La Chaux-de-Fonds

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La Chaux-de-Fonds
Blason de La Chaux-de-Fonds
Héraldique
Image illustrative de l'article La Chaux-de-Fonds
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Neuchâtel
District La Chaux-de-Fonds[1]
Président(e) Vacant (suite au retrait de fonctions de Jean-Charles Legrix le 16 août 2013)
NPA 2300
N° OFS 6421
Démographie
Gentilé Chauxois, Chaux-de-Fonnier
Population 37 504 hab. (31 décembre 2010)
Densité 674 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 05″ N 6° 49′ 30″ E / 47.101397, 6.825011 ()47° 06′ 05″ Nord 6° 49′ 30″ Est / 47.101397, 6.825011 ()  
Altitude 1 039 m (min. : 605 m) (max. : 1 321 m)
Superficie 5 566 ha = 55,66 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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La Chaux-de-Fonds
Liens
Site web www.chaux-de-fonds.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

La Chaux-de-Fonds est une ville suisse du canton de Neuchâtel, située à environ 70 km au nord-ouest de Berne dans le massif du Jura, à 10 km de la frontière avec la France. C'est la première commune du canton de Neuchâtel avec 37 504 habitants fin 2010[2].

La commune a été fondée en 1656 et doit son essor et sa renommée à l'horlogerie et à la microtechnique. Entièrement détruite par un incendie en 1794, la ville a été reconstruite selon un plan en damier qui est aujourd'hui encore une originalité au sein des villes suisses. L'urbanisme particulier et l'activité principalement industrielle a fait dire à Karl Marx que la cité était une « ville-manufacture ». L'architecte Le Corbusier, le navigateur Laurent Bourgnon, l'écrivain Blaise Cendrars et le constructeur d'automobiles Louis Chevrolet y sont nés. Elle est un centre reconnu de l'Art nouveau ayant donné naissance à une forme de cet art connu sous le nom de Style sapin. À ce titre, elle est membre du « Réseau Art Nouveau » européen.

Depuis 2009, elle est inscrite avec sa voisine Le Locle au patrimoine mondial de l'UNESCO pour son « urbanisme horloger » qui reflète les besoins particuliers d'une activité mono-industrielle, entremêlant habitat et ateliers.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La signification et l'origine du nom de la ville ne semblent pas faire l'unanimité. Le mot « Chaux » vient du latin calmis dont le sens est pâturage. Le mot « fonds » semble inspiré du mot latin fons signifiant fontaine. Une des hypothèses est que la « Chaux de Fonds » serait un pâturage où les habitants de Fontaine (Fontainemelon selon Cop[4]), un village situé dans le Val-de-Ruz, venaient passer l'été[5]. D'autres explications ont toutefois également été avancées[6]. Vers 1350, le lieu-dit s'appelle la Chaz de Fonz (Chaz qui désigne en patois vaudois les pâturages où le calcaire jurassique affleure et qui sont impropres à la culture, le terme Fonz qui se traduirait aujourd'hui par« au fond » ou « du fond » désigne l'idée qu'il s'agit des territoires les plus reculés de l'évêché qui se retrouve dans la toponymie de plusieurs sites : « le bied au fonds » alias Biaufonds, le « cul des prés » pour les plus évidents.), puis vers 1378 Chault de Font[7]. Vers 1420 Chauz de fonds et vers 1438 Chaud de Fond.

Une autre théorie prétend que Fonds vient d'une modification de fons qui signifierait « la source » et non « la fontaine ». La Chaux-de-Fonds signifierait donc « le pâturage de la source ». En effet, les premiers habitants étaient groupés autour de la Ronde (aujourd'hui souterraine) ou de sources qui créaient des marécages, notamment à l'est de la ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Chaux-de-Fonds est une ville industrielle de plus de 37 000 habitants qui se situe au nord-ouest de Suisse, près de la frontière française, dans une large vallée jurassienne sans eau de surface, à environ 1 000 mètres d'altitude. Il s'agit de la commune la plus peuplée du canton de Neuchâtel, et en a été pendant longtemps la plus étendue (dépassée en 2009 par Val-de-Travers). Elle est également la troisième commune de Suisse romande avec 37 504 habitants fin 2010[2], si on ne tient pas compte de la ville bilingue de Bienne.

Selon l'Office fédéral de la statistique, La Chaux-de-Fonds mesure 55,66 km2[3]. 16,7 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 54,7 % à des surfaces agricoles, 27,9 % à des surfaces boisées et 0,7 % à des surfaces improductives.

La commune comprend les localités de Le Crêt-du-Locle, Le Valanvron, Les Bulles, La Cibourg, Les Éplatures et Les Joux-Derrière. Elle est limitrophe de La Sagne, Le Locle et Les Planchettes, ainsi que de La Ferrière et Renan dans le canton de Berne, et du département français du Doubs.

