Saint-Moritz
| Saint-Moritz Sankt Moritz/San Maurizio/San Murezzan |
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Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Canton | Grisons | ||||
| District | Maloja | ||||
| Localité(s) et communes limitrophes (voir carte) |
Localités : Champfér, Saint-Moritz Village, Saint-Moritz Bains Communes limitrophes : Silvaplana, Samedan, Celerina/Schlarigna, Pontresina |
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| Maire | Sigi Asprion | ||||
| Code postal | 7500 | ||||
| N° OFS | 3787 | ||||
| Démographie | |||||
| Population | 5 202 hab. (31 décembre 2010) | ||||
| Densité | 181 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | |||||
| Altitude | 1 822 m | ||||
| Superficie | 2 869 ha = 28,69 km2 | ||||
| Divers | |||||
| Nom officiel | St. Moritz | ||||
| Langue | Allemand, italien et romanche | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : canton des Grisons Géolocalisation sur la carte : Suisse Géolocalisation sur la carte : Suisse |
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| Liens | |||||
| Site web | www.gde-stmoritz.ch | ||||
| Sources | |||||
| Référence population suisse[1] | |||||
| Référence superficie suisse[2] | |||||
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Saint-Moritz est une commune suisse du canton des Grisons située dans le district de Maloja. Les 3 langues qui y sont parlées sont l'allemand, l'italien et le romanche. La ville est nommée respectivement Sankt Moritz, San Maurizio et San Murezzan dans ces idiomes.
Saint-Moritz est une des plus anciennes stations de sports d'hiver du monde, réputée pour ses 322 jours de soleil par an.
Grâce à ses nombreux palaces, ses cures thermales, son casino et son polo sur lac gelé, Saint-Moritz attire depuis 1864 « la haute société ».
Sommaire |
Géographie[modifier]
Saint-Moritz est située dans l’Engadine, au bord de l’Inn. La commune regroupe également les localités de Suvretta et de Champfèr (dont une partie se trouve toutefois sur la commune de Silvaplana).
La station se divise en deux parties : Saint-Moritz-Dorf (1822 mètres d’altitude), le village lui-même, regroupé autour d’une tour inclinée (campanile de l’église Saint-Mauritius) et Saint-Moritz-Bad (1774 mètres d’altitude), à l’embouchure de l’Inn dans le lac, là où se trouvent les hôtels les plus récents et les établissements thermaux.
Par la position qu’elle occupe, la station de Saint-Moritz est un carrefour d’itinéraires touristiques suisses et internationaux. Elle s’étale en gradin au-dessus de son lac.
Les domaines skiables du Piz Corvatsch (3 303 m d'altitude) et du Piz Nair (3 057 m d’altitude) surplombent la station.
Le territoire communal culmine au Piz Güglia (3 380 m d’altitude).
Histoire[modifier]
Les sources thermales étaient vraisemblalement connues à l’âge du bronze.
L’église de Saint-Moritz est mentionnée pour la première fois dans un document officiel en 1139.
Réputé à l’origine pour les vertus curatives de ses sources ferrugineuses, Saint-Moritz s’est développé à partir de 1864. Attirant les premiers skieurs, patineurs et autres joueurs de curling sur lac gelé en provenance d’Écosse, la station devient très vite un rendez-vous mondain de premier ordre pour toute l’Europe.
Saint-Moritz a été la première commune de Suisse à s’éclairer à la lumière électrique (1878). Elle fut également la première à inaugurer un téléski (1935).
Les Jeux olympiques d'hiver qui s'y déroulèrent en 1928 furent les premiers à se tenir en Suisse. Ils s'y tinrent également en 1948, de même que les championnats du monde de ski alpin de 1934, 1948, 1974 et 2003.
Économie[modifier]
- Air Engiadina, basée sur l’aérodrome de Saint-Moritz-Samedan
Hôtels, restaurants[modifier]
- Le Kulm Hotel est le palace emblématique de Saint-Moritz. Il fût construit en 1864 et est ainsi le plus ancien hôtel de la station. C'est en ses lieux que s'est véritablement développé les vacances de sport d'hiver. Fait remarquable; c'est dans la salle du grand restaurant de l'hôtel, en 1878 qu'est apparu pour la première fois l'électricité en Suisse.
- Badrutt's Palace Hotel, au centre de Saint-Moritz-Dorf. Construit en 1896, le Palace Hotel est une « institution » qui a accueilli et continue d'accueillir les célébrités des arts (Richard Strauss, Herbert von Karajan...), du cinéma (Marlene Dietrich, Alfred Hitchcock...), de la politique (le Shah d'Iran, le roi Hussein de Jordanie,..), des affaires (Gianni Agnelli, Stavros Niarchos, Aristote Onassis et Ivan Glasenberg...) et de la jet set (l'Aga Khan, Gunther Sachs).
