Bulle (Fribourg)

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Bulle
Blason de Bulle
Héraldique
Vue du château de Bulle
Vue du château de Bulle
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Fribourg
District Gruyère[1]
Syndic Yves Menoud
NPA 1630 (Bulle), 1635 (La Tour-de-Trême)
N° OFS 2125
Démographie
Gentilé Bullois
Population 20 452 hab. (31 décembre 2012)
Densité 857 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 03″ N 7° 03′ 29″ E / 46.617498, 7.058056 ()46° 37′ 03″ Nord 7° 03′ 29″ Est / 46.617498, 7.058056 ()  
Altitude 892 m (min. : 779 m) (max. : 1 226 m)
Superficie 2 387 ha = 23,87 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Bulle
Liens
Site web www.bulle.ch/
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Bulle (prononcé [byl] ; Bulo Écoutez en patois fribourgeois[4]) est une commune suisse du canton de Fribourg, chef-lieu du district de la Gruyère. Elle est la deuxième ville la plus peuplée du canton après Fribourg.

L'agglomération de Bulle (MOBUL) a été constituée en 2006 et comprend les communes de Bulle, Morlon, Le Pâquier-Montbarry, Riaz, et Vuadens, totalisant environ 25 000 habitants[5].

En 2004, Bulle est parachutée au 1er rang des villes romandes où il fait bon vivre selon une étude de l'IDHEAP et L'Hebdo. Elle parvient même au 3e rang national devant Zoug et Zurich. En termes de dynamisme, Bulle est également classée en bonne position des villes romandes selon une étude réalisée par le magazine Bilan datée de février 2010. Elle arrive en 4e position après Nyon, Montreux et Ecublens en termes de conditions socio-économiques, créations d'emplois dans la construction et coût du logement et, enfin, revenu et stabilité sociale[6].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Bulle est située au sud du canton de Fribourg, en bordure du plateau et des Préalpes fribourgeoises. Bulle est distante de 27 kilomètres de Fribourg, de 32 kilomètres de Vevey, de 48 kilomètres de Lausanne et de 58 kilomètres de Berne. Elle est au carrefour des routes de Vevey, de Fribourg, de la vallée de la Jogne et du Pays-d'Enhaut.

Rose des vents Riaz Echarlens Rose des vents
Vuadens N Morlon
O    Bulle    E
S
Le Pâquier-Montbarry Gruyères

Site[modifier | modifier le code]

Située à environ 750 mètres d'altitude, la ville originelle s'étend sur une butte entourée de terrains marécageux, comme en témoignent les lieux-dits aux alentours: Palud, Léchère par exemple. Les quartiers modernes s'étendent de part et d'autre de cette butte, vers les contreforts de la Chia à l'ouest et sur la colline de Jéricho à l'est. Cependant, la ville de Bulle n'occupe de loin pas tout l'espace de la commune. Celle-ci couvre un territoire qui va des bords de la Sarine au pied du Moléson. Le point le plus bas de la commune (au bord de la Sarine) est à 679 mètres d'altitude, tandis que le point le plus haut culmine à 1 390 mètres d'altitude, sur la colline de la Chia.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Bulle mesure 23,87 km2[3]. 21,6 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 46,2 % à des surfaces agricoles, 31,3 % à des surfaces boisées et 0,9 % à des surfaces improductives[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ville de carrefour, Bulle doit son développement récent à la construction de l'autoroute dans les années 1970.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Depuis décembre 2010, Bulle dispose d'un réseau de transport en commun exploité par les Transports publics fribourgeois (TPF); il est constitué de trois lignes exploitées par des autobus. Le réseau est centré autour de la gare et dessert également les localités voisines de Riaz, Morlon et Vuadens.

Réseau ferroviaire et bus régionaux[modifier | modifier le code]

Bulle dispose d'une gare ferroviaire avec une gare routière à proximité.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Accès par l'autoroute A12.

La route de contournement de Bulle H189, en service depuis 2009, facilite grandement la fluidité en centre-ville ainsi que l'accès au Pâquier-Montbarry, Gruyères, et l'Intyamon.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Bulle possède 20 452 habitants fin 2012[2]. Sa densité de population atteint 856,8 hab./km².

Boom démographique dans l'agglomération: construction d'une villa de standing sur les hauteurs du Pâquier-Montbarry

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Bulle entre 1850 et 2008[7] :

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve quelques traces d'implantation humaine datant de la période de Hallstatt, cependant la préhistoire de la ville est mal connue. Bulle aurait été fondée avant le IXe siècle, dans l'actuel district de la Gruyère. Mais la ville, dépendant des princes évêques de Lausanne, ne faisait pas partie du Comté de Gruyère. Le premier écrit parlant de l'existence de Bulle, date de l'an 855 ; Bulle apparaît alors sous le nom de Butulum. Entre 1231 et 1239, la ville est dotée de remparts enfermant les deux rues originelles (Grand-Rue et Rue de Bouleyres) et le château est édifié quelques décennies plus tard. La ville est alors déjà une ville de marché[8]. En 1536, la ville de Bulle passe aux mains de la ville de Fribourg qui y installe un bailli. Durant toute la période de l'Ancien Régime, la ville reste confinée dans ses remparts, à l'exception du faubourg de la porte d'En-Haut (actuelle Place des Alpes).