Climat[modifier | modifier le code]

On compte 150,7 jours de gel par an en moyenne à La Chaux-de-Fonds dont 28,5 jours en janvier, le mois le plus froid, et 0 jour entre juin et août. Les maximales atteignent ou dépassent 27 °C en moyenne 13 jours par an. Le nombre annuel d'heures d'ensoleillement est de 1 767 pour la période 1995-1996[8].

Relevé météorologique de La Chaux-de-Fonds-altitude: 1018 m-période 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −6,4 −5,5 −3,5 −0,1 3,6 6,6 8,7 8,3 6,1 2,9 −2 −4,9 1,2
Température moyenne (°C) −2 −1 1 4,3 8,5 11,7 14,3 13,7 11,3 7,4 1,8 −1,2 5,8
Température maximale moyenne (°C) 2,1 2,9 5 8,8 13,3 16,9 19,7 19,1 16,5 12,7 6,5 3,2 10,6
Précipitations (mm) 112 112 106 105 135 137 116 127 107 99 126 124 1 406
Source : Climatologie mensuelle à La Chaux-de-FondsMétéoSuisse


Transports[modifier | modifier le code]

Trolleybus articulé du réseau urbain

La Chaux-de-Fonds est reliée par trains CFF à Bienne, Neuchâtel et au Locle. Des lignes de trains rejoignent les Franches-montagnes (ligne des CJ en direction de Saignelégier et Glovelier) et la vallée de La Sagne (ligne TransN en direction des Ponts-de-Martel). De plus, elle est, depuis 2006, terminus de la ligne de train venant de Besançon (France) via Morteau par trains automoteurs (autorails diesels). La ligne était précédemment limitée à la gare du Locle. Un réseau de trolleybus (lignes 1, 2 et 4) et de bus urbain permet de se rendre aux divers endroits de la ville. La ville a également disposé, entre 1897 et 1950, d'un tramway. On peut aussi y pratiquer la mobilité douce grâce aux vélos roses.

Une autoroute relie la ville à celle de Neuchâtel (H20), en passant par le tunnel sous la Vue des Alpes et évite ainsi le passage par le col, parfois difficilement praticable l'hiver. L'autoroute depuis Neuchâtel continue ensuite en direction du Locle. Une route quitte également la ville en direction des Franches-montagnes et une en direction de Belfort en France, par Biaufond.

Historiquement, la première ligne de chemin de fer du canton de Neuchâtel a vu le jour entre Le Locle et La Chaux-de-Fonds, en 1857, à l'époque gérée par la Compagnie du Jura Industriel et financée par les villes. Dès le 15 juillet 1860, la ligne est ouverte entre Neuchâtel et Le Locle, en passant sous la Vue des Alpes par le tunnel des loges, qui est à l'époque en Suisse le plus long tunnel ferroviaire avec ses 3 259 mètres. Les coûts sont énormes et ces investissements plongeront la ville dans une grave crise financière lorsque la Compagnie du Jura Industriel fait faillite en 1861. À l'époque, il fallait compter 1h20 pour se rendre de la Chaux-de-Fonds à Neuchâtel et 1h40 pour en revenir[9]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population lors de la plage des six pompes

Selon l'Office fédéral de la statistique, La Chaux-de-Fonds possède 37 504 habitants fin 2010[2]. Sa densité de population atteint 673,8 hab./km². La population étrangère résidente est élevée à la Chaux-de-Fonds. En 2007, environ 30 % de la population était d'origine étrangère[10]. Les habitants de la ville sont appelés les « Chaux-de-fonniers ».

La ville de la Chaux-de-Fonds est la plus peuplée du canton de Neuchâtel, devant le chef-lieu (Neuchâtel comptait 32 333 habitants en 2008), et la troisième commune de Suisse romande. Selon la chancellerie communale, la population de la ville s'élevait à 37 723 au 31 décembre 2010, en baisse de 59 unités. La ville a enregistré plus de décès que de naissances et le solde migratoire n'a été positif qu'avec les autres communes proches du Jura neuchâtelois et les pays étrangers. Il est négatif pour tout le reste du canton et de la Suisse. Au 31 décembre 2010, la population suisse s'élevait à 26 957 personnes ou 71,8 % des habitants. Avec 10 566 personnes, la population étrangère représentait 28,1 % de l'ensemble, selon la chancellerie communale.

La ville a vu sa population augmenter fortement avec le développement économique rapide au XIXe siècle. En 1800, la commune comptait environ 5 000 habitants, 100 ans plus tard, au tournant du siècle, elle en comptait plus de 35 000. À cette époque déjà, la population étrangère est fortement représentée avec environ 16 % d'étrangers en 1860, principalement des Allemands et plus tard des Italiens. La population issue du canton de Berne est également bien représentée, ce qui est particulièrement bien mis en évidence par le recensement de 1880 qui comptabilise près d'un tiers de personnes de langue maternelle allemande[11].

En 1910, elle comptait autant d'habitants qu'aujourd'hui. Ville frontalière et industrielle, la ville a subi les nombreuses crises économiques de manière particulièrement marquée. D'abord pendant la Seconde Guerre mondiale (en 1940 la population était retombée à la limite des 30 000 habitants) puis lors de la crise horlogère du début des années 1980[12]. C'est pendant l'âge d'or de l'horlogerie, vers 1970, que la population chaux-de-fonnière a été la plus élevée avec 42 347 habitants cette année-là.


