Parti socialiste suisse

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Parti socialiste suisse
(de) Sozialdemokratische Partei der Schweiz
(it) Partito socialista svizzero
(rm) Partida socialdemocrata da la Svizra
Image illustrative de l'article Parti socialiste suisse
Logo officiel
Présentation
Président Christian Levrat
Fondation 21 octobre 1888
Siège Spitalgasse 34
Case postale 7876
3001 Berne
Vice-présidents Marina Carobbio
Jacqueline Fehr
Barbara Gysi
David Roth
Géraldine Savary
Co-secrétaires générales Leyla Gül et Flavia Wasserfallen
Idéologie Socialisme
Social-démocratie
Europhile
Gauche
Écologie
Affiliation internationale Alliance progressiste
Internationale socialiste
Couleurs rouge, rose
Site web www.sp-ps.ch
Présidents de groupe
Conseillers fédéraux Simonetta Sommaruga
Alain Berset
Représentation
Conseillers nationaux[1]
46 / 200
Conseillers aux États[1]
11 / 46
Législatifs cantonaux[2]
455 / 2 608
Exécutifs cantonaux[3]
33 / 156

Le Parti socialiste suisse (PSS), en allemand Sozialdemokratische Partei der Schweiz (SPS), en italien Partito socialista svizzero (PSS) et en romanche Partida socialdemocrata da la Svizra (PSS), est un parti politique suisse de gauche, fondé le 21 octobre 1888, membre de l'Internationale socialiste et membre associé du Parti socialiste européen.

Il est l'un des quatre partis intégrés au Conseil fédéral où il compte deux membres depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Il permet notamment l'introduction en Suisse des assurances sociales obligatoires et continue d'en faire une de ses préoccupations premières.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections de 2003[modifier | modifier le code]

Aux élections fédérales du 19 octobre 2003, le parti remporte 23,3 % des voix, améliorant son score de 1999 (22,5 %). Le Parti socialiste est ainsi le deuxième parti de Suisse, sur le plan fédéral, derrière l'Union Démocratique du centre (UDC), qui avait emporté 26,6 % des suffrages aux élections fédérales de 2003. Le PSS obtient 52 des 200 sièges du Conseil national (dont 46 % de femmes) et 9 des 46 sièges du Conseil des États (dont 44 % de femmes). Le groupe parlementaire socialiste est ainsi le deuxième deuxième groupe de l'Assemblée fédérale, avec 61 élus, derrière l'UDC, qui en compte 63. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger est chargé de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication et Micheline Calmy-Rey des affaires étrangères.

Au niveau cantonal, le PSS occupe en 2007 562 sièges dans les différents parlements cantonaux (2e parti politique derrière le Parti démocrate-chrétien) et 33 mandats dans les différents gouvernements cantonaux (3e parti politique derrière le Parti démocrate-chrétien et le Parti radical-démocratique).

Élections de 2007[modifier | modifier le code]

En 2007, le Parti socialiste subit une baisse significative de son nombre d'élu-e-s sous la coupole fédérale. Le PSS compte alors 41 élu-e-s au Conseil national et 9 au Conseil des États. Avec 49 parlementaires, le Groupe socialiste est le troisième groupe à l'Assemblée fédérale, derrière le Groupe de l'Union démocratique du centre (68 sièges) et le groupe PDC/PEV/PVL (51), mais devant le Groupe libéral-radical (47) et les Verts (24). Lors de l'élection du Conseil fédéral par les chambres fédérales, l'année 2007 est restée célèbre en raison de la non-réélection du membre du gouvernement Christoph Blocher (UDC/ZH), remplacé par sa collègue de parti Eveline Widmer-Schlumpf (UDC/GR), alors candidate officieuse présentée par la gauche pour contrer Blocher.

Élections de 2011[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales de 2011, le Parti socialiste réussit une excellente campagne et remporte 46 sièges au Conseil national (+5) et 11 sièges au Conseil des Etats (+2). Avec 57 élu-e-s, le Groupe socialiste redevient le deuxième groupe aux chambres fédérales, avec notamment 26 femmes.

