Merlas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Merlas
Vue sur l'église Saint-Ferréol.
Vue sur l'église Saint-Ferréol.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Chartreuse-Guiers
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Voironnais
Maire
Mandat
Jean Cailly
2014-2020
Code postal 38620
Code commune 38228
Démographie
Population
municipale
499 hab. (2015 en augmentation de 0,6 % par rapport à 2010)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 44″ nord, 5° 39′ 48″ est
Altitude Min. 400 m
Max. 1 542 m
Superficie 15,64 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative de l'Isère
City locator 14.svg
Merlas

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Merlas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Merlas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Merlas

Merlas est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Bueil Rose des vents
Saint-Geoire-en-Valdaine
Massieu
N Miribel-les-Échelles
O    Merlas    E
S
Saint-Nicolas-de-Macherin Saint-Aupre

Hydrographie[modifier | modifier le code]

C'est sur le territoire de la commune de Merlas que sont situés les source de deux ruisseaux qui sont des affluent de la rivière de l'Ainan: l'Aigueblanche et le ruisseau de Crozarieu[1].

Voie de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par une ligne du réseau transport du Pays voironnais, service public de transport en commun centré sur la ville de Voiron. Il s'agit de la ligne interurbaine TAD (« transport à la demande ») E1 qui relie Merlas à Saint-Geoire-en-Valdaine et Voiron.

Les deux gares ferroviaires les plus proches de la commune de Merlas sont la gare de Pont-de-Beauvoisin et la gare de Voiron.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le dolmen dit la Pierre à la Marte atteste d'une présence humaine sur le territoire de la commune dès le Néolithique.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des médailles datant de l'époque romaine aux effigies de Jules César et de l'empereur Auguste ont été retrouvés aux abords du lac de Saint-Sixte, situé sur la commune.[2]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En décembre 1790, par ordonnance du directoire du district et confirmée par l'assemblée administrative du département, les trois paroisses de Saint-Sixte, Merlas et La Chapelle se séparent de la commune de Saint-Geoire-en-Valdaine pour former entre elles la commune de Merlas.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant l'occupation allemande, de nombreux jeunes français de la région sont appelés pour contribuer au STO. Certains d'entre eux sont réfractaires et cherchent refuge dans les campagnes. Petit à petit, ces groupes s'organisent en mouvements de résistance à l'occupant. Un groupe dénommé AZUR se met en place dans le secteur de Saint-Sixte et celui-ci est dirigé par Élysé Billon-Laroute, ancien maire de Merlas. En avril 1944, ce mouvement reçoit des armes grâce à un parachutage des alliés, mais suite à une dénonciation, les combattants sont menacés par les hommes de la Wehrmacht et le château de Saint-Sixte, considéré comme le quartier général de la résistance est incendié par les soldats allemands, le 21 juin 1944.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 (inclu) Marc-Antoine D'Arnoux de Reignier    
1793 1800 Ailloud-Perraud    
28 floréal 1800 9 décembre 1827 Marc-Antoine D'Arnoux de Reignier    
21 mars 1828 21 janvier 1878 Louis Garon-Guinaud    
21 janvier 1878 16 décembre 1888 Jacques Gros-Balthazar    
16 décembre 1888 27 mai 1889 Claude Perrier    
23 juin 1889 21 février 1891 Jacques Gros-Balthazar    
19 avril 1891 16 juin 1903 Alexandre Gros-Balthazar    
16 juin 1903 21 juillet 1907 Germain Ailloud-Goussard    
21 juillet 1907 17 mai 1908 Joseph Garon    
17 mai 1908 17 mai 1925 Jean Burlet-Camborde    
17 mai 1925 19 mai 1929 Elisée Billon-Laroute    
19 mai 1929 7 septembre 1936 Julien-Joseph Gros Coiny    
7 septembre 1936 2 décembre 1942 Joseph Rossat    
21 mars 1943 26 août 1944 Jean Burlet-Camborde    
26 août 1944 31 octobre 1947 Elisée Billon-Laroute    
31 octobre 1947 26 mars 1977 Marius Charat    
26 mars 1977 17 mars 2001 Georges Montagnat-Rentier    
17 mars 2001 30 mars 2014 Bernard Gros-Balthazard DVD  
30 mars 2014 en cours Jean Cailly SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2015, la commune comptait 499 habitants[Note 1], en augmentation de 0,6 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
934 1 074 1 071 1 011 1 235 1 206 1 144 1 194 1 128
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
988 980 980 970 985 921 921 907 888
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
834 790 709 578 536 533 537 500 491
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
424 373 290 320 381 405 458 496 499
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Merlas ne comporte aucun établissement scolaire[7] depuis le 30 juin 1977, date à laquelle l'école primaire a fermé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Château de Saint-Sixte en 1910
Les ruines actuelles du château de Saint-Sixte
  • Église Saint-Ferréol
  • Ruines du château de Saint-Sixte : résidence d'été de l'industriel André Descours, fondateur du groupe Descours & Cabaud (né en 1854-décédé à Saint-Sixte en 1904, inhumé à Millery-Rhône). Occupé par des maquisards durant la Seconde Guerre mondiale, le château fut incendié par les Allemands en représailles. Des ruines subsistent dans les bois au-dessus du hameau de Saint-Sixte.
  • Pierre à la Marte, dolmen situé au nord-est du bourg.
  • Pierre à Mata, grosse pierre naturelle située en limite communale avec Miribel-les-Échelles.
  • Vestiges de la motte castrale de la Poype de Saint-Sixte, du XIe siècle[8].
  • Chapelle Saint-Sixte, à crypte mérovingienne, construite à l'emplacement d'un temple d'époque romaine probablement dédié à Hercule[9], dans le voisinage de la motte castrale[8].
  • Église Notre Dame, située à La chapelle de Merlas[10].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Le lac de Saint-Sixte
  • Le lac de Saint Sixte est situé sur le territoire de la commune de Merlas. Ce lac a été immortalisé par l'écrivain français Christian Bobin grâce à son roman dénommé Geai.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 20 avril 2018)
  2. Académie florimontane (Annecy) Auteur du texte, Revue savoisienne : journal publié par l'Association florimontane d'Annecy : histoire, sciences, arts, industrie, littérature / Jules Philippe, directeur-gérant, Imprimerie Abry, (lire en ligne)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. « Merlas 38620 dans le département Isère », sur DemarchesAdministratives.fr (consulté le 22 avril 2018)
  8. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 684
  9. Église de la paroisse de Massieu, www.massieu38.fr, accès le 7 octobre 2016.
  10. « Fiche paroisse, Diocèse de Grenoble - Vienne », sur www.diocese-grenoble-vienne.fr (consulté le 30 mars 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives de la maire de Merlas.
  • Le merlantin, septembre 2010