Canton de Neuchâtel
| République et Canton de Neuchâtel | |
Héraldique |
Localisation du canton en Suisse |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Entrée dans la Confédération | 1815 |
| Abréviation | NE |
| Chef-lieu | Neuchâtel |
| Communes | 53[1][2] |
| Districts | 6[2] |
| Exécutif | Conseil d'État (5 sièges)[3] |
| Législatif | Grand Conseil (115 sièges)[4] |
| Conseil des États | 2 sièges[5] |
| Conseil national | 5 sièges[6] |
| Démographie | |
| Population | 172 085 hab. (31 décembre 2010) |
| Densité | 214 hab./km2 |
| Rang | 16e[7] |
| Langue officielle | français |
| Géographie | |
| Altitude | Min. Lac de Bienne 429 m — Max. Chasseral Ouest[8] 1 552 m |
| Superficie | 80 293 ha = 802,93 km2 |
| Rang | 15e[9] |
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|
Le Canton de Neuchâtel (NE), ou République et Canton de Neuchâtel dans les usages officiels[10], est un canton de Suisse.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Les hommes ont peuplé la région depuis la plus haute Antiquité déjà, mais, fait marquant, entre -3800 et -3500 les terres neuchâteloises sont l'origine de la civilisation de Cortaillod dont les hommes commençaient à construire des villages, cultiver des céréales et façonner des poteries. Les découvertes archéologiques exceptionnelles faites lors de la correction des eaux du Jura (1868-1878) sur le site de La Tène ont donné au second âge du fer le nom de La Tène (de -500 à -50). Témoin que l'endroit devait être un important péage sur la route entre le Rhône et le Rhin.
Jusqu'à l'an mil, on a peu de matériel concernant la région en particulier. On sait qu'en 998 les moines de Cluny fondent l'abbaye de Bevaix. Ces années voient aussi la création de la ville de Neuchâtel. En 1011, première apparition écrite du nom de Neuchâtel dans un acte de donation de Rodolphe III de Bourgogne à sa femme Irmengarde. Le territoire cantonal se retrouva vassal des Bourguignons, puis aussi Combourgeois avec les cantons alémaniques ou encore sous la coupe du Saint-Empire romain germanique.
Dès 1531, Guillaume Farel distilla la Réforme protestante dans le canton. Avec la révocation de l'édit de Nantes, Neuchâtel vit affluer nombre de huguenots. Le haut du canton commença à se peupler. Les régnants de l'époque, les Orléans-Longueville, notamment Henri II, portèrent beaucoup d'attention à ce coin de pays. Lors du décès en 1707 de Marie de Nemours, les Neuchâtelois se sont choisi comme suzerain le roi de Prusse, l'éloignement géographique leur permettait d'être plus tranquilles... En 1806, Napoléon, après avoir obtenu Neuchâtel par un échange avec le roi de Prusse, remet la principauté au maréchal Louis-Alexandre Berthier. En 1814, le roi de Prusse reprend officiellement possession de la principauté. Neuchâtel est reçu dans la Confédération suisse, avec pleine égalité de droits.
Durant un siècle le futur canton se développa économiquement, avec l'essor de l'horlogerie et la création de nombreuses manufactures textiles (les indiennes). La Société typographique de Neuchâtel a durant cette période édité de nombreux livres interdits en France.
La principauté de Neuchâtel adhère au pacte fédéral en 1815 et l'acte final du congrès de Vienne reconnaît au roi de Prusse la qualité de prince de Neuchâtel, et à Neuchâtel, le statut de canton suisse. Mais ce n'est qu'avec la révolution du 1er mars 1848 que le canton s'intègre pleinement à la Suisse moderne et rompt les liens avec la monarchie prussienne. À cette date le canton devient république. La République est proclamée le 2 mars. Malgré l'épisode de l'affaire de Neuchâtel en 1856, l'histoire neuchâteloise se confond ensuite avec celle de la Suisse.
