Sierre

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Sierre
Siders
Blason de Sierre
Héraldique
Vue sur la ville de Sierredepuis la rive gauche du Rhône.
Vue sur la ville de Sierre
depuis la rive gauche du Rhône.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Sierre
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Granges, Noës, Muraz
Communes limitrophes :
Saint-Léonard, Lens, Chermignon, Montana, Randogne, Venthône, Veyras, Miège, Chippis, Chalais, Grône, Salquenen, Anniviers
Président(e) François Genoud
Code postal 3960
N° OFS 6248
Démographie
Gentilé Sierrois
Population 15 527 hab. (31 décembre 2010)
Densité 810 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 17′ 35″ N 7° 31′ 59″ E / 46.293, 7.533 ()46° 17′ 35″ Nord 7° 31′ 59″ Est / 46.293, 7.533 ()  
Altitude 533 m
Superficie 1 918 ha = 19,18 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Sierre

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Sierre
Liens
Site web www.sierre.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Sierre, appelée en allemand Siders, est une ville et une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Sierre.

Située dans la vallée du Rhône à 17 km en amont de Sion, elle est la quatrième plus grande ville du canton[3]. Réputée pour être la ville la plus ensoleillée de Suisse, elle est surnommée la « Cité du soleil », d'où l'écusson du soleil sur le drapeau[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du Valais.

L'histoire de la ville de Sierre est très étroitement liée à celles de l'évêché de Sion et du Canton du Valais.

C'est probablement sur la colline de Géronde qu'il faut rechercher les vestiges de la première cité de Sierre où l'on a trouvé des objets de toutes les époques : de l'âge du fer, du bronze, de la Tène ancienne (-450-280), de l'époque romaine et de l'époque gauloise. Jusqu'à l'annexion du Valais à l'Empire romain en l'an 15 avant J.-C., les Celtes auraient occupé la région dont en particulier la colline de Géronde.

D'après certains historiens, depuis le VIe siècle, Sierre appartenait à l'abbaye de Saint-Maurice puis en 1052, elle passa sous l'autorité de l'évêque de Sion. Celui-ci confia l'administration de la cité à un vidome. Cette charge fut exercée par les plus grandes familles de la région. La première mention de Sierre daterait même de 515, où la « curtis » de Géronde est donnée par S. Sigismond à l’abbaye d’Agaune[5].

L'évêque fit construire un château sur la colline de Géronde. Celui-ci, ainsi que la bourgade qui s'était développée alentour, ont été détruits en 1417 pendant la guerre dite de Rarogne. Au XIIIe siècle, le bourg du Vieux-Sierre se développa à l'ouest de Géronde et ainsi, à travers la dernière période du Moyen Âge, sa destinée demeura unie à celle du Valais épiscopal et liée aux luttes des dizains (dixains) pour leur émancipation.

Après le départ des Français en 1813, le Valais se divisa entre le Haut et le Bas. Une nouvelle Constitution fut adoptée le 12 mai 1815 et, le 4 août 1815, le Valais devint le vingtième canton de la Confédération suisse. Après l'adoption de cette Constitution cantonale, les tensions entre les anciens dizains libéraux du Bas et les dizains du Haut, conservateurs, ne cessèrent pas. Entre 1839 et 1840, à la suite de la séparation momentanée entre le Bas-Valais, adhérent de la nouvelle constitution, et le Haut-Valais défenseur du Pacte de 1815, imposé par la Sainte-Alliance, Sierre fut le siège du gouvernement du Haut-Valais et Sion, celui du gouvernement du Bas-Valais. La division prit fin en avril 1840, à la suite de la victoire du Bas-Valais à Saint-Léonard.

L'avenue Général Guisan

Avec l'arrivée de la ligne de chemin de fer en 1868, Sierre devint un centre touristique. Cependant, depuis l'installation en 1905 de l'usine d'aluminium à Chippis et des laminoirs sur son territoire en 1929, elle sera également une cité industrielle[6].

En 1972, la commune de Granges fusionne avec la commune de Sierre.

Économie[modifier | modifier le code]

La cité a pris son essor au début du XXe siècle, grâce au développement de l'hydroélectricité, à l’établissement d’une industrie d’aluminium et à l’ouverture de nombreux ateliers d’artisanat. Les usines d'aluminium Alcan et Novelis (Anciennement Alusuisse) occupent près de 1 200 personnes à Sierre et Chippis. Dès les années 1980, la création des entreprises spécialisées dans l’informatique et la communication donnèrent une nouvelle impulsion aux activités économiques. Le site Techno-pôle, aujourd'hui nommé TechnoArk, compte près de 48 entreprises nationales et internationales, dont des start-up majoritairement dans le domaine des technologies de l'information. Les principales entreprises de la ville sont Alcan, Novelis et le Groupe fédération laitière valaisanne (Valcrème et Vallait).

