Canton de Neuchâtel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Neuchâtel (homonymie) et NE.
République et Canton de Neuchâtel
Blason de République et Canton de Neuchâtel
Héraldique
Localisation du canton en Suisse
Localisation du canton en Suisse
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération 1815
Abréviation NE
Chef-lieu Neuchâtel
Communes 53[1][2]
Districts 6[2]
Exécutif Conseil d'État (5 sièges)[3]
Législatif Grand Conseil (115 sièges)[4]
Conseil des États 2 sièges[5]
Conseil national 5 sièges[6]
Démographie
Population 176 241 hab. (31 décembre 2013)
Densité 219 hab./km2
Rang démographique 16e[7]
Langue officielle français
Géographie
Coordonnées 46° 59′ N 6° 47′ E / 46.983333333333, 6.783333333333346° 59′ Nord 6° 47′ Est / 46.983333333333, 6.7833333333333  
Altitude Min. Lac de Bienne 429 m – Max. Chasseral Ouest[8] 1 552 m
Superficie 80 293 ha = 802,93 km2
Rang 15e[9]
703x599 Carte Canton de Neuchatel (Suisse) R1.jpg

Le canton de Neuchâtel (NE), ou la République et canton de Neuchâtel dans les usages officiels[10], est un canton de Suisse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du canton de Neuchâtel.

Les hommes ont peuplé la région depuis la plus haute Antiquité déjà, mais, fait marquant, entre -3800 et -3500 les terres neuchâteloises sont l'origine de la civilisation de Cortaillod dont les hommes commençaient à construire des villages, cultiver des céréales et façonner des poteries. Les découvertes archéologiques exceptionnelles faites lors de la correction des eaux du Jura (1868-1878) sur le site de La Tène ont donné au second âge du fer le nom de La Tène (de -500 à -50). Témoin que l'endroit devait être un important péage sur la route entre le Rhône et le Rhin.

Jusqu'à l'an mil, on a peu de matériel concernant la région en particulier. On sait qu'en 998 les moines de Cluny fondent l'abbaye de Bevaix. Ces années voient aussi la création de la ville de Neuchâtel. En 1011, première apparition écrite du nom de Neuchâtel dans un acte de donation de Rodolphe III de Bourgogne à sa femme Irmengarde. Le territoire cantonal se retrouve vassal des Bourguignons, puis aussi combourgeois avec les cantons alémaniques ou encore sous la coupe du Saint-Empire romain germanique.

Carte du Canton de Neuchâtel établie en 1735 par Ratelband

Dès 1531, Guillaume Farel introduit la Réforme protestante dans le canton. Avec la révocation de l'édit de Nantes, Neuchâtel voit affluer nombre de huguenots. Le haut du canton commence à se peupler. Les souverains de l'époque, les Orléans-Longueville, notamment Henri II, portèrent beaucoup d'attention à ce coin de pays. Lors du décès en 1707 de Marie de Nemours, les Neuchâtelois se choisissent comme suzerain le roi de Prusse, l'éloignement géographique leur permettant d'être plus tranquilles... En 1806, Napoléon, après avoir obtenu Neuchâtel par un échange avec le roi de Prusse, remet la principauté au maréchal Louis-Alexandre Berthier. En 1814, le roi de Prusse reprend officiellement possession de la principauté. Neuchâtel est reçu dans la Confédération suisse, avec pleine égalité de droits.

Durant un siècle le futur canton se développa économiquement, avec l'essor de l'horlogerie et la création de nombreuses manufactures textiles (les indiennes). La Société typographique de Neuchâtel édite durant cette période de nombreux livres interdits en France.

La principauté de Neuchâtel adhère au pacte fédéral en 1815 et l'acte final du congrès de Vienne reconnaît au roi de Prusse la qualité de prince de Neuchâtel et à Neuchâtel, le statut de canton suisse. Mais ce n'est qu'avec la révolution du 1er mars 1848 que le canton s'intègre pleinement à la Suisse moderne et rompt les liens avec la monarchie prussienne. À cette date le canton devient république. La République est proclamée le 2 mars. Malgré l'épisode de l'affaire de Neuchâtel en 1856, l'histoire neuchâteloise se confond ensuite avec celle de la Suisse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vue du lac de Neuchâtel et du littoral depuis la chaîne jurassienne