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Le canton de Neuchâtel est situé au nord-ouest de la Suisse dans le massif du Jura. Il comprend une partie basse bordant le lac de Neuchâtel, désignée par le Littoral ou le Bas ainsi qu'un plateau plus élevé, situé à environ 1 000 mètres d'altitude, désigné par les Montagnes neuchâteloises. La ville de Neuchâtel est située sur le littoral, celles de la La Chaux-de-Fonds et du Locle sont situées dans les Montagnes. Elles jouxtent la frontière française située sur le Doubs, du nom de la rivière qui coupe la vallée en deux. Le Bas s'étend de Vaumarcus jusqu'à la limite du lac de Bienne. Plusieurs vallées existent entre le haut et le Bas. Le Val-de-Travers, situé à l'ouest du canton et le Val-de-Ruz - au centre - en sont les principales.
Le point culminant du canton est sur l'arête Sud-Ouest du Chasseral à 1 552 m.
Districts, communes et villes [modifier]
- Le canton est divisé en 6 districts qui forment les quatre régions du canton : le district de Neuchâtel et le district de Boudry forment ensemble la Région Le Littoral, le district du Val-de-Ruz ainsi que district du Val-de-Travers forment chacun une région distincte qui porte le nom du district. Le District de La Chaux-de-Fonds ainsi que celui du Locle forment ensemble la région Montagnes neuchâteloises.
- Le canton de Neuchâtel compte 53 communes au 1er janvier 2009.
- Le canton compte quatre communes de plus de 10 000 habitants (au 31 décembre 2010[7]) : La Chaux-de-Fonds avec 37 504 habitants, Neuchâtel, 33 054 habitants, Val-de-Travers, 10 812 habitants et Le Locle, 10 049 habitants.
Lacs et cours d'eau [modifier]
- La géomorphologie du Jura est de type karstique, ce qui rend difficile la présence d'un grand nombre de lacs et cours d'eau. Malgré cela, on compte un certain nombre de lacs et de rivières dans le canton.
- Le lac de Neuchâtel déjà cité plus haut est le plus grand lac entièrement sur territoire suisse. D'autre part, on peut citer le lac des Taillères situé près de La Brévine et souvent utilisé en hiver pour le patinage lorsqu'il est gelé. Le lac des Brenets est situé à la frontière entre la Suisse et la France près de la commune des Brenets. Le canton compte également un lac artificiel formé sur le Doubs par le barrage du Châtelot : le lac de Moron.
- Les principales rivières du canton sont l'Areuse qui traverse le Val-de-Travers pour se déverser dans le lac de Neuchâtel après avoir emprunté les gorges de l'Areuse, la Serrière près de Neuchâtel, le Seyon qui traverse le Val-de-Ruz, emprunte les gorges du Seyon pour se déverser dans le lac de Neuchâtel et finalement le Doubs qui fait la frontière entre la Suisse et la France.
Faune, flore et paysages [modifier]
- Parmi les sites et paysages caractéristiques du canton, on peut citer le Creux-du-Van, un large cirque rocheux situé dans le Val-de-Travers qui forme le cœur d'une réserve naturelle couvrant plus de 15 km2. Outre une riche flore alpine, on peut y observer des bouquetins qui ont été introduits dans le canton en 1965.
- Les vallées des Montagnes comprennent plusieurs hauts-marais, dont le plus important (et le plus visité) est le bois des lattes aux Ponts-de-Martel. Après avoir été exploitées pendant plusieurs siècles (chauffage et tourbe horticole), ces tourbières sont désormais protégées depuis 1978. Elle recèle une faune et une flore particulière comme par exemple la Vipère péliade ou des plantes carnivores comme les Rossolis (Drosera sp.), des espèces fortement menacées dans le Jura et plus généralement en Suisse.
- Le canton de Neuchâtel est également connu pour ses pâturages boisés. Ils sont formés d'une mosaïque d'arbres et de prés, utilisés durant l'été pour la pâture du bétail, principalement des vaches mais également pour la production forestière.