Évolution de la population de 1850 à nos jours (source : OFS)


Pyramide des âges du district de la Chaux-de-Fonds en 2007[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
2 651 
65+
4 292 
4 658 
45-64 ans
4 771 
5 414 
25-44 ans
5 396 
2 380 
15-24 ans
2 387 
2 224 
5-15 ans
2 120 
989 
0-4 ans
990 

Histoire[modifier | modifier le code]

De la colonisation à la commune[modifier | modifier le code]

À l'époque épipaléolithique (10300 - 9000 av. J.-C.) quelques vestiges attestent de la présence humaine contemporaine de l'homme de Cro-Magnon dans la région, par exemple à la grotte du Bichon dans les côtes du Doubs où un crâne humain et d'autres fragments furent découverts en 1956[14].

Il existe un chemin de chaille nommé "chemin des Romains", dont la toponymie reste obscure et autour duquel aucune fouille archéologique n'a été entreprise, puisque l'histoire officielle débute bien plus tard que l'époque romaine.

Les premiers colons arrivent probablement au XIe siècle ou XIIe siècle dans les Montagnes neuchâteloises et sont principalement originaires du Val-de-Ruz, région qui appartient alors à la seigneurie de Valangin. À cette époque, les montagnes sont recouvertes de ce qu’on appelle les Noires Joux (la forêt) et les fonds de vallées sont marécageux. Il faut donc d’abord défricher les terres avant de pouvoir les exploiter. Pendant longtemps, les montagnes de Valangin ne sont utilisées que pour l’estivage du bétail. Les colons arrivent d’abord dans les vallées de La Sagne et du Locle, car le premier chemin ne passe pas sur le sol chaux-de-fonnier. Malgré le climat rude et le sol peu productif, des colons finissent par s’installer définitivement dès le milieu du XIVe siècle dans les montagnes et sont affranchis de certaines obligations par le seigneur de Valangin, ceci certainement afin de favoriser leur implantation et compenser le manque à gagner lié aux mauvaises terres des montagnes[15]. Les affranchis sont appelés francs habergeants.

Le territoire de La Chaux-de-Fonds a donc d’abord été utilisé par des habitants de Fontainemelon pour l’estivage. Mais dès 1358, les premiers colons à l’année sont répertoriés, tous originaires de Fontainemelon. Cependant, ils n’appartiennent pas au Clos de la Franchise et ne privilégient donc pas du statut de Franc-habergeant comme les Sagnards ou les Loclois. Dès le XVIe siècle, ce sont ces derniers qui commencent à peupler La Chaux-de-Fonds, et non plus des gens du Val-de-Ruz, car le Clos de la Franchise commence à être surpeuplé.

En 1510, La Chaux-de-Fonds compte 45 tenanciers, tous agriculteurs, et répartis de manière hétérogène sur le territoire. La première église du village est certainement bâtie en 1523 et la Réforme arrive en 1528. Comme la seigneurie de Valangin est l’alliée de Berne, le protestantisme se propage rapidement. Jusqu’en 1656, La Chaux-de-Fonds fait encore partie de la mairie de Valangin. Ce n’est qu’en décembre que le duc Henri II d'Orléans-Longueville signe l’acte d’érection de la nouvelle mairie à Rouen. La Chaux-de-Fonds est dès lors une commune à part entière et Abraham Robert en devient le premier maire. Ainsi la paroisse devient aussi un ensemble administratif et judiciaire doté d'un tribunal de basse justice.

Les débuts de l'horlogerie[modifier | modifier le code]

Si l’horlogerie suisse naît à Genève au XVIe siècle à la suite de l’interdiction par Jean Calvin du port d’objets ornementaux[16], elle arrive rapidement en terres chaux-de-fonnières. Les paysans des Montagnes ont toujours eu des aspirations artisanales pour occuper leurs longues soirées, comme le travail du bois ou du fer. Au XVIIe siècle, les échanges entre régions sont nombreux et les hommes des Montagnes neuchâteloises visitent souvent les foires. De plus, les artisans voyagent beaucoup, ce qui favorise l’introduction du savoir horloger à La Chaux-de-Fonds.

Comme la population des Montagnes augmente sans cesse au XVIIe siècle, les domaines agricoles deviennent de plus en plus petits, ce qui implique la nécessité de pratiquer une autre activité lucrative en marge de l’agriculture. C’est dans ce contexte que les horlogers-paysans se répandent. De plus, la dentellerie fait également son apparition à La Chaux-de-Fonds, ce qui apporte un revenu supplémentaire aux foyers. C’est d’abord l’horlogerie de gros volume qui fait son apparition dans les montagnes neuchâteloises, puis les pendules (dites neuchâteloises) et finalement les montres dans la deuxième moitié du XVIIe siècle.