De la naissance du parti socialiste suisse jusqu'à la scission d'avec les communistes[4][modifier | modifier le code]

La naissance du socialisme en Suisse s'insère dans le mouvement socialiste européen du XIXe et début du XXe siècle.

Le positionnement politique du PS en 2007

Les idées socialistes sont apparues en Suisse vers les années 1830 lorsque des groupes d'ouvriers allemands s'y réunissaient afin de discuter de questions sociales et politiques. En 1838, une trentaine d'ouvriers, employés de commerce et étudiants fondèrent la Société du Grütli à Genève. En 1864, Jean-Philippe Becker constitua une section Suisse de l'Internationale socialiste fraîchement fondée à Londres. En 1870, le "parti socialiste suisse" lui-même fut fondé à Zurich avec le soutien de la société du Grütli.

A la différence des autres partis, qui avaient commencé par se constituer sur le plan cantonal avant de devenir des grands partis nationaux, le parti socialiste se forma immédiatement au-dessus des frontières cantonales, organisant dans les différents cantons des sections dépendant du comité central. (Jean-Charles Biaudet) À l'inverse des autres mouvements politiques suisses, le mouvement politique socialiste s'est développé du haut, de la sphère internationale, vers le bas, les cantons.

Le premier congrès ouvrier suisse réunissant notamment le parti socialiste, la société du Grütli, les syndicats fut tenu à Olten en 1873. Il en sortit une association d'ouvriers qui se transformera plus tard en Union syndicale suisse. Le nombre des adhérents ne cessait de croître dans un mouvement adhérant très nettement à la lutte des classes et au marxisme, chapeauté politiquement par le parti socialiste. En 1874, le parti socialiste demandait la révision de la Constitutions de 1848. Entre 1890, date de son entrée au Conseil national, et 1914, le parti socialiste put accroître sa députation à 17 parlementaires fédéraux.

Au cours de la Première Guerre mondiale, le parti socialiste suisse, sous l'influence forte du marxisme, réaffirma le programme de l'avènement politique du socialisme par la révolution. Lénine, réfugié en Suisse de 1914 à avril 1917, était alors membre du parti socialiste suisse et entretenait des liens étroits avec l'aile gauche dirigée par son ami Platten. Sa présence en Suisse était marquée par de nombreuses interventions publiques. En 1917, Lénine retourna en Russie pour la révolution avec l'aide de ses amis Robert Grimm et Platten. Les éléments socialistes révolutionnaires exploitaient le mécontentement social résultant du rationnement et des privations causés par la guerre et sa longueur, intensifiant les menées anti-mililtaristes. En 1917, en pleine guerre mondiale, le parti socialiste suisse refusait le budget militaire et appela au refus de servir. La même année, de connivence avec le Conseiller fédéral Arthur Hoffmann des membres du parti socialiste tentèrent de faciliter une paix séparée entre l'Allemagne et la Russie révolutionnaire. Cette manœuvre outragea l'opinion publique suisse et conduisit à la démission de Hoffmann et son remplacement par le Genevois Gustave Ador. En 1918, cette politique de la confrontation sociale culmina dans la grève générale décrétée par le Comité d'Olten, impliquant 250 000 grévistes[5],[6],[7],[8].

En effet, le Comité d'Olten, le conseil supérieur de l'Extrême gauche sous la présidence de Robert Grimm et la légation des Soviets à Bern