- Le canton abrite également parmi les dernières populations de Grand Tétras de la chaîne jurassienne.
Transports [modifier]
- Plusieurs lignes de chemin de fer traversent le canton, dont la principale est celle dite « du pied du Jura » où passent les ICN reliant Genève ou Lausanne à Bâle ou Zurich / Saint-Gall. Ces trains s'arrêtent à Neuchâtel. Une ligne régionale relie Neuchâtel aux villes du Haut en passant par Chambrelien (où le train doit rebrousser chemin). Une ligne relie également les communes du Littoral entre Neuchâtel et Yverdon-les-Bains et entre Neuchâtel et Bienne (liaison ouverte en 1860). Une ligne relie finalement la Chaux-de-Fonds à Bienne. Toutes ces lignes sont opérées par les CFF. Une ligne relie également Neuchâtel à Berne, elle est opérée par le BLS.
- Neuchâtel se situe sur la ligne de TGV reliant Berne à Paris. Une ligne SNCF (TER) relie également Besançon, en France à La Chaux-de-Fonds.
- Une ligne de train relie Neuchâtel au Val-de-Travers. Elle est opérée par les TRN (Transports régionaux neuchâtelois) qui opèrent également une ligne à voies étroites reliant La Chaux-de-Fonds à La Sagne et aux Ponts-de-Martel. Les CJ (Chemins de fer du Jura) opèrent une ligne entre la Chaux-de-Fonds et les Franches-Montagnes.
- Plusieurs lignes de bus relient les gares à la plupart des communes du canton, exploitées par les TRN, les TN ou Car postal. Finalement, un tram relie Neuchâtel à Boudry.
- Toutes les villes, ainsi que certains villages, ont par ailleurs leur propre réseau interne de transports par bus ou trolley.
- Le canton entretient un réseau dense de routes parmi lesquelles on peut citer l'autoroute A5 traversant le littoral et continuant en direction de Bienne et la H20 entre Neuchâtel et la Chaux-de-Fonds puis Le Locle qui emprunte le tunnel sous la Vue des Alpes inauguré en 1994.
- Le canton de Neuchâtel a également un aérodrome près de Colombier et de Môtiers ainsi qu'un aéroport régional près de la Chaux-de-Fonds (aéroport des Éplatures).
- La navigation sur le lac de Neuchâtel est possible durant toute l'année. Plusieurs bateaux relient chaque jour le nord et le sud du lac et rejoigne quotidiennement les lacs de Bienne et de Morat[11].
Démographie [modifier]
La population du canton de Neuchâtel comptait 169 640 habitants en 2007, parmi lesquels 87 300 femmes (51,46 %) et 39 512 personnes d'origine étrangère (23,29 %)[12].
Évolution de la population [modifier]
Voici l'évolution de la population sous forme de tableau depuis 1950 et par district[13] :
| 1950 | 1960 | 1970 | 1980 | 1990 | 1995 | 2000 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2009 | 2010 | 2011 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Total canton | 127 856 | 146 175 | 168 238 | 158 720 | 160 322 | 166 270 | 166 476 | 167 323 | 167 990 | 168 391 | 168 980 | 169 022 | 171 848 | 172 021 | 173 009 |
| District de Neuchâtel | 35 463 | 42 239 | 51 511 | 49 900 | 49 314 | 50 561 | 50 491 | 50 739 | 50 799 | 51 134 | 51 335 | 51 502 | 52 325 | 52 588 | 53 068 |
| District de Boudry | 17 955 | 21 803 | 29 012 | 30 726 | 33 814 | 35 574 | 36 508 | 36 753 | 37 042 | 37 150 | 37 529 | 37 672 | 38 812 | 38 850 | 38 842 |
| District du Val-de-Travers | 14 036 | 14 507 | 14 213 | 11 645 | 11 981 | 12 408 | 12 185 | 12 238 | 12 227 | 12 211 | 12 196 | 12 141 | 11 973 | 11 952 | 11 980 |