Le début du XVIIIe siècle est marqué par le passage de Neuchâtel aux mains du Roi de Prusse (en 1707). Jusqu’alors, Neuchâtel avait ses propres dirigeants (la seigneurie de Valangin, d’abord sous le giron de l’évêché de Bâle, passa en mains neuchâteloises en 1592[17]). Cet éloignement du souverain garantit à Neuchâtel une certaine indépendance tout en étant assuré d’une bonne protection. Bien que les Chaux-de-Fonniers paraissent satisfaits de ce choix, un autre problème provoque leur mécontentement : ils se sentent désavantagés par rapport au Littoral qui détient la quasi-totalité du pouvoir au Conseil d’État.

Mais le début de ce siècle est surtout important, car c’est lui qui a vu agir une personnalité majeure pour les Montagnes: Daniel Jeanrichard. Cet horloger est à l’origine du système de l’établissage qui est sans aucun doute à la base de l’expansion de l’horlogerie dans les montagnes. Grâce à cette pratique, impliquant une plus grande division du travail ainsi qu’une plus grande autonomie de la région, une véritable industrie est née. Cet essor économique va impliquer la disparition progressive des horlogers-paysans et l’apparition d’horlogers à part entière. Ainsi, de nombreux paysans suisses-allemands viennent reprendre les domaines délaissés. Cette vague d’immigration est importante, car la population double entre 1750 et la fin du siècle. L’essor de cette petite industrie horlogère va également attirer des commerçants étrangers, entre autres des juifs venant d’Alsace. Les Chaux-de-Fonniers sont plutôt réfractaires aux personnes d’autres confessions que le protestantisme (on expulse régulièrement des catholiques et des anabaptistes), mais les juifs semblent être tolérés, du moins lorsqu’ils ne sont que de passage, car ils contribuent à l’écoulement des stocks.

L’émergence des activités artisanales dans les montagnes va impliquer un changement dans l’aspect du village de La Chaux-de-Fonds. Des maisons locatives commencent à voir le jour ainsi que des maisons d’habitations, à mi-chemin entre fermes et immeubles locatifs, qui permettent la pratique de l’horlogerie ou d’autres nouvelles activités lucratives tout en continuant de cultiver un petit domaine. Les toits sont faits de bardeaux, ce qui aura son importance par la suite.

Le grand incendie et le nouveau plan du village[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 4 au 5 mai 1794, un incendie se déclenche dans la cuisine en bois d’une maison. Après une série de concours de circonstances (une caisse de poudre à canon est entreposée dans la pièce à côté de la cuisine où le feu se déclare, de même qu’un tonneau d’huile. De plus, le marguillier se blesse à la tête dans sa hâte et ne peut donc pas sonner le tocsin assez longtemps), l’incendie se propage dans tout le village. Cinquante-deux maisons sont détruites par le feu et seules quelques habitations aux extrémités du village sont épargnées. L’église, son clocher et la cure sont perdus. L'incendie ne fera aucune victime.

La solidarité joue un rôle important dans la reconstruction du village. Une collecte est organisée dans les églises de la principauté, mais aussi dans toute la Suisse. 175 familles se retrouvent à la rue et, si certaines émigrent, la plupart restent sur place. Sur 4 560 habitants en 1793, il en reste encore 4 119 en 1795. La reconstruction rapide et efficace a évité une vague d’émigration importante. À peine trois mois après l’incendie, on annonce le début des travaux du nouveau temple.

Plan en damier de la ville.

Cet incendie a un impact très fort sur la suite de l’histoire chaux-de-fonnière, car la reconstruction du village se fait selon un plan bien particulier. C’est Moise Perret-Gentil, Maître graveur, qui le dessine. Les nouvelles rues se coupent à angle droit et une place publique se tient au cœur du village (actuellement la place de l’Hôtel-de-Ville). La cohérence de ce nouveau plan va permettre à La Chaux-de-Fonds d’entrer dans le nouveau siècle en étant préparée aux multiples changements qui allaient survenir, comme l’apparition de l’électricité, des transports et des télécommunications[18]. Ces rues se coupant à angle droit sont encore aujourd’hui une des caractéristiques de la ville et, sans l’incendie de 1794, on peut penser que jamais La Chaux-de-Fonds n’aurait eu ce visage. Le village reconstruit est encore visible de nos jours, de même que le temple, bien qu’un second incendie ait détruit son toit par la suite. Charles-Henri Junod poursuivit la reconstruction selon un plan en damier en 1835 et 1841. La ville, conçue selon le système, en vogue à l'époque, du « Sonnenbau » où l'on construit en tenant compte du soleil, se développe sur le flanc nord de la vallée.

La montée du libéralisme et la proclamation de la République[modifier | modifier le code]

Dès la fin du XVIIIe siècle, de nombreuses conditions sont réunies pour que les idées libérales se répandent dans les Montagnes neuchâteloises. On peut en retenir trois principales. Tout d’abord, le pouvoir dans la principauté est concentré sur le Littoral. Ensuite, les œuvres de Rousseau, de Voltaire et d'autres philosophes de cette époque apparaissent dans la région. Finalement, la Révolution française éclate non loin des Montagnes. De plus, l’essor de l’horlogerie aux dépens de l’agriculture favorise les contacts avec l’extérieur ainsi que la propagation d’un mode de vie qui prend plus en compte les aspects intellectuels et culturels.