Le canton de Neuchâtel est situé au nord-ouest de la Suisse dans le massif du Jura. Il comprend une partie basse bordant le lac de Neuchâtel, désignée par le Littoral ou le Bas ainsi qu'un plateau plus élevé, situé à environ 1 000 mètres d'altitude, désigné par les Montagnes neuchâteloises. La ville de Neuchâtel est située sur le littoral, celles de la La Chaux-de-Fonds et du Locle sont situées dans les Montagnes. Elles jouxtent la frontière française située sur le Doubs, du nom de la rivière qui coupe la vallée en deux. Le Bas s'étend de Vaumarcus jusqu'à la limite du lac de Bienne. Plusieurs vallées existent entre le haut et le Bas. Le Val-de-Travers, situé à l'ouest du canton et le Val-de-Ruz - au centre - en sont les principales.

Le point culminant du canton est sur l'arête Sud-Ouest du Chasseral à 1 552 m.

Districts, communes et villes[modifier | modifier le code]

Districts du canton de Neuchâtel

Lacs et cours d'eau[modifier | modifier le code]

Les gorges de l'Areuse entre le Val-de-Travers et le Littoral
  • La géomorphologie du Jura est de type karstique, ce qui rend difficile la présence d'un grand nombre de lacs et cours d'eau. Malgré cela, on compte un certain nombre de lacs et de rivières dans le canton.
  • Le lac de Neuchâtel déjà cité plus haut est le plus grand lac entièrement sur territoire suisse. D'autre part, on peut citer le lac des Taillères situé près de La Brévine et souvent utilisé en hiver pour le patinage lorsqu'il est gelé. Le lac des Brenets est situé à la frontière entre la Suisse et la France près de la commune des Brenets. Le canton compte également un lac artificiel formé sur le Doubs par le barrage du Châtelot : le lac de Moron.
  • Les principales rivières du canton sont l'Areuse qui traverse le Val-de-Travers pour se déverser dans le lac de Neuchâtel après avoir emprunté les gorges de l'Areuse, la Serrière près de Neuchâtel, le Seyon qui traverse le Val-de-Ruz, emprunte les gorges du Seyon pour se déverser dans le lac de Neuchâtel et finalement le Doubs qui fait la frontière entre la Suisse et la France.

Faune, flore et paysages[modifier | modifier le code]

  • Parmi les sites et paysages caractéristiques du canton, on peut citer le Creux-du-Van, un large cirque rocheux situé dans le Val-de-Travers qui forme le cœur d'une réserve naturelle couvrant plus de 15 km2. Outre une riche flore alpine, on peut y observer des bouquetins qui ont été introduits dans le canton en 1965.
Le Creux-du-Van dans le Val-de-Travers
  • Les vallées des Montagnes comprennent plusieurs hauts-marais, dont le plus important (et le plus visité) est le bois des lattes aux Ponts-de-Martel. Après avoir été exploitées pendant plusieurs siècles (chauffage et tourbe horticole), ces tourbières sont désormais protégées depuis 1978. Elle recèle une faune et une flore particulière comme la Vipère péliade ou des plantes carnivores comme les Rossolis (Drosera sp.), des espèces fortement menacées dans le Jura et plus généralement en Suisse.
  • Le canton de Neuchâtel est également connu pour ses pâturages boisés. Ils sont formés d'une mosaïque d'arbres et de prés, utilisés durant l'été pour la pâture du bétail, principalement des vaches mais également pour la production forestière.
  • Le canton abrite également parmi les dernières populations de Grand Tétras de la chaîne jurassienne.

Transports[modifier | modifier le code]