e sous la direction de Ian Antonovitch Berzin (pseudonyme : "Winter") chef de mission de l'URSS à Berne et secondé de Zalkinde (parent de Leon Trotsky), encouragés par la révolution russe collaboraient activement à la subversion du régime constitutionnel et du gouvernement suisse afin de permettre l'avènement de la dictature rouge en Suisse. La révolution socialiste suisse devait éclater le 10 novembre 1918 sur l'ordre de Moscou. Lénine lui-même avait déjà nommé le camarade Radeck (Sobelsohn de son vrai nom) dictateur de la Suisse. Lénine projetait d'engager la révolution socialiste en Europe et dans le monde à partir de la Suisse. Il s'ensuivit une propagande intense dans les milieux ouvriers et dans l'armée conduisant à des émeutes fréquentes à travers le pays. L'audace des révolutionnaires socialistes, appuyés par la présence de 30'000 déserteurs et réfractaires à la guerre de 14-18 et ayant trouvé refuge en Suisse, s'engagèrent dans de nombreux coups de force, dont la tentative de s'emparer des arsenaux de Zurich et Berne, de bâtiments publics, d'usines électriques et de banques les 6-7 novembre 1918. Le 6 novembre, les troupes militaires furent mises en état d'alerte et repoussèrent les actions révolutionnaires. Le 10 novembre, le Comité d'Olten, gouvernement révolutionnaire parallèle en marge des institutions, proclama la grève générale, exigeant la démission du Conseil fédéral et la dissolution du parlement, le droit de vote des femmes, le travail obligatoire et la socialisation de l'armée. Le 11 novembre, le Conseil fédéral donna mission à l'armée de rétablir l'ordre intérieur. Dans les jours qui suivirent, l'armée dut faire face aux émeutes, sièges décrétés dans les principales villes et aux combats de rue. Le 13 novembre, le Conseil fédéral ordonna l'expulsion vers l'Allemagne de la légation des Soviets y compris du plénipotentiaire soviétique Ian Antonovitch Berzin. (Certains historiens voient dans l'expulsion de la légation des Soviets davantage le résultat de pressions des alliés qui refusaient de voir la Suisse tomber dans la révolution communiste que le résultat d'une implication de la légation dans les agitations de novembre dont la réalité est controversée[9].) Le Comité d'Olten capitula le 14 novembre et lendemain la révolution fut stoppée, permettant au travail de reprendre à travers le pays. S'ensuivit une campagne médiatique haineuse dans les journaux socialistes vis-à-vis des institutions et l'armée de milice (cf. par exemple l'article du 18 novembre 1918 "La grippe [qui avait décimé les rangs de l'armée] venge les travailleurs" anonyme mais attribuable au révolutionnaire Humbert-Droz[10] publié dans le journal "La Sentinelle" dirigé par Paul Graber[11])[12],[13].

Malgré l'échec de la grève générale, celle-ci conduisit au renouvellement anticipé du Conseil national en 1919 sur la base du système proportionnel qui venait ainsi remplacer le système majoritaire prévalant jusqu'alors. Ce changement de régime permit au parti socialiste de prendre 41 mandats.

Toutefois, les meneurs de la grève générale, 3500 personnes, en particulier les dirigeants du comité d'Olten, seront jugés et 147 d'entre eux seront condamnés. Robert Grimm verra son immunité parlementaire levée et sera condamné à 6 mois de prison, période pendant laquelle il écrira son ouvrage "Histoire de la Suisse en termes de lutte des classes". L'épisode de la grève générale servira pendant des décennies à diaboliser la gauche suisse. L'histoire revisitée dans la foulée de 1968 permettra l'avènement d'un œil bienveillant sur ces évènements de 1918 qui constituent le plus grand évènement social de l'histoire de la Suisse[14].

Alors que le parti radical perdait une partie de ses adhérents touchés par la cherté de la vie au parti socialiste, la montée en force du parti socialiste ainsi que les tentatives des radicaux de reprendre à leur compte une partie des préoccupations de son électorat susceptible de partir vers les socialistes vit l'émergence d'une nouvelle force politique sur l'aile droite des radicaux, le parti des paysans, artisans et bourgeois ou parti agrarien qui devint par la suite l'Union démocratique du centre (UDC), trouvant son origine dans les associations professionnelles paysannes (1897), constituées en 1918 en parti politique entrant avec 30 députés au Conseil national. Depuis ce jour, l'UDC fut l'adversaire constant des socialistes.

En 1920, suite à l'échec de la révolution suisse, le parti socialiste refusa d'adhérer à la IIIe Internationale, ce qui entraîna la scission

du parti avec son aile gauche qui alla former le parti communiste en 1921. Le parti socialiste abandonna l'idée de la révolution violente et se prononça pour la voie légale pour poursuivre ses buts marxistes, c'est-à-dire la substitution de la propriété privée par la propriété collective, la nationalisation des grandes entreprises et des banques et la socialisation de tous les moyens de production. Le Parti communiste nouvellement créé, poursuivant les mêmes objectifs marxistes que le parti socialiste, conserva le principe de la révolution et de la dictature du prolétariat afin de les atteindre.

