Canton des Grisons

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Canton des Grisons
Blason de Canton des Grisons
Héraldique
Localisation du canton en Suisse
Localisation du canton en Suisse
Noms
Nom allemand Kanton Graubünden
Nom italien Cantone dei Grigioni
Nom romanche Chantun Grischun
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération 1803
Abréviation GR
Chef-lieu Coire
Communes 178[1]
Districts 11[1]
Exécutif Regierungsrat, Regenza, Governo (5 sièges)[2]
Législatif Grosser Rat, cussegl grond, Gran Consiglio (120 sièges)[3]
Conseil des États 2 sièges[4]
Conseil national 5 sièges[5]
Démographie
Population 192 621 hab. (31 décembre 2010)
Densité 27 hab./km2
Rang démographique 14e[6]
Langues officielles allemand, romanche, italien
Géographie
Coordonnées 46° 45′ N 9° 30′ E / 46.75, 9.5 ()46° 45′ Nord 9° 30′ Est / 46.75, 9.5 ()  
Altitude Min. Frontière avec le Tessin à San Vittore 260 m – Max. Piz Bernina[7] 4 049 m
Superficie 710 544 ha = 7 105,44 km2
Rang 1er[8]

Le canton des Grisons (GR, en allemand Graubünden, en romanche Grischun, en italien Grigioni) est le plus grand et le plus oriental des cantons de Suisse.

Nom[modifier | modifier le code]

Le nom de « Grisons » fait référence à l'origine du canton sous la forme de trois alliances locales, les Trois Ligues ou ligues grisonnes, regroupant la Ligue de la Maison-Dieu, la Ligue des Dix-Juridictions et la Ligue grise.

Le nom allemand du canton, « Graubünden », est plus explicite dans son étymologie, signifiant littéralement « ligues grises ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Occupée à l'origine par les Rhètes, la région du canton des Grisons est annexée en 15 av. J.-C. par l'Empire romain et forme une partie de la province romaine de Rhétie. Après l'introduction du christianisme, Coire est le siège du premier évêché fondé au nord des Alpes. La région est rattachée en 536 au royaume des Francs puis plus tard au Saint-Empire romain germanique. Les Walser, un peuple germanophone originaire du Valais, immigrent de l'ouest au XIIIe siècle et s'installent sur les plateaux d'alpage grisons. Parallèlement, d'autres populations alémaniques s'implantent lentement au nord, dans la région de Coire. Cette implantation se fait encore sentir aujourd'hui, avec la présence dans le canton de deux groupes dialectaux germaniques distincts : walser dans les vallées supérieures et haut alémanique dans la vallée du Rhin, autour de Coire. Ces dialectes germaniques côtoient les parlers romanches et italiens, d'origine romane.

À la fin du Moyen Âge se forment plusieurs ligues afin de combattre les influences extérieures, principalement celle de la principauté épiscopale de Coire : la Ligue de la Maison-Dieu en 1367 au sud-est et au centre, la Ligue grise (qui donne son nom au canton) en 1395 à l'ouest et la Ligue des Dix-Juridictions au nord en 1436.

La première étape vers l'actuel canton des Grisons a lieu en 1450 lorsque la Ligue des Dix-Juridictions s'allie à la Ligue de la Maison-Dieu. En 1471, ces deux ligues s'allient avec la Ligue grise. En 1497 et 1498, à la suite de l'acquisition des possessions de la dynastie éteinte des Toggenburg par les Habsbourg en 1496, les trois ligues s'allient avec l'ancienne Confédération suisse et combattent à ses côtés dans la guerre de Souabe trois ans plus tard. Les Habsbourg sont vaincus aux batailles de Calven et de Dornach, aidant à la reconnaissance de la confédération suisse et des ligues alliées. Les Trois Ligues restent cependant une association lâche jusqu'au Bundesbrief du 23 septembre 1524. Ses membres souverains sont les communes juridictionnelles (antécédents des actuels districts et communes).