ICN à la gare de Neuchâtel
  • Plusieurs lignes de chemin de fer traversent le canton, dont la principale est celle dite « du pied du Jura » où passent les ICN reliant Genève ou Lausanne à Bâle ou Zurich / Saint-Gall. Ces trains s'arrêtent à Neuchâtel; des trains régionaux circulent sur cette même ligne en direction d'Yverdon-les-Bains et de Bienne (liaison ouverte en 1860). Une ligne régionale relie Neuchâtel aux villes du Haut en passant par Chambrelien (où le train doit rebrousser chemin). Une ligne relie finalement la Chaux-de-Fonds à Bienne. Toutes ces lignes sont opérées par les CFF. Une ligne relie également Neuchâtel à Berne, elle est opérée par la société BLS.
  • Neuchâtel se situe sur la ligne de TGV reliant Berne à Paris. Une ligne SNCF (TER) relie également Besançon, en France à La Chaux-de-Fonds.
  • Une ligne de train relie Neuchâtel au Val-de-Travers. Elle est opérée par les TRN (Transports régionaux neuchâtelois) qui opèrent également deux lignes à voie métrique reliant La Chaux-de-Fonds à La Sagne et aux Ponts-de-Martel d'une part, Le Locle aux Brenets d'autre part. Les CJ (Chemins de fer du Jura) opèrent une ligne entre la Chaux-de-Fonds et les Franches-Montagnes.
  • Plusieurs lignes de bus relient les gares à la plupart des communes du canton, exploitées par les TRN, les TN ou Car postal. Finalement, un tram relie Neuchâtel à Boudry.
  • Toutes les villes, ainsi que certains villages, ont par ailleurs leur propre réseau interne de transports par bus ou trolley.
  • Le canton entretient un réseau dense de routes parmi lesquelles on peut citer l'autoroute A5 traversant le littoral et continuant en direction de Bienne et d'Yverdon-les-Bains et la H20 entre Neuchâtel et la Chaux-de-Fonds puis Le Locle qui emprunte le tunnel sous la Vue des Alpes inauguré en 1994.
  • Le canton de Neuchâtel est aussi pourvu d'un aéroport régional près de la Chaux-de-Fonds (aéroport des Éplatures) et de deux aérodromes, l'un près de Colombier et l'autre à Môtiers.
  • La navigation sur le lac de Neuchâtel est possible durant toute l'année. Des bateaux relient chaque jour les rives nord et sud du lac et du printemps à l'automne des lignes à vocation touristique permettent quotidiennement des excursions sur les lacs de Bienne et de Morat[11]. Après plusieurs années consacrées à sa restauration, le bateau à vapeur et à roues à aubes "Neuchâtel" a été remis en service en avril 2014.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population du canton de Neuchâtel comptait 169 640 habitants en 2007, parmi lesquels 87 300 femmes (51,46 %) et 39 512 personnes d'origine étrangère (23,29 %)[12].

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

Voici l'évolution de la population sous forme de tableau depuis 1950 et par district[13] :

1950 1960 1970 1980 1990 1995 2000 2002 2003 2004 2005 2006 2009 2010 2011
Total canton 127 856 146 175 168 238 158 720 160 322 166 270 166 476 167 323 167 990 168 391 168 980 169 022 171 848 172 021 173 009
District de Neuchâtel 35 463 42 239 51 511 49 900 49 314 50 561 50 491 50 739 50 799 51 134 51 335 51 502 52 325 52 588 53 068
District de Boudry 17 955 21 803 29 012 30 726 33 814 35 574 36 508 36 753 37 042 37 150 37 529 37 672 38 812 38 850 38 842
District du Val-de-Travers 14 036 14 507 14 213 11 645 11 981 12 408 12 185 12 238 12 227 12 211 12 196 12 141 11 973 11 952 11 980
District du Val-de-Ruz 8 630 9 221 10 567 11 208 12 553 13 722 14 387 14 617 14 858 14 923 15 084 15 230 15 771 15 827 15 990
District du Locle 17 076 18 329 19 052 16 504 15 004 15 241 14 513 14 439 14 536 14 495 14 445 14 262 14 179 14 103 14 099
District de La Chaux-de-Fonds 34 696 40 076 43 883 38 737 37 656 38 764 38 392 38 537 38 528 38 478 38 391 38 215 38 788 38 701 39 030


Évolution de la population de l'ensemble du canton de 1950 à nos jours (source : OFS)

Éducation[modifier | modifier le code]