La Révolution française et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen divisent la population des montagnes en deux camps : les patriotes et les orangistes. Des affrontements violents ont parfois lieu entre les deux clans. Malgré cela, la Société patriotique, avec Moise Perret-Gentil à sa tête, n’a rien de révolutionnaire. Elle réclame simplement une amélioration des institutions en place. Jusqu’en 1793, le gouvernement n’intervient pratiquement pas, car il craint une intervention française. Mais dès que la nouvelle république commence à s’affaiblir, après l’exécution de Louis XVI et quelques défaites révolutionnaires, une phase de répression commence. Certains patriotes sont expulsés des Montagnes, d’autres quittent d’eux-mêmes la région.

En 1806, un nouveau changement de régime s’opère. Le roi de Prusse décide de céder la principauté de Neuchâtel à Napoléon. C’est sous ce nouveau régime que les deux grandes routes reliant les Montagnes au Littoral sont construites (par la Vue des Alpes et La Tourne). Mais en 1813, les défaites successives de Napoléon impliquent une annexion de la principauté par l’armée autrichienne. C’est le roi de Prusse qui va finalement reprendre possession de Neuchâtel en 1814. En septembre de la même année, la principauté va entrer dans la Confédération suisse comme nouveau canton en même temps que le Valais et Genève. Cependant, la souveraineté du roi de Prusse est maintenue, ce qui place le canton de Neuchâtel dans une situation unique en Suisse.

Les quinze années suivantes sont placées sous le signe de la Restauration. Les avancées libérales sont étouffées et les libertés sont réduites. Mais les esprits ne se calment pas pour autant. Les progressistes rêvent de la fin de la souveraineté du roi de Prusse alors que les conservateurs souhaitent la rupture totale avec la Confédération. Dès 1830, sous la pression de l’opinion publique, un corps législatif, élu par le peuple, voit le jour et une certaine liberté de presse est retrouvée. En 1831, quelques tentatives de prise de pouvoir par les républicains vont échouer et aboutir à l’emprisonnement ou l’exil de plusieurs personnalités marquantes des Montagnes. Les années qui suivent sont marquées par un retour des royalistes. On pense même à sortir Neuchâtel de la Confédération, ce que la Diète refuse.

La Chaux-de-Fonds devient un véritable bastion républicain dans la première moitié de ce XIXe siècle. En effet, l’industrialisation effrénée de cette cité, accompagnée d’une forte augmentation de la population, renforce le sentiment d’injustice envers la concentration du pouvoir dans le bas du canton. La puissance économique est maintenant dans les Montagnes, mais le Littoral semble l’ignorer. De plus, la forte proportion d’étrangers issus de l’immigration va grossir les rangs des républicains.

La proclamation de la Seconde République en France ainsi que quelques autres événements, notamment une période de crise en 1846-1847, va créer une nouvelle agitation parmi les républicains. Cette fois, la pression populaire est trop grande et les comités royalistes du Locle et de la Chaux-de-Fonds abandonnent le pouvoir le 29 février 1848. Neuchâtel suivra ensuite. Bravant la tempête hivernale, un millier d’hommes descendent à Neuchâtel depuis La Chaux-de-Fonds, dirigés par Fritz Courvoisier. Les révolutionnaires s’emparent du Château de Neuchâtel le soir du 1er mars sans verser de sang. La république est instaurée.

La deuxième moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Synagogue de La Chaux-de-Fonds

À partir de 1848, La Chaux-de-Fonds est le pôle économique du canton de Neuchâtel. La vie sociale et culturelle s'intensifie et les infrastructures urbaines se développent avec les musées, le théâtre et la bibliothèque. La fin du XIXe siècle voit un fort afflux d'immigrants venant de Suisse alémanique, de France, d'Italie et d'Allemagne. Les juifs venant d'Alsace jouèrent un rôle économique et culturel important, la communauté comptant à cette époque 850 israélites. La synagogue construite en 1896 est une des plus grandes de Suisse. En 1900, La Chaux-de-Fonds est un centre important de production et du commerce de la montre. La production se mécanise dans les manufactures horlogères.

En 1912 le nouveau système proportionnel permet l'accès au pouvoir de la gauche. Entre 1945 et 1975, l'industrie horlogère permet à la ville de vivre une période d'essor économique sans précédent. La population atteindra son apogée avec 43 000 habitants en 1967.

Avec la crise horlogère de 1975 qui toucha la ville, 2 000 emplois et 1 000 habitants seront perdus. La ville réagit en diversifiant ses industries et bénéficia des aides fédérales attribuées aux régions de montagne.

En 1994 est inauguré le tunnel autoroutier sous la Vue des Alpes qui permet de rapprocher la ville de celle de Neuchâtel.