En 1512, les Trois ligues s'emparent de plusieurs régions du sud des Alpes : la Valteline et les vallées de Chiavenna et de Bormio. Elles restent sous l'autorité des ligues jusqu'au début du XIXe siècle. En 1518, les Trois Ligues règlent leurs relations avec les Habsbourg dans un contrat, signé par l'empereur Maximilien, qui reste en vigueur jusqu'en 1798. Les dernières traces de la juridiction de l'évêché de Coire sont abolies en 1526. La guerre de Musso rapproche encore les Trois Ligues de la Confédération suisse.

À l'époque de la Réforme, plus de la moitié des communes (dont la ville de Coire) adhèrent au mouvement réformiste. La Bible est le premier livre traduit en romanche. Pendant la guerre de Trente Ans, les Trois Ligues grisonnes sont les seuls Confédérés impliqués dans le conflit[9]. Puis le peuple se divise sur la prise de parti pour l'Autriche ou la France, menaçant ainsi l'unité du pays. Le pasteur et commandant militaire Jürg Jenatsch est considéré comme le pacificateur des Trois Ligues.

Le 10 octobre 1797, Napoléon Bonaparte proclame la réunion de la Valteline, de Chiavenna et de Bormio à la République cisalpine, dont il avait proclamé l'indépendance et nommé quatre des cinq membres du directoire, le 9 juin précédent.

L'article 18 de la Constitution de la République helvétique du 16 mars 1798 invite les trois « Ligues-Grises » à devenir « partie intégrante » de la nouvelle République, en tant que canton « de Rhétie, ou des Grisons »[10].

Le 12 mars 1799, le général en chef de l'armée française en Helvétie, André Masséna, établit un Gouvernement provisoire dont il nomme les onze membres et le secrétaire général. Le 21 avril 1799, le président du gouvernement provisoire, Anton Herkules Sprecher von Bernegg, et son secrétaire général, Andreas Otto, signent, à Coire, le traité de réunion à la République helvétique.

Le canton des Grisons est créé par le chapitre VII de l'Acte de médiation du 19 février 1803, par incorporation à l'ancien canton de Rhétie des pays suivants :

  • La seigneurie de Haldenstein (en allemand : Herrschaft Haldenstein) ;
  • La seigneurie de Tarasp (en allemand : Herrschaft Haldenstein) et le quartier épiscopal de Coire (en allemand : Hof Chur), préalablement incorporés à la République helvétique par le paragraphe 29 du recès de la députation extraordinaire (en allemand : Reichsdeputationshauptschluss) de la Diète impériale (en allemand : Reichstag) de Ratisbonne du 29 janvier 1803.

Le 20 mars 1815, l'Empereur d'Autriche, François Ier, déclare céder au canton des Grisons la seigneurie de Rhäzüns (en allemand : Herrschaft Rhäzüns), qu'il avait cédée à la France, par l'article 3 du traité de Vienne — dit de Schönbrunn — du 14 octobre 1809[11], et dans la possession de laquelle il avait été rétabli, par l'article 2 du traité de Paris du 30 mai 1814. Le 9 juin 1815, la cession de la seigneurie au canton des Grisons est confirmée par l'article 78 de l'Acte final du Congrès de Vienne[12]. Le 19 janvier 1819, le canton des Grisons en prend officiellement possession[13].

Mais l'Acte final du Congrès de Vienne ne restitue pas la Valteline au canton des Grisons. Son article 94 la cède à l'Empire d'Autriche[14]. Déjà, le 7 avril 1815, l'Empereur d'Autriche, François Ier, avait déclaré « la province de Valteline et les comtés de [Chievenna] et de Bormio », « partie intégrante à perpétuité » de l'Empire[15] ; les avait incorporés au nouveau Royaume lombard-vénitien[16] et au Gouvernement de Milan[17]. Le 24 janvier 1816, le gouverneur de Milan, Franz Josef Saurau, les réunira dans la province de Sondrio[18].

Le 7 août 1815, Georg Gengel signe, à Zurich, le Pacte fédéral établissant la Confédération suisse.

La constitution cantonale transférant la souveraineté des communes juridictionnelles au peuple date de 1854. La constitution du canton date de 1892 et est modifiée 30 fois au cours du siècle suivant.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Piz Bernina (à droite)
La vallée d'Haute-Engadine, au-dessus de Saint-Moritz.