L'université de Neuchâtel
  • Dans le canton, la scolarité commence à l'âge de 4 ans par l'école enfantine qui dure 2 ans (Cycle 1, degrés 1-2). L'école primaire - obligatoire - dure 6 ans et commence à l'âge de six ans (Cycle 1-2, degrés 3-8). L'école secondaire - également obligatoire - dure de la 9e à la 11e année (cycle 3, degrés 9-11). L'élève y est orienté vers les principales filières de l'enseignement supérieur.
  • Au niveau de l'enseignement secondaire supérieur, le canton comprend trois lycées, des lycées d’enseignement professionnel, des écoles supérieures et écoles de métiers (horlogerie, microtechnique, mécanique, électronique et électrotechnique, arts appliqués (bijouterie, gravure, etc.), du paramédical et du social, du commerce et de l’administration, des métiers de la nature, des métiers du bâtiment, de l’informatique de gestion, du tourisme, de la gestion commerciale, et d'autres domaines. Le canton comprend également des écoles de culture générale[14].
  • Au niveau des écoles supérieures, l'Université de Neuchâtel offre à plus de 4 000 étudiants des cursus d'étude en lettres et sciences humaines, en sciences, en droit, en sciences économiques et en théologie.
  • La Haute école ARC offre sur son site de Neuchâtel des formations HES en ingénérie, dans le domaine de la santé, en économie et informatique de gestion, ainsi qu'en conservation-restauration. La Haute école de gestion ARC comporte en outre l'Institut de lutte contre la criminalité économique (ILCE).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Communale[modifier | modifier le code]

Chaque commune a son conseil général (législatif) et son conseil communal (exécutif). Le conseil général est formé théoriquement de 41 personnes mais certaines communes ne parviennent pas à atteindre ce nombre de conseillers. Les conseils communaux sont formés de 5 personnes à l'exception de Corcelles-Cormondrèche qui en compte 7. Les élections communales de déroulent tous les 4 ans, les dernières ont eu lieu en mai 2012.

Cantonale[modifier | modifier le code]

Souverain, le peuple exerce ses droits notamment en élisant, pour quatre ans, les 115 députés du Grand Conseil, qui exerce le pouvoir législatif, et les cinq membres du Conseil d'État, qui exerce le pouvoir exécutif[15].

Le Grand Conseil[modifier | modifier le code]

Il comprend 115 membres élus à la proportionnelle tous les 4 ans, la dernière fois en 2013.

Répartition des sièges au Grand Conseil pour la législature 2013-2017[16]
Partis politiques Neuchâtel Boudry Val-de-Travers Val-de-Ruz Le Locle La Chaux-de-Fonds Total Canton
PLR 11 10 2 5 3 4 35 (-6)
PS 11 7 3 3 1 8 33 (-3)
Les Verts 3 2 0 1 1 5 12 (-2)
POP-SolidaritéS 2 1 0 0 3 3 9 (-1)
UDC 5 4 3 2 1 5 20 (+6)
Verts Libéraux 2 2 0 0 0 1 5 (+5)
PDC 1 0 0 0 0 0 1 (+1)
Totaux 35 (-1) 26 (-) 8 (-) 11 (+1) 9 (-) 26 (-) 115 (-)

Le Conseil d'État[modifier | modifier le code]

Il comprend cinq conseillers d'État, élus pour quatre ans.

Il exécute les tâches gouvernementales et dirige l’administration cantonale. Il planifie et coordonne les activités de l’État et, selon la Constitution entrée de 2002, il présente un programme de législature au Grand Conseil[17].

En outre, annuellement, un projet de budget, un compte administratif et de bilan ainsi qu’un rapport sur sa gestion financière et administrative sont présentés au Grand Conseil.

De plus, il se doit de veiller à ce que l’activité de l’administration soit conforme au droit, doit prendre les initiatives assurant le développement du canton, doit veiller par des mesures utiles de la collaboration de l'État avec les autres cantons, communes neuchâteloises, ainsi qu'avec la Confédération. Enfin, le Conseil d'État représente l'État aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de son territoire.

Composition du Conseil d'État pour le mandat 2013-2017
Nom Parti Responsabilités Depuis le
Laurent Kurth[18] PS Chef du Département des finances et de la santé (DFS)[19] 4 décembre 2012
Alain Ribaux[20] PLR Chef du Département de la justice, de la sécurité et de la culture (DJSC)[21] 28 mai 2013
Monika Maire-Hefti[22] PS Cheffe du Département de l'éducation et de la famille (DEF)[23] 28 mai 2013
Jean-Nathanaël Karakash[24] PS Chef du Département de l'économie et de l'action sociale (DEAS)[25] 28 mai 2013
siège vacant - - 16 juin 2014

Fédérale[modifier | modifier le code]

Le canton de Neuchâtel envoie à chaque élection fédérale cinq députés au Conseil national et, comme chaque canton, deux au Conseil des États.