Culture[modifier | modifier le code]

Une fondation pour le Musée valaisan de la vigne et du vin a été créée en 1982 et en 2009, elle ouvre son musée du vin près du Château de Villa.

La ville abrite dans la maison de Courten la Fondation Rainer Maria Rilke qui a pour but de mieux faire connaître l’œuvre du grand poète autrichien qui vécut dans les environs de Sierre, à Muzot, de 1921 à sa mort en 1926.

Une semaine de projections gratuites de films est organisée chaque année au Cinéma du Bourg[7], dans le cadre de l'atelier DreamAgo, qui a lieu début mai.

Sport[modifier | modifier le code]

  • Le HC Sierre-Anniviers évoluait en LNB Suisse depuis 1998 jusqu'à la saison 2012-2013. La création du club remontait à 1933. Le Club dont le logo était un soleil évoluait dans la patinoire de Graben surnommée le "Chaudron Sierrois", elle peut accueillir près de 5 000 personnes. Sa faillite a été prononcée en 2013 et le club devra repartir depuis les ligues amateurs.
  • Le FC Sierre évolue en 2e ligue inter Suisse. Le club a fêté ses 100 ans en 2008.
  • Le Sierre Basket évolue en LNA féminine et est le club valaisan le plus ancien. Sa première équipe féminine est championne suisse de LNB en 2006 et 2008, a gagné la coupe de Suisse en 2007, a participé à la FIBA EuroCup (coupe d'Europe) en 2008. Au mois de mai 2009, Sierre Basket est devenu champion suisse de Ligue National A (D1) féminine.
  • Les Sierre Lion's l'équipe de street-hockey joue en LNA et a remporté plusieurs fois la coupe de Suisse, elle a aussi accueilli les championnats européens de street-hockey où elle est arrivée en quarts de finale.
  • Le UHC Sierre-challenge est l'équipe de unihockey de la ville. Formé il y a quelques années, elle a une équipe qui joue en 2e ligue féminine et une autre qui a atteint la 3e ligue masculine.
  • Le cercle d'escrime de Sierre a été fondé en 1997 par l'ancien champion d'escrime et médaillé olympique Guy Evéquoz. Il a eu plusieurs médailles aux championnats d'Europe, notamment un titre de vice-championne d'Europe Junior pour Éléonore Evéquoz en 2005.
  • La ville organise tous les ans une des plus célèbres courses de montagne au monde : Sierre-Zinal. Le parcours relie la cité du soleil à un village situé 1 100 mètres plus haut. La dénivellation est importante car en 31 kilomètres l'ascension est de 2 100 mètres au point culminant pour redescendre jusqu'à Zinal.

Éducation[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sierre fait partie d'un groupe de six villes jumelées :

Manifestations significatives[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Le château des Vidomnes.

Sierre renferme quelques édifices dignes d'intérêt. Dans la rue principale s'élève l'ancien château des vidames ou des vidomnes[8] de Sierre qui date du XVe siècle (1490) et fut occupé par la famille de Chevron puis léguée à la famille Barthélemy de Montheys en 1577 (Vidomne de Leytron)[9] et en 1725 à la famille de Courten. Une intelligente restauration dans les années 1950, l'a préservé de la ruine. Dans cette même rue, outre l'église Sainte-Catherine, il existe la maison de la famille de Courten. À l'est de la ville, sur un rocher, se dresse la haute tour carrée de Goubin (Goubing), construite au XIIe siècle. Au sud, sur la colline de Géronde, on trouve un ancien monastère qui domine le Rhône et la commune de Chippis. Depuis 1935, le Couvent de Géronde est occupé par les sœurs Bernadines. Au nord de la ville, dominant Sierre, se trouve le Château Mercier, construit au sommet de la colline de Pradegg en 1908 par Monsieur Jean-Jacques Mercier-de-Molin, descendant d'une riche famille lausannoise. En ville, nous trouvons la chapelle Notre-Dame des Marais, église de style gothique tardif, édifié en 1422 avec une fresque du XVIe siècle sous le porche et un tabernacle de 1524, la chapelle fut restaurée entre 1968 et 1973 et à nouveau en 2001 - 2002[10]. Sierre possède un sanctuaire baroque de 1649, l'église Sainte-Catherine dont l'intérieur fut transformé en style néoclassique au XVIIIe siècle. À l'ouest de la ville, à Saint-Ginier, on peut visiter une petite chapelle construite au XVIIe siècle.

Chapelle Saint-Ginier

Dans le quartier de Glarey se trouve le Château de Chastonay. Il a été construit par un châtelain de Brigue, Jean-Étienne De Chastonay au début du XVIIe siècle. Il possède des portes en voûte et un cadran solaire. À l'intérieur on peut trouver des expositions et un charmant bistrot.