Le nouveau logo du Parti socialiste suisse

Histoire - les dates importantes[modifier | modifier le code]

  • 1838 : Fondation de la Société du Grütli à Genève.
  • 1864 : Fondation de la section Suisse de l'Internationale socialiste
  • 1870 : Fondation du "parti socialiste suisse" à Zurich avec le soutien de la société du Grütli.
  • 1873 : Le premier congrès ouvrier suisse précurseur de l'Union syndicale suisse réunissant notamment le parti socialiste, la société du Grütli, les syndicats se réunit à Olten.
  • 1888 : La Conférence ouvrière suisse du 21 octobre décide à Berne la création du Parti socialiste suisse.
  • 1890 : Jakob Vogelsanger (Zurich) est le premier socialiste élu au Conseil national.
  • 1904 : Le Congrès d'Aarau adopte le programme marxiste du PSS élaboré par Otto Lang (juge cantonal à Zurich).
  • 1911 : Les 18 socialistes élus au Conseil national constituent pour la première fois un groupe parlementaire.
  • 1912 : Au Congrès de Neuchâtel sont adoptés des mesures qui obligent notamment le PSS et ses organes à utiliser toutes les possibilités « d'agir pour l'instauration du droit de vote des femmes ».
  • 1913 : Le PSS dépose une nouvelle initiative pour l'introduction de la proportionnelle au Conseil national. Celle-ci sera acceptée par le peuple en 1918.
  • 1917 : Lénine, réfugié en Suisse et membre du parti socialiste suisse, retourne en Russie pour la révolution.
  • 1917 : Le parti socialiste suisse refuse le budget militaire et appelle au refus de servir en pleine guerre mondiale.
  • 1918 : Le Comité d'Olten, fondé par le PSS et l'Union syndicale suisse (USS) et présidé par Robert Grimm, répond à la levée de troupes, décidée par le Conseil fédéral à l'instigation du général Ulrich Wille, par un appel à la grève générale sur la base de 9 revendications (la fin de la grève est décidée après 3 jours suite à un ultimatum du Conseil fédéral)
  • 1919 : Lors des premières élections au Conseil national à la proportionnelle, le PSS double ses mandats passant de 20 à 41 sièges. Le siège central du PSS est déplacé de Zurich à Berne.
  • 1921 : Les 21 conditions pour l'entrée à la Troisième Internationale sont refusées lors du Congrès et lors de la votation à la base. La gauche du parti, forte de 5 000 membres environ, quitte le parti. Cette aile gauche crée ensemble le Parti communiste suisse.
  • 1924 : La loi Schulthess est refusée par le peuple. Le référendum lancé par un comité formé du PSS, de l'USS et de l'ensemble des associations d'employés est parvenu à faire échouer la tentative de remettre en question la semaine de 48 heures.
  • 1926 : Entrée du PSS à la Internationale ouvrière socialiste. Le Congrès décide de mettre sur pied une commission de lutte contre le militarisme et préconise également que les socialistes du Conseil national refusent désormais le budget militaire en bloc.
  • 1927 : La Conférence féminine du PSS exige l'introduction d'une assurance-maternité.
  • 1931 : Après les élections au Conseil national, le PSS devient le premier parti du pays.
  • 1932 : Le 9 novembre, des recrues tirent sans sommation sur une manifestation ouvrière antifasciste à Genève. Cette fusillade fait 13 morts et 63 blessés.
  • 1933 : Le Congrès refuse le front commun avec le Parti communiste suisse. Lors des élections à Genève est élu le premier gouvernement cantonal à majorité socialiste sous la direction de Léon Nicole.