Le canton des Grisons est situé dans les Alpes au sud-est de la Suisse. Il borde le Liechtenstein au nord, l'Autriche au nord et à l'est, l'Italie au sud et au sud-est, et les cantons de Saint-Gall au nord-ouest, Glaris et Uri à l'ouest et du Tessin au sud-ouest. La capitale est Coire ; parmi les autres villes, on peut citer Davos, Klosters ou Saint-Moritz.

Le canton des Grisons est le plus étendu des cantons Suisses. Avec 7 105 km2, ils forment 17,2 % de la superficie du pays[19]. Un tiers seulement du canton est considéré comme terres arables[19]. Les forêts recouvrent un cinquième de la superficie totale[19]. Le canton est quasi entièrement montagneux, comprenant les hauts plateaux des vallées du Rhin et de l'Inn.

L'altitude des Alpes grisonnes est élevée ; elles contiennent des pics comme le Tödi (3 614 m) et culminent au Piz Bernina, à 4 049 m. La région possède de nombreux glaciers, comme dans les massifs de l'Adula, de l'Albula, de la Silvretta, de la Bernina, de la Bregaglia et du Rätikon. Les chaînes de montagnes de la région centrale du canton sont très profondes, certaines étant considérées comme les plus profondes d'Europe.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les Grisons comptent 188 762 habitants en 2007, soit 2,5 % de la population totale de la Suisse ; parmi eux, 28 008 (14,84 %) sont étrangers[20]. Avec 27 habitants par km2, ils sont le canton dont la densité de population est la plus faible.

47 % de la population revendique l'appartenance au catholicisme, 41 % au protestantisme[21].

Langues[modifier | modifier le code]

Distribution géographique des langues des Grisons, avec les zones parlant le romanche en violet, l'allemand en orange et l'italien en bleu. Les zones hachurées possèdent une langue majoritaire fluctuante, des minorités linguistiques traditionnellement fortes (plus de 30 %) ou sont officiellement bilingues.

Le canton des Grisons possède trois langues officielles : l'allemand, l'italien et le romanche. C'est le seul canton suisse trilingue, et le seul où est parlé le romanche.

L'allemand est la langue majoritaire, parlée par 68 % de la population, principalement dans le nord-ouest du canton. Le romanche est parlé par 15 % de la population, surtout dans l'Engadine et autour de Disentis/Mustér ; en régression lente, son avenir est incertain. L'italien est parlé dans les vallées méridionales de Mesolcina, Calanca, Val Bregaglia et Poschiavo et totalise 10 % des locuteurs. 7 % de la population parle une autre langue.

Le romanche est un terme générique recouvrant un groupe de dialectes proches, parlés dans le sud de la Suisse et appartenant à la famille rhéto-romane. Ces dialectes incluent le sursylvain, le subsylvain, le sourmiran, le puter et le vallader. Ils sont standardisés depuis 1982 à partir des travaux du linguiste suisse Heinrich Schmid. La langue standardisée, appelée Rumantsch Grischun, est lentement acceptée.

Le romanche est reconnu comme l'une des quatre langues nationales de la Suisse depuis l'adoption de la constitution fédérale suisse le 20 février 1938. Il est considéré, avec certaines restrictions, comme langue officielle à l'échelle fédérale depuis la votation populaire du 10 mars 1996, ce qui signifie que les locuteurs romanches peuvent utiliser le Rumantsch grischun pour correspondre avec le gouvernement fédéral et espérer une réponse dans la même langue. Dans les Grisons, le romanche ne possède le statut de langue officielle qu'au niveau cantonal. Les communes y sont libres de spécifier leurs propres langues officielles.

Écologie[modifier | modifier le code]

Le canton héberge la plus grande réserve naturelle de Suisse, le parc national suisse, unique parc national de la Confédération et l'un des plus anciens au monde.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les Grisons sont connus pour la viande des Grisons, une forme de viande de bœuf séchée, ainsi que pour la Bündner Nusstorte, une tarte au miel et aux noix.