Conseil national[modifier | modifier le code]

Nom Parti Élu(e) depuis
Raymond Clottu UDC 2013
Laurent Favre[26] PLR 2007
Francine John-Calame[27] Verts 2005
Jacques-André Maire[28] PS 2009
Sylvie Perrinjaquet[29] PLR 2013

Conseil des États[modifier | modifier le code]

Nom Parti Élu(e) depuis
Didier Berberat[30] PS 2009
Raphaël Comte [31] PLR 2010

Conseil fédéral[modifier | modifier le code]

Après Zurich, Berne et Vaud, Neuchâtel est le canton qui a eu le plus de conseillers fédéraux avec un total de neuf.

Nom Période
Didier Burkhalter Depuis 2009
René Felber 1987 - 1993
Pierre Aubert 1979 - 1987
Pierre Graber 1970 - 1978
Max Petitpierre 1944 - 1961
Louis Perrier 1912 - 1913
Robert Comtesse 1899 - 1912
Numa Droz 1876 - 1892
Eugène Borel 1872 - 1875

Économie[modifier | modifier le code]

Un tiers environ des emplois nationaux dans l'horlogerie sont concentrés dans le canton. (ici une TAG Heuer Monaco).

Baromètre de l'emploi : entre secondaire et tertiaire[modifier | modifier le code]

En 2005, le canton offrait 83 724 emplois dans 9 257 établissements. En 2009, le canton offrait 85 400 emplois[32] au dernier trimestre, soit une variation[33]de l'emploi de (-2,0 %).

À la fin du trimestre 2010,bien que le secteur tertiaire reste dans le négatif avec (-0,6 %), grâce au (2,5 %) de reprise du secteur secondaire, le canton atteint un total de reprise positif : (+0,6 %).

Au troisième quartile de l'année 2011, la variation de l'emploi un de meilleurs scores positifs depuis des années : + (3,9 %) avec une augmentation de l'emploi de (6 %) pour le secondaire et (2,5 %) pour le tertiaire. La fin de l'année 2012 restera stable avec 90 600 emplois offerts, ce qui correspond à une croissance du marché de l'emploi de (3,1 %). Le secteur primaire représente 3 269 emplois (3,9 %) et 1 113 établissements (12 %). Le secteur secondaire employait 29 154 personnes (34,8 %) dans 1 947 établissements (21 %). Le secteur tertiaire offrait 51 301 postes de travail (61,3 %) dans 6 197 établissements (66,9 %)[12].

Le secteur secondaire est fortement lié au secteur de l'horlogerie qui offre plus de 10 % des emplois, et ceci sans compter tous ceux des domaines liés. Environ un tiers des emplois de l'industrie horlogère suisse se trouvent dans le canton[34].

Marché du travail attractif pour les frontaliers[modifier | modifier le code]

Année (T3) Nbre de frontaliers actifs Pourcentage
2009 7781,7 (21,98 %)
2010 8231,3 (23,24 %)
2011 9404,4 (25,94 %)
2012 10158,6 (28,84 %)

Le canton de Neuchâtel, à l'instar du Jura, de Vaud et Genève, reste un canton attractif pour les travailleurs frontaliers. Pour la seule année 2012 Neuchâtel a vu son effectif de travailleurs frontaliers[35] augmenter de (11,2 %) en l'espace de trois semestres.Les travailleurs frontaliers occupent principalement le secteur secondaire de même que le tertiaire.

Selon certains médias[36], la libre circulation des personnes faciliteraient la surenchère salariale de la part des employeurs : les frontaliers seraient souvent engagés sans CCT et avec un salaire inférieur à celui d'un suisse.

À Neuchâtel[37], depuis 2009, des postes supplémentaires d'inspecteurs du travail ont été créés dans le but de protéger les droits du travail des frontaliers qui vivent en moyenne avec un salaire de 2250 chf mensuel.

Médias[modifier | modifier le code]

Deux quotidiens cohabitent dans le canton de Neuchâtel. L'Impartial couvre en particulier les Montagnes alors que L'Express couvre le Littoral et les vallées. Ces deux titres ont fusionné en 1997, mais conservent leur nom ainsi que des rédactions et des articles spécifiques aux régions du canton. Ils appartiennent au groupe français Hersant.

Une radio régionale RTN couvre l'ensemble du canton. Canal Alpha en est la télévision régionale.