  • 1935 : Le nouveau programme du PSS, accepté au Congrès de Lucerne, rejette la notion de « dictature du prolétariat » et reconnaît la défense nationale. Le Congrès se prononce pour une transformation économique et sociale de la Suisse capable d'assurer à l'ensemble du peuple suisse une existence décente.
  • 1939 : Léon Nicole est exclu du PSS à cause de ses positions favorables au Pacte germano-soviétique. Il fonde la Fédération socialiste suisse.
  • 1942 : Fort des expériences des années 1930, de la crise et du fascisme, le Congrès adopte un programme d'action intitulé La nouvelle Suisse et applicable dès la fin de la guerre.
  • 1943 : Victoire aux élections du Conseil national avec 56 sièges sur 194, le PSS constitue alors le groupe le plus important de la chambre basse. Ernst Nobs entre au conseil fédéral.
  • 1944 : Fondation du Parti du Travail (PdT), composé d'anciens communistes, de dissidents du PSS et d'indépendants de gauche.
  • 1947 : L'article constitutionnel sur l'AVS est accepté par le peuple. Une des revendications de la grève nationale de 1918 est ainsi adoptée.
  • 1949 : Ernst Nobs premier président socialiste de la Confédération. Il gèra le département des finances du 1er janvier 1944 au 31 décembre 1951.
  • 1953 : Max Weber quitte le Conseil fédéral le jour du rejet par le peuple du projet de réforme des finances fédérales. Le parti se retrouve alors dans l'opposition.
  • 1959 : Le Congrès de Winterthour adopte un nouveau programme, en se reconnaissant clairement comme un parti de socialisme réformiste « fondé sur la démocratie ».
  • 1963 : Lancement du bimensuel Domaine public par des membres actifs de sections cantonales romandes du PSS.
  • 1965 : Emma Kammacher est élue présidente du Grand Conseil genevois. Elle est la première femme socialiste à présider un parlement cantonal.
  • 1972 : Le Congrès rejette le soutien de l'initiative du PdT pour une sécurité sociale unique et généralisée et soutient la solution des trois piliers.
  • 1978 : Lancement de l'initiative sur les banques lors du Congrès de Bâle et soutien - contre la volonté du comité central et du conseiller fédéral Willi Ritschard - à l'initiative anti-atomique.
  • 1982 : Le Congrès de Lugano adopte le nouveau programme du PSS, encore en vigueur aujourd'hui.
  • 1983 : L'échec de la candidate officielle du PSS au Conseil fédéral Lilian Uchtenhagen, battue par Otto Stich, suscite une vague d'indignation et conduit aux plus vastes débats que le parti ait connu sur la participation au gouvernement.
  • 1984 : Le congrès extraordinaire du PSS de Berne décide le maintien au gouvernement par 773 voix contre 511.
  • 1990 : Le PSS formule sa politique d'intégration européenne avec des mesures compensatoires en politique intérieure.
  • 1991 : Le PSS demande une ouverture rapide des négociations d'adhésion à la CEE.
  • 1992 : Au Congrès de Genève, le PSS soutient l'adhésion à l'Espace économique européen (refusée en votation populaire) comme premier pas en direction de l'adhésion à la CEE et adopte des thèses qui prévoient la décriminalisation de la consommation, la remise médicalement contrôlée et la légalisation à long terme de la drogue.
  • 1993 : Après le retrait du conseiller fédéral René Felber, la majorité bourgeoise du parlement élit Francis Matthey au Conseil fédéral, au lieu de la candidate