Le Capuns, une recette à base de viande, de fromage et de feuilles de salade, est une autre spécialité, principalement dans la partie occidentale du canton.

Administration[modifier | modifier le code]

Districts et cercles[modifier | modifier le code]

La loi du 1er avril 1851, sur la division du canton des Grisons en districts et cercles (en allemand : Gesetz über Einteilung des Kantons Graubünden in Bezirke und Kreise, von 1. April 1851), divisa le canton des Grisons en quatorze districts et trente-neuf cercles.

Anciens districts du canton des Grisons (1851-2000)


Actuels districts du canton des Grisons (depuis 2001)

Depuis l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2001, de la loi du 12 mars 2000, sur la division du canton des Grisons en districts et cercles (en allemand : Gesetz über Einteilung des Kantons Graubünden in Bezirke und Kreise, von 12. März 2000), le canton des Grisons est divisé en onze districts et trente-neuf cercles, savoir (districts suivis, entre parenthèses, des cercles) :

  • Albula (Alvaschein, Belfort, Bergün, Surses)
  • Bernina (Brusio, Poschiavo)
  • Hinterrhein (Avers, Domleschg, Rheinwald, Schams, Thusis)
  • Imboden (Trins, Rhäzüns)
  • Inn (Ramosch, Sur Tasna, Suot Tasna, Val Müstair)
  • Landquart (Maienfeld, Fünf Dörfer)
  • Maloja (Bregaglia, Haute-Engadine)
  • Moesa (Calanca, Mesocco, Rovedero)
  • Plessur (Coire, Churwalden, Schanfigg)
  • Prättigau/Davos (Davos, Jenaz, Klosters, Küblis, Luzein, Schiers, Seewis)
  • Surselva (Disentis, Ilanz, Lumnezia/Lugnez, Rueun, Safien)
Actuels cercles du canton des Grisons (depuis 1851)

Communes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Communes du canton des Grisons.

En 2009, le canton des Grisons compte 197 communes[22].

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie du canton est basée sur l'agriculture et le tourisme. L'agriculture inclut les forêts et le pâturage de montagne en été, particulièrement celui des moutons et des brebis. Le tourisme est concentré dans les montagnes, particulièrement autour des villes de Davos, Klosters, Laax et Saint-Moritz.

La région autour de la capitale Coire produit des vignes. Coire est également un centre industriel. Les vallées méridionales de Mesolcina et Poschiavo cultivent également le maïs et la châtaigne.

Transports[modifier | modifier le code]

Les transports publics sont assurés par un réseau de bus et par le chemin de fer rhétique (Rhätische Bahn, abrégé en RhB), le plus grand réseau de chemin de fer à écartement étroit en Suisse dans lequel le gouvernement cantonal est l'actionnaire majoritaire. Les chemins de fer fédéraux suisses ne pénètrent dans le canton que sur quelques kilomètres, jusqu'à la gare de Coire, où les passagers sont transférés au RhB.