| District du Val-de-Ruz | 8 630 | 9 221 | 10 567 | 11 208 | 12 553 | 13 722 | 14 387 | 14 617 | 14 858 | 14 923 | 15 084 | 15 230 | 15 771 | 15 827 | 15 990 |
| District du Locle | 17 076 | 18 329 | 19 052 | 16 504 | 15 004 | 15 241 | 14 513 | 14 439 | 14 536 | 14 495 | 14 445 | 14 262 | 14 179 | 14 103 | 14 099 |
| District de La Chaux-de-Fonds | 34 696 | 40 076 | 43 883 | 38 737 | 37 656 | 38 764 | 38 392 | 38 537 | 38 528 | 38 478 | 38 391 | 38 215 | 38 788 | 38 701 | 39 030 |

Évolution de la population de l'ensemble du canton de 1950 à nos jours (source : OFS)
Éducation [modifier]
- Dans le canton, la scolarité commence à l'âge de 4 ans par l'école enfantine qui dure 2 ans (Cycle 1, degrés 1-2). L'école primaire - obligatoire - dure 6 ans et commence à l'âge de six ans (Cycle 1-2, degrés 3-8). L'école secondaire - également obligatoire - dure de la 9e à la 11e année (cycles 3, degrés 9-11). L'élève y est orienté vers les principales filières de l'enseignement supérieur.
- Au niveau de l'enseignement secondaire supérieur, le canton comprend trois lycées, des lycées d’enseignement professionnel, des écoles supérieures et écoles de métiers (horlogerie, microtechniques, mécanique, électronique et électrotechnique, arts appliqués (bijouterie, gravure, etc.), du paramédical et du social, du commerce et de l’administration, des métiers de la nature, des métiers du bâtiment, de l’informatique de gestion, du tourisme, de la gestion commerciale, et d'autres domaines. Le canton comprend également des écoles de culture générale[14].
- Au niveau des écoles supérieures, l'Université de Neuchâtel offre à plus de 4 000 étudiants des cursus d'étude en lettres et sciences humaines, en sciences, en droit, en sciences économiques et en théologie.
Politique [modifier]
Communale [modifier]
Chaque commune a son conseil général (législatif) et son conseil communal (exécutif). Le conseil général est formé théoriquement de 41 personnes mais certaines communes ne parviennent pas à atteindre ce nombre de conseillers. Les conseils communaux sont formés de 5 personnes à l'exception de Corcelles-Cormondrèche qui en compte 7. Les élections communales de déroulent tous les 4 ans, les dernières ont eu lieu en mai 2012.
Conseil d'Etat et Grand Conseil[15] [modifier]
Le Grand Conseil [modifier]
Le législatif cantonal (Grand Conseil) compte 115 membres élus à la proportionnelle tous les 4 ans, la dernière élection a eu lieu en 2009.
Répartition des sièges au Grand Conseil : législature 2009-2013[16]
| Partis politiques | Neuchâtel | Boudry | Val-de-Travers | Val-de-Ruz | Le Locle | La Chaux-de-Fonds | Total Canton |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| PLR | 13 | 11 | 3 | 5 | 3 | 6 | 41 |
| PSN | 12 | 8 | 4 | 3 | 1 | 8 | 36 |
| Les Verts | 5 | 3 | 0 | 1 | 1 | 4 | 14 |
| POP-SolidaritéS | 2 | 1 | 0 | 0 | 3 | 4 | 10 |
| UDC | 4 | 3 | 1 | 1 | 1 | 4 | 14 |
| Totaux | 36 | 26 | 8 | 10 | 9 | 26 | 115 |
Conseil d'État : le pouvoir exécutif et gouvernemental[17] [modifier]
Souverain, le peuple exerce ses droits notamment en élisant, pour quatre ans, les 115 députés du Grand Conseil (pouvoir législatif) et les cinq membres du Conseil d'État (pouvoir exécutif). Le rôle de celui-ci : exécuter les tâches gouvernementales et diriger l’administration cantonale.