Le 2 avril 1805, en quelques heures, la ville de Bulle est ravagée par un incendie qui détruit la quasi-totalité des bâtiments. Lors de la reconstruction, qui va durer un demi-siècle[9], une grande esplanade sera dégagée en lieu et place d'une rangée de maisons, formant l'actuelle Place du marché. En 1868, Bulle est raccordée au réseau ferré avec l'ouverture de la ligne Bulle-Romont. La ville poursuit son développement et devient la deuxième commune du canton vers 1880[10]. Son désenclavement se poursuit avec l'ouverture de la route du col du Jaun en 1882. De nouveaux quartiers sont créés le long des axes routiers (Rue de Gruyères, Rue de la Gare, Rue Victor-Tissot).

Cependant, c'est le raccordement au réseau autoroutier en 1981 qui va provoquer une forte augmentation de la population. Le cap des 15'000 habitants est franchi en 1995. De nombreux nouveaux quartiers sont créés tout autour du noyau ancien. Aujourd'hui, la ville abrite 20'590 habitants[11] (au 31 décembre 2013).

Le 26 septembre 2004, les habitants de Bulle ont accepté la fusion avec la commune de La Tour-de-Trême. Le 1er janvier 2006, cette fusion est entrée en vigueur.

Le Conseil communal comprend 3 PLR (Parti libéral-radical), 3 PSS (Parti socialiste suisse) et 3 PDC (Parti démocrate-chrétien)[12].

Économie[modifier | modifier le code]

Place du Marché à Bulle

Bulle fut longtemps dépendante du secteur de l'agriculture, et organise depuis au moins 1195 [13] des foires et marchés au bétail. La ville mise désormais également sur le tourisme et les secteurs secondaire et tertiaire[14]. Plusieurs entreprises importantes[15] sont présentes sur le territoire de la commune: constructions métalliques, industrie pharmaceutique, construction de machines notamment Liebherr qui y possède son siège social.

Sa position à la croisée des routes de Fribourg, de Vevey et du Gessenay en fait un lieu de commerce privilégié[réf. nécessaire], renforcé encore par la construction d'une autoroute à la fin des années 1970.

Le groupe pharmaceutique belge UCB Pharma prévoit d'investir plus de 300 millions de francs dans l'extension de son site bullois et ainsi créer 120 à 140 emplois qualifiés et très qualifiés d'ici 2015[16].

Le groupe français Ladurée prévoit également de construire un centre de recherche et développement non loin de Bulle et ainsi créer 90 emplois[17].

Écoles[modifier | modifier le code]

Les personnes qui vivent à Bulle peuvent suivre toutes leurs écoles, du niveau de l'école enfantine (voire de la garderie) jusqu'à la maturité, dans divers établissements de la place. En revanche, ils devront se rendre à Fribourg, faculté la plus proche, pour suivre des études universitaires.

  • 3 écoles primaires à Bulle (La Condémine et La Léchère) et à La Tour-de-Trême
  • 2 cycles d'orientation de la Gruyère (Bulle et la Tour-de-Trême)
  • 1 gymnase (Collège du Sud)

L’Institut de hautes études de Glion, haute école privée, possède un campus à Bulle.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et musées[modifier | modifier le code]

Le centre ancien possède quelques bâtiments intéressants qui ont survécu au grand incendie de 1805.

  • L'église Saint-Pierre-aux-Liens, reconstruite après l’incendie de la ville en 1812-1816. Vitraux d'Alexandre Cingria, orgues historiques d'Aloys Moser (1814-16) jouées par Nariné Simonian en 2001 (Bach en Gruyère par Nariné) et par Felix Mendelssohn en 1822, chemin de croix de Celestino Piatti. Sonnerie de 8 cloches (sib2 do3 ré3 mib3 fa3 sol3 la3 sib3)
  • La chapelle de Notre-Dame-de-Compassion.
  • Le café des Halles (ancienne halle couverte)
  • Le Musée gruérien. Il met en valeur le patrimoine de la région: poyas (peintures de la montée à l'alpage), cloches et sonnailles, cuillères sculptées, armoires de mariage et mobilier décoré, vêtements, travail de la paille, objets de piété domestique. Il accorde également une attention particulière aux images et à la photographie: estampes, daguerréotypes, cartes postales, fonds photographiques locaux du XIX et du XXe siècle, affiches et peintures.
  • Le Château, de style savoyard, construit dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, siège de la préfecture.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 15 décembre 2008)
  2. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2012 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 16 décembre 2013).
  3. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. Dikchenéro dou patê gruvèrin è di j'alintoua : patê - franché = Dictionnaire du patois gruérien et des alentours : patois - français. Société des patoisants de la Gruyère, 1992. Fribourg : Fragnière)
  5. http://www.mobul.ch/cms/index.php?sub=true&idm=1_14&page=Historique
  6. http://www.bulle.ch/fr/presentationdelacommune/
  7. [xls] « Evolution de la population des communes 1850-2000: Canton de Fribourg », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 20 décembre 2008)
  8. http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F895.php
  9. http://www.musee-gruerien.ch/fr/135-lincendie_de_bulle_1805.html
  10. http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F895.php
  11. http://www.bulle.ch/fr/presentationdelacommune/statistiques/
  12. « CONSEIL COMMUNAL »
  13. « Bulle (Fribourg) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  14. http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F895.php
  15. http://www.bulle.ch/fr/economie/informationseconomiques/
  16. http://www.tsr.ch/info/economie/2824008-ucb-investit-massivement-a-bulle.html
  17. http://www.tsr.ch/info/economie/2630713-laduree-cree-un-centre-du-macaron-en-gruyere.html

Annexes[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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