La circulation des véhicules automobiles ne fut autorisée dans le canton qu'en 1925. Auparavant, tous les transports de marchandises sur les cols alpins du canton étaient assurés par des mulets et des Franche-Montagnes soit bâtés, soit attelés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté en 8 décembre 2008)
  2. (de) « Regierung des Kantons Graubünden », sur gr.ch (consulté en 8 décembre 2008)
  3. (de) « Ergebnisse Grossratswahlen », sur gr.ch (consulté en 8 décembre 2008)
  4. « Liste des conseillers aux Etats par canton », sur parlement.ch (consulté en 8 décembre 2008)
  5. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté en 8 décembre 2008)
  6. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté en 15 décembre 2011).
  7. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté en 8 décembre 2008)
  8. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  9. Nouvelle histoire de la Suisse et des suisses/II, multiples auteurs, Payot Lausanne, Lausanne, 1983, 2-601-00302-2, page 83
  10. Constitution de la République helvétique du 16 mars 1798, article 18 : « Les Ligues-Grises sont invitées à devenir partie intégrante de la Suisse ; & si elles répondent favorablement à cette invitation, les cantons seront provisoirement au nombre de vingt-deux ; savoir : [...] De Rhétie, ou des Grisons ; chef-lieu, Coire ».
  11. Traité de Vienne du 14 octobre 1809, article 3 : « S. M. l'Empereur d'Autriche, Roi de Hongrie et Bohême, tant pour lui, ses héritiers et successeurs, que pour les Princes de sa maison, leurs héritiers et successeurs respectifs, renonce aux principautés, seigneuries, domaines et territoires ci-après désignés, ainsi qu'à tout titre particulier, que ces pays renferment [...] : 2° Il cède également à S.M. l'Empereur des Français, Roi d'Italie, [...] la seigneurie de [Rhäzüns] enclavée dans le pays des Grisons [...] ».
  12. Acte final du Congrès de Vienne du 9 juin 1815, article 78 : « La cession qui avait été faite par l'article 3 du Traité de Vienne, du 14 octobre 1809, de la seigneurie de [Rhäzüns], enclavée dans le pays des Grisons, étant venue à cesser, et S. M. l'Empereur d'Autriche se trouvant rétabli dans tous les droits attachés à ladite possession, confirme la disposition qu'il en a faite, par déclaration du 20 mars 1815, en faveur du canton des Grisons ».
  13. Jules Robbi, Die offizielle Uebergabe der Herrschaft Rhäzüns an den Kanton Graubünden am 19. Januar 1819, Chur, Buchdruckerei Bündner Tagblatt, 1919.
  14. Acte final du Congrès de Vienne du 9 juin 1815, article 94 : « S. M. I. et R. A. réunira à sa monarchie, pour être possédés par elle et ses successeurs en toute propriété et souveraineté : [...] 2° Les vallées de la Valteline, de Bormio et de Chiavenna ».
  15. Patente du 7 avril 1815, préambule : « En conséquence des Traités conclus avec les Puissances alliées, et aussi de nos rapports d'amitié avec elles, les provinces lombardo-vénitiennes sont réunies à l'empire d'Autriche, dans toute leur étendue jusqu'au lac Majeur, au Tessin et au Pô, avec la partie du territoire de Mantoue située sur la rive droite du dernier de ces fleuves, de plus la province de la Valteline, les comtés de Cleve et de Bormio ; ils en feront partie intégrante à perpétuité ». Le « comté de Cleve » n'était autre que celui de Chiavenna, l'antique Clavenna, dont les anciens noms allemands furent Cläven puis Kleven.
  16. Patente du 7 avril 1815, préambule : « Animé du désir le plus vif de donner aux habitants de ces provinces et de ces localités un témoignage non équivoque de notre bienveillance impériale et du prix insigne que nous attachons à cette réunion nouvelle, et en même temps aussi pour établir une garantie de plus du lien étroit qui les unit dès ce moment, nous avons décidé, pour atteindre ce but, d'ériger les provinces et les districts désignés plus haut en un royaume sous le nom de royaume lombardo-vénitien ».
  17. Patente du 7 avril 1815, article 6 : « Le royaume sera divisé en deux territoires gouvernementaux, pour la commodité de l'administration, qui seront séparés par la rivière du Mincio. Le territoire situé sur la rive droite du Mincio portera le nom de gouvernement de Milan ; celui situé sur la rive gauche du Mincio portera celui de gouvernement de Venise » — dit de Lombardie.
  18. Notice du 24 janvier 1816, article 1er : « Le territoire de ce gouvernement [de Milan] est divisé entre les neuf provinces suivantes, à savoir : Milan, Mantou, Brescia, Crémone, Bergame, Côme, Sondrio, Pavie et Lodi ».
  19. a, b et c « Chiffres clés pour les Grisons », Office fédéral de la statistique,‎ 2008 (consulté le 24/11/2008)
  20. « Cantons, communes — état et structure de la population », Office fédéral de la statistique,‎ 2008 (consulté le 24/11/2008)
  21. « Langues, religions – Données, indicateurs », Office fédéral de la statistique,‎ 2008 (consulté le 24/11/2008)
  22. « Répertoire officiel des communes », Office fédéral de la statistique,‎ 2008 (consulté le 24/11/2008)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]