Canton de Nidwald

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Canton de Nidwald
Blason de Canton de Nidwald
Héraldique
Localisation du canton en Suisse
Localisation du canton en Suisse
Noms
Nom allemand Kanton Nidwalden
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération 1291
Abréviation NW
Chef-lieu Stans
Communes 11[1]
Districts Aucun
Exécutif Regierungsrat (7 sièges)[2]
Législatif Landrat (60 sièges)[3]
Conseil des États 1 siège[4]
Conseil national 1 siège[5]
Démographie
Population 41 024 hab. (31 décembre 2010)
Densité 149 hab./km2
Rang démographique 22e[6]
Langue officielle allemand
Géographie
Coordonnées 46° 56′ N 8° 04′ E / 46.933333333333, 8.0666666666667 ()46° 56′ Nord 8° 04′ Est / 46.933333333333, 8.0666666666667 ()  
Altitude Min. Lac des Quatre-Cantons 434 m – Max. Rotstöckli[7] 2 901 m
Superficie 27 590 ha = 275,9 km2
Rang 22e[8]

Le canton de Nidwald (NW - en allemand Kanton Nidwalden) est un canton de Suisse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières activités humaines[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'activité humaine remontent à l'âge de la pierre polie. Durant l'âge du bronze, le Renggpass à Hergiswil ainsi que la Rotzburg à Ennetmoos sont habités. Plusieurs découvertes à Stansstad et à Stans témoignent d'une colonisation durant le premier millénaire avant Jésus-Christ.

Colonisation romaine et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Quelques découvertes archéologiques et les noms de lieux témoignent du passage de l'Empire romain. À partir du XIIe siècle la paysannerie se développe. Durant le Moyen Âge, les premières coopératives agricoles (Ürten) sont créées. De pair, l'influence de ces coopératives augmente et à partir du XIVe siècle, les coopératives se distanceront des structures religieuses. Peu à peu, elles deviendront les communes modernes d'aujourd'hui.

Les origines du nom de Nidwald et le rôle du nom de Unterwald[modifier | modifier le code]

Au Bas Moyen Âge les termes Obwald et Nidwald sont souvent groupés sous le nom d'Unterwald. Unterwald signifie "situé dans la forêt". Après le départ des Habsbourg au XIVe siècle, Nidwald se développe en tant qu'État autonome. Bien que le nom d'Unterwald ait perdu de son importance, Obwald et Nidwald devront accepter le partage d'une seule voix aux diètes fédérales, ce qui n'alla pas sans disputes. C'est seulement à partir de 1798 que chaque partie recevra une voix à part entière.

Formation de l'État de Nidwald[modifier | modifier le code]

À partir de 1398, une Landsgemeinde et un conseil apparaissent selon les sources écrites. Durant la Réforme protestante, Nidwald reste, de même que toute la Suisse centrale, catholique et soutient la Contre-Réforme. La population nidwaldienne n'accepte pas l'instauration de la constitution helvétique après la disparition de l'Ancien Régime. Fanatisées par des ecclésiastiques des troupes nidwaldiennes attaquent l'armée française le 9 septembre 1798. Cent Nidwaldiens et autant de Français perdent la vie dans cette bataille. 300 personnes périront dans les pillages qui s'ensuivront. Après le départ des troupes françaises Nidwald sera contraint, après intervention de troupes de la confédération, d'accepter le nouveau traité fédéral avec la perte de la vallée d'Engelberg au profit d'Obwald.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nidwald se trouve au centre de la Suisse. Au nord le canton est limité par le lac des Quatre-Cantons. Dans les autres directions il est limité par des chaînes de montagnes. Les cantons voisins sont : au nord le canton de Lucerne et de Schwytz, à l'est le canton d'Uri, au sud les cantons d'Obwald (Engelberg) et Berne et enfin à l'est le canton d'Obwald. L'Engelberger Aa forme la vallée principale du canton et se jette dans le lac des Quatre-Cantons. Les deux côtés de la vallée sont bordés par des massifs montagneux tels que le Stanserhorn ou le Buochserhorn. Le canton est composé de onze communes et n'est pas divisé en districts.

Voir aussi les communes du canton de Nidwald.

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Le canton de Nidwald compte 40 287 habitants en 2007, soit 0,5 % de la population totale de la Suisse ; parmi eux, 4 046 (10,0 %) sont étrangers[9]. Seuls quatre cantons, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald et Uri, sont moins peuplés. La densité de population atteint 146 habitants au km2, légèrement inférieure à la moyenne suisse.

Religion[modifier | modifier le code]

Les trois-quarts des habitants du canton revendiquent l'appartenance au catholicisme romain[10].

Le tableau suivant détaille la population du canton suivant la religion, en 2000[10] :

Religion Population  %
Catholiques romains 28 132 75,6
Protestants 4 431 11,9
Communautés islamiques 812 2,2
Chrétiens-orthodoxes 418 1,1
Catholiques chrétiens 17 0,0
Communauté de confession juive 13 0,0
Aucune appartenance 2 162 5,8
Autre 1 250 3,4
Total 37 235 100

Note : les intitulés des religions sont ceux donnés par l'Office fédéral de la statistique ; les protestants comprennent les communautés néo-apostoliques et les témoins de Jéhovah ; la catégorie « Autre » inclut les personnes ne se prononçant pas.

Langues[modifier | modifier le code]

La langue officielle du canton est l'allemand.

Le tableau suivant détaille la langue principale des habitants du canton en 2000[11] :

Langue Locuteurs  %
Allemand 34 458 92,5
Italien 533 1,4
Langues slaves de l'ex-Yougoslavie 487 1,3
Albanais 361 1,0
Portugais 272 0,7
Français 229 0,6
Espagnol 145 0,4
Romanche 48 0,1
Turc 16 0,0
Autres 686 1,8
Total 37 235 100

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  2. (de) « Regierungsrat », sur nw.ch (consulté le 10 décembre 2008)
  3. (de) « Politik / Behörden - Landrat - Übersicht », sur nw.ch (consulté le 10 décembre 2008)
  4. « Liste des conseillers aux États par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  5. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  6. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  7. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  8. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  9. « Cantons, communes — état et structure de la population », Office fédéral de la statistique,‎ 2008 (consulté le 25/11/2008)
  10. a et b « Religions », Office fédéral de la statistique,‎ 2008 (consulté le 25/11/2008)
  11. « Langues », Office fédéral de la statistique,‎ 2008 (consulté le 25/11/2008)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]