Social[modifier | modifier le code]

Chômage[modifier | modifier le code]

En 2005, le taux de chômage était de 4,3 %. Ce chiffre est en diminution (4,1 % en 2006 et 3,4 % en 2007). Le nombre de travailleurs frontaliers (venant de la France voisine) s'établit à 5 797 en 2005. Ce chiffre est en augmentation (6 806 en 2006 et 7 895 en 2007).

De novembre 2011 à novembre 2012, le taux de chômage est passé de 4,4 % à 5 %, avec +268 demandeurs d'emploi, soit un total de 6042 demandeurs d'emploi pour le canton, +501 chômeurs, soit un total de chômeurs en novembre 2012 de 4403

Bénéficiaires de l'aide sociale[modifier | modifier le code]

2008 à 2009 dans le canton : Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds les plus exposés[modifier | modifier le code]

De 2008 à 2009, le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale dans le canton de Neuchâtel est passé de 10214 personnes, soit 8 % de la population à 11288 personnes en 2009, soit 6,6 % de la population cantonale. Les deux districts les plus touchés sont La Chaux-de-Fonds en tête de liste avec un taux de 8,8 % en 2008 à 9,6 % en 2009. En second de la liste : Neuchâtel avec 6,5 % en 2008 à 7,6 % en 2009.

Analyse comparative du nombre de bénéficiaires par tranches d'âge les plus exposées entre 2007 et 2009[modifier | modifier le code]

En 2007, les 0-17 ans sont les plus exposés à l'assistance sociale avec un taux de 31,5 %, puis s'ajoute les 36-45 ans avec un taux de 18,4 % et en 3e position derechef les plus jeunes avec un taux de 14,2 % pour les 18-25 ans. En 2007 les jeunes enfants et jeunes adules sont donc les plus précarisés selon les statistiques de l'OFS.

En 2008, les 0-17 ans restent en première position de la précarisation avec un taux de 31,5 %, puis viennent les 36-45 ans avec 18,5 % de la population et enfin, les jeunes adultes de 26 à 35 ans avec 16,1 %.

En 2009, toujours les 0-17 ans en tête de l'aide sociale avec 29,8 %, puis les 36-45 ans avec un taux de 17,1 % et en 3e position, les 26-35 ans avec 15,8 %.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Depuis le 1er janvier 2009, 9 communes du Val-de-Travers ont fusionné au sein de la commune du même nom
  2. a et b [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  3. « Conseil d’État », sur ne.ch (consulté le 10 décembre 2008)
  4. « Grand Conseil », sur ne.ch (consulté le 10 décembre 2008)
  5. « Liste des conseillers aux Etats par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  6. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  7. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2013 », sur Office fédéral de la Statistique.
  8. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  9. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  10. « Constitution cantonale »
  11. « Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat »
  12. a et b « Site officiel du canton de Neuchâtel - Mémento statistique neuchâtelois 2008 » (consulté le 16 décembre 2008)
  13. « Site officiel du canton de Neuchâtel - Statistiques de la population » (consulté le 16 décembre 2008)
  14. « Site officiel du canton de Neuchâtel - Bref portrait - Formation, recherche et développement » (consulté le 16 décembre 2008)
  15. Autorités : Grand Conseil et Conseil d'État sur le site officiel du canton.
  16. Répartition des sièges au Grand Conseil : législature 2013-2017
  17. Le Conseil d'État sur le site officiel du canton.
  18. Département des finances et de la santé (DFS)
  19. DSF
  20. [1]
  21. DSJC
  22. Département de l'éducation et de la famille (DEF)
  23. DEF
  24. Département de l'économie et de l'action sociale (DEAS)
  25. DEAS
  26. Laurent Favre. Source: site du Parlement suisse
  27. Site de Francine John-Calame
  28. Jacques André Maire. Site PS
  29. Biographie sur le site du Conseil national.
  30. Didier Berberat. Site officiel
  31. Raphaël Comte. Source : site PLR
  32. Variation de l'emploi selon STATEM statistiques trimestrielles de l'emploi : trimestres de 2005-2012
  33. par rapport qu même trimestre de l'année précédente
  34. « Site officiel du canton de Neuchâtel - Bref portrait - Économie » (consulté le 17 décembre 2008)
  35. « OSTAJ - Observatoire statistique transfrontalier de l'Arc Jurassien »
  36. GPE ( groupement transfrontalier européen) et syndicats s'unissent contre le dumping salarial, Tribune de Genève
  37. Swissinfo.ch

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]