Ses fonctions : planifier et coordonner les activités de l’État et, selon la nouvelle Constitution entrée en vigueur en 2002, il présente un programme de législature au Grand Conseil.
En outre, annuellement, un projet de budget, un compte administratif et de bilan ainsi qu’un rapport sur sa gestion financière et administrative, sont présentés au Grand Conseil.
De plus, il se doit de veiller à ce que l’activité de l’administration soit conforme au droit, doit prendre les initiatives assurant le développement du canton, doit veiller-par des mesures utiles-de la collaboration de l'État avec les autres cantons, communes neuchâteloises, ainsi qu'avec la Confédération. Enfin, le Conseil d'État représente l'État aussi bien à l'interne qu'à l'externe de son territoire.
Composition des 5 départements de l'administration cantonale avec leurs chefs de Département respectif :
- Gisèle Ory[18], Conseillère d'État et Cheffe du Département de la Santé et des Affaires Sociales (DSAS) depuis le 26 mai 2009. Parti Socialiste
- Claude Nicati[19], conseiller d'État et Chef du Département de la gestion du territoire[20] (DGT)depuis le 26 mai 2009. PLR (Indépendant – démissionnaire du PLR au 17 octobre 2012, Suppléant: M. Laurent Kurth)
- Thierry Grosjean[21], Conseiller d'État et Chef suppléant du Département de la justice, de la sécurité et des finances[22] depuis le 1er août 2012. PLR
- Philippe Gnaegi[23], Président du Conseil d'État du 1er juin 2012 au 27 mai 2013 et conseiller d'État au Département de l’éducation, de la culture et des sports[24]. PLR Élu le 26 avril 2009
- Laurent Kurth[25], conseiller d'État et Chef du département de la Justice, de la Sécurité et des Finances[26] depuis le 4 décembre 2012. Parti socialiste.
A l'issue du second tour des éléctions du 18 mai 2013, les 4 chefs de Département sont remplacés par :
Fédérale [modifier]
Le canton de Neuchâtel envoie à chaque élection fédérale 5 députés au conseil national et (comme chaque canton) 2 au Conseil des États. Les conseillers nationaux pour la législature 2011-2015 sont :
- Francine John-Calame[27] (Verts) élue en 2005
- Alain Ribaux[28] (PLR) élu en 2011
- Laurent Favre[29](PLR) élu en 2007
- Yvan Perrin[30] (UDC) élu en 2003
- Jacques-André Maire[31](PS) élu en 2009
Les deux conseillers aux États sont Didier Berberat[32] (PS) élu en 2009 et Raphaël Comte [33] (PLR) élu en 2010.
Au Conseil fédéral, Neuchâtel est le canton qui a eu le plus de conseillers fédéraux (9) après Zürich, Berne et Vaud. Actuellement, Didier Burkhalter, élu en 2009, conseiller fédéral est originaire du canton de Neuchâtel. Avant lui il y a eu:
- Didier Burkhalter (2011 - présent)
- René Felber (1987 - 1993)
- Pierre Aubert (homme politique) (1979 - 1987)
- Pierre Graber (1970 - 1978)
- Max Petitpierre (1944 - 1961)
- Louis Perrier (Suisse) (1912 - 1913)
- Robert Comtesse (1899 - 1912)
- Numa Droz (1876 - 1892)
- Eugène Borel (1872 - 1875)
Économie [modifier]
Baromètre de l'emploi : entre secondaire et tertiaire [modifier]
En 2005, le canton offrait 83 724 emplois dans 9 257 établissements. En 2009, le canton offrait 85 400 emplois[34] au dernier trimestre, soit une variation[35]de l'emploi de (-2,0 %).
À la fin du trimestre 2010,bien que le secteur tertiaire reste dans le négatif avec (-0,6 %), grâce au (2,5 %) de reprise du secteur secondaire, le canton atteint un total de reprise positif : (+0,6 %).
