. Seules quelques ruines subsistèrent jusqu'au XIXe siècle. Aujourd'hui, une petite section d'un mur est toujours visible.

Histoire depuis 1789[modifier | modifier le code]

Le village et la chapelle Saint-Roch en 1908.

Les Chartreux ont été dépossédés de leurs terres à la Révolution et Miribel est devenue une commune.

En ce qui concerne sa démographie, au XIXe siècle, avec près de 3000 habitants, Miribel-lès-Échelles était plus peuplé que la ville voisine de Saint-Laurent-du-Pont. Plus tard, elle connaîtra une perte importante d'habitants du fait de sa faible intégration dans l'industrialisation et de la perte d'une partie de son territoire en 1914. Depuis maintenant 40 ans, la tendance démographique est repartie à la hausse.

Le XIXe siècle a été marqué par la construction de plusieurs édifices importants :

  • L'église, inaugurée en 1880 est un monument très imposant. De style néoroman, elle étonne par grandeur intérieure.
  • Le monument de Notre Dame du Château (1866), puis la Chapelle (1899) sont des éléments très importants du patrimoine de la commune.
  • La chapelle de l'Alumnat, dont la première pierre fut posée en 1898, est aujourd'hui au centre d'un projet de restauration et d'animations culturelles

Pendant la première guerre mondiale, 54 soldats miribelains sont morts pour la France.

Même si la fin du XXe siècle a été marquée par la disparition de nombreux commerces, Miribel n'en reste pas moins aujourd'hui un village dynamique et animé.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Gilles Périer-Muzet DVG Cadre supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Miribel-les-Échelles Blason Écartelé d’or et de gueules ; à la cotice d’argent chargée de quatre mouchetures d’hermine de sable brochant sur le tout
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le "Pont de Pierre-Chave", pont sur lequel la même route passe d'abord dessus puis dessous.
  • La chapelle de Saint-Roch, construite en 1631 après l'épidémie de peste.
  • Des pierres druidiques et des blocs erratiques.
  • Des grottes ; la grotte du loup et la grotte des réfractaires.
  • 33 croix en pierre ou en bois
  • l'oratoire de la Séverine
  • manoir des Essartières[2]
  • Vestiges du château du Seuil de la Pierre, au lieu-dit homonyme[2]
  • Château dit du Castel[2]

L'église[modifier | modifier le code]

Cet imposant monument de calcaire blanc a été inauguré le 1er février 1880. L'ancienne église médiévale, qui menaçait de s'effondrer avait été détruite deux ans plus tôt, dans l'optique d'en construire une nouvelle. De nombreux problèmes financiers ont émergé pendant sa construction, et, pour preuve, elle n'est toujours pas achevée aujourd'hui. On y trouve de beaux vitraux ayant pour sujet les mystères du Rosaire. Cette église est dotée de deux chapelles : Sainte Marie, et Saint Joseph, de chaque côté du cœur.

Notre Dame du Château[modifier | modifier le code]

Statue de la Vierge de 33 m de hauteur[2]. La tour surmontée de la Vierge fut construite en 1866, ce n'est qu'en 1899 qu'on y ajouta la chapelle. Ces monuments qui n'en font plus qu'un ont été bâtis sur l'emplacement de l'ancien château fort de Miribel. En haut de la tour, on a une vu à 360° sur les environs, nous rappelant ainsi l'intérêt défensif de ce lieu.

L'Alumnat et sa chapelle[modifier | modifier le code]

Les assomptionnistes décidèrent de créer un alumnat (séminaire) à Miribel. En 1887, arrivèrent de Beaufort sur Doron les premiers séminaristes. Les bâtiments s'étendirent, sous l'influence de deux prêtres, le père Alype, et le père Paul. La construction de la chapelle débuta en 1898, après une collecte de dons nécessaires à sa réalisation. Elle est ornementée de très beaux vitraux qui retracent pour certains la vie de Saint Antoine de Padoue. Un orgue, qui n'est plus en état de marche aujourd'hui se trouve également dans cette chapelle. On y trouve également un gisant de Saint Florent. La commune, détentrice de la chapelle cherche aujourd'hui à la restaurer. Un groupe de bénévoles travaille à son animation.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Zones naturelles protégées[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs ZNIEFF de type 1.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 718 habitants, en diminution de -1,32 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 020 2 462 2 557 2 536 2 711 2 895 2 935 2 790 2 707
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 551 2 405 2 350 2 269 2 167 2 070 1 933 1 891 1 808
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 772 1 713 1 720 1 380 1 377 1 275 1 298 1 317 1 275
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 218 1 209 1 245 1 442 1 607 1 708 1 743 1 739 1 718
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une entreprise de charpente bois, "la Sadoine"[7] au lieu-dit la Bourgeat.

Une fabrique de billards, les Billards "Lafuge"[8] proposent des billards de qualité[réf. nécessaire], 1030 route du Bourg.

Un camping "Le balcon de Chartreuse" au lieu-dit du Nézet.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

La Grange d'en Face est une association culturelle qui propose des ateliers créatifs, des ateliers d'écriture. En 2007, elle a créé une maison d'édition, Avant que ça commence, pour éditer des nouvelles, de la poésie, des romans graphiques, des ouvrages pour la jeunesse et de la photographie. Un premier livre jeunesse Le loup coincé dans le livre a été édité.

Le Racing Team du Rocharay organise le rallye automobile régional de Chartreuse, la seule manifestation sportive automobile se situant dans le massif de Chartreuse depuis que le Rallye Monte-Carlo ne fait plus la Chartreuse.

Évènements[modifier | modifier le code]

Chaque année, le 1er week-end de juillet se déroule le Festival col des 1000. C'est un festival de musique organisé par l'association Anamounto qui se situe dans le Parc naturel régional de la Chartreuse dans la magnifique clairière du col des Mille Martyrs où se rassemblent environ 4 500 spectateurs le temps d'un week-end. Depuis 2013 se déroule également début juin Le Festival du Guillet libre, d'artisanat, musique et arts vivants attirant autour de 700 personnes.

Le comité des fêtes organise chaque année le feu de la Saint Jean et un Rallye Pédestre.

Une foire est organisée à chaque début mai par le Comité de Foire.

Le Racing Team Rocharay organise le Rallye automobile de Chartreuse, fin août de chaque année.

La chapelle de l'Alumnat est le théâtre de divers événements culturels (rendez-vous musicaux, expositions...). Un groupe de bénévole travaille sur ces animations.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henry Suter - Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs.
  2. a, b, c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 342-347
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « sarlsadoine »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  8. (en) « Fabricant billard billards table », sur www.billard-lafuge.com (consulté le 25 février 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Descotes-Genon, Miribel-lès-Échelles, ses origines, son histoire jusqu'à nos jours, publié en janvier 1967 aux Imprimeries Réunies de Chambéry
  • L. Guillon, Miribel-lès-Échelles, son nom, sa configuration, ses sources, ses villages, imprimatur le 23 août 1934, Imprimerie Jeanne d'Arc à Bourg
  • Martine Galiano L'alumnat de Miribel-lès-Échelles en Chartreuse publié en 2005 aux Éditions de La Vertevelle, Imprimerie Notre Dame de Montbonnot
  • Y.Gallo, Le tour Miribelain, 2016
  • Jean Georges, Joseph Cayer-Barrioz, Marcel-Faure Bondat, Miribel, Ton église 1880-1980, 1980

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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