Économie[modifier | modifier le code]

Dans son édition de 1836, le Dictionnaire géographique-statistique de la Suisse rapporte déjà : « Ainsi que le Locle, la Chaux-de-Fonds est un des foyers de l'industrie neuchâteloise, de l'horlogerie en particulier. En 1832, on y a confectionné 54 332 boîtes dont 9 033 en or et 45 299 en argent. La division du travail dans cette partie y est poussée pour ainsi dire jusqu'à ses dernières limites. Les relations commerciales y sont très étendues »[19].

Aujourd'hui, elle est toujours, avec la ville voisine du Locle, un très important centre horloger et héberge de nombreuses manufactures horlogères (TAG Heuer, 88 RUE DU RHONE, Certina, Audemars Piguet...) . Alors que la majorité des grandes entreprises d'horlogerie ou de mécanique, dans les années 1970 encore, appartenaient à des particuliers ou des familles originaires ou habitant la ville ou la région, elles ont aujourd'hui pratiquement toutes passées dans les mains de sociétés ou groupes nationaux ou internationaux dont le siège principal est ailleurs.

Vie politique[modifier | modifier le code]

La ville est dirigée depuis 1936 par un exécutif de cinq membres, élu par le peuple depuis 2004 et appelé Conseil communal. Il comprend actuellement 1 socialiste (Théo Huguenin-Elie), 1 POP (Jean-Pierre Veya), 1 verts (Nathalie Schallenberger), 1 libéral-radical (Pierre-André Monnard) et 1 UDC (Jean-Charles Legrix). La présidence du Conseil communal est tournante et change chaque année. Jusqu'au 16 août 2013, c'est l'UDC Jean-Charles Legrix qui occupait ce poste avant d'être démis de toutes ses fonctions (il devait y rester jusqu'en mai 2014).

Le pouvoir législatif est le Conseil général formé de 41 membres (12 PS, 7 PLR, 7 POP, 7 Verts, 6 UDC et 2 NPL depuis les élections communales qui ont eu lieu en 2012). Les partis de gauche sont majoritaires depuis les élections de 1912 (à l'exception des années 1915 à 1918).

Avant la modification du règlement en 2004, la présidence du Conseil communal n'était pas tournante. Les anciens présidents ont été les socialistes:

Médias[modifier | modifier le code]

L'Impartial est un quotidien édité à la Chaux-de-Fonds depuis 1881. En claire perte de vitesse, il a été vendu par ses deux propriétaires en 1997 aux éditeurs de L'Express tout en conservant son nom. Chacun d'eux conserve des informations différenciées pour la région qu'il couvre. Ensemble, ils ont fusionné en 2007 avec le Journal du Jura. Les trois quotidiens fusionnés ont ensuite été rachetés par le groupe français Hersant Média, devenu par la suite le second groupe romand de presse, le premier étant le groupe alémanique TAmedia.

La Sentinelle était un quotidien socialiste édité à la Chaux-de-Fonds. Il a disparu en 1971 en raison de son trop faible tirage, de la vétusté de ses installations de production et de son style dépassé. Ses journalistes principaux ont été repris par L'Impartial.

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

Art et culture[modifier | modifier le code]

Pour le patrimoine « urbanisme horloger » voir aussi : Ensemble urbain du XIXe siècle de La Chaux-de-Fonds

Patrie de Le Corbusier, du style sapin (Art nouveau) et dotée d'un urbanisme volontaire avec son plan en damier, La Chaux-de-Fonds possède un patrimoine architectural important.

L'ensemble urbain du XIXe siècle est reconnu comme bien culturel suisse d'importance nationale[20].

L'incendie de 1794 détruisit ce qui était alors un village. Héritier du siècle des Lumières, un plan d’urbanisme raisonné est alors appliqué pour reconstruire ce qui sera le centre de la ville en tenant compte de la sécurité et de la salubrité afin d'éviter la propagation des incendies mais aussi en offrant les espaces nécessaires pour le jardinage, le déneigement et assurer l'ensoleillement pour tous. En 1834 est adopté un nouveau plan d’urbanisme dû à Charles-Henri Junod[21].

Cette ville est également un centre de l'Art nouveau. On y a développé, à partir de 1905, le style sapin, un style propre à la région qui prend naissance à l’École d’art de La Chaux-de-Fonds sous l’impulsion de Charles L'Eplattenier. Ce style ornemental est inspiré de la faune et de la flore jurassiennes, susceptible de s’adapter à l’industrie horlogère, à l’architecture et aux objets quotidiens[22].

La vie culturelle y est très riche[réf. nécessaire] notamment grâce au Centre de culture ABC, qui regroupe un cinéma d'art et essai ayant remporté de nombreux prix[réf. nécessaire], un théâtre et un restaurant.

À la Bibliothèque de la Ville[23] se trouve l’une des plus importantes collections d’archives au monde sur les langues auxiliaires planifiées (Espéranto, Ido, Interlingua, Occidental, Volapük et d’autres projets de langues), au Centre de documentation et d'étude sur la langue internationale (CDELI)[24]. La ville abrite également le Kultura Centro Esperantista, le centre culturel et foyer espérantiste le plus important en Suisse.