Au troisième quartile de l'année 2011, la variation de l'emploi un de meilleurs scores positifs depuis des années : + (3,9 %) avec une augmentation de l'emploi de (6 %) pour le secondaire et (2,5 %) pour le tertiaire. La fin de l'année 2012 restera stable avec 90 600 emplois offerts, ce qui correspond à une croissance du marché de l'emploi de (3,1 %). Le secteur primaire représente 3 269 emplois (3,9 %) et 1 113 établissements (12 %). Le secteur secondaire employait 29 154 personnes (34,8 %) dans 1 947 établissements (21 %). Le secteur tertiaire offrait 51 301 postes de travail (61,3 %) dans 6 197 établissements (66,9 %)[12].
Le secteur secondaire est fortement lié au secteur de l'horlogerie qui offre plus de 10 % des emplois, et ceci sans compter tous ceux des domaines liés. Environ un tiers des emplois de l'industrie horlogère suisse se trouvent dans le canton, [36].
Marché du travail attractif pour les frontaliers [modifier]
| Année (T3) | Nbre de frontaliers actifs | Pourcentage |
|---|---|---|
| 2009 | 7781,7 | (21,98 %) |
| 2010 | 8231,3 | (23,24 %) |
| 2011 | 9404,4 | (25,94 %) |
| 2012 | 10158,6 | (28,84 %) |
Le canton de Neuchâtel, à l'instar du Jura, de Vaud et Genève, reste un canton attractif pour les travailleurs frontaliers. Pour la seule année 2012 Neuchâtel a vu son effectif de travailleurs frontaliers[37] augmenter de (11,2 %) en l'espace de trois semestres.Les travailleurs frontaliers occupent principalement le secteur secondaire de même que le tertiaire.
Selon certains médias[38], la libre circulation des personnes faciliteraient la surenchère salariale de la part des employeurs : les frontaliers seraient souvent engagés sans CCT et avec un salaire inférieur à celui d'un suisse.
A Neuchâtel[39], depuis 2009, des postes supplémentaires d'inspecteurs du travail ont été créés dans le but de protéger les droits du travail des frontaliers qui vivent en moyenne avec un salaire de 2250 chf mensuel.
Médias [modifier]
Deux quotidiens cohabitent dans le canton de Neuchâtel. L'Impartial couvre en particulier le Haut alors que L'Express couvre le Bas. Ces deux titres ont fusionné en 1997, mais conservent leur nom ainsi que des rédactions et des articles spécifiques aux régions du canton. Ils appartiennent au groupe français Hersant.
Une radio régionale RTN couvre l'ensemble du canton. Canal Alpha en est la télévision régionale.
Social [modifier]
Chômage [modifier]
En 2005, le taux de chômage était de 4,3 %. Ce chiffre est en diminution (4,1 % en 2006 et 3,4 % en 2007). Le nombre de travailleurs frontaliers (venant de la France voisine) s'établit à 5 797 en 2005. Ce chiffre est en augmentation (6 806 en 2006 et 7 895 en 2007).
De novembre 2011 à novembre 2012, le taux de chômage est passé de 4,4 % à 5 %, avec +268 demandeurs d'emploi, soit un total de 6042 demandeurs d'emploi pour le canton, +501 chômeurs, soit un total de chômeurs en novembre 2012 de 4403
Bénéficiaires de l'aide sociale [modifier]
2008 à 2009 dans le canton : Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds les plus exposés [modifier]
De 2008 à 2009, le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale dans le canton de Neuchâtel est passé de 10214 personnes, soit 8 % de la population à 11288 personnes en 2009, soit 6,6 % de la population cantonale. Les deux districts les plus touchés sont La Chaux-de-Fonds en tête de liste avec un taux de 8,8 % en 2008 à 9,6 % en 2009. En second de la liste : Neuchâtel avec 6,5 % en 2008 à 7,6 % en 2009.