socialiste officielle Christiane Brunner. Après la renonciation de Matthey, c'est la secrétaire syndicale Ruth Dreifuss qui est élue une semaine plus tard, le 10 mars, comme première conseillère fédérale socialiste.

  • 1994 : L'initiative populaire « Pour la protection des régions alpines contre le trafic de transit » que soutient le PSS est acceptée par le peuple. Le Congrès extraordinaire de Berne adopte un vaste programme en matière économique. Le PSS décide de combattre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes dans le cadre de l'AVS.
  • 1995 : le peuple suisse rejette trois projets en matière de politique agricole que le PSS combattait, et donne ainsi un signe politique clair contre la politique agricole menée jusqu'alors, ainsi que pour l'écologisation de l'agriculture. Lors des élections fédérales, le PSS gagne 13 sièges au Conseil national et 6 au Conseil des États et devient le plus important parti au Conseil national.
  • 2003 : le PSS devient le 2e parti de Suisse avec 23,3 % des voix.
  • 2007: Le PSS subit une défaite lors de la votation populaire du 11 mars 2007 sur l'initiative populaire « Pour une caisse maladie unique et sociale », avec seulement 28,8 % pour le Oui contre 71,2 % pour le Non.
  • 2007: Le PSS perd les élections au Conseil national (-9 sièges) mais conserve intégralement ses positions au Conseil des États avec 9 sièges. Ses députés contribuent à l'éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral.
  • 2008: la loi sur l'imposition des entreprises que le PS combattait est acceptée d'extrême justesse par 50,5 % des voix alors que les sondages prévoyaient une acceptation plus large.
  • 2010: le Parti socialiste ne réussit pas à faire passer devant le peuple son initiative pour lutter contre la concurrence fiscale intitulée "Pour des impôts justes et équitables".
  • 2013: le Parti socialiste soutient deux initiatives soumises au peuple en 2013 concernant les salaires: une de la Jeunesse socialiste, rejetée par le peuple (1:12, visant à limiter le rapport entre le plus petit et le plus grand salaire au sein d'une entreprise à 1/12) et une du député Thomas Minder, contre les rémunérations abusives.
  • 2014: le 18 mai, deux objets importants sont soumis au peuple: l'initiative du PSS et des syndicats en faveur de l'instauration d'une salaire minimum fédéral de 22 francs de l'heure et le référendum contre le fonds Gripen (achats d'avions de chasse par l'armée suisse). Alors que le premier objet est rejeté par le peuple, la population suisse rejette également le second, offrant ainsi une grande victoire politique à la gauche et au PS, seule parti gouvernemental s'étant opposé à l'avion de chasse suédois. Au mois de septembre, une autre initiative socialiste est soumise à la population: celle visant à créer une caisse malade publique.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Comité directeur[modifier | modifier le code]

Dirigeants historiques[modifier | modifier le code]

Présidents du PSS[modifier | modifier le code]

Présidents du groupe parlementaire[modifier | modifier le code]

Conseillers fédéraux[modifier | modifier le code]

Membres du Groupe socialiste aux chambres fédérales[modifier | modifier le code]

Les parlementaires suivants font partie du Groupe socialiste aux chambres fédérales;

Conseil des Etats:

Conseil national:

Mouvements affiliés[modifier | modifier le code]

Le parti socialiste se divise en sections cantonales, 27 exactement (il existe deux sections dans le canton du Valais). De plus, d'autres mouvements sont affiliés au PSS. C'est notamment le cas des Femmes socialistes suisses, de la Jeunesse socialiste, du PS60+ ou encore du PS Migrant-e-s.

Le logo de la Jeunesse socialiste suisse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Chancellerie fédérale, La Confédération en bref,‎ 2012 (lire en ligne), p.20
  2. Répartition des mandats, Office fédéral de la statistique, consulté le 07.12.13
  3. Exécutifs cantonaux, Office fédéral de la statistique, consulté le 07.12.13
  4. Jean-Charles Biaudet, Les partis politiques, dans: La démocratie suisse 1848-1948 (Ouvrage commémoratif par A. Schwengeler & P. Grellet), Morat 1948, pp. 146-148
  5. Lénine en Suisse et ailleurs
  6. Gilliard/Bouquet, Que Sais-Je No 140 - Histoire de la Suisse, France 1978, p.112
  7. Georges Andrey, L'histoire de la Suisse pour les nuls, Paris 2007, p. 419
  8. Suter/Castella, Histoire de la Suisse, Einsiedeln 1928, p. 439 et 442-443
  9. Georges Andrey, L'histoire de la Suisse pour les nuls, Paris 2007 p. 419 et 421
  10. Fonds Jules Humbert-Droz
  11. Fonds Ernest-Paul Graber
  12. Charles Gos, Généraux suisses - Commandants en chef de l'armée suisse de Marignan à 1939, Morges 1990, pp. 224-236
  13. Suter/Castella, Histoire de la Suisse, Einsiedeln 1928, p. 439-440
  14. Georges Andrey, L'histoire de la Suisse pour les nuls, Paris 2007 p. 422

Lien externe[modifier | modifier le code]