Le Château de Rawyr ou Ravire domine le quartier de Glarey. L'ancienne bâtisse se nommait Bernona et avait été construite en 1412. Elle avait ensuite été détruite à cause des guerres de religion en Valais. La tour de Rawyr a été reconstruite en 1891 et le château racheté par un privé en 1954 fut reconstruit en 1969.

On peut également visiter le Château de Villa.

Médias[modifier | modifier le code]

  • C'est à Sierre qu'est née la plus vieille télévision locale de Suisse, Canal 9. La première émission date de septembre 1984. Depuis la chaîne s'est étendue dans tout le Valais Romand et projette de faire de même dans le Haut-Valais. Elle touche 190 000 téléspectateurs.
  • Le Journal de Sierre retrace la vie de la région.

La commune et les quartiers[modifier | modifier le code]

La commune de Sierre comprend, outre la ville de Sierre, les villages de Granges, Noës et Muraz.

Les quartiers historiques de la ville sont:

  • Le Bourg qui avec le quartier de Bellevue, compose le centre ville (Hôtel de Ville, Château des Vidômes, Av. Général Guisan)
  • Glarey (Est)
  • Borzuat (Nord-Est)
  • Bottire (Nord-Est)
  • Tservettaz (Nord)
  • Villa (Ouest) et Les Liddes
Forêt de Finges, Parcours vita, Sierre

La ville possède des attraits touristiques intéressants:

  • La Forêt de Finges, la plus grande forêt de pins d'Europe occidentale, est une réserve naturelle située directement à l'Est de la ville.
  • Les lacs situés entre les collines de la ville (lac de Géronde et Petits Lacs) offrent des aires de détente et de rencontre à proximité immédiate du centre-ville.

Granges[modifier | modifier le code]

Granges est un village faisant partie de la commune de Sierre depuis la fusion de 1972.

Le plus grand parc d'attraction de Suisse[11], Happyland New, se trouve à proximité du village.

Muraz[modifier | modifier le code]

Ce village est situé au Nord de Sierre. Il se trouve au milieu du vignoble à environ 15 minutes du centre-ville. Son église, dédiée à saint Martin, fut construite en 1854.

Noës[modifier | modifier le code]

Armoiries de Noës.
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Aux environs de 1900, Noës était un hameau situé sur la commune de Granges. Il servait surtout de pied-à-terre pour les familles de Saint-Jean, Mayoux et Pinsec qui pratiquaient la transhumance entre les vignes en plaine, l'élevage du bétail et l'agriculture dans le val d'Anniviers. Entre le XIIIe siècle et le XXe siècle, les gens du Val d’Anniviers étaient des nomades.

Lors de ces transhumances, les familles se déplaçaient en communauté, avaient leur école et venaient avec leur instituteur (le « régent » dans la dénomination de l'époque). Le village était habité principalement au printemps et en automne.

Entre 1900 et 1920, les premiers couples s'établissent à demeure. Ce ne sont pas uniquement des anniviards qui se fixent a Noës mais aussi des couples venant de la région. L'usine d'aluminium de Chippis a été inaugurée en 1908 et offre des places de travail.

En 1927, les villageois décidèrent de construire une église dédiée à sainte Thérèse de Lisieux. On peut s'étonner des dimensions données à l'édifice pour un si petit village. Mais, plusieurs familles anniviardes se sédentarisèrent, car les hommes trouvèrent du travail dans la région.

Langues[modifier | modifier le code]

En 1880 Sierre était germanophone. Puis cette commune a changé de "région linguistique"[12].

En 2000, la majorité de la population parlait le français. La langue allemande était minoritaire.[réf. souhaitée]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Le Valais en chiffres, 2012, p. 22
  4. Charles Knapp (dir.), Dictionnaire géographique de la Suisse, vol. 5 : Soyhière - Tofa La, Neuchâtel, Victor Attinger,‎ 1902-1910, {{{page}}} [détail des éditions]
  5. Inventaire des voies de communications historique de la Suisse, VS422.
  6. Dictionnaire Historique et Biographique de la Suisse 1924.
  7. Détail sur le site de la Mairie de Sierre
  8. Celui qui tenait les terres d'un évêché ou d'une abbaye, en France vidame
  9. Sierre, ses origines et ses châteaux, Louis Blondel, document RERO, 1953
  10. L'église des Marais, François Dupuis, Document Rero, 1973
  11. (fr) « Site du parc d'attraction », sur www.happylandnew.ch (consulté le 10 juin 2010)
  12. http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/regionen/11/geo/analyse_regionen/02.parsys.0010.downloadList.00101.DownloadFile.tmp/11regling18602000020405fr.xls
  13. (fr) « Soirée Roland Müller », sur Médiathèque du Valais (consulté le 27 janvier 2009)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]