Analyse comparative du nombre de bénéficiaires par tranches d'âge les plus exposées entre 2007 et 2009 [modifier]
En 2007, les 0-17 ans sont les plus exposés à l'assistance sociale avec un taux de 31,5 %, puis s'ajoute les 36-45 ans avec un taux de 18,4 % et en 3e position derechef les plus jeunes avec un taux de 14,2 % pour les 18-25 ans. En 2007 les jeunes enfants et jeunes adules sont donc les plus précarisés selon les statistiques de l'OFS.
En 2008, les 0-17 ans restent en première position de la précarisation avec un taux de 31,5 %, puis viennent les 36-45 ans avec 18,5 % de la population et enfin, les jeunes adultes de 26 à 35 ans avec 16,1 %.
En 2009, toujours les 0-17 ans en tête de l'aide sociale avec 29,8 %, puis les 36-45 ans avec un taux de 17,1 % et en 3e position, les 26-35 ans avec 15,8 %.
Notes et références [modifier]
- Depuis le 1er janvier 2009, 9 communes du Val-de-Travers ont fusionné au sein de la commune du même nom
- [xls] Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008, sur Office fédéral de la statistique. Consulté le 8 décembre 2008
- Conseil d’État, sur ne.ch. Consulté le 10 décembre 2008
- Grand Conseil, sur ne.ch. Consulté le 10 décembre 2008
- Liste des conseillers aux Etats par canton, sur parlement.ch. Consulté le 8 décembre 2008
- Liste des conseillers nationaux par canton, sur parlement.ch. Consulté le 8 décembre 2008
- Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010, sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 15 décembre 2011.
- [xls] Les points culminants des cantons suisses, sur Office fédéral de la statistique. Consulté le 8 décembre 2008
- Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales, sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 23 septembre 2010
- Constitution cantonale
- Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat
- Site officiel du canton de Neuchâtel - Mémento statistique neuchâtelois 2008. Consulté le 16 décembre 2008
- Site officiel du canton de Neuchâtel - Statistiques de la population. Consulté le 16 décembre 2008
- Site officiel du canton de Neuchâtel - Bref portrait - Formation, recherche et développement. Consulté le 16 décembre 2008
- Autorités : Grand Conseil et Conseil d'Etat. Source : site officiel du canton
- Répartition des sièges au Grand Conseil : législature 2009-2013
- Conseil d'Etat.Source : site officiel du canton
- Gisèle Ory, Cheffe du Département de la Santé et du Social. Référence : site cantonal officiel
- Claude Nicati, Chef de la DGT. Source : site officiel ne.ch
- DGT
- Thierry Grosjean, DEC.
- DEC : Département de l'Economie.
- Philippe Gnaegi. Département de l'éducation, de la culture et des sports
- Département de l'éducation, de la culture et des sports
- Laurent Kurth.Département de la Justice, de la Sécurité et des Finances
- DJSF
- Site de Francine John-Calame
- Alain Ribaux. Source : site PLR
- Laurent Favre. Source: site du Parlement suisse
- Yvan Perrin. Source : Parlement suisse
- Jacques André Maire. Site PS
- Didier Berberat. Site officiel
- Raphaël Comte. Source : site PLR
- Variation de l'emploi selon STATEM statistiques trimestrielles de l'emploi : trimestres de 2005-2012
- par rapport qu même trimestre de l'année précédente
- Site officiel du canton de Neuchâtel - Bref portrait - Économie. Consulté le 17 décembre 2008
- OSTAJ - Observatoire statistique transfrontalier de l'Arc Jurassien
- GPE ( groupement transfrontalier européen) et syndicats s'unissent contre le dumping salarial, Tribune de Genève
- Swissinfo.ch
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Œil-de-perdrix et Perdrix Blanche deux spécialités du vignoble neuchâtelois.
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Cartes du canton
- « Neuchâtel (canton) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
- Statistiques chômage 2012
- Statistiques neuchâteloises
- Sécurité sociale
- OFS (STATEM, statistiques trimestrielles de l'emploi)