Willy Spühler

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Willy Spühler
Photo officielle de Willy Spühler
Photo officielle de Willy Spühler
Fonctions
74e conseiller fédéral
1er janvier 196031 janvier 1970
Élection 17 décembre 1959
Prédécesseur Hans Streuli
Successeur Pierre Graber
Chef du Département des Transports et de l'Énergie
1er janvier 196031 décembre 1965
Prédécesseur Giuseppe Lepori
Successeur Rudolf Gnägi
Chef du Département Politique
1er janvier 196631 janvier 1970
Prédécesseur Friedrich Traugott Wahlen
Successeur Pierre Graber
Conseiller National
13 décembre 19384 décembre 1955
Biographie
Date de naissance 31 janvier 1902
Lieu de naissance Zurich
Origine Canton de Zurich
Date de décès 31 mai 1990 (à 88 ans)
Lieu de décès Zurich
Parti politique Parti socialiste Suisse (PSS)
Diplômé de Université de Zurich
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Willy Spühler, né le 31 janvier 1902 à Zurich et mort le 31 mai 1990, est un homme politique suisse. Il est membre du Parti socialiste et siège au Conseil fédéral de 1959 à 1969.

Études et carrière[modifier | modifier le code]

Il étudie l'économie aux universités de Zurich et de Paris et obtient le titre de docteur en sciences économiques en 1925 (thèse sur Saint-Simon). Il travaille dans le secteur bancaire; il est économiste auprès de la Fédération internationale des travailleurs de l'alimentation.

Administration communale et parlement fédéral[modifier | modifier le code]

Il entre à l'office central de l'économie de guerre. Il devient conseiller administratif de la ville de Zurich de 1942 à 1959 à la tête du département de la santé et des affaires économiques.

Il siège au Conseil national et au Conseil des États. Il est président de la Société suisse de radiodiffusion (1957-1959)

Conseiller fédéral[modifier | modifier le code]

Il est élu au Conseil fédéral le 16 décembre 1959 à l'occasion de l'instauration de la formule magique.

Ministre des transports et de l'énergie[modifier | modifier le code]

Au département des transports et à l'énergie, il favorise le passage au nucléaire pour remplacer les centrales hydrauliques. La première centrale construite fut celle de Beznau.

Il se préoccupe du développement des transports alpins et nomme une commission d'experts en 1963.

Ministre des affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Aux Affaires étrangères, Willy Spühler amorce le débat sur les relations avec l'ONU et dépose en 1969 un rapport sur cette question qui renonce à préconiser une adhésion immédiate. Un discours jugé trop favorable à l'adhésion de la Suisse à l'ONU lui vaut une mauvaise élection à la présidence.

Spühler propose en 1963 d'adhérer à la Convention européenne des droits de l'homme avec deux réserves consécutives à l'absence de vote des femmes (introduit en 1971) et aux articles constitutionnels d'exception (anti-catholiques).

Il se prononce pour la ratification du Traité de non-prolifération nucléaire.

Une semaine après le fameux Québec libre de Charles de Gaulle, il prononce un discours à l'Exposition universelle de Montréal de 1967 en relevant le caractère quadrilingue de la Confédération suisse.

Il dénonce vigoureusement l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968 lors d'un débat au Conseil national.

Pendant toute la durée de son mandat aux affaires étrangères, il se soucie d'accroître les crédits pour l'aide au développement.

Il fut le premier chef de la diplomatie suisse à s'occuper de ce qui allait devenir la CSCE. Il entreprend quelques voyages à l'étranger, notamment en Europe de l'est, qui lui valent les critiques des milieux isolationnistes.

Retraite active[modifier | modifier le code]

La retraite venue, il préside la Fondation Pro Helvetia de 1971 à 1977 et est un membre actif de la commission de politique étrangère du Parti socialiste.

Il préside également la Commission pour la présence de la Suisse à l'étranger et effectue à ce titre un voyage aux États-Unis. Il s'intéresse dès lors au sort des Suisses de l'étranger.

D'allure quelque peu aristocratique, il reçut le surnom de lord d'Aussersihl, du nom du quartier zurichois qu'il habite.

Peu médiatique, il respecte parfaitement les règles de la collégialité du Conseil fédéral.

Homme jouissant de la considération générale, il fait évoluer la Suisse dans le sens de l'ouverture vers le monde sur certaines questions de politique étrangère qui trouvent plus tard une solution.

Il occupe les mandats politiques suivants :

Sa démission ouvre la voie à l'élection du premier socialiste romand, Pierre Graber, qui le remplace le 1er février 1970.

Lien externe[modifier | modifier le code]