- Kempinski Grand Hotel des Bains, à Saint-Moritz-Bad
- Suvretta House
- Hotel Carlton
- Hotel Giardino Mountain
- Restaurant Jöhri's Talvo à Saint-Moritz/Champfèr
Transports[modifier]
- Ligne ferroviaire des Chemins de fer rhétiques Coire-Saint-Moritz
- Bernina Express ligne ferroviaire du Chemin de fer rhétique Saint-Moritz-Tirano
- Ligne ferroviaire des Chemins de fer rhétiques Saint-Moritz-Scuol
- Glacier Express, circulant entre Saint-Moritz et Zermatt
- Aérodrome à Samedan
Manifestations[modifier]
- Festival Snow and Symphony
- Festival Art and Symphony
- Festival d’opéra
- Marathon de l’Engadine (ski de fond)
- Cartier Polo World Cup on Snow (tournoi de polo sur glace enneigée)
- White Turf (courses de chevaux sur glace enneigée)
- Enchères de joaillerie organisées par Sotheby's et Christie's
Personnalités[modifier]
- Giovanni Segantini, peintre
- Peter Robert Berry, médecin et peintre connu pour ses peintures des cols du Julier et de la Bernina
- Arno Del Curto, entraîneur du HC Davos
Hôtes réguliers de la station[modifier]
- Friedrich Nietzsche découvrit l’Engadine en séjournant à Saint-Moritz (pension Helvetia) durant l’été 1879, puis à Sils-Maria à l’occasion de sept séjours estivaux (1881 et 1883 à 1888).
- Minna Caroline von Goldschmidt-Rothschild (1857-1903), a participé au "lancement" de Saint-Moritz comme station de sports d'hiver à la fin du XIX siècle.
- Marcel Proust y séjourna brièvement, et fait part de son expérience dans Les Plaisirs et les Jours (chapitre "Présence réelle")
- Herbert von Karajan, chef d’orchestre
- Elisabeth Mann-Borgese, fille de Thomas Mann
- Juan Carlos, roi d'Espagne
- Stavros Niarchos, armateur grec
- Vaslav Nijinski, (1889 ou 1890-1950), le grand danseur et chorégraphe des Ballets russes, a séjourné dans la Villa Guardamunt, propriété de ses beaux-parents au-dessus du village de Saint-Moritz, entre 1917 et 1919; il y a écrit son journal intime, publié dans sa version intégrale en français sous le titre de Cahiers. Enfin, il a dansé sa dernière danse en public à l'hôtel Suvretta, dans le village.
Ski et sports d'hiver[modifier]
Pour accéder aux 350 km de pistes autour du Piz Nair, on peut emprunter le funiculaire qui relie en 10 minutes la ville à Corviglia, à 2 486 m d’altitude.
Un téléphérique relie en 10 minutes Corviglia au Piz Nair à 3 057 m d’altitude. Là, une terrasse offre un magnifique panorama circulaire englobant les sommets de la Bernina et les 25 lacs de la Haute Engadine.
Le Piz Corvatsch, accessible en bus puis en téléphérique, est à 3 303 mètres, le point de départ de superbes pistes. Longue de huit kilomètres et éclairée le vendredi soir (dans sa partie inférieure), la piste de Corvatsch à Silvaplana, près de Saint-Moritz-Bad, est une des plus longues de Suisse.
Saint-Moritz est le berceau du skeleton et du bobsleigh, notamment grâce à ses pistes Stade Olympia Bobrun et Cresta Run.
Curiosités[modifier]
- Musée de l'Engadine, donne un aperçu de mode de vie traditionnel de l'Engadine[3].
- Musée Segantini[3]
- Musée Berry situé dans l'ancienne Villa Arona
Jumelage[modifier]
Saint-Moritz est jumelée avec Kutchan (Japon), Westerland, Baden-Baden (Allemagne), Bariloche (Argentine) et Vail (États-Unis).
Jeux olympiques[modifier]
Championnats du monde de ski alpin[modifier]
- Championnats du monde de ski alpin 1934
- Championnats du monde de ski alpin 1948
- Championnats du monde de ski alpin 1974
- Championnats du monde de ski alpin 2003
- Championnats du monde de ski alpin 2017
Références[modifier]
- Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010, sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 15 décembre 2011.
- Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales, sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 23 septembre 2010
- reconnu comme bien culturel suisse d'importance nationale. Source : Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale, édition de 1995.
Liens externes[modifier]
- « Champfèr » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
- « La Haute-Engadine » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
- Site officiel