Avec la ville du Locle, la Chaux-de-Fonds est inscrite en 2009 au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO en mettant notamment en avant la notion d'urbanisme horloger[25]. La candidature a été déposée en décembre 2007. En plus de cette inscription complète de la ville, deux habitations chaux-de-fonnières (la villa turque et la maison blanche) font partie de l'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO en tant qu'Œuvre urbaine et architecturale de Le Corbusier, une proposition déposée en 2004 par la France et actuellement en phase de révision par l'UNESCO [26]

Monuments[modifier | modifier le code]

Pour le patrimoine « urbanisme horloger » voir aussi : La Chaux-de-Fonds / Le Locle, urbanisme horloger

Biens d'importance nationale :

  • La Villa turque ou villa Schwob, 1916 (Le Corbusier)[27]
  • Théâtre à l'italienne (L'heure bleue) construit en 1837[27]
  • Ancien manège (1855, habitation collective ouvrière depuis 1868)[27]
  • Grotte du Bichon (paléolithique supérieur)[27]
  • Musée International d'Horlogerie, rue des Musées 29[27]

Biens d'importance régionale (sélection) :

  • Temple Allemand (1853)[28]
  • Grand-Temple[28]
  • Synagogue[28]
  • Ensemble d'habitation en barre (Maison ronde, env. 1860)[28]
  • Ensemble de quatre villas au quartier de Pouillerel (Fallet 1906, Stotzer 1907, Jacquemet 1908 et Jeanneret 1912 Villa blanche, toutes de Le Corbusier)[28]
  • Fontaine monumentale (1888)[28]
  • Crématoire (1909, L'Eplattenier, (Art nouveau)[28]

Autres (sélection) :

  • Hôtel de Ville, érigé en 1803
  • Monument de la République (bronze de Charles l'Eplattenier)
  • Temple Saint-Jean, construit 1969-1972 par André Gaillard
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Musées[modifier | modifier le code]

  • Le musée international d'horlogerie (MIH)[27]
  • Le musée des Beaux-Arts[28], construit par René Chapallaz et Charles L'Eplattenier en 1923-1926, dans le style art-déco néoclassique ; œuvres d'artistes régionaux, suisses et internationaux, parmi lesquels on peut citer Léopold Robert, Félix Vallotton, Le Corbusier.
  • Le musée d'histoire, installé dans une maison bourgeoise du milieu du XIXe siècle, il présente notamment le cadre de vie des Chaux-de-Fonniers de jadis – notamment la chambre d’un horloger-paysan.
  • Le musée d'histoire naturelle et parc zoologique[28].
  • La villa Marguerite, ouverte en 1999 accueille le musée privé présentant les collections anciennes et contemporaines de la marque Girard-Perregaux.
  • Le musée paysan et artisanal[28], situé dans une ferme jurassienne du début du XVIIe siècle, présente le cadre de vie d’un paysan horloger tel qu’il pouvait l’être aux origines de l’horlogerie dans les montagnes neuchâteloises.

Sports[modifier | modifier le code]

Le HC La Chaux-de-Fonds évolue en LNB (2e division Suisse) aux Mélèzes avec une moyenne de spectateurs de 2'997 pour la saison 2011/12 Les derbys attirent passablement de spectateurs, puisque lors des matchs contre le HC Ajoie, ou (surtout) contre le Lausanne HC, la patinoire des mélèzes arrive très souvent aux alentours des 6'000 spectateurs.

Le HCC est également la seconde équipe de Ligue Nationale (après Lugano) à remporter une série de play-offs au meilleur des 7 matchs après avoir été mené 3-0 (en demi-finale contre Lausanne en 2008).

Théâtre[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Salle de concert Bikini Test
  • Conservatoire de musique Neuchâtelois
  • Centre pédagogique des métiers des arts de la scène Ton sur Ton
  • La salle de Musique l'Heure Bleue (avenue Léopold Robert)

Festivals[modifier | modifier le code]

  • Les Amplitudes (biennale de musique contemporaine, a lieu en mai).
  • Dahu festival (musique, première et unique édition à la Chaux-de-Fonds en avril 2006).
  • Les Ecolades (créations artistiques diverses présentées par les écoles supérieures de Suisse, a lieu tous les trois ans, généralement en mai).
  • Ludesco (festival de jeux, a lieu chaque année au mois de mars).
  • La Plage des Six-Pompes (festival de spectacles de rue, a lieu chaque année au mois d'août).
  • 2300 Plan 9, les étranges nuits du cinéma (cinéma rocambolesque, gore-trash et fantastique, a lieu chaque année pendant le weekend de Pâques).
  • L'Usine (exposition des arts appliquées & défilé de mode, événement annuel ayant lieu au début du mois de Juillet).

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • La Chaux-de-Fonds fait partie du pays de la précision Watch Valley. C'est également une ville étape de la « Route de l'horlogerie », qui relie Genève à Bâle à travers le Jura suisse. Les étapes chaux-de-fonnières sont :
  • Le musée international d'horlogerie
  • Le Musée des beaux-arts
  • La villa Marguerite
  • Le musée d'histoire
  • Le musée paysan et artisanal
  • La Maison blanche et La Villa turque (œuvres de Le Corbusier)

Depuis 2005, La Chaux-de-Fonds est également ville étape principale sur l'itinéraire "Art & Architecture" de Suisse Tourisme.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Elle obtient le prix Wakker en 1994.
  • En 2007, elle est classée 10e au palmarès des Cités de l'énergie[29] et a joué le rôle de pionnière dans ce domaine[réf. nécessaire] notamment en mettant en place un système perfectionné de chauffage à distance.
  • En 2009, elle est classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Divers[modifier | modifier le code]

La Chaux-de-Fonds a remporté la finale 1972 des Jeux sans frontières.

Évènements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Meeting international de Natation
  • Meeting international d'athlétisme Résisprint
  • Tournoi international mini de hockey sur glace organisé par le mouvement junior du HCC
  • La MegaBike, course de VTT
  • La Trotteuse-Tissot, course à pied
  • Tai-Chi Tcho, rencontre internationale de taijiquan et qigong.

Personnes liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 » [xls], sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  2. a, b, c et d « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  3. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. Histoire de La Chaux-de-Fonds, p. 26
  5. « Pour une toponymie urbaine concertée » [doc], sur Site officiel de la ville de La Chaux-de-Fonds (consulté le 4/08/2009)
  6. « La Chaux-de-Fonds: armoiries de la Ville et origine de son nom », sur chaux-de-fonds.ch (consulté le 14 août 2009)
  7. « Chaux-de-Fonds, La » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  8. http://www.animenergie.ch/publications/pdf/cdf-meteo95-96.pdf
  9. Histoire de La Chaux-de-Fonds, p. 243-244
  10. Service économique de la ville de la Chaux-de-Fonds, « Population de la ville de la Chaux-de-Fonds entre 1998 et 2007 » [PDF], Site officiel de la ville de la Chaux-de-Fonds,‎ 2007 (consulté le 27 mai 2009)
  11. Histoire de La Chaux-de-Fonds, p. 213-215
  12. Histoire de La Chaux-de-Fonds, p. 290-291
  13. Site officiel de la République et canton de Neuchâtel, « Population, groupes d'âges », sur ne.ch (consulté le 5 août 2009)
  14. « Préhistoire et Antiquité de La Chaux-de-Fonds » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  15. Histoire de La Chaux-de-Fonds
  16. « L'industrie horlogère suisse, un peu d'histoire », sur Fédération de l'industrie horlogère suisse FH (consulté le 16 août 2009)
  17. V. Attinger, M. Godet et H. Turler, Dictionnaire historique et biographique de la Suisse, Neuchâtel, Attinger,‎ 1930
  18. G. Aeby-Demeter (dir), La Chaux-de-Fonds entre Arc jurassien et Europe, Genève, Picturart Communication,‎ 2001
  19. J. L. B. Leresche, Dictionnaire géographique-statistique de la Suisse, Imprimerie de Samuel Delisle, Lausanne, 1836, tome I, p. 293
  20. Source : Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale, édition de 1995.
  21. Art nouveau et Style sapin du Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds Page 5 consultée le 20 juillet 2008.
  22. Art nouveau et Style sapin du Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds Page 4 consultée le 20 juillet 2008.
  23. Bibliothèque de la Ville, La Chaux-de-Fonds, Centre de documentation et d'étude sur la langue internationale (CDELI)
  24. Site de l'Association des Amis du Centre de documentation et d'étude sur la langue internationale, CDELI
  25. La Chaux-de-Fonds / Le Locle, urbanisme horloger fiche sur le site whc.unesco.org, consulté le 27 juin 2009.
  26. Œuvre urbaine et architecturale de Le Corbusier - UNESCO World Heritage Center consultée le 16 novembre 2008.
  27. a, b, c, d, e et f reconnu comme bien culturel suisse d'importance nationale. Source : Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale, édition de 1995.
  28. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j reconnu comme bien culturel suisse d'importance régional. Source : Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale, édition de 1995.
  29. http://www.energiecite.ch/page.asp?DH=124

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • G. Aeby-Demeter (dir), La Chaux-de-Fonds entre Arc jurassien et Europe, Genève, Picturart Communication,‎ 2001
  • V. Attinger, M. Godet et H. Turler, Dictionnaire historique et biographique de la Suisse, Neuchâtel, Attinger,‎ 1930
  • Raoul Cop, Histoire de la Chaux-de-Fonds, Le Locle, Editions G d'Encre,‎ 2006, 396 p. (ISBN 2-940257-32-9)
Un ouvrage très complet sur l'histoire de la ville et de la région
  • De Besançon à La Chaux de Fonds avec l'autorail x-2878, Les éditions du cabri,